Carnets sur sol

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dimanche 5 avril 2026

Agenda peaufiné


J'ai encore opéré des compléments importants sur l'agenda (près de 1500 concerts recensés !). J'en ai profité pour fournir une version Google Agenda et .ics téléchargeable, ainsi ce sera plus facile à intégrer dans votre univers logiciel, quelles que soient vos habitudes !

Tous les liens par ici → http://carnetsol.fr/css/index.php?2026/03/28/3434-agenda-tout-inclus.

samedi 28 mars 2026

Agenda, tout inclus


Pour information.

L'agenda nouvelle formule contient désormais toute la programmation 2026-2027 de la Philharmonie, du Théâtre des Champs-Élysées, de Versailles, d'Insula Orchestra. J'ai commencé à inclure un peu de cette saison en cours, mais je ne pourrai jamais atteindre le bon degré de complétude.
http://carnetsol.fr/css/images/agenda_2027_carnets_sur_sol.xlsx
Je le mettrai régulièrement à jour (en remplaçant le fichier situé à cette adresse), sans forcément le signaler à chaque fois. Je me dis simplement que ce peut être utile pour commencer à constituer vos abonnements !
Bien sûr, il s'agit d'un outil synoptique commode, mais, je vous en conjure, vérifiez chaque date avant que de réserver : j'ai automatisé la saisie, et il peut y avoir des erreurs. Il est possible aussi qu'il manque des dates, ne vous dispensez donc pas de lire les brochures. L'intérêt est surtout de repérer aisément les semaines chargées et les dates qui se chevauchent, ou, plus tard, de conserver un œil sur des programmations de salles ou de conservatoires.

Pour les trouvailles au jour le jour, personne n'est mieux informé que Peredovitch. Sur la nouvelle mouture de son site, il a installé un agenda où vous trouverez certaines petites salles qui annoncent très tard leur programmation et que je n'ai pas toujours le temps de relever (parfois la veille ou le jour même) !
https://ressources.peredovitch.eu/events/

Mise à jour : Grâce à un petit outil concocté par ses soins (gloire à Peredovitch !), je puis exporter tout cela au format calendrier sans en perdre les détails. Vous le trouverez en ligne là. Et vous pouvez même le télécharger dans sa dernière version ici, si d'aventure vous souhaitez l'intégrer dans votre propre logiciel d'agenda : http://carnetsol.fr/css/images/agenda_2027_carnets_sur_sol.ics !

mercredi 18 mars 2026

Le nouvel agenda 2027 — Nouvelles saisons Versailles & TCE


Un nouvel agenda de la Francilie musicale

Maintenir l'ancien était devenu trop chronophage et j'ai un peu décroché cette année, mais je sais que le service était apprécié de certains mélomanes fervents, aussi je tente de nouvelles approches pour la saison prochaine.

Le retour du format tableau, téléchargeable pour que vous puissiez l'amender, l'agrémenter, l'intégrer à votre guise.
http://carnetsol.fr/css/images/agenda_2027_carnets_sur_sol.xlsx



Champs-Élysées : la troisième fuite

La saison du TCE paraît dans deux jours, mais comme elle a fuité depuis deux semaines (je la tiens de pas moins de cinq sources distinctes), elle figure déjà dans l'agenda pour les curieux (Roméo & Juliette de Steibelt, Roma de Massenet !).

Le cœur du répertoire du Théâtre des Champs-Élysées, c'est le lyrique, et plutôt tradi : opera seria du XVIIIe italien (surtout Haendel, parfois Vivaldi), opéra romantique italien (Maria Stuarda) et français.

Pas beaucoup de prise de risque dans la rareté cette année — il y avait eu des français rares il y a quelques années, et pas seulement grâce à Bru Zane, cette saison c'était le XVIIe italien qui était bien représenté… —, mais on y voit des opéras qui sortent du profil ordinaire de ce qui est joué dans la maison (Château de Bartók, de Stravinski, Prokofiev, et le Crépuscule des Dieux sur instruments d'époque !).



Opéra Royal de Versailles : cher mais beau (mais cher)

C'est une première dans l'histoire des saisons franciliennes : Versailles est le premier établissement à publier sa saison.
Le PDF résumé est à consulter ici. (Et les dates sont déjà incluses dans mon agenda ci-dessus.)

De très belles choses rares au programme : Spartacus de Porsile par le chouchou Orkester (avec Junker et Pichanik notamment !), Marc-Antoine & Cléopâtre de Hasse, diptyque Pygmalion (Rameau) & Cadi dupé (Gluck), reprises du Carnaval de Venise de Campra, de La Caravane du Caire de Grétry, du Romeo e Giulietta de Zingarelli (inspiré du style français), et une production scénique pour Tarare de Salieri, un opéra durchkomponiert aux transitions soignées, bien avant Wagner, sur un livret séditieux de Beaumarchais (un des meilleurs opéras de tous les temps) !

Et dans de très belles distributions (même s'il faudra faire avec Mechelen en Tarare).

Je me rejouis de voir le développement de l'offre scénique, mais la contrepartie est la tarification vraiment haute (petite jauge, une production coûte d'autant plus cher à amortir), la place la moins chère est à 53€ pour beaucoup de soirées (voire 83€ dans quelques cas). Vu le confort spartiate et les contraintes d'aller à Versailles en semaine quand on n'habite pas déjà l'Ouest francilien, il y a un petit côté sacerdoce pour les mélomanes qui osent. Mais l'offre est clairement au niveau, et pensée en cohérence avec le lieu.

La tragédie en musique, en revanche, semble avoir à peu près complètement disparu. (Où se feront les productions du CMBV ?)



À très bientôt pour des compléments d'agenda !

vendredi 13 mars 2026

Fuites massives : Philharmonie de Paris 2026-2027


Et à présent, la Philharmonie, à nouveau via Mickt. (Je serais les salles, je lui offrirais deux-trois belles places par saison pour le faire taire.)
((Non, en réalité je n'ai jamais trop compris cette histoire d'embargo : plus ça fait parler, mieux c'est.))



Les fuites et ma vie

En réalité, je ne suis vraiment pas obsédé du tout par les fuites des saisons, mais il se trouve que chaque année, des lecteurs m'envoient en privé des infos, et depuis un certain temps, Mickt / Pécuchet parvient à extirper (par des moyens qui restent secrets) l'essentiel du contenu des saisons plusieurs mois avant les publications officielles. Il est assez gentil pour les publier assez peu de temps avant les annonces de saison.
Je suis donc surtout un relais – je sais que ça intéresse vivement une partie des mélomanes franciliens. Et je me dis que c'est sans doute une porte d'entrée vers les autres contenus un peu plus substantiels du site, c'est le genre d'info qui peut tourner un peu au delà de mes cercles.

Anecdote à ce propos.

Je me rappelle avec amusement comment, il y a quelques années, j'avais été contacté par Radio-France pour me demander de retirer la brochure qui avait fuité — c'était un peu panique à bord, alors que ça créait justement un engouement pour les mélomanes et permettait, pour une fois, de ne pas passer après tous les abonnements de l'Opéra, de la Philharmonie, des Champs-Élysées. Mes arguments en ce sens n'ont pas beaucoup porté, j'ai bien sûr retiré la brochure — elle ne m'appartient pas, et je ne veux pas mettre le désordre dans cette vénérable maison. Je n'ai clairement pas à me plaindre l'attitude de RF dans cet épisode : je suis depuis, en remerciement, invité aux concerts du National de France, ce qui est un geste particulièrement élégant par rapport à mon maigre service rendu.
Pour autant, je reste étonné de l'importance attachée à la chose. Certes, il y avait une journée prévue sur France Musique pour le dévoilement de la saison, ça aurait sans doute agacé pas mal de gens en interne, mais à mon sens, le public qui découvrirait la brochure sur les ondes ne serait pas le même, pour large part, que celui qui traîne sur les réseaux et les forums. Que les salles attendent un jour proche des réservations pour communiquer, bien sûr, mais les fuites montrent plutôt un intérêt, ça ne me paraît pas si grave. Mais je comprends bien l'enjeu interne : quand c'est ton job de ne pas diffuser une info, même si ça ne cause pas de préjudice qu'elle sorte, tu dois pouvoir te faire tancer – je suppose.



Impressions

En première lecture, je remarque la grande quantité d'orchestres étrangers invités (25 au moins), dont quelques-uns qu'on n'a pas souvent vus dans cette salle : Mahler Chamber Orchestra, Mahler Jugendorchester, Filarmonica Joven Colombia, le transfert du Philharmonique de Rotterdam depuis le TCE, le retour depuis un moment du West-Eastern Divan…

Le grand nombre d'opéras aussi : 12 au moins + pas mal d'oratorios (dont certains à caractère dramatique, comme Elias ou les Passions).

A priori pas de volet de Licht de Stockhausen cette année, ça va préparer dur le dernier volet — apparemment, l'ordre choisi était par difficulté croissante d'organisation, même si j'ai peine à imaginer qu'il y ait plus malcommode que Sonntag, ses six heures et ses DEUX SALLES. (Bon, dans Mittwoch, il y a bien la question des quatre hélicos… Mais vu ce que Silvia Costa a fait au rhinocéros rose ailé blindé invicible de l'espace, on doit pouvoir s'arranger sans trop s'épuiser… Vu les contraintes d'écologie, de sécurité et tout simplement d'acoustique, considérant le truchement inévitable d'une retransmission, il serait de toute façon acceptable de se contenter d'une vidéo, voire de la vidéo historique des Arditti.)

Des ciné-concerts avec impro : Thierry Escaich dans Metropolis (son Fantôme de l'Opéra l'an passé et son Aurore cette année ont à chaque fois été la plus belle expérience de ma saison, toutes salles franciliennes confondues !), Alexandre Tharaud pour L'Aurore (mais peut-être est-ce une composition plutôt ?).

Et puis des célébrations : 50 ans de l'Ensemble Intercontemporain, 50 ans du Chœur de l'Orchestre de Paris, 80 ans de John Adams, 90 ans de Steve Reich, 100 ans de Pierre Henry, 100 ans de Mstislav Rostropovitch (même si célébrer un interprète mort me paraît toujours étrange, on ne peut pas vraiment venir l'entendre…), 100 ans de Herbert Blomstedt.

Dans ce qui est annoncé, peu de raretés transparaissent, mais je sais bien qu'il y en a toujours dans les recoins des programmes, ou pour les petits concerts de l'Amphi et du Studio qu'on ne voit pas passer de prime abord dans les fuites. Le partenariat avec La Cité des Compositrices est maintenu en tout cas. Et je vois déjà une bizarrerie assez amusante, avec Onze mille cordes de Georg Friedrich Haas, pour 50 pianos.



Contenus


Opéras

Haendel : Riccardo Primo
Haendel : Acis and Galatea
Rameau : Hippolyte & Aricie
Donizetti : Lucia di Lammermoor par l'Opéra de Bordeaux
Verdi : Il Trovatore par le Cercle de l'Harmonie
Wagner : Tristan, acte II par le Philhar'
Wagner : le Ring (en entier ?) par l'Opéra de Zurich
Bizet : Les Pêcheurs de Perles
Gershwin : Porgy and Bess, par l'Opéra du Cap

En oratorio, les usual suspects : les deux Passion de Bach, Elias de Mendelssohn, Deutsches Requiem de Brahms, War Requiem de Britten…


Orchestres étrangers invités

Îles Britanniques : London Symphony x4, Chamber Orchestra of Europe x2, Philharmonia
Bénélux : Concertgebouworkest d'Amsterdam x2
Suisse : Chambre de Lausanne, Mahler Chamber Orchestra
Germains : Philharmonique de Munich, Gewandhausorchester Leipzig x2, Staatskapelle Dresden, Gustav Mahler Jugendorchester
Italie : Philharmonique de la Scala de Milan, Saint-Cecilia (Rome)
Europe orientale : Philharmonie Tchèque, Festival de Budapest
Orient tout court : West-Eastern Divan Orchestra
Amériques : Chicago, Cleveland, Met de New-York x2, New York Philharmonic x2, Boston, Filarmonica Joven Colombia


Œuvres

Énormément de Mahler (1, 2, 3, 4, deux fois 5, 7, 8 ,9, deux fois Erde), de Brahms, de Bruckner, de Sibelius (5 & 7) de Chostakovitch (4 & 8), de Prokofiev (deux fois 5)… Bref, les lignes de force ne semble pas changer.



Ite missa est

Pour le détail des associations œuvres / orchestres et pour les noms des stars, voyez la communication complète de Mickt.

Pour mon opinion générale sur les orientations des programmations franciliennes, voir là.

mercredi 11 mars 2026

Opéra de Paris : fuite de la saison 2026-2027


Fuite de la saison à venir de l'Opéra de Paris (côté opéra uniquement), via Mickt, la terreur des services communication des grandes salles parisiennes.

Pas beaucoup de nouveautés — et assez peu de nouvelles productions, j'ai l'impression, choix à double tranchant considérant que les reprises, hors tubes, sont en général très vides même à tarif réduit.

Mais deux créations et de belles distributions, ce n'est déjà pas si mal vu la ligne générale de la maison depuis le sabordage par Lissner (cf. §5 pour ceux qui ont oublié) et les objectifs d'équilibre économique d'Alexander Neef… quitte à sacrifier l'exaltation artistique. [Tout cela pose de grandes questions sur l'objectif et la vocation d'une maison d'opéra, d'ailleurs. J'en ai déjà souvent parlé, je n'y reviens pas.]

Je souligne dans les distributions ce qui me paraît attirant.



Baroque et classique

En l'état des fuites (qui semblent assez complètes), aucun opéra baroque n'est annoncé – alors qu'on avait toujours un Haendel, et même souvent une tragédie en musique ces dernières années, le Seicento s'invitant même à Bastille ce printemps !

En revanche, quatre séries Mozart (pourquoi se fatiguer à jouer autre chose du XVIIIe siècle, hein).


Idomeneo : direction Antonello Manacorda, nouvelle mise en scène Wajdi Mouawad
Allan Clayton, Lea Desandre, Johanna Wallroth, Elsa Dreisig, Laurence Kilsby, Bergsvein Toverud, Morgan-Andrew King.

Don Giovanni : nouvelle mise en scène Louisa Proske.
Deux séries, l'une en janvier, l'autre en mai. 
        direction Pablo-Heras Casado ; Peter Mattei, Slávka Zámečníková, Amitai Pati, Kwangchul Youn, Jacquelyn Stucker, Joshua Bloom, Vartan Gabrielian, Elena Villalón / Ilanah Lobel-Torres
        direction Stéphanie Childress ; Davide Luciano, Jeanine De Bique, Manase Latu, Alexander Tsymbalyuk, Tara Erraught, Joshua Bloom, Morgan-Andrew King, Patricia Nolz

La Clémence de Titus ; direction Harry Bicket, mise en scène Willy Decker
Pavol Breslik / Matthew Polenzani, Hanna-Elisabeth Müller, Johanna Wallroth, Emily D’Angelo, Maria Warenberg, Alex Rosen



Romantiques italiens

Comme il faut bien remplir, l'essentiel de la saison est occupée par des titres (très) célèbres de compositeurs romantiques italiens. (La Riva delle Sirti de Luciano Chailly, c'est pas pour tout de suite.) Et toutes des reprises de mises en scène existantes, au moins on a économisé sur ça.


Rossini, Il Barbiere di Siviglia.
direction Jader Bignamini / François López-Ferrer
mise en scène Damiano Michieletto
Jack Swanson / Josh Lovell, Lea Desandre / Marina Viotti, Nicola Alaimo, Huw Montague Rendall / Andrzej Filończyk, Adolfo Corrado

Donizetti, L'Elisir d'amore
direction Evelino Pidò
mise en scène Laurent Pelly
Pretty Yende, René Barbera, Davide Luciano, Ambrogio Maestri, Isobel Anthony

Donizetti, Don Pasquale
direction Speranza Scappucci
mise en scène Damiano Michieletto
Pietro Spagnoli, Vito Priante, Lawrence Brownlee, Olga Kulchynska, Jianhong Zhao
→ Distribution de feu !  (Mais je ne sais pas trop où en sont vocalement Priante et surtout Spagnoli, mes dernières écoutes remontent.) J'attends toujours d'être favorable impressionné par Scappucci.

Verdi, Il Trovatore
direction Timur Zangiev
mise en scène Alex Ollé
Tamara Wilson / Saioa Hernández, Yulia Matochkina, Yusif Eyvazov / Gwyn Hughes Jones, Quinn Kelsey / Artur Ruciński
→ Attention, GHJ, c'est pour les amateurs de voix mixte et pas de gros tromblons. Il devrait être moins concurrencé par l'orchestre que dans Turandot. J'aurais spontanément plutôt proposé ça avec des voix claires comparables et instruments d'époque, façon Trouvère de Hofstetter.

Puccini, Turandot
direction Eun Sun Kim
mise en scène Robert Wilson
Elza van den Heever / Anna Pirozzi, Yusif Eyvazov, Adriana Gonzalez / Gabriella Reyes, Carlo Bosi, Alexander Tsymbalyuk



Standards français

En français non plus, pas beaucoup de prise de risque : des titres fréquemment joués aujourd'hui – en trois ans, chaque grande salle d'opéra parisienne aura fait son Werther

L'exploration du répertoire historique de la maison repassera.


Gounod, Roméo & Juliette
direction Fabien Gabel
mise en scène Thomas Jolly
Amina Edris / Nadine Sierra, Pene Pati / Juan Diego Flórez, Julien Henric, Seray Pinar / Maria Warenberg, Sylvie Brunet-Grupposo

Thomas, Hamlet (version ténor)
direction Michael Schønwandt
mise en scène Krzysztof Warlikowski
John Osborn, Adela Zaharia, Clémentine Margaine, Jean Teitgen, Julien Henric, Laurent Naouri, Manase Latu, Vartan Gabrielian

Massenet, Werther
direction Nathalie Stutzmann
nouvelle mise en scène Robert Carsen (coproduction Baden-Baden, voyez ici)
Benjamin Bernheim / Michael Spyres, Aigul Akhmetshina, Gordon Bintner, Laurent Naouri, Christophe Mortagne, Franck Leguérinel, Sandra Hamaoui



Allemands

Le Ring de Wagner occupe évidemment toute la place : quelques représentations du Crépuscule des Dieux en octobre, puis deux cycles complets vendus à prix d'or en novembre. Les distributions ont été annoncées officiellement depuis plusieurs mois par l'Opéra lors de la vente des cycles.

Richard Strauss a totalement disparu des rayons, et je ne parle même pas d'espérer Weber, Marschner, Schreker (jamais à l'Opéra de Paris !) ou quoi que ce soit d'autre que l'Enlèvement au Sérail, la Flûte enchantée ou la Veuve joyeuse



XXe siècle / opéra slave

Très peu d'offre, dans ce qui est représente la période la plus variée en esthétiques – et où l'on trouve, aussi, des livrets plus affinés, si l'on sait chercher.

Il se limite en réalisé à deux titres slaves assez prisés du public plus « musiqueux » / « intello », qui ira sans doute plutôt voir ça et Wagner.

Pas beaucoup de surprise non plus. Kabanová n'a pas été donné à Paris depuis 2021 en format réduit (aux Bouffes du Nord) et depuis 2011 à l'ONP (Palais Garnier, dans la mise en scène qui est ici reprise) : ce n'est pas une rareté, mais ce n'est pas non plus un titre extrêmement fréquent.


Janáček, Kátia Kabanová
direction Simone Young
mise en scène Christoph Marthaler
Corinne Winters, John Daszak, Doris Soffel, Sean Pannikar, Peixin Chen, Thomas Atkins, Seray Pinar, Marianne Chandelier
→ Quelques très gros clients dans cette distribution !

Chostakovitch, Lady Macbeth de Mtsensk
direction Ingo Metzmacher
mise en scène Krzysztof Warlikowski
Aušrinė Stundytė, Pavel Černoch, Dmitry Ulyanov, Oleksiy Palchykov, Ekaterina Sannikova, Marcel Beekman, Victoria Karkacheva, Michael Colvin



Créations

Le Nom de la Rose, l'opéra de Filidei créé à la Scala et traduit en français pour Paris, a été repoussé pour pouvoir en fignoler la réalisation. Mais nous avons deux créations.


Hèctor Parra, Miroir de nos peines
direction Ingo Metzmacher
nouvelle mise en scène de Mariame Clément
Vannina Santoni, Léo Vermot-Desroches, Leigh Melrose, Laurent Naouri, Jérôme Boutillier, Marie-Andrée Bouchard-Lesieur, Bastien Rimondi, Eugénie Joneau
→ Une fois de plus dubitatif sur les choix de création de la maison : un compositeur atonal assez peu accessible (dont j'imagine mal le potentiel lyrique), sur un livret inspiré d'un auteur de Prix Goncourt d'il y a dix ans, je ne vois pas trop l'engouement submerger la billetterie. Et j'ai peur qu'à nouveau l'objet se regarde lui-même et peine à séduire de l'autre côté du quatrième mur. Nous verrons bien (j'irai certainement, une des rares occasions de voir du neuf dans cette maison).

Tyshawn Sorey, Perle noire – Méditations pour Joséphine
nouvelle mise en scène de Peter Sellars
Avec Julia Bullock.
→ Agencement d'extraits de chansons de Josephine Baker et de compositions originales pour une voix seule et sextuor (incluant guitare électrique et saxophone), par un compositeur plutôt classé jazz. Les extraits disponibles en ligne laissent entendre une musique assez finement articulée entre l'hommage et son discours propre, ça fait assez envie, même si ce n'est pas du tout un opéra.
Possiblement un moyen assez malin de faire pousser les portes de l'Opéra à un autre public, sans sortir pour autant du champ de la « musique savante ». Probablement le titre qui me tente le plus pour cette saison à venir.



Merci encore à Mickt pour son incroyable veille — et son avance désormais proverbiale.

David Le Marrec

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