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mercredi 7 mars 2012

Debussy : La Chute de la Maison Usher, des paris de reconstruction


A l'occasion d'un essai de représentation à l'Amphithéâtre Bastille, quelques mots sur les enjeux et les nombreuses tentatives de reconstitution de cet opéra inachevé. Archive d'une version récente de la radio-télévision néerlandaise (avec rien de moins que Henk Neven et Yves Saelens) :


Concernant le spectacle parisien du 3 mars, assez déçu par ce patchwork (esquisses mêlées du texte de Poe et de mélodies dépareillées de Debussy), qui fonctionne certes en tant que tel, mais n'a pas le potentiel de fascination de la version restituée et orchestrée de la Maison Usher - ces extraits avec piano sont certes de loin les plus intéressants de la soirée, mais le déséquilibre entre le piano, le récitatif ultra-ascétique et volume sonore assez considérable des chanteurs ne comble pas totalement.

Ce n'est cependant pas un pari illégitime, dans la mesure où ces deux courts opéras avaient vocation à constituer un diptyque pour la même soirée américaine (il signe un contrat à l'été 1908 avec le Met, pour ses deux Poe à venir).

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1. Le diable dans le beffroi

Suite de la notule.

Saisons


Deux remarques rapides :

=> Je m'aperçois que les 21 soirées vues cette saison ont eu lieu dans 14 lieux différents (seuls Pleyel et Bastille m'ont accueilli plusieurs fois). Quand j'entends des spectateurs se plaindre du manque de renouvellement du répertoire, je me dis qu'en somme, si l'on évite la facilité de n'ouvrir que les quatre mêmes brochures et si l'on n'exige pas d'entendre forcément les plus grands orchestres du monde, on peut vraiment assister à à peu près tous les répertoires à Paris, et quasiment à volonté...
La véritable contrepartie est celle de la patience d'aller chercher dans toutes les salles...

=> L'Orchestre de Paris vient de publier sa saison à venir, et je ne remarque qu'un concert véritablement original ou appétissant [1] : la mise en musique par Karl Amadeus Hartmann de scènes de Sodome et Gomorrhe de Giraudoux, couplée avec la Cinquième Symphonie de Tchaïkovski.
Comme Goerne y chante seulement du "contemporain" (ou plus exactement perçu comme tel), que c'est Eschenbach qui dirige (précédé d'une réputation très exagérément honnie), et que cette symphonie est souvent jouée par les orchestres internationaux dans la même salle, je devrais avoir des places peu chères sans problème, même en venant le soir même.
Mauvais pour l'OP, bon pour moi - tout va bien.

Notes

[1] (du moins pour moi, parce que dans les choses plus traditionnelles, il y a par exemple Dohnányi dans Barbe-Bleue de Bartók et la Quatrième de Mendelssohn, ce qui promet beaucoup, peut-être encore plus pour le Mendelssohn que pour le Bartók !)

David Le Marrec

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