Carnets sur sol

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Indiscrétions


Le réseau lutinant bruisse de nouvelles. En attendant la prochaine notule (des Passions bachiques bachéennes, de Beaumarchais-Salieri, de Don César de Bazan, du carnet d'écoutes discographique, du panorama de couverture vocale, qui sortira le premier ?), voici quelques annonces, estimé lecteur, qui retiendront peut-être votre attention quelques instants.

À la Philharmonie et dans quelques autres lieux.


BAROQUE

¶ Messe à huit chœurs de Benevoli par Niquet.

¶ (Une des) Brockes-Passion de Telemann.

Rodelinda de Haendel (TCE).


CLASSICISME

Armide de Gluck par Minkowski (Arquez, Barbeyrac).

Il Matrimono segreto de Cimarosa (CNSM).


ROMANTISME


Fidelio par l'Orchestre de Chambre de Paris avec mise en scène.

Il Signor Bruschino de Rossini (TCE).

Ermione de Rossini (TCE).

Le Comte Ory de Rossini avec Julie Fuchs. (Favart)

Norma sur instruments d'époque avec Bartoli (TCE).

La Reine de Chypre d'Halévy (TCE), avec Bru Zane. Pour l'avoir lue au piano il y a quelques années, pas l'œuvre du siècle, mais l'intrigue est plutôt animée et les ensembles agréables. Du Halévy, en somme ; ni plus, ni moins.

Elias de Mendelssohn par Pichon (avec le chœur Pygmalion, ce sera une tuerie).

¶ Des Scènes de Faust de Schumann qui promettent de figurer parmi les meilleures jamais données (Gerhaher, Selig, Chœur de l'Orchestre de Paris, Harding !).

Le Paradis et la Péri de Schumann par Harding (avec Karg, Royal, Staples, Goerne !).

¶ Œuvres d'après Ossian de Niels Gade par Équilbey et Rouen – très rare et intriguant, mais la musique danoise de cette époque, et Gade en particulier, n'est pas forcément la plus passionnante du legs scandinave.

Simone Boccanegra avec Radvanovsky et Tézier (TCE).

La Nonne sanglante de Gounod, bijou qui n'est servi que dans un français approximatif au disque, depuis peu (CPO). (Favart)

Deutsches Requiem de Brahms par Dohnányi et le Chœur de l'Orchestre de Paris (Karg, Nagy).

Hamlet de Thomas, avec Devieilhe et Degout. (Favart)

Offenbach, Fantasio. De l'Offenbach sérieux. Pas l'œuvre du siècle, mais plutôt bien faite dans l'ensemble, on doit passer un bon moment si le visuel est à la hauteur.

Les Pêcheurs de Perles avec Fuchs, Dubois, Sempey.

Carmen avec Lemieux et Spyres (profil inhabituel et très adéquat, très curieux de l'entendre, même si je ne tenterai vraisemblablement pas Carmen dans un théâtre onéreux à mauvaise visibilité saturé des glottophiles les plus purulents de la ville !).


ROMANTISME TARDIF


¶ Tchaïkovski, La Pucelle d'Orléans par Sokhiev et le Bolshoï !

Intégrale Bruckner (couplage concertos de Mozart) par Barenboim et la Staatskapelle Belin (Philharmonie). Et la Quatrième par Inbal et le Philharmonique de Radio-France !

Andrea Chénier avec Harteros et Kaufmann (TCE).

¶ Plein de Mahler, dont une Dixième complète (Cooke n°?) par Harding (la Deuxième aussi, intéressante pour le chœur !), et la Sixième par le LSO et Rattle.

¶ Saint-Saëns, Le Timbre d'argent, une rareté considérable !  (Favart)

¶ À nouveau Aladdin de Nielsen, cette fois par le Capitole de Toulouse et Sokhiev.


PREMIER VINGTIÈME

Pelléas avec Langrée, Petibon, Bou (TCE).

¶ Le Faune, Jeux et le Sacre (du Printemps) par Les Siècles et dans les chorégraphies d'origine !

Musique de chambre futuriste russe à l'amphithéâtre de la Cité de la Musique.

Uirapurú, le chef-d'œuvre de Villa-Lobos – quelque chose d'un équivalent au Sacre du Printemps avec de la douceur debussyste brésilienne. Astucieusement couplé avec Argerich, ce qui va compliquer la tâche des mélomanes de bonne volonté pour trouver des places abordables, en revanche.


CONTEMPORAIN

¶ Soirée Dutilleux : Métaboles, Mystères de l'Instant, L'Arbre des Songes, avec l'Orchestre National des Pays de Loire (pas une grande formation pour le son, mais en général très intéressante dans ce répertoire !).

Rothko Chapel de Feldman au milieu d'un programme hétéroclite.

El Niño d'Adams enfin de retour en France, ave le LSO dirigé par le compositeur.

¶ Sept Dernières Paroles du Christ en Croix de MacMillan.

Kein Licht de Manoury, nouvel opéra financé par le micro-mécénat façon crowdfunding. (Favart)

Geek Bagatelle de Cavanna, avec l'Orchestre de Picardie et le Chœur de Smartphones d'Abbeville.


LIED & MÉLODIE


Comme à chaque fois, entièrement concentré sur un week-end : Bauer dans le Schwanengesang, Schumann par Gerhaher, Omo Bello dans la Bonne Chanson, Immler dans les classiques, Nigl dans un programme de Monteverdi à Xenakis incluant percussions.


INTERPRÈTES

Martha Argerich, vu le nombre d'occurrences, doit désormais résider à Paris.  Un récital français de Sabine Devieilhe avec Les Siècles, un autre, plus rare, d'Amel Brahim-Djelloul avec Pasdeloup. Leonskaja dans le Cinquième Concerto de Beethoven.

Et pour le TCE, peu ou prou 100% des glottes à la mode : Yende, Kurzak, Fleming, DiDonato, Bartoli, Dessay, von Otter, Lemieux, Jaroussky, Fagioli, Flórez, Alagna, Kaufmann…
(Pas de voix graves, vous aurez remarqué : même les mezzos sont sopranisants !)


AUTRES

¶ Nombreux concerts participatifs (Bach, Carols de Britten…) avec ateliers afférents.

¶ Deux reprises de créations récentes (l'une d'Adwan que je trouve médiocre, l'autre de Czernowin qui sera créée quelques semaines auparavant à Amsterdam).

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Et ce n'est que le début de l'avalanche…  On pourra difficilement se plaindre de l'offre, tout de même – enfin, il y a toujours des répertoires (le lied…) plus mal servis que d'autres, mais en fouinant bien, sauf à exiger de l'opéra postromantique scandinave, on trouve pas mal de choses au fil de la saison dans de plus petites salles.


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Commentaires

1. Le vendredi 25 mars 2016 à , par Diablotin :: site

Ça manque quand même cruellement d'opéra postromantique scandinave ;-) !
Belle variété, en fait, d'autant qu'ici, tradition de Pâques oblige, c'est Passion de Bach ou Passion de Bach, essentiellement... Avec un peu de Pergolesi pour faire bonne figure !

2. Le vendredi 25 mars 2016 à , par Ouf1er

"sauf à exiger de l'opéra postromantique scandinave"

Et pourquoi pas ???? Justement je trouvais qu'il manquait bien un Thora Pa Rimol ou un Maskarade ! Non mais sans blague !!! Exigeons, exigeons !!!
;)

3. Le dimanche 27 mars 2016 à , par DavidLeMarrec

Bonjour !

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@ Diablotin :

Oui, on est servi au delà du raisonnable. Et je n'ai cité que trois groupes de salles (les 2x2 de la Philharmonie, Champs-Élysées, Favart) ; il reste des détails non annoncés, et puis Radio-France, l'Athénée, le Châtelet, Versailles, le CNSM, Philippe Maillard, Saint-Quentin, Gaveau, Cortot, Adyar, Massy, Malakoff, Pontoise (plus l'Opéra, dont je n'ai pas parlé mais qui propose aussi des choses intéressantes)… et quantité d'autres lieux qui sont annoncés assez peu à l'avance (Temple du Luxembourg, 38 Riv', églises…).  Une fois de plus, il y aura de quoi s'amuser.

Je suis toujours tenté de faire remarquer qu'on pourrait un peu mieux répartir sur le territoire, sauf qu'il faut bien l'avouer, n'importe quel concert confidentiel dans une église parisienne remplit très raisonnablement (au deux tiers au minimum, et le plus souvent assez complet), alors que dans les grandes villes de province, même l'Opéra peine à remplir – à Bordeaux, à part le ballet (toujours bien rempli !) et Don Giovanni-Traviata-Roméo-Carmen… même Così ne faisait pas salle comble.
Il existe une masse critique d'amateurs de classique qui rend les choses tellement plus faciles quand on en programme à Paris et environs…

(Mais ici aussi, à l'arrivée de Pâques, on a bien une dizaine de Passions, souvent les deux mêmes, pour ne pas dire la plupart du temps Matthieu… Et à Noël, toujours l'Oratorio à la Cité de la Musique et le Messie un peu partout à la fois.)

--

@ Ouf1er :

Je voulais dire exiger sans que le résultat nous fasse paraître impuissants. :)
Hélas, Thora, je crois que même à Oslo ou Trondheim, on ne la reverra pas de sitôt. Ve, Thora er død. Et pourtant, ça changerait du Vaisseau et ça ne baisserait en rien le niveau. Rien que l'Ouverture en concert, honnêtement, ça ferait un effet du tonnerre. 

J'adhère moins à Maskarade (à choisir, je voudrais plutôt les premières symphonies de Nielsen ou les opéras de Madetoja et A. Merikanto…), mais oui, avec plaisir – celui-là est quand même joué en Europe de temps à autre. Ça ne nous console pas, mais on se dit qu'on l'aura peut-être un jour !

Dire que Joel avait paraît-il dans ses envies Wozzeck de Gurlitt !  Avant qu'on retrouve un directeur d'opéra prêt à monter ça en France (déjà que celui de Berg ne fait pas vraiment recette…), on peut toujours attendre.

Voilà, tu es content, tu m'as fait râler et dire des choses déprimantes ! :)

4. Le dimanche 27 mars 2016 à , par Diablotin :: site

Tiens, c'est étonnant : ici, il n'y a guère que les ballets qui ne remplissent pas complètement les salles : pourtant, les fauteuils sont suffisamment confortables pour piquer un petit somme, le cas échéant !
Même les cycles de lieder ou de musique de chambre à l'opéra font généralement le plein -présence d'un fort public d'Outre-Rhin oblige, j'imagine...-. Certaines séances du Liebesverbot de Wagner affichent déjà complet, deux mois avant, c'est dire... Et l'église St. Guillaume était complet pour sa traditionnelle Passion (Jean) annuelle, vendredi soir, comme d'habitude...

5. Le dimanche 27 mars 2016 à , par Ouf1er

"Voilà, tu es content, tu m'as fait râler et dire des choses déprimantes ! :)"

C'était le but recherché !! Gniark, gniark, gniark !!

Tu as raté une sublime Saint-Matthieu, au passage !! ;)

Pour Maskarade, il faut le voir, et préférablement dans une bonne prod. Celle de Kasper Holten à Copenhague vaut le déplacement, et franchement théatralement, ça tient parfaitement la route. Le probleme pour ce répertoire réside (évidemment) dans la langue, et à moins d'engager une troupe danoise... Mais pourquoi, au pire, ne pas envisager une traduction française ?
Enfin, on en est bien à chercher de vaines excuses à la frilosité des programmateurs : on voit bien aujourd'hui rès régulièrement Janacek, voire Dvorak, en France ET en tchèque. Alors pourquoi pas les autres ???
En attendant, oui, il est bien dommage de devoir courir aux 5 coins de l'Europe pour voir du Nielsen ou du Madetoja, du Erkel ou du Goldmark, du Moniuszko, du rare Dvorak ou Smetana, du Penella ou du Vives, du... mais bon, les voyages forment la jeunesse !! ;)

6. Le dimanche 27 mars 2016 à , par Ouf1er

PS : et c'est supposé être donné où ce "Uirapurú" de Villa-Lobos, maintenant que tu nous as allechés ?

7. Le lundi 28 mars 2016 à , par DavidLeMarrec

@ Diablotin :

Il doit exister des tropismes locaux, assurément. Après, il y a ballet et ballet : je parle du Casse-Noisette annuel (tradition interrompue il y a peu) et autres Proko-Tchaïkovski, pas du ballet contemporain sur bande de James Blake ou Philip Glass, hein.

Oui, les lieder, même à Paris c'est souvent vide – et c'est un genre fort peu présent, même dans les petites salles, Winterreise et Dichterliebe exceptés, il faut vraiment aller chercher de jeunes musiciens qui jouent dans des centres cultures… On voit que l'Alsace-Moselle n'a pas quitté ses habitudes germaniques et concordataires !  #PartiDeL'Étranger

--

@ Ouf1er :

Enfin, raté, j'ai surtout gagné des sous – ce dont tu n'as manifestement eu qu'à te féliciter. :)

Oui, bien sûr, il faut des danois (ou des norvégiens, ne soyons pas étroits d'esprit) ; quant à la traduction française, déjà qu'on ne le fait pas pour des hits dans des langues autrement exotiques (Kékszakállú !), je crains que ce ne soit peine perdue pour un opéra qu'on ne remontera pas sur place… Mais oui, Maskarade est très bien, Saul aussi. Ils vont peut-être le capter en vidéo ?

Je crois que nous avons un biais en voulant des raretés : ce n'est pas avec des amateurs chevronnés qu'on remplit les salles (sauf lieu ultra-spécialisé comme le fut Compiègne), et le public plus vaste (mais déjà étroit, celui du classique et encore davantage de l'opéra) va, c'est bien normal, d'abord voir ce qu'il aime. Je ne suis pas sûr qu'il y ait une solution à cet état des choses. Après, si on le présentait astucieusement et qu'on choisisse bien ses titres, on pourrait créer une relation de confiance – les raretés à l'Opéra-Comique ou avec Bru Zane, tout le monde est sûr que ce sera soigneusement choisi et monté, et ça remplit.
Mais pour ça, il faudrait déjà que le directeur et l'agence de comm' sachent à quoi ressemble le répertoire, n'est-ce pas ?

Vives, non, Doña Francisquita a été donnée à Toulouse il y a peu !  Et Moniuszko, bon, comment dire… on est très content que les Polonais aient composé des opéras, mais de là à les écouter… (C'est quand même un peu du sous-Auber avec l'intensité dramatique d'un Donizetti…)
Mais forcément, pour du répertoire spécialisé, il faut voyager – c'est là où je me félicite d'avoir notamment jeté mon dévolu sur le baroque français, ça facilite grandement les contingences de mon existence.

Uirapurú, ce sera le 12 septembre à la Philharmonie, par l'orchestre Neojiba, et couplé avec Concerto pour piano et trompette n°1 de Chosta (avec Argerich, donc) et la Quatrième de Tchaïkovski – on ne pourra pas dire qu'ils ne cherchent pas à faire entendre cette rareté au plus grand nombre ! 

8. Le mardi 29 mars 2016 à , par Ouf1er

"Mais oui, Maskarade est très bien, Saul aussi. Ils vont peut-être le capter en vidéo ?"
Mais c'est déjà fait cher ami.... au moins pour Maskarade.

"Après, si on le présentait astucieusement et qu'on choisisse bien ses titres, on pourrait créer une relation de confiance – les raretés à l'Opéra-Comique ou avec Bru Zane, tout le monde est sûr que ce sera soigneusement choisi et monté, et ça remplit."
Mais oui, il y a des solutions pour remplir les salles avec des titres... Les insérer dans une thématique aux cotés de titres plus "racoleurs", sur une saison ou plusieurs (le choix de Berlin avec son cycle Meyerbeer, même si monter Meyerbeer, même au pretexte de l'anniversaire, tient aujourd'hui de l'effet de mode), en faire un "Festival" (la Dorny-Solution ! peu importe d'ailleurs le thème dudit festival et les liens entre les oeuvres et le théme choisi...). Faire "porter" le titre rare par UNE star, qui servira de caution artistique au projet... Et il ne faut pas oublier que les titres rares amènent de loin des curieux au-delà du public habituel ou local...

"Vives, non..."
Oui, maizenfin c'est bien l'exception qui confirme la règle.... ! ;)

9. Le mercredi 30 mars 2016 à , par DavidLeMarrec

Oui, maizenfin c'est bien l'exception qui confirme la règle.... ! ;)
Accordé !

Riches propositions. Tu as raison, bien sûr, en faisant ainsi on élargit mécaniquement le répertoire. Tu es mieux placé que moi pour mesurer si le principe du « festival » fonctionne pour le remplissage (ça fonctionne pour les couplages comme Lyon avait fait pour le Trittico, mais pour les titres isolés ?), mais c'est en tout cas toujours un succès en termes de relais médias au delà de la presse spécialisée. (Je me suis toujours demandé si l'effet festival attirait les gens ou concentrait au contraire trop d'événéments simultanément pour que le public puisse suivre.)

La star est une béquille désagréable (on se rend compte que les gens ne se déplacent pas forcément pour la musique, et les quelques noms célèbres ne sont pas forcément les plus adaptés à tel ou tel titre), mais il faut bien admettre qu'elle fonctionne très bien. J'aurais aimé entendre plein d'autres personnes mieux aguerries pour Arabella, mais Fleming m'a permis d'entendre l'œuvre à Paris, avec un entourage resplendissant. Et a rempli la salle.

Kaufmann a hélas délaissé Marschner (et ne semble pas être un grand lobbyiste des raretés), mais puisque Flórez et Alagna font du Meyerbeer et que Fleming chante les opéras contemporains américains, tous les espoirs seraient permis…

10. Le jeudi 31 mars 2016 à , par Berwald

Bonsoir David,

"Œuvres d'après Ossian de Niels Gade par Équilbey et Rouen – très rare et intriguant, mais la musique danoise de cette époque, et Gade en particulier, n'est pas forcément la plus passionnante du legs scandinave."

Je vous trouve très injuste envers Niels Gade, dont l'opus 1 "Souvenirs d'Ossian", justement, une ouverture symphonique composée à 23 ans, est tout simplement remarquable ! Quant à ce concert annoncé, gageons que ce sera également l'occasion d'entendre (occasion unique en nos contrées franciliennes...) sa cantate op. 12 "Comala" pour solistes, choeur et orchestre, d'après des textes d'Ossian, de très belle facture (Gade a une écriture pour choeur très sûre).
Curieusement, ses oeuvres de jeunesse ont d'ailleurs un réel parfum de prémices d'école scandinave. Ce n'est qu'un peu plus tard que ses oeuvres vont se "germaniser" et incarner le dogme académique à dépasser pour la future jeune génération nordique (dont Nielsen).

Quoi qu'il en soit, 2017 marquant le bicentenaire de la naissance de Gade, espérons pour les oreilles curieuses quelques autres surprises à venir !...

11. Le dimanche 3 avril 2016 à , par DavidLeMarrec

Bonsoir Berwald !

Je vous trouve très injuste envers Niels Gade, dont l'opus 1 "Souvenirs d'Ossian", justement, une ouverture symphonique composée à 23 ans, est tout simplement remarquable ! Quant à ce concert annoncé, gageons que ce sera également l'occasion d'entendre (occasion unique en nos contrées franciliennes...) sa cantate op. 12 "Comala" pour solistes, choeur et orchestre, d'après des textes d'Ossian, de très belle facture (Gade a une écriture pour choeur très sûre).

Je ne les ai pas écoutées, et je projette de toute façon de me rendre à ce concert (même si le gentil Gade par la molle Équilbey risque de ne pas constituer exactement le meilleur alliage) ; ça ne ressemble donc pas au Gade plus tardif ?  Les quatuors et cantates qui constituent l'essentiel de ce que j'ai écouté jusqu'ici m'ont toujours parus très lisses, quasiment des devoirs d'harmonie, sans aspérité ni saveur particulières – ce qui est par ailleurs logique, considérant le « retard » constant des écoles nordiques, jusqu'à une date récente.

J'essaierai donc, merci !

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David Le Marrec


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