Carnets sur sol

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En ce moment (Ariadne à Salzbourg)


Sur Medici.tv, version originale d'Ariadne auf Naxos de Strauss. La partition, sans Prologue, diffère en outre sensiblement à certains endroits, notamment la fin, conclue par une dernière intervention colorature de Zerbinette et une mise en abyme parlée. (En quelque sorte, le propos du Prologue était esquissé à la fin de l'oeuvre.)

En écoutant Kaufmann chanter Bacchus, un rôle que j'attendais depuis longtemps, correspondant particulièrement bien en théorie à sa densité vocale, et qui le confirme en pratique, je songe aux quelques réticents qui l'accusent d'avoir une émission trop basse, trop barytonnante. Ce soir, lors des "appels" de Bacchus, je suis assez surpris d'entendre un matériau, beaucoup moins nasal que de coutume, encore plus aisé... et qui évoque assez le genre de mâle équilibre de Thill, même si les sons ne sont pas placés au même endroit.
Par ailleurs, si la suite est plus conforme à sa voix habituelle, j'entends là le seul chanteur capable de timbrer absolument chaque note, sur toute la tessiture impossible... Un travail d'athlète en plus du reste.

Il est toujours particulièrement déconcertant de constater la naissance d'une légende, et, autour de l'hystérie qui va croissant, de n'avoir rien à dire pour la tempérer : elle est vraiment à bon droit.

Je suis assez impressionné par la qualité du détail de la direction de Daniel Harding, voilà un chef qui tire pleinement parti de l'effectif semi-chambriste d'Ariadne !

La mise en scène de Bechtolf propose manifestement d'introduire le commanditaire et son public dans le dispositif de l' "opéra" interne, le principe peut vraiment être fécond et résoudre un certain nombre de bizarreries dans le livret, qui reste un peu linéaire (Ariadne puis Zerbinetta puis Bacchus) lorsqu'il est considéré seul. Pour voir s'il réussit son projet, j'attends d'en voir davantage (ayant manqué le début).

Pour ne rien gâter, un trio de nymphes au meilleur de la grande tradition, avec Liebau et Chappuis - on peut difficilement rêver plus élégant.


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Commentaires

1. Le lundi 6 août 2012 à , par rhadamisthe :: site

J’ai voulu regarder tout à l’heure un extrait, et ça m’a eu l’air intéressant. Bien sûr, j’ai commencé par la pièce elle-même : ce n’est pas souvent qu’on entend la musique de Strauss pour Der Bürger als Edelmann, ni d’ailleurs qu’on voit cette adaptation d’Hofmannsthal… Mais il y avait des bugs dans la vidéo, comme si c’était encore en direct et que la transmission était coupée. Du coup j’attends un peu, pour voir si ça va s’améliorer.

Bon, c’est dommage qu’il n’y ait pas de sous-titres. En tout cas la mise en scène a l’air bien jolie !

Pour Kaufmann, il faudra bien qu’il fasse l’Empereur de Die Frau ohne Schatten, c’est un rôle un peu plus riche quand même que Bacchus ! Tenez, je repense à Wunderlich : et dans les Strauss ? Die schweigsame Frau ? Daphne, il ne fait qu’un petit rôle…

2. Le lundi 6 août 2012 à , par DavidLeMarrec

Je n'ai pas pu voir hier cette partie, je suis arrivé trop tard, mais je doute qu'ils changent la nature de la vidéo. Effectivement, pas de sous-titres. Ce n'est pas gênant pour Ariadne, mais pour une oeuvre moins célèbre, il faut vraiment que les dictions soient affûtées. Ou sinon il faut prendre son Hofmannsthal en VO sur les genoux - ce qui est très chic mais un brin moins accessible (ou même commode).

Joli n'est pas le qualificatif qui sied généralement le mieux à Bechtolf, mais ça s'applique plutôt bien cette fois-ci : ce n'est pas trop 'méchant', et c'est plutôt agréable à regarder (sauf le costume de Bacchus). On est loin du redéploiement assez radical de l'univers de Pelléas...

Oui, bien sûr, pour Kaufmann, c'est l'Empereur qui constitue, pour le même type de voix, le sommet de ce qu'on peut attendre de lui. Néanmoins, Bacchus étant un rôle beaucoup plus difficile à réussir, le tour de force était pour moi encore plus difficile à accomplir. Pas une note où il transige sur le timbre, rien - alors que je n'en ai jamais entendu un qui ne tendait pas un peu son aigu à un moment ou l'autre, avec une détérioration de la couleur et un petit blanchissement...

3. Le lundi 6 août 2012 à , par rhadamisthe :: site

J’écouterai cela avec intérêt, alors. Je n’ai pas encore tout vu.

Pour Bechtolf, je n’ai vu que le début et des extraits glanés de-ci de-là. Personnellement, je ne suis pas choqué outre mesure par le costume de Kaufmann. Je me demande s’il n’y avait pas, de la part de Bechtolf, une part de provoc’ d’ailleurs : il devait savoir que ce serait Kaufmann que tout le monde attendrait, alors il lui aura fait un costume capable d’attiser les débats. Mais ça me semble assez pertinent de rappeler que Bacchus était souvent représenté soit chevauchant un léopard, soit portant sa peau… Je verrai bien comment ça s’inscrit dans l’ensemble de la mise en scène.

4. Le mardi 7 août 2012 à , par DavidLeMarrec

Je me suis posé exactement la même question, si Bechtolf n'avait pas d'autant plus pris de plaisir à mettre en évidence cette starisation décalée de Bacchus, lorsqu'il a su qui venait chanter le rôle. Après, pour les débats, je crois que ça restera rudimentaire... ce n'est pas très joli, pas absurde pour autant, et ça reste un costume, donc pas l'essentiel.

Je crois effectivement que le léopard est un clihn d'oeil mythologique, mais ça n'apporte pas grand'chose (et ne retire rien non plus) au propos.

5. Le mardi 7 août 2012 à , par Cololi

Kaufmann une légende ? N'est ce pas un peu tôt pour le dire ?
Il faut se méfier : ceux qui sont adorés à leur époque, ne le sont pas forcément dans le futur ... loin de là même. (et réciproquement)

J'ai pas vu cette Ariane, mais de ce que je connais de Kaufmann c'est très engorgé.
La démonstration est simple : il suffit de le comparer aux ténors qui peuvent chanter baryton (Domingo, Vickers, Del Monaco, Melchior ...). La différence saute aux oreilles : même si ce ne sont pas forcément des monuments de technique, ils ont une émission haute. C'est ce qui donne le timbre, la puissance, la facilité à monter, la lumière dans la voix ... et j'en passe.
Là on entend un "ténor" qui emet des sons au niveau de sa machoire. Pour moi ça n'a aucun intérêt, vu que le timbre ne peut se montrer ainsi. Il marmone dans sa barbe si tu préfères.
Et de fait je ne comprend absolument pas l'hystérie sur ce chanteur.

6. Le mardi 7 août 2012 à , par Xavier

Il marmonne bien quand même. :)

7. Le mercredi 8 août 2012 à , par DavidLeMarrec

C'est tôt pour le dire, et c'est précisément pour cela que c'est émouvant : dès à présent, on peut deviner qu'il aura le statut de Patzak, Dermota ou King pour les générations à venir, voire davantage. Précisément parce qu'il n'est pas qu'un effet de mode, comme tant d'autres dont on peut se demander si leur notoriété durera. Qui, parmi les wagnéro-straussiens, est susceptible de marquer les esprits durablement ? Il faut pour cela avoir à la fois la phonogénie et l'impact en salle (exit Robert Dean Smith), la personnalité du timbre, et quelque chose de particulièrement électrique dans la relation avec le public. Vogt, à un degré moindre, a cela, même s'il est sans doute un peu surcoté du fait de sa très grande singularité. Et puis, qui ? Dans la catégorie au-dessus, Stig Andersen est un grand jalon de notre époque, un des meilleurs Siegfried qu'on ait jamais eus, mais le timbre est-il suffisamment marquant pour faire délirer les générations à venir ?

En plus de cela, Kaufmann aborde de nombreux répertoires, et tous avec succès. Tu parles de démontrer, je vais faire simple aussi : il a une couleur particulière (celle qui te gêne, mais elle existe et elle plaît à d'autres), il a un bel impact (on l'entend très bien), et il chante sans détimbrer les rôles les plus difficiles. En l'occurrence, en Bacchus, là où Schock sonne grêle, là King s'époumone et blanchit, Kaufmann passe tout impeccablement. Et je ne parle pas du soin des langues, remarquable. Quand on considère qu'il fait ça à la fois dans Mozart, Verdi, Wagner, Massenet et Puccini, on peut lui faire crédit qu'il chante bien, je crois. :)

Après, on pourrait discuter d'un point de vue "éthique" sur ses choix vocaux, mais à vrai dire, alors qu'il incarne tout ce que je ne recommanderais pas (déjà, la machinerie lourde, je me demande toujours comment il est possible de manoeuvrer un truc pareil !), il se situe tellement au delà de ce type de considérations... parce que tu parles de la voix, mais que fais-tu de l'interprète, dont la musicalité et le sens des mots sont extrêmes, bien supérieurs aux grands anciens qui articulaient si bien mais n'en faisaient souvent pas grand'chose.

Voilà pour les généralités.

Pour le détail de ce que tu dis.
=> Non, ce n'est pas engorgé. C'est en arrière, oui, mais il n'y a pas d'étouffement du son dans la gorge ni de constrictions.
=> Je crois que tu mélanges émission haute et harmoniques du masque. Oui, il y a peu d'harmoniques du masque chez Kaufmann, ce qui rend la voix beaucoup plus ronde et moins métallique, moins dynamique aussi. Son émission n'est pas haute non plus, mais quand tu cites Domingo (qui a effectivement des harmoniques faciles très fortes, assez impressionnant en salle) comme exemple d'émission haute, je rigole doucement : au contraire, tout part d'en bas, c'est une voix-jokari qui semble toujours retenue par un élastique. Et il fourre le son vers le nez pour essayer de monter. Ca n'empêche pas que ce soit un solide technique et un très grand chanteur... et précisément, il n'est donc pas nécessaire de lui prêter les quelques vertus qu'il n'a pas.
=> Même chose pour Vickers, le contre-exemple est amusant parce que c'est sans doute le timbre le plus proche de Kaufmann. Timbre beaucoup moins soigné par ailleurs.
=> Je ne saisis pas bien le sens de ce que tu dis sur "le timbre qui ne peut pas se montrer". Parce qu'il a bel et bien un timbre, et très identifiable. Tu veux un timbre de ténor selon une norme que tu définis toi-même, c'est cela ? :)

Quant à marmonner, je remercie le Ciel que mes voisins de concert ne marmonnent pas aussi intelligiblement que lui ! :)

8. Le mercredi 8 août 2012 à , par Cololi

Non non je suis formel ^^.

Il ne montre pas son timbre, car il est dans sa gorge. Alors en arrière OUI, mais en fait plus on monte plus on est obligé de chanter en arrière de toute façon ...
Le pb n'est pas là : il faut chanter en arrière ET EN HAUT, sinon tu es dans ta gorge, et on attend une sorte de grommelage ... pas son vrai timbre.

J'ai bien précisé que les exemples que j'ai donné ne sont évidemment pas des modèles techniques ...
Mais ils montrent qu'avec une voix de ténor vraiment grave (ils peuvent descendre au la1 en concert), aucun n'essaye de se faire baryton comme lui.
Si ils faisaient comme Kaufmann ... tu entendrais la différence, et surement des voix plus sombre que lui.

Iil annule beaucoup ... mais je me demande par quel miracle sa carrière n'est pas déjà comme celle de Villazon.

9. Le jeudi 9 août 2012 à , par DavidLeMarrec

Tu es peut-être formel, mais alors tu as formellement tort. :)

Ton image du placement en arrière en montant, je ne suis pas sûr qu'elle soit si universellement valable (bâillement réprimé, arrondissement, tout ce que tu veux, mais forcément l'arrière ?), en tout cas les chanteurs français d'antan ne le faisaient pas de façon audible. Je n'arrive toujours pas à comprendre comment certains arrivaient à faire des [a] ouverts et des [i.] complètement exacts avec une couverture parfaite.

Je crois tout de même que tu gagnerais à entendre Kaufmann en vrai : il ne sonne absolument pas baryton. Et en comparant disque à disque, c'est davantage Domingo et Vickers qui sonnent bizarrement pour moi, et dont je pourrais supposer qu'ils n'ont pas trouvé le timbre de ténor standard qu'on aurait pu, en suivant ta logique, attendre d'eux. De toute façon, en écoutant Kaufmann jeune, on entend cette voix haute et libre, mais il a expliqué qu'il terminait aphone et qu'il se porte beaucoup mieux depuis qu'il chante comme il fait aujourd'hui.

Tu as écouté quoi de lui ? Parce que ce que tu dis est tellement étrange. Essaie sa Meunière, par exemple, tout à fait paroxystique et particulièrement assumée dans sa ténorité.

En tout cas les résultats sont là, et même si l'aigu devient plus incertain avec l'âge (la tonicité à maintenir est considérable pour chanter comme cela), je prends les paris que la voix ne subira jamais d'accident comme Villazón - qui n'a jamais eu la sagesse de ne pas donner 100% de ses moyens (voire de pousser un peu pour "sonner" Domingo...), avec une générosité assez convaincante, mais des résultats personnels douloureux.

Si je gagne, tu m'offres le billet de train pour que j'aille voir le concert d'adieu de Mimi (donc dans plus ou moins vingt-cinq ans).

10. Le jeudi 9 août 2012 à , par Cololi

Ce qui est sur c'est que plus tu montes plus le son est en arrière (mais aucunement dans la gorge).

Après sur Kaufmann, c'est avis personnel ... même si argumenté, car sa repose sur la perception ... et je ne suis en aucun cas un pro de celà (mais alors pas du tout). Mais pour moi le // est troublant avec les ténors que j'ai cité. Je pense tout l'inverse de toi sur eux.
Je n'ai écouté aucun de ceux là en salle, que ce soit clair.

Kaufmann je l'ai peu entendu (et je ne suis pas pressé d'en entendre d'avantage) : une fois en Don José, une fois en Siegmund, puis un disque d'airs ... acheté par erreur devant les critiques hystériques.

Prévoir que la voix se casse, c'est impossible, autant être clair, car personne n'est égal sur le plan biologique. Il y a des chanteurs qui payent comptant le moindre écart technique, et d'autres qui font n'importe quoi pendant 50 ans de carrière ...

Pour Domingo ... compare avec les enregistrements quand il avait l'âge de Kaufmann : Domingo c'est le soleil comparé à lui. Et pourtant c'est une voix très sombre, grave et ronde. Et ce n'est pas le côté latin vs le côté germanique qui compte (certes ça impacte c'est pas ce que je veux dire, mais bon j'ai quand même dans l'oreille Melchior, Suthaus, Windgassen, King ... ça ne ressemble en rien à ce que fait Kaufmann).

11. Le jeudi 9 août 2012 à , par DavidLeMarrec

Salut !

Non, mais bien sûr, on en est tous là, pour l'avis personnel. Je n'ai pas davantage fait travailler Domingo et Kaufmann que toi, c'est certain. C'était quoi, le disque d'airs ? Je n'ai pas été ébloui par les premiers (très bons, mais des récitals d'opéra, quoi, des bouts de trucs plus ou moins pertinents), en revanche celui consacré au vérisme m'a renversé. Quoi qu'il en soit, si je n'adore pas absolument son José (ses allègements ne sont pas beaux, ils partent en arrière et il y a du souffle dedans, exactement comme Vickers, il détimbre pour faire passer la nuance - mais dans un récital de lied, le soin qu'il prend à faire ces nuances force le respect), qui reste néanmoins convaincant, je suis en revanche fasciné par son Siegmund, je n'ai pas entendu souvent mieux - personne peut-être, à part Max Lorenz.
Je t'accord cela dit que dans ce dernier rôle il sonne très baryton, mais comme la plupart des ténors qui l'ont chanté, vu l'assise grave que cela réclame et le fait que la tessiture ne devient ténorisante que dans le dernier tiers de l'acte (pour ne pas dire le dernier quart). Pour quelqu'un qui a l'habitude de tenir des choses plus tendues comme Fidelio, José ou Werther, cela crée forcément un décalage.

Tu as assurément raison pour la question de la prévision. Il y a des gens qui ne font rien d'extraordinaire (Dessay, même si elle "pousse" peut-être un peu et qu'elle commençait à regarder des rôles plus centraux, rien ne justifiait cette cascade de mésaventures !) et qui paient très cher des vétilles, et d'autres qui, s'ils étaient imités, rendraient les imitateurs aphones en cinq minutes (Tomlinson, la plus grande énigme physique du chant !). La résonance étant intimement liée au corps, on voit bien que Villazón a en bonne logique moins de potentiel pour résister à des tensions internes que Domingo ou Kaufmann, bien plus charpentés physiquement.


Je n'ai écouté aucun de ceux là en salle, que ce soit clair.


Je n'ai jamais vu Melchior non plus, je n'étais pas disponible à ce moment-là. :)
Mais tout de même, tu m'étonnes : tu n'as jamais fait le déplacement pour Domingo que tu adores ? Il commence à se faire un peu tard désormais, mais l'limpact reste très impressionnant. On mesure mal ce que ce pouvait être quand on voit l'écart qui sépare ces dernières années de ce qu'il a été il y a trente ans !

En revanche, je ne suis pas d'accord, je ne trouve pas du tout Domingo solaire, il a toujours chanté d'une façon qui sonne poussée vers le nez, assez tendue et opaque. Ca lui donne le charme, la tension qui ont fait sa gloire - pour beaucoup de gens, dont moi (à une certaine époque, révolue), ça a représenté une forme d'aboutissement du son d'opéra, à cause de ce timbre qui porte intrinsèquement une urgence dévorante, tout en restant esthétisé et jamais beuglé. Kaufmann sonne plus sombre, certes, mais la voix me paraît beaucoup moins tendue et contrainte, néanmoins.

La comparaison avec Melchior, Suthaus, Windgassen et King n'est pas loyale, ce n'est pas la même époque. Si tu compares les émissions d'aujourd'hui (très en arrière et flottantes, en particulier chez les femmes, peut-être influencées par l'apparition des micros et la pratique de l'anglais, notamment) et celles d'hier (très antérieures, en particulier en France, mais même en URSS !), il est sûr que n'importe qui te paraîtra marmonner. Quelquefois, quand tu écoutes du Mozart sans comprendre un mot ni entendre un angle, des pensées de décadence te viennent. Je refuse donc l'argument. De toute façon, quel autre chanteur wagnérien d'après 70 pourrait réclamer une technique équivalente à P. Franz, Melchior, Lorenz, Ralf, Windgassen ou Aldenhoff ? Certainement pas King, peut-être Jean Cox, et puis ?
Au passage, dans ta liste, Kaufmann en surclasse au moins trois en matière d'interprétation, je crois qu'on peut s'accorder là-dessus. Et King, je trouve ça vraiment inférieur, même vocalement : les aigus sont durs et métalliques, le timbre est uniforme, il n'a jamais eu le souci des variations de couleur de Kaufmann de toute façon.

Crois bien que j'en suis tout marri, mais je crains que je ne sois davantage à classer dans le cercle des hystériques. Je me console en constatant que parmi les enthousiastes, je fais partie des plus réservés (je n'aime pas tout, il ne me fait pas déplacer pour lui seul et je n'ai pas envie d'en entendre d'autres sur le même modèle vocal).

12. Le mardi 21 août 2012 à , par La Stupenda

Salut :),

Je lis toujours ton blog avec plaisir, même si je n'ai pas commenter depuis longtemps maintenant ! En fait, c'est j'ai été complétement débordé ces temps et le temps libre que j'avais, je préfèrai le passer ailleurs que sur Internet :) ... Enfin, je continuai à te lire, mais je n'avai pas le temps de commenter et d'ailleurs ma culture musicale n'est pas assez pointue pour faire souvent des remarques, et d'ailleurs je ne suis pas forcément l'actualité lyrique. En tous cas Ariane à Naxos est un de mes opéras préfèrés. J'éspère pouvoir voir cette réprèsentation sur YouTube ou ailleurs.
Bonne journée

13. Le mercredi 22 août 2012 à , par DavidLeMarrec

Bonjour !

Je ne suis pas forcément non plus à la pointe de l'actualité lyrique (en tout cas je mets un peu de coquetterie à ne pas l'être)... un commentaire fait toujours plaisir bien sûr !

Cette Ariadne n'est pas rediffusée sur Medici.tv ? Sinon, il y a fort à parier que ça passera dans mes radars, envoie-moi un courriel si rien n'est apparu dans quelques jours et je tâcherai de faire le nécessaire.

Bonne journée !

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