Carnets sur sol

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Septembre lyrique en province



Quelques suggestions d'oeuvres rares, à voir :

  • Nabucco de Falvetti à Ambronay.
    • Parce que Falvetti est réellement un compositeur fascinant du second XVIIe, stylistiquement quelque part entre les débuts déclamatoires de l'opéra et le culte de la voix dans des airs fermés au XVIIIe siècle. Alarcón, qui officiera, a déjà défendu cette musique avec beaucoup de présence.


  • L'Ippolito d'Almeida à Ambronay.
    • Dernière oeuvre (1752) du portugais Francisco António de Almeida, qui a malheureusement écrit ses opéras uniquement en italien. Il faut s'attendre à du seria, même si la forme sérénade pourrait tirer l'oeuvre vers quelque chose de plus informel. Vraie découverte.


  • Dvě vdovy (« Les deux veuves ») de Smetana à Angers.
    • Quatrième de ses neuf opéras, écrit après Dalibor : excessivement rare sur scène.


  • Moses und Aron de Schönberg à Strasbourg.
    • Avec Franz Grundheber en Moïse de surcroît. Le prélude à une saison extrêmement aventureuse et riche à Strasbourg.


  • Rienzi de Wagner à Toulouse.
    • Je ne recommande pas forcément d'aller entendre ça, c'est même le seul opéra de Wagner que je n'aime pas, un pudding qui sert à faire beaucoup de tort à Meyerbeer quand on lui compare ce machin sans une once d'humour, et sans grande inspiration non plus. Un monument seulement par ses dimensions. Mais ça a le mérite de n'être jamais joué. (Prenez cette phrase comme vous voudrez !)



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Commentaires

1. Le mardi 4 septembre 2012 à , par Jean-Christophe Pucek :: site

Bonjour David,
Je serai théoriquement à Ambronay pour la création du Nabucco de Falvetti, j'ai hâte de découvrir cette partition paraît-il très différente et encore plus inspirée qu'Il Diluvio Universale.
Belle journée à vous.

2. Le mardi 4 septembre 2012 à , par Ouf1er

Eh bien moi, j'aime bien Rienzi, na !
;o))

3. Le mercredi 5 septembre 2012 à , par DavidLeMarrec

Bonjour à tous deux !

@ Jean-Christophe :

Je serai à l'affût de votre avis. Une chose est sûre, chaque nouvelle découverte dans ce moment particulier de l'histoire italienne révèle des pépites insoupçonnées...

@ Ouf1er :

Je sais. Tu ne peux pas avoir bon goût tout le temps, ce ne serait pas drôle.

4. Le mercredi 5 septembre 2012 à , par Ouf1er

Oui, le bon goût permanent est assommant ! ;o) Il faut savoir craquer de temps en temps pour les grosses patisseries à la crême...
Trêve de plaisanterie, j'avoue que je ne comprends pas bien le procés généralement fait à Rienzi... Il contient de la fort belle musique, même si celle-ci n'a pas grand-chose à voir avec le Wagner ultérieur. Et on sent la différence entre les "exercices" lyriques que constituent Das Liebesverbot et Die Feen (d'une part) et Rienzi (d'autre part) et mesurer le chemin parcouru par le jeune Wagner en quelques années.

5. Le mercredi 5 septembre 2012 à , par DavidLeMarrec

Je ne considère pas du tout ses deux premiers comme des exercices, ils sont tout à fait aboutis si on aime l'esthétique weberienne. Les esquisses pour Die Hochzeit, là, oui, j'appelle ça un exercice. :)

Techniquement parlant, oui, il y a une évolution notable pour Rienzi, mais le résultat est une sorte de Meistersinger (sans la même qualité de substance musicale) : l'élargissement de la forme a été très au delà de ses "progrès" musicaux, à mon sens. Il faudrait que je réessaie, en plus j'avais trouvé le livret particulièrement mauvais... et comme la musique n'est pas celle de Tristan, ça devenait un obstacle non négligeable.

6. Le jeudi 6 septembre 2012 à , par Ouf1er

"ils sont tout à fait aboutis si on aime l'esthétique weberienne."

Peut-être... (encore que.... je préfère n'importe lequel des Weber à ces deux là que je n'ai jamais pu écouter d'une traite sans m'endormir).
Mais alors, au même titre Rienzi est "tout à fait abouti, si on aime l'esthétique Meyerbeerienne". ;o)

Bien sûr, il a été de bon ton, pendant longtemps, de considérer Meyerbeer comme le summum du mauvais goût musical (boursouflé, grandiloquent, et que sais-je encore) et on commence un peu à lui "redonner sa chance", notamment avec cette reprise réussie des Huguenots... Effet de mode ?

7. Le dimanche 9 septembre 2012 à , par DavidLeMarrec

Tu trouves vraiment Abu Hassan plus intéressant que Die Feen ou Das Liebesverbot ? Vraiment ? C'est quand même un des pires nanars (et même pas drôle !) que j'aie entendus dans le répertoire lyrique, et ce n'est pourtant pas ce qui manque. :)

Et même Euryanthe, qui est terriblement indigeste (surtout de la façon dont la joue habituellement, avec une ampleur de son et de tempo qui conviendrait si la substance musicale était celle de Parsifal !), malgré ses très grandes beautés... je suis davantage convaincu par les Fées.

Ok pour Oberon, mais Oberon est meilleur que n'importe quel Wagner post-Vaisseau, non ? :)

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Je ne suis pas du tout d'accord pour la parenté (du résultat) de Rienzi avec Meyerbeer, parce que Meyerbeer a toujours un rapport distancié avec les histoires qu'il raconte. Ce n'est même pas une question de mélange des genres alla Verdi, c'est une posture vis-à-vis de ses héros, jamais totalement secondés, jamais totalement pris au sérieux. Cette emphase qui se voit comme emphase, qui exalte en même temps qu'elle fait sourire, est complètement caractéristique de l'opéra français de la première moitié du XIXe, et même d'une bonne partie de la seconde moitié du siècle.

Et puis Meyerbeer dispose d'un sens de la danse que Wagner n'a jamais approché que dans quelques rares moments du Vaisseau (chant du Pilote), de Tannhäuser (stances) et de Lohengrin (choeur de l'arrivée du cygne)... Pour le reste, c'est quand même de la musique dépourvue d'appuis pour les gambettes.

Effet de mode, sans doute, mais je suis persuadé que les verdiens peuvent trouver tout ce qu'il leur faut de glottes exubérantes et de drame tendu dans Meyerbeer, et qu'il suffit d'une étincelle pour qu'il devienne bien en cour chez ceux qui le méprisaient sans l'avoir réellement entendu. Après, qu'il soit beaucoup programmé, ce n'est pas sûr du tout, vu les coûts. Wagner, on est sûr de faire du 100% de remplissage dans les villes où les mélomanes sont nombreux, de susciter les recensions et les débats. Meyerbeer, il faudra sans doute du temps, sans compter que son statut est infiniment moins chic, du fait de l'image "bourgeoise" attachée par tous les envieux de ses succès depuis des siècles. [ce qui demeure, malgré l'effondrement de l'idéologie afférente, une sorte de "catégorie esthétique" pour beaucoup de gens] La liste des grands compositeurs jaloux (ou sur un autre registre) qui ont médit de lui est tout à fait impressionnante et n'est sans doute pas pour rien dans sa disgrâce...

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David Le Marrec

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