Carnets sur sol

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mercredi 20 novembre 2013

Fin du monde



À présent, c'est l'Opéra de Rome qui est au bord de la faillite : son directeur, Catello Di Marino (nommé par le maire), est sur le point d'être remplacé par un administrateur (nommé par le Ministère), à cause d'un déficit de neuf millions d'euros – tout petit à l'échelle de l'économie italienne, mais assez important pour le budget d'une maison d'Opéra. On lui impute des coûts d'exploitation fortement accrus sous son mandat, tandis que le nombre de productions baissait (mesure objective, certes, mais insuffisante : tout dépend de la vastitude des ouvrages, de l'audace de la programmation, du taux de remplissage...). On voit bien, vu les processus de nomination et de contrôle, comment les tensions politiques peuvent encore envenimer la situation, et vice-versa.
La Repubblica détaille cela, à défaut d'en dire beaucoup plus long (quels sont les postes de dépenses précis qui ont explosé, quels sont les titres qui ont coûté de l'argent, comment le public recevait-il ces spectacles ?)


Et pendant ce temps, l'Opéra (Teatro Municipal) de Santiago est partiellement dévoré par les flammes, à cause d'un incendie déclaré dans les ateliers, et nourri par les décors et costumes de Cascanueces (le fameux Щелкунчик). La Nación donne un peu plus de détails.


Autant de signes certains de la colère du Juge. Il est encore temps, alors avant qu'il ait fini d'exterminer notre engeance : inscrivez-vous au fil RSS de Carnets sur sol et envoyez-nous vos dons à :

Suite de la notule.

Lili BOULANGER à l'épreuve du concert : mélodies & chœurs


Soirée immanquable hier : on joue déjà peu Lili Boulanger, et même jamais certaines pièces... alors un concert monographique !

Œuvres

Je ne suis pour ma part pas du tout un inconditionnel de Lili (j'aime beaucoup sa cantate du Prix de Rome Faust & Hélène, et sensiblement moins le reste), mais sa musique est incontestablement neuve et intéressante, et méritait le déplacement.

Ainsi, je suis ravi d'avoir entendu ''Les Clairières dans le ciel'' « en vrai » – déjà programmées l'an passé par Yann Beuron et annulées au profit d'un cycle Éluard de Poulenc.
En revanche, je ne peux toujours pas dire que je les aime. Pour des raisons de sensibilité personnelle, puisque son univers sonore ne fait pas vibrer de cordes sympathiques chez moi, mais aussi pour des motifs plus objectifs : Lili n'est vraiment pas douée en mélodies... rien qui retienne l'attention, que des intervalles à la fois plutôt complexes et assez ternes, au service d'une prosodie qui ne prend jamais vie... à la fois inexpressif comme si simplement parlé, et manifestement très difficile.
En réalité, tout s'y passe au piano, où l'accompagnement dispense des couleurs harmoniques versatiles et très spectaculaires. Elle aurait assurément dû se spécialiser dans la musique pure... un trio avec piano ou un quatuor, j'aurais accouru !

Suite de la notule.

David Le Marrec


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