Carnets sur sol

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On n'est pas là pour faire joli !


En feuilletant la partition de l'Or du Rhin, je remarque cette indication étrange :



Ne pas ralentir. « Pas d'aria ici ! »

Je ne crois pas avoir déjà lu (hors oeuvres parodiques) de consignes interprétatives écrites sur un mode aussi informel. De quoi évoquer l'étrange partition pour débiles légers de la Didon de Gustave Charpentier.

Il est vrai qu'il est tentant de ralentir ce moment mélancolique des reproches de Fricka, au début du deuxième tableau. Beaucoup de chefs amplement informés le font, d'ailleurs - par exemple Christoph von Dohnányi, que j'écoutais au moment de la révélation.

Je ne crois pas que, profondément, le ralentissement représente le vrai danger pour le sens de ce passage, même au prix d'une rupture un peu cantabile. Je suppose que Wagner voulait surtout se garantir contre l'installation d'un rubato belcantiste qui expulse le récit au profit d'une forme d'arioso purement vocal.

En tout cas, pour nous le dire, l'horrible Richard Wagner, il nous tape dans le dos avec une désinvolture inhabituelle.

Et vu ce qu'il advenait à ses amis, je ne m'en sens pas particulièrement rassuré.



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Commentaires

1. Le lundi 27 mai 2013 à , par Jérémie

Tu appelles quoi "informel" ? Les indications, par exemple, de Satie ou de François Couperin ne le sont pas suffisamment ?






PS: il faut changer tes questions, je ne sais pas pourquoi mais quand tu demandes "Etes-vous un vilain robot arroseur ?" je réponds toujours "oui" et je perds mon message...

2. Le lundi 27 mai 2013 à , par David Le Marrec

Je parlais bien des indications non bouffonnes - exit Satie. (Dans le genre, Françaix a écrit un pastiche assez hilarant de musique contemporaine - ça ne se joue pas, ça se lit !)

Pour Couperin, je ne lis pas assez abondamment sa musique instrumentale pour te répondre sérieusement, mais je n'ai pas rencontré, il me semble, de moment où il prenait durement à partie son lecteur - ici, il est tout de bon houspillé !
Des indications plaisantes, oui, mais pas aussi spectaculaires. Dans ce que j'ai lu.
Si tu as des exemples frappants, je prends !

J'avoue aussi que le contraste avec la personnalité de Wagner apportait une bonne partie du sel de l'histoire... (et le pire, c'est que comme pour les Maîtres-Chanteurs, il devait être sérieux !)

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Quant on te demande si tu es un BOT, tu réponds spontanément OUI ? En binaire, tant que tu y es ?

Chouette, je vais devenir star de l'électro :


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