lundi 25 mai 2026
Mais que devient Carnets sur sol ?
Si vous voyez peu de nouveautés ces derniers jours sur Carnets sur sol canal historique, il y a une raison. Et même davantage.
1. Table des leitmotive de Pelléas
Relancé plusieurs fois récemment, je m'y suis mis. Ce sera en plusieurs fois, mais pour le premier jet se trouveront tous les motifs recensés, par type, ainsi que quelques occurrences. But final : les y faire toutes figurer.
Et ça prend du temps comme vous pouvez vous l'imaginer. Moins de relire ou rejouer la partition que de tout noter et de tout rédiger. Autant de temps de compilation & rédaction qui n'est pas consacré à l'avancée des notules.
2. Le démon au béret
Ce n'est pas ce qui m'occupe le plus, car l'échéance est lointaine, mais j'ai reçu une commande du Cercle National Richard Wagner de Paris pour une conférence le 11 avril prochain (sur Les Fées). Cela s'ajoute donc à mes recherches pour les séries vidéo, et à mon travail au piano – il n'y aura pas de piano à l'Hôtel Bedford où se tiendra la conférence, mais c'est un excellent moyen de s'immerger. Et toujours un surcroît de travail.
3. La fin du bel aujourd'hui…
Ceci raconte ma vie pour les curieux. Vous pouvez directement passer au §4, c'est sans grand intérêt à la vérité. (Mais donne du contexte pour les curieux, ou les geeks qui auraient des idées à suggérer.)
Le domaine a été ouvert en 2002 avec un premier site (Opéra Critiques, où je parlais de mes expériences d'auditeur et de spectateur comme vous pouvez l'imaginer), entièrement codé à la main (de simples cadres html). Hébergement tenté avec l'offre gratuite d'un modem Free à l'époque, pur essai, ne connaissant pas de mélomanes autour de moi, d'échanger un peu sur ces sujets. Puis, en 2004, ce sont les débuts de Carnets sur sol, par simple curiosité devant l'outil nouveau des blogues, et très vite séduit par la stimulation induite par la forme diarisée en 2004 — l'une des origines du nom Carnets sur sol provient du nom que je donnais aux blogues (le mot n'étant pas fort joli, ni très signifiant en français) : carnet de Toile.
Depuis, j'en suis resté à Dotclear 1.2, mon logiciel de publication, ignorant les conseils de mise à jour, il fallait chanter l'identité visuelle et je n'en avais ni l'envie ni le temps. La technique reste essentiellement un truchement pour moi. Que ce soit joli, soit, mais ça ne doit pas prendre sur le temps de production de notules. Dotclear était, à l'époque où je m'y suis engagé, l'égal de Wordpress, un choix de logiciel libre, avec une communauté francophone active, c'était potentiellement le meilleur choix – les deux projets n'ont pas connu un développement similaire, mais je ne pouvais pas le deviner.
J'ai d'abord eu Flash qui m'a lâché : pourtant, j'avais pris le meilleur de ce qui se faisait à l'époque en format multimédia, un petit utilitaire en sources ouvertes… Mais Flash n'existe plus nulle part désormais, et j'ai dû remplacer manuellement les lecteurs par du HTML5 dans un certain nombre de notules. Mais sur les 3000 entrées que compte le site, je suis obligé, pour la plupart des occurrences de recommander à mes lecteurs d'aller chercher les liens (qui existent toujours) directement dans le code source de la page. Ce qui fait perdre assez considérablement au caractère intuitif.
Et voilà que depuis un à deux ans, la norme https rend mon site suspect aux navigateurs : il ne correspond aux normes. Un certain nombre de lecteurs ne peuvent plus y accéder au travail — et il faut vraiment cliquer sur « site dangereux » pour aller lire. Je dois me rendre à l'évidence : Carnets sur sol est assis sur une technologie déjà largement obsolète, partiellement inaccessible, et qui le deviendra totalement à plus ou moins brève échéance. Tristesse que d'investir du temps dans des formats qui meurent, mais à défaut de publier des livres (qui deviennent aux aussi indisponibles, notez bien), je n'ai pas vraiment le choix.
Autant agir en prenant son temps plutôt que de chercher des solutions en catastrophe.
Il y a exactement un an, terrible plantage — de Free, il y en a un tous les deux ans en règle générale, mais dans celui-ci, le serveur a carrément brûlé et l'administrateur injoignable a oublié de redonner les droits sur le nouveau… Il a fini par se rendre compte de l'erreur plusieurs semaines après. Résultat : deux ans d'archives débranchées, qu'on ne retrouve plus que sur WebArchives — je les réintroduis très progressivement, j'en suis encore loin, il faut récrire tous les liens vers les sons, images et autres notules, c'est long et peu gratifiant. La menace planait même sur la possibilité de restaurer l'armature du site, elle-même corrompue, rendant potentiellement impossible le redémarrage et condamnant plus de vingt ans d'archives à rester sur des sites-miroirs ou dans un fichier de sauvegarde contenant tout le texte de façon inexploitable.
Car Free a la particularité de saboter délibérément ses Pages Persos depuis plusieurs années : version de PHP totalement obsolète, aucun support technique (une seule personne gère globalement toutes les pages persos… !), et même davantage : les sauvegardes de bases SQL sont vérolées depuis des années (ce qui m'a occasionné plus d'une fois des restaurations laborieuses), et rien n'a jamais été fait.
À la suite de la catastrophe, j'avais pris un abonnement pour commencer à transférer le site de façon plus pérenne, mettre à jour le logiciel, voire adapter la structure du site à mes nouveaux besoins. Sous l'impulsion d'amis bienveillants qui me conseillent depuis longtemps en ce sens, j'ai donc depuis quelques semaines la réflexion et les premiers essais techniques en ce sens.
Une bonne surprise : il est possible aisément (alors que ce n'était supposément pas le cas) de transférer un Dotclear 1.2 antédiluvien vers un Dotclear 2, contrairement à ce qu'annonçait la communauté il y a déjà plus de dix ans. Mais ce fut la seule bonne surprise.
Tout le reste : c'est le chemin de croix que je me figurais. La base MySQL de Free est corrompue pendant l'exportation (tous les accents et caractères spéciaux sont déformés), par une transcription d'UTF-8 en Latin réencodé en UTF-8 de façon, c'est vraiment leur serveur qui est conçu comme cela : l'équivalent de barbouiller par-dessus un Rubens (toutes proportions talentueuses gardées) en prenant bien soin de placer une couche de colle sous la nouvelle peinture, pour qu'on soit sûr qu'on ne puisse pas faire de restauration. Free interdit donc à la fois les redirections et… empêche l'exportation de sa base de données.
Pour la suite, problèmes en cascade que je vous passe : quand je corrige automatiquement le problème avec la bibliothèque Python idoine, les apostrophes génèrent des problèmes en cascade, ou bien si je nettoie après import dans Dotclear 2, la base est trop lourde et l'inferface de Dotclear 2 ne permet d'importer à partir du serveur que pour Dotclear 1.2, et autres dizaines de problèmes qui en principe doivent se régler très simplement, mais où à chaque fois un grain de sable me conduit vers un problème structurel plus important encore, et me détourne de la suite réellement intéressante de l'opération.
4. … mais la promesse de lendemains qui chantent
Et précisément, pour cette suite, je suis curieux des avis de lecteurs. Je compte donc redéployer Carnets sur sol : l'état actuel du site est déjà partiellement obsolète, l'hébergeur est un nid à problèmes délibérément entretenus par lui-même (!), et des besoins nouveaux se sont fait jour — ne serait-ce que les colonnes, peu compatibles avec la lecture sur téléphone ou tablette (ça n'existait pas à l'époque !). Je ne peux pas de toute façon pas le mettre à jour sans en retravailler l'aspect : le « thème » utilisé pour ce site n'existe pas sur Dotclear 2, son successeur logique. Je compte conserver l'identité visuelle du site, mais il faudra tout recoder.
Ce que je souhaiterais :
→ Conserver les archives. Si le site reste dans un coin et non intégré, ce sera un mouroir pour les anciennes notules. Et je n'ai pas la patience de réinjecter manuellement 3000 titres, dans lesquelles tous les liens, images & sons seront à corriger.
→ La possibilité d'intégrer une interface multiple, à onglets. Par exemple une page d'accueil contenant la dernière notule « de fond », mais aussi une page ou une colone recensant toutes les parutions sous divers formats (notules disques, agenda, podcasts, vidéos…), et éventuellement des filtres qui permettent de ne voir que les notules de fond / les chroniques de disque / les impressions de concert, selon les besoins de chacun.
→ Conserver les champs de commentaires pour pouvoir interagir — même si mon lectorat s'épanche peu, depuis pas mal d'années.
Pour la forme, j'hésite.
Dotclear 2 : en principe très souple, mais ce que je vois est un peu rigide pour ce que je souhaiterais, ce reste avant tout un blogue. Avec des onglets en tête de site, pourquoi pas.
Wordpress : la bascule n'est en théorie pas très compliquée (mais là aussi, j'en rencontré mille obstacles concrets lorsque j'ai voulu tenter). Je n'aime pas le html bidouillé utilisé par son interface texte. Les possibilités sont réputées infinies, mais en première approche, je n'ai pas trouvé facilement comment réaliser mes souhaits sans vraiment mettre la main dans la structure des thèmes — et je n'ai pas que ça à faire, comme vous l'aurez compris.
Un site en pur html : de simples pages à faire avec un style personnalisable à l'infini, sans structure complexe qui peut planter. (Les plantages du Dotclear 2 le plus récent, rien qu'en changeant un thème, m'ont terrifié.) Mais il faut vraiment bien concevoir l'arborescence dès le début, et quelques questions à sont vérifier d'abord : commentaires ? import des vieilles notules ? moteur de recherche ? Jekyll, Hugo, Pelican font ça, mais il faut à nouveau que je me mette à de nouveaux langage alors que moi je veux juste babiller sur mon temps libre, pas passer un doctorat en programmation visuelle.
(Oui, je suis difficile, je veux à la fois avoir la main sur ce que je fais et donc comprendre l'armature du site, et ne pas avoir à m'en préoccuper. Mais enfin, à présent des ordinateurs sont capables de résoudre des problèmes de physique théorique, et vraiment, pour balancer un texte sur l'Internet, il faut absolument être un maître en code ?)
Je peux aussi payer quelqu'un pour le faire, mais je crains d'avoir du mal à lâcher prise si le résultat ne me convient pas totalement.
Je suis donc curieux des idées de forme et des retours d'usage de mes honorables lecteurs, avant que la bascule ne soit sans retour pour les dix ou vingt prochaines années ! (Je ne vous raconte pas les regrets que j'ai eus de ne pas m'être prononcé sur le nouveau site du CNSM, on m'avait demandé mon avis, je n'avais pas grand'chose à dire… et j'aurais vraiment dû dire ne touchez à rien !)
5. La place croissante des vidéos
J'avoue m'être jeté à corps perdu dans la constitution de vidéos (avec du matériel sonore de meilleure qualité) : économiser sur le temps d'écriture m'ouvre énormément de possibilités de matière de recherches et de sujets. Cela flatte aussi mon goût de la contextualisation et de la digression, très chronophage à l'écrit, indolore à l'oral. (Et jusqu'à présent, l'auditorat m'a plutôt complimenté à propos des incises, ce qui me conforte dans la légitimité de mon vice.) Je trouve également que je retiens mieux les informations, en faisant un effort de mémoire et de restitution, plutôt que de les consigner immédiatement par écrit.
(Pour ceux qui avaient renoncé devant le son précaire, j'ai investi dans un micro, ce devrait être beaucoup plus agréable à écouter désormais.)
J'ai bien conscience que le mode de consommation n'en est pas identique, regarder une vidéo ou écouter un podcast prend beaucoup plus de temps. La maîtrise de l'écrit offre également davantage de précision – et de possibilités d'humour, je fais ça volontiers à l'écrit ou en conversation, mais tout seul devant la caméra, beaucoup moins – pour construire des progressions, des images parlantes, des jeux parfois.
Mais l'écart de dépense en temps est tellement abyssal que la question se pose véritablement. J'ai essayé de transcrire les séries vidéo à l'écrit : au bout de plusieurs heures de récriture, j'en suis encore à l'introduction. Le contrôle du verbe a un prix.
Je ne veux évidemment pas abandonner mes lecteurs, pour qui l'écrit (et je partage leur opinion) est primordial. Donc j'explore des solutions pour que ce loisir demeure agréable pour moi, sans abandonner ceux qui aiment lire CSS.
Je vais donc probablement tester, pendant le temps des travaux sur le site, de ma présence dans les festivals franciliens sur les week-ends, de la préparation de la table des motifs de Pelléas… quelques nouveaux formats.
6. Nouveaux formats à l'écrit
Ce que j'entrevois que je pourrais vous proposer, pour ne pas laisser filer des semaines entre chaque nouvelle notule et me laisser le temps de déménager mon site, sans que tout cela simultanément ne devienne un sacerdoce pénible.
--
a) Transcriptions
Avec mon entraînement de 100 podcasts et 300 vidéos (la plupart du temps sans script ou avec un conducteur de quelques mots), je commence à arriver à structurer un propos à l'oral. Les outils de reconnaissance vocale sont au point, quelques noms propres à corriger et c'est tout : on peut disposer de tout le texte lu. En le passant à la moulinette d'un LLM, on peut le nettoyer automatiquement des « euh » et « donc » parasites, concaténer les bouts de phrase de façon correcte. Cela me permettrait de transmettre des idées, dans un style certes plus relâché, mais en conservant exactement mes paroles, sans réécriture par la machine. Ce serait donc à voir comme une retranscription d'entretien. Stylistiquement pas aussi satisfaisant, mais en termes de contenu, demeurerait assez équivalent à ce qu'aurait produit la notule concernée. Et là, le potentiel de nouveaux sujets devient particulièrement vaste, beaucoup plus rapide à mettre en œuvre — je suis en train d'écrire la série sur les noëls baroques par ce moyen, pour faire suite à la série de notules sur le Concile de Trente. En cas de manque de temps de mon côté, possibilité aussi de transformer instantanément, même les soirs de grande fatigue après mon day job, des podcasts ou vidéos préexistants en notules qui n'existent pas encore.
Éthiquement, je n'y vois aucun problème : c'est exactement ce que j'ai conçu et énoncé, c'est juste la retranscription qu'un logiciel fait automatiquement. Le problème réside, même si le produit fini me paraît tout à fait lisible sans déplaisir, plutôt dans l'écart de qualité de l'écrit, beaucoup plus informel, plus relâché, plus tâtonnant. Les habitués de CSS risquent de grimacer.
--
b) Générations
J'ai bien sûr testé, par pure curiosité (n'étant pas un chat, je ne risque rien), la capacité des LLMs à produire une notule automatiquement : on fait mouliner quelques exemples de notules qu'on aime bien, on fournit le verbatim du podcast ou de la vidéo, et ça produit un texte d'article. Honnêtement, le résultat est étonnamment bon, bien écrit, cohérent, le contenu est globalement le même. En rapport temps-efficacité, c'est imbattable : instantané, rien à retoucher, et reproduit fidèlement les informations de l'original.
Cela n'entame pas complètement ma gêne cependant :
¶ le détail des phrases ne correspond pas toujours à ce que j'aurais écrit (quelques formules bateau du genre « de tout temps les compositeurs », vous voyez le genre qui caresse dans le sens du poil), et cela, je ne pense pas qu'on puisse le corriger (quelquefois même, ça ressemble à une réutilisation d'une formule que j'avais forgée pour un autre contexte) ;
¶ l'humour aussi, pas mal imité dans son principe, mais pas forcément là où je l'aurais mis, et souvent pas complètement opérant ;
et surtout deux considérations éthiques :
¶ est-ce que ça a encore du sens de produire un site automatique ? autant demander à mon LLM de compiler Wikipédia + un ou deux PDFs d'articles scienfitiques et de faire un article à ma place, avec publication automatisée…
¶ je ne trouve pas respectueux de demander à mes lecteurs de lire quelque chose que je n'ai pas pris le temps d'écrire ! mes lecteurs pourraient en profiter pour programmer des automates qui aillent lire le site à leur place, tant qu'on y est, et la boucle est bouclée.
--
Évidemment, dans les deux cas (transcriptions & générations), la règle éthique première est la transparence : nommer le procédé de constitution du document. Que les lecteurs sachent ce qu'ils lisent. J'avoue que la version générée est plus agréable à lire que la retranscription brute, mais j'ai le sentiment ce faisant de mettre le doigt dans un engrenage impossible à réfréner, et qui entraîne une perte de sens vertigineuse.
Je m'exagère peut-être l'enjeu déontologique, dans la mesure où ces textes sont le fruit de mes recherches (pas mal d'heures par semaine en bibliothèque), de mes notes, mes plans, mes « conférences » en ligne, ce n'est pas l'aspiration du travail de quelqu'un d'autre mais le redéploiement de mon propre travail. Redéploiement automatique cependant. Et autant la publication automatique n'a pas de valeur ajoutée, autant la rédaction, c'est toucher à de l'intangible très précieux.
6. On fait quoi ?
Vous percevez mon vertige : après avoir réalisé toutes les tâches seul pendant plus de vingt ans, je me rends compte qu'il existe un raccourci très efficace au moment même où je manque de temps pour alimenter le site en écrits. L'écriture est un plaisir auquel il est hors de question de renoncer, mais l'ampleur des sujets abordés désormais rend impossible leur documentation écrite à part par touches. Que faire ?
¶ Espacer les publications ? C'est se faire oublier, c'est aussi perdre en motivation et repousser sans cesse les nouvelles parutions.
¶ Adapter les projets au format ? Les projets écrits auront une portée plus modeste que les projets vidéo, embrasseront moins de sujets, et des sujets moins larges.
¶ Tenter une forme hybride ? Résumé rédigé par moi-même des enjeux ou des moments-clefs, puis retranscription brute du texte dit dans la vidéo.
¶ Embrasser l'oralité ? Considérer que la retranscription est en soi un objet décent, et les publier, au moins tant que le chantier de transfert du site n'est pas achevé, pendant quelques semaines.
¶ Automatiser ? Je suis très circonspect là-dessus. D'abord parce que produire pour CSS est mon plaisir, je n'en tire pas de gain autre que de la satisfaction personnelle. Ensuite parce que cela fait perdre la main sur la nuance. Enfin parce qu'il y a là une forme d'irrespect envers les lecteurs qui me font, parmi l'infinité des possibles, l'honneur de leur temps.
Je ferai sans doute des essais dans les prochaines livraisons, ne soyez pas surpris. Évidemment, votre retour est apprécié.
Ce billet, écrit à par DavidLeMarrec dans la catégorie Intendance a suscité :
6 roulades :: sans ricochet :: 434 indiscrets