Carnets sur sol

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Raretés lyriques dans le monde


Comme chaque année, il convient de mentionner la sélection d'Operabase, qui propose les oeuvres les plus rares jouées dans le monde.

L'occasion de mettre en oeuvre les conseils de Carnets sur sol pour écouter et enregistrer les radios des territoires lointains.

Cette saison, contrairement aux deux précédentes plutôt généreuses, on ne trouve pas énormément d'oeuvres de notre liste, mais la vue d'ensemble mérite toujours le coup d'oeil.

Au passage, on remarquera qu'en ce qui concerne le répertoire français, le lieu où il faut être cette année, c'est bel et bien Paris.


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Commentaires

1. Le vendredi 31 août 2012 à , par Guillaume

Pour ce qui est des raretés décadentes, ça se passera plutôt le long du Rhin, entre Strasbourg et... Cologne, où l'on donne les Stigmatisés sans coupures (la liste des rôles est complète) avec Stefan Vinke et Nicola Beller Carbone. Le prix des places va de 10 à 66€, je ne comprends pas comment ils arrivent à rentabiliser un truc pareil avec de tels prix...

http://www.operkoeln.com/programm/57356/

2. Le vendredi 31 août 2012 à , par Ugolino le Profond

Paris pour le répertoire français, il faut voir quel répertoire... et encore, c'est grâce au TCE et à son année anniversaire, principalement. 3 Handel et 2 Charpentier sur 16 raretés toutes salles confondues (certes ils oublient sans doute quelques productions de concerts), c'est absolument ridicule. Quand on voit que l'opéra de Hambourg s'en offre 8 à lui tout seul, avec Bedford, Britten, Jenkins, Mitterrer, Reinmann, Sciarrino, Telemann et Wagner, on peut se dire que soit les Hambourgeois sont des gens profondément dépressifs, ce qui se comprend vu le climat de leur ville, soit ils sont sérieusement plus évolués que les parisiens, ce qui est tout aussi probable...

3. Le samedi 1 septembre 2012 à , par DavidLeMarrec

Bonsoir Guillaume,

Et c'est même encore moins cher le jeudi. Ce qui nous fait un prix maximal contenu entre la 5e et 6e catégorie à Bastille ! Un opéra aussi fourni que les Gezeichneten ne peut pas être rentable, bien sûr, mais il doit y avoir de sacrées subventions et / ou un solide mécénat pour tenir ce modèle. Surtout que les allemands ont beau être mélomanes, je ne suis pas sûr que ça se remplisse aussi bien qu'une Flûte.

Cela dit, les Gezeichneten ne sont plus une rareté absolue, on les a même donnés à Los Angeles. Et traverser l'Atlantique n'est pas rien en termes de répertoire - la différence d'audace et de variété est considérable entre l'Europe et l'Amérique ; pour des raisons de tradition, mais aussi de structure du mécénat !

Je dois néanmoins admettre que c'est toujours le titre que je regarde en premier, chaque année, dans les prévisions d'Operabase. :) Tu as raison, Cologne, ce n'est pas bien loin. Après, Vinke, c'est un peu sec (plus de relief que Kerl, mais je doute que ça ait beaucoup plus d'impact), et je n'ai jamais vu de mise en scène de Kinmonth, juste des photos (qui sont agréables visuellement, ce qui n'est certes jamais garanti en Allemagne... mais vu qu'il a exercé au Deutsche Oper, ce pourrait tout aussi bien être un metteur-en-décors).
En revanche, Beller Carbone, à défaut d'une diction nette, c'est assez glorieux !

Tentant, d'autant que mon mois d'avril est raisonnable.

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Au passage, je suis curieux de ton avis quand tu auras essayé le Winterreise de Bastin.

4. Le samedi 1 septembre 2012 à , par DavidLeMarrec

Bonsoir Ugolino,

Paris pour le répertoire français, il faut voir quel répertoire...

Je suis d'accord avec toi pour regretter que le baroque soit moins bien servi qu'à l'accoutumée, mais il est rare tout de même que quasiment toutes les périodes soient représentées en une saison, baroque, classique, grand opéra, opéra-comique, opérette, tournant vingtième, et même en musique d'aujourd'hui du presque-opéra avec Medeamaterial (certes, c'est pas du français). Et puis on a Boesmans avec Reigen, on peut presque le considérer comme un compositeur français (même s'il écrit en allemand et dans un style germanique, ça en fait un de plus).

Au demeurant, si tu veux dire que l'Allemagne est LE pays où la programmation musicale (aussi bien en titres joués qu'en qualité musicale) est la meilleure au monde, je ne vois pas qui pourrait vouloir te contredire.

Hambourg n'est pas la seule ville dans ce cas en Allemagne, même parmi les villes sensiblement moins peuplées. Je ne retrouve plus celle qui fait cette saison ou faisait la saison passée 6 raretés sur 8, mais si tu prends Chemnitz, sur 13 oeuvres, 4 raretés, dont 3 absolues. Il font même une reprise d'opéra contemporain ! A population égale en France, rien que le nombre de productions à Lille, Bordeaux ou Rennes, hein. Hein.

5. Le samedi 1 septembre 2012 à , par Guillaume

Mon mois d'avril étant consacré à de capitalissimes échéances, je ne pourrais faire le déplacement pour Gezeichneten, mais si ça te tente, n'hésite pas après tout, je suis sûr que tu meurs d'envie de le voir en vrai... :-)

Je me suis moi aussi toujours demandé comment les théâtres allemands fonctionnaient... Quand on voit la programmation de Chemnitz, ville d'Allemagne de l'Est avec 13% de chômage et seulement 250 000 habitants, il y a de quoi être confondu...

6. Le samedi 1 septembre 2012 à , par DavidLeMarrec

Bien sûr que je voudrais absolument vivre ça en vrai... Mais je voudrais aussi une mise en scène au niveau. Lehnhoff (Salzbourg), que j'admire pourtant comme l'un des metteurs en scène les plus équilibrés de sa génération, toujours respectueux des oeuvres sans être littéral, et soigné dans la direction d'acteurs... a complètement massacré l'oeuvre à partir de l'acte II, en dénaturant son propos et même son dispositif scénique (l'en-scène devenant hors-scène et vice-versa).

Ce que j'ai vu de la mise en scène de Martin Kušej (Amsterdam) ressemblait vraiment à du Kušej (prosaïque, donc), et manquait manifestement d'élévation pour son sujet où l'ambiguïté entre le sublime et le fangeux est capitale.

A Los Angeles, ça semblait un peu gentil, n'osant pas, faute de moyens ou d'audace, vraiment suggérer ce qui est écrit. Là encore, je n'ai pas tout vu, mais ça ne faisait pas très envie.

C'est un opéra difficile à servir, et la perspective de le voir abîmé fait peur.

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Tu pourrais aussi parler de la qualité des orchestres... je ferai une notule là-dessus, mais quand des villes de la taille de Drancy, Bourges ou Quimper entretiennent des orchestres d'une qualité sonore comme on n'en trouverait dans aucune capitale culturelle d'Europe du Sud (incluant la France), ça laisse rêveur.

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