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Une décennie, un disque – 1810 : le (premier) Requiem de Cherubini, les attentats, le bannissement des femmes et le triomphe de la prosodie


1810 (b)


cherubini requiem en ut mineur

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Dies irae de la version Spering.

Compositeur : Luigi CHERUBINI (1760-1842)
Œuvre : Requiem (n°1) en ut mineur – (1816)
Commentaire 1 :
        Écrit sans voix solistes (et sans flûtes ! – quant aux violons, ils sont exclus de l'Introitus, du Kyrie et du Pie Jesu), tout ce Requiem, commandé pour commémorer la mort de Louis XVI, met l'accent sur les appuis prosodiques de la messe des morts : chaque verset est mis en musique au plus près des inflexions du texte latin, et la musique semble découler de cette déclamation. On trouve bien quelques fugues (en particulier, comme c'est la tradition, dans l'Offertoire), mais l'expression reste majoritairement homorythmique, une exaltation de la prière très soigneuse – et cependant particulièrement éloquente, car ravivant le sens et la présence de mots qui sont en général très intégrés dans un exercice plus purement musical. C'est ce qui rend l'œuvre si touchante. Le Dies iræ, dans cette économie de moyens, est tout particulièrement saisissant par sa rage contenue.
       En 1820, à l'occasion de la cérémonie funèbre pour le duc de Berry, Cherubini adjoint un In Paradisum conclusif, particulièrement suspendu, tendre et vaporeux, très rarement enregistré (ce que fait Spering dans ce disque). [Ce Requiem, admiré jusqu'à Berlioz lui-même, peu suspect de complaisance… fut aussi donné aux funérailles de Beethoven !]

Interprètes : Chorus Musicus Köln, Das Neue Orchester, Christoph Spering
Label : Opus 111 (1999)
Commentaire 2 :
       
L'interprétation la plus articulée de toute la discographie, sur instruments d'époque, en latin gallican restitué, avec la Marche initiale et l'In Paradisum ajouté.
       
Pour plus de couleurs (et un peu moins de relief structurel et verbal), la proposition d'Hervé Niquet est passionnante pour son grain sonore (et son couplage avec l'assez beau Requiem de Plantade pour Marie-Antoinette, en regard de celui de Cherubini pour Louis XVI).
      
Si vous souhaitez davantage de fondu (il est vrai que ces deux versions manquent peut-être un peu de liant, d'enveloppement sonore d'église), je recommande très vivement la version de Matthias Grünert (Chœur de Chambre de la Frauenkirche de Dresde, Philharmonique d'Alterburg-Gera, chez Rondeau), couplé avec non seulement la Marche, mais aussi le Chant sur la mort de Haydn, où l'on entend plusieurs idées musicales que Verdi a réutilisées un demi-siècle plus tard (dans les actes I et V de Don Carlos notamment). Malgré les couleurs assez uniformes, cette version permet de profiter de l'ampleur et du fondu des instruments modernes, sans rien renier de la tension et de la présence des phrasés. Autre excellent choix possible !

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Introitus & Dies iræ de la version Grünert.

cherubini requiem en ut mineur




Un peu de contexte : a) Qui est Cherubini ?

Cherubini, en 1816, est arrivé au faîte de sa réputation : après avoir composé pour le roi d'Angleterre dans les années 1780, pour le Théâtre de Monsieur avant la Révolution, des opéras italiens, une tragédie en musique (Démophoon, sur le même sujet que Vogel, qui fut la dernière tragédie en musique représentée pour l'Ancien Régime), des hymnes et drames sous la Révolution (dont Lodoïska et Emma), puis sous l'Empire (Les deux Journées tant admiré par Goethe, Médée, les Abencérages), et même son dernier opéra, plus lyrique et ambitieux, marqué par le grand opéra, Ali-Baba ou les quarante voleurs. Il est aussi l'auteur de quatuors tout à fait remarquables dont je parlerai dans la suite de la série. Et bien sûr, à partir de 1822, directeur du Conservatoire, pour 20 ans.

L'Empire est en revanche une période difficile pour le compositeur, les commandes officielles étant plutôt confiées à Paisiello et Spontini – on rapporte même quelques échanges un peu vifs avec Bonaparte (dont je n'ai pas eu le loisir de vérifier la véracité). Cette relative disgrâce constitue une des raisons, semble-t-il, qui le poussent, lui le membre de loges maçonniques dès avant la Révolution (dont l'Olympique qui commanda les symphonies parisiennes de Hayn !), vers la musique sacrée officielle.

Depuis la Restauration, la coutume a été établie, chaque 21 janvier, de jouer dans un Requiem à la mémoire de Louis XVI. En 1815, c'est même dans plusieurs églises de Paris que se produit la manifestation. À Notre-Dame, on joue le Requiem de Jommelli. En 1816, à Saint-Denis, celui de Martini. Pour janvier 1817, on commande à Cherubini – qui vient d'être nommé surintendant de la Chapelle Royale – la composition d'une nouvelle œuvre : c'est ce Requiem en ut mineur, prévu pour la dévotion plutôt que le concert et, chose rare alors, écrit pour chœur seulement, sans soliste. [Ce qui témoigne sans doute de la vocation avant tout spirituelle, et dans une moindre mesure concertante, de la pièce.]

cherubini requiem en ut mineur
(Lithographie d'après un portrait peint.)



Un peu de contexte : b) Requiem officiel des monarchies restaurées

L'œuvre remporte un vif succès, aussi bien chez l'assistance, pour sa ferveur, que chez les musiciens. Schumann et plus tard Brahms disent leur admiration ; Beethoven écrit qu'il l'aurait volontiers signée ; Berlioz, qui n'est pas suspect de complaisance envers Cherubini, loue hautement « l'abondance des idées, l'ampleur des formes, la hauteur soutenue du style, [...] la constante vérité d'expression ».

Il devient même le Requiem de prédilection pour les grandes cérémonies funèbres officielles : duc de Berry en 1820 (le fameux assassinat qui provoque la destruction de l'Opéra de la rue Richelieu, suivi de l'édification dans l'année de l'Opéra de la rue Le Peletier), occasion pour laquelle Cherubini compose et adjoint une marche funèbre d'ouverture et un In Paradisum conclusif, un nouveau service à la mémoire de Louis XVI en 1824, les obsèques de Louis XVIII la même année, celles des victimes de l'attentat de Fieschi en 1835, puis celles du maréchal Lobau en 1838, et, à rebours de cette tradition, en 1840 pour les victimes des journées de 1830 !

Cependant, son usage (et son absence) sont aussi profondément révélateurs des débats qui agitent la capitale, et même toute la chrétienté, en matière de musique sacrée.

cherubini requiem en ut mineur
Détail de l'attentat de Fieschi vu par Eugène Lami.



Un peu de contexte : c) la redécouverte du plain-chant

Une fois créé, ce Requiem rythme donc la vie monarchique française de la Restauration, et survole tout un débat, particulièrement fondamental et intense, autour de ce que doit être la musique d'église.

Il faut bien concevoir que, dans les années 1820, on redécouvre le répertoire sacré de la Renaissance. À la Sorbonne, à partir de 1824, le Pr (Alexandre) Choron rejoue Josquin et Palestrina, pour la messe, puis en concert. Le succès en est tel qu'il concurrence les « concerts spirituels », d'un tout autre genre, donnés (jusqu'en 1828) par l'Opéra de Paris !
Le phénomène ne se limite pas à Paris : à partir de 1830, Spontini est chargé par le pape de renouveler le style palestrinien – Rome interdit même les instruments dans les églises en 1843 !  Mais pour le sujet restreint du Requiem qui nous concerne, je vais me limiter au périmètre parisien.

Il se produit du milieu des années 1820 jusqu'au début des années 1840, un véritable basculement des sensibilités, parfois chez les mêmes théoriciens : ainsi Fétis, qui considérait le Requiem de Mozart comme l'horizon indépassable et prônait en 1827 des exécutions en grands effectifs, pour atteindre la « majesté » requise dans l'expression sacrée, change-t-il totalement d'avis en considérant, en 1835, que les instruments servent à exprimer les passions humaines, et ne sont donc pas adéquats pour la prière. Le théoricien, pourtant hardi à ses heures (explorant la microtonalité !), se ravise tellement qu'il publie en 1843 une Méthode élémentaire de plain-chant.
Cette évolution, qui ne se voit pas chez la plupart des débatteurs de ces années, attachés à leur camp, reflète assez bien celle des termes du débat.

La figure emblématique du regain d'intérêt pour la sobriété musicale du culte fut Félix Danjou. Organiste (formé par François Benoist, le premier à avoir jamais enseigné l'orgue au Conservatoire de Paris) à Saint-Eustache à partir de 1834 puis Notre-Dame dans les années 1840, il n'est que dans sa vingtaine lorsqu'il prend le parti de s'opposer aux grandes messes musicales, reprochant leurs tournures d'opéra à Mozart, Beethoven et même Haydn (1839).
À partir de 1845, il fonde une revue qui fait la promotion de ses idées et du plaint-chant grégorien, mal connu alors, mais qui le passionne comme modèle, si bien qu'il part en voyage en Italie à la recherche de sources, et finit par découvrir en 1847, à la bibliothèque de la Faculté de Médecine de Montpellier, le Tonaire de Saint-Bénigne de Dijon. Cette découverte capitale permet de déchiffrer les neumes (dont on cherchait en vain le sens exact), et préside à la première édition moderne de chant grégorien dans le Graduel Romain de 1851.
Persuadé que ce mode d'expression austère touche au plus près du sacré et permet de servir au mieux le culte, Danjou compose lui-même des harmonisations destinées à permettre de donner ces chants pendant les offices (1835) – c'est ce que l'on appelle le plain-chant en faux-bourdon (qui n'a donc rien d'authentique, mais dont l'intention puise à la tradition, avant que n'advienne cette exhumation du Tonaire).

Il n'existe, à ma connaissance, aucun enregistrement de ces œuvres, sans doute pas particulièrement intéressantes pour le mélomane (du plain-chant médiéval sis sur de l'harmonie XIXe conservatrice…), mais qui marquent un réel tournant à la fois dans la compréhension et dans la réception du grégorien.
On perçoit aussi à quel point cette démarche, passionnante au demeurant, entre en contradiction avec les innovations musicales sophistiquées des messes à grand spectacle dans la lignée Mozart-Beethoven-Berlioz. Les débats du temps furent très vifs à ce sujet, entre les deux camps.

cherubini requiem en ut mineur
Le salutaire tonaire de Saint-Bénigne de Dijon découvert par Danjou !




Un peu de contexte : d) un Requiem au centre de la vie musicale

Cette opposition entre musique dépouillée « l'ancienne » pour le recueillement et musique de pompe où la musique s'exprime avec grandeur se retrouve en divers moments des années 1830, et culmine à plusieurs reprises autour de funérailles… où l'on utilisait le Requiem le plus à la mode avec celui de Mozart : celui de Cherubini en ut mineur.

En 1834, Boïeldieu, élève de Cherubini, meurt prématurément. Ses obsèques sont préparées à Saint-Roch, avec le Requiem du maître. Apprenant que des chanteuses professionnelles devaient se joindre au chœur, l'archevêque de Paris, Mgr de Quélen, interdit l'exécution de l'œuvre. La pompe est finalement organisée dans la chapelle des Invalides, qui dépendait du gouvernement et où l'interdiction de l'archevêque n'avait pas cours.

En réalité, ce n'est pas tant la présence de femmes que celle de femmes de théâtre, réputées (exagérément mais non sans fondement) de mauvaise vie, qui a motivé l'interdiction. Pourquoi ne pas avoir mandaté des dames pies (=pieuses) provenant des maîtrises d'autres paroisses ?  Je n'ai pas de réponse éclairée à fournir, mais je suppose que les paroisses ne prêtaient pas leurs chœurs, n'avaient pas nécessairement envie d'accueillir n'importe quelles funérailles, et surtout que les musiciens qui organisaient l'événement n'avaient pas nécessairement envie d'entendre des œuvres ambitieuses mal chantées, préférant recourir à des professionnelles. [Certaines remarques moqueuses d'époque laissent en effet supposer que les maîtrises ne chantaient pas aussi bien que les chœurs profanes de professionnels, et que les chanteurs souhaitaient participer à la cérémonie.]

Le 3 août 1835, la cérémonie officielle des 18 victimes mortelles (et 42 blessés) de l'attentat de Fieschi – Giuseppe Fieschi, ancien soldat de l'Empire, petit faussaire et indicateur pour la Monarchie de Juillet, était l'exécutant d'un complot républicain contre Louis-Philippe, mis en œuvre Boulevard du Temple, pendant un passage en revue des troupes – se déroule aux Invalides comme il se doit, avec le même Requiem de Cherubini, sans objection de l'archevêché. Il faut dire que la dimension politique de l'attentat imposait une unité sur l'essentiel (la monarchie), même de la part d'un archevêque légitimiste, peu favorable aux Orléans.

Mais lorsque vient le tour des funérailles de Bellini – Cherubini, Rossini, Paër et le Prince Carafa portaient le cercueil –, en octobre 1835, pourtant organisées dans le même lieu, ce même Requiem se voit à nouveau banni. Mgr Quélen utilise en effet une stratégie nouvelle : il n'a aucune autorité sur le lieu, mais commande haut et fort au clergé, qui dépend de lui, de se retirer de la cérémonie à la vue de la première chanteuse.
Il faut donc improviser en juxtaposant des pièces pour voix masculines constituant un RequiemPanseron (élève de Gossec et Salieri, violoncelliste, Prix de Rome, maître de chapelle d'Estherázy, professeur de chant…) avait arrangé, en guise de Lacrimosa, le final des Puritains (en fait de religiosité, c'est l'opéra qui s'invite, et même pas le chant religieux hors scène du début du I !), changé en quatuor pour deux ténors (dont Rubini), baryton (Tamburini) et basse (Lablache !) qui remporta un vif succès (manifestement en raison de la qualité du chant). Je suppose qu'un ténor tenait le rôle du soliste, l'autre remplaçait la soprano héroïque, et que le chœur (à quatre parties en réalité, mais assez peu dense, beaucoup d'unissons) était dévolu aux deux voix graves. J'ignore si toute la section concertante avait été conservée avec ses contrastes (5 minutes), ou seulement l'air réaménagé (3 minutes).

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« Credeasi misera » et son ensemble, dans les dernières minutes des Puritains de Bellini, version Bonynge 1973 (Sutherland, Pavarotti, Ghiaurov ; Chœur de Covent Garden, LSO – studio Decca). J'aime davantage Di Stefano, (Gianni) Raimondi, ou des choses hors commerce (Kunde, Groves…) là-dedans, mais cette version a l'avantage de sa netteté et de son exactitude. 



Un peu de contexte : e) un second Requiem de Cherubini

Il faut savoir que, par la suite, le Requiem de Berlioz peut être donné en 1837 (avec succès), peut-être, supposé-je, parce qu'il s'agit ici encore d'une commande gouvernementale (Gasparin, ministre de l'Intérieur), en commémoration de la Révolution de Juillet (cérémonie finalement annulée et création reportée pour les soldats tombés à Constantine).

Mais en 1842, aux funérailles du duc d'Orléans, alors qu'on planifie un grand Requiem de Mozart dirigé par Habeneck (250 exécutants), et que tout le faste des draperies et du tout-Paris est réuni (Louis-Philippe s'étant laissé convaincre, contre la volonté de son fils, d'organiser une cérémonie très officielle), la partie musicale de l'événement est subitement annulée, et n'en subsiste que… la messe en plain-chant grégorien, avec harmonisation en faux-bourdon de Félix Danjou !  La presse loue la richesse des ornements visuels et le recueillement véritable imposé par cette musique. Les musiciens établis sont beaucoup moins tendres (Liszt avait parlé en 1835, à propos de l'exécution du faux-bourdon Danjou, de chant de « braillards ivres »), et assez amers de se voir ainsi remplacés par des bricolages issus de rêves vaporeux sur la musique du passé – Danjou ne trouve la « pierre de Rosette » du grégorien qu'en 1847, en 1842 tout le monde fait du bricolage fantasmatique.

La querelle s'apaise au fil des années 1850, alors que s'établit une distinction entre la musique religieuse prévue pour les offices et la musique sacrée de concert, qui est appelée à connaître encore de très beaux jours du côté de l'oratorio, chez Gounod, Saint-Saëns ou Massenet…

Cependant dès 1836, décidé par cette double mésaventure de 1834 et et 1835, Cherubini publie un nouveau Requiem, en ré mineur, encore plus austère que le premier (qui ne comportait pourtant pas de solistes et suivait de très près la prosodie latine !), écrit pour un chœur masculin seulement (avec orchestre, à nouveau sans solistes), à destination de sa propre mise en terre. Il est toutefois joué de son vivant : pour les funérailles du maréchal Lobau en 1838, de Plantade en 1839 (compositeur du Requiem à la mémoire de la mort de Marie-Antoinette), pour la commémoration du dixième anniversaire des journées de Juillet 1830… et pour lui-même en 1842.
Il se coule réellement dans les exigences du temps, très peu spectaculaire (hors du Dies iræ, guère de grands contrastes), chœur à trois voix (deux de ténor, parfois trois, et une de basse), beaucoup de sections a cappella (Graduale, Pie Jesu), et un Introitus-Kyrie accompagné seulement aux violoncelles-contrebasses-bassons. Tout en recueillement austère, malgré sa réelle animation musicale souterraine.

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Le « Dies iræ » du second Requiem de Cherubini, par la Philharmonie Tchèque et Markevitch (studio DGG qui fouette remarquablement !), le seul mouvement vraiment animé de cette nouvelle composition encore plus décantée.




… pardon d'avoir tant fait patienter pour la suite de la série… Le sujet politco-esthétique était tellement passionnant, et ses ramifications si lointaines et diverses, que j'ai choisi, pour ma propre satisfaction personnelle, de prendre le temps de fouiner un peu sur le sujet – et plutôt que de poster une simple recommandation discographique, de l'habiller d'un peu de ce contexte insolite. Le mélomane connaît très bien le bannissement des femmes dans les églises romaines du XVIIe siècle ; beaucoup moins, j'ai l'impression, cette lutte de pouvoir parisienne qui exclua pendant quelques décennies les femmes (du moins les professionnelles du chant) des cérémonies religieuses, lorsque le clergé n'était pas entravé par des commandements royaux !

Soyez bien assurés de ma détermination à mener ce parcours, qui me paraît utile aux curieux, à bien !  Mais ayant décidé de dédoubler les recommandations pour couvrir au mieux les différents domaines (l'essor de la musique de chambre et de la musique symphoniqueambitieuses rend difficile de se limiter à un disque par décennie tout en variant les genres et les nations), nous sommes partis pour pas mal de mois encore. Ce qui vous laisse tout le loisir d'écouter le début du voyage !


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Commentaires

1. Le lundi 7 septembre 2020 à , par Mefistofele

Bonsoir David,

Merci encore pour la découverte : passionnante histoire et superbe version. Je me délectais de la version Niquet, avec le Requiem de Plantade qui me touche énormément. Cette version Spering est un petit miracle qui a rejoint mes étagères virtuelles !
Au plaisir de lire les prochains épisodes.

2. Le lundi 7 septembre 2020 à , par DavidLeMarrec

Bonsoir Mefisto !

Niquet, avec ses bassons très typés et son enchaînement très cursif (plutôt que déclamatoire) des épisodes, est effectivement la meilleure alternative possible sur instruments anciens ! J'ai hésité entre ces trois versions. Plantade m'a plu aussi, moins touché que toi, peut-être parce que je ne l'ai pas encore assez écouté (une poignée de fois).
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