Carnets sur sol

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jeudi 12 novembre 2020

Les 5 plus beaux arrangements de tous les temps – [en vidéo]


Entre deux traductions de la vulgate (pour des notules) et de lieder (à visée privée), entre l'enquête sur les compositeurs japonais debussys et Dieu dans Pelléas… je tiens à ne pas vous laisser oisifs, estimés lecteurs.

Aussi, voici en exclusivité mondiale, la sélection, en vidéo s'il vous plaît, des cinq meilleurs arrangements de tous les temps.

J'en exclus les montages, qui seront réservés pour une prochaine notule (Minaj interprétant Bartók, c'est quelque chose !), ainsi que les simples versions piano, parfois loufoques ou inspirées, comme en atteste l'univers musical étendu de Star Wars

5) Souvent mentionné ici, l'arrangement du Crépuscule des Dieux (actes II & III) de Gergely Matuz pour septuor : deux flûtes, quatuor à cordes, contrebasse. Contre toute attente, la clarté de la polyphonie ouvre des horizons nouveaux, et l'on ne souffre vraiment ni des limites en dynamiques fortes, ni de l'absence de chanteurs !  Grisant, tétanisant même, lorsqu'on connaît au préalable l'original. (Acte II .)


4) Matuz a également fourni un acte I de Tristan de la même eau : là aussi, le final explose et bouleverse, sans paraître sentir de limites vis-à-vis de la puissance d'évocation de l'original !


3) Two-Set Violin a offert toute une gamme d'arrangements et interprétations inégalables au canard en plastique. (Avouerai-je que c'est par là que je les ai découverts ?)
Ici, un Canon de Pachebel en re-recording. La perfection de l'intonation (et les attaques un peu métalliques) me font soupçonner l'AutoTune (comment serait-il possible de maîtriser d'aussi près ce type d'objet ?), mais je n'ai à la vérité aucune expérience dans ce type de canard, et ce n'est pas la ligne éditoriale de la chaîne – où l'on n'hésite pas à montrer ses défauts au violon…
En tout cas, le résultat provoque en moi des poussées de mysticisme qui n'ont que peu d'égales. (Il existe aussi le solo liminaire de la Cinquième de Mahler, d'une insolence bouleversante, ainsi que le début du Beau Danube Bleu.)

2) Au chapitre de l'injouable, le début choral (varié) du Quatuor Op.76 n°3 est ici exécuté sur quatre vuvuzelas, un des rares instruments soufflés à hauteur indéfinie… et pourtant ici joué sans un accroc – des cornistes, sans doute… ça peut jouer même avec des tuyaux d'arrosage ces bêtes-là !

1) Enfin, à tout seigneur tout honneur, le Chœur des Pèlerins de Tannhäuser exécuté pour quatuor de bouteilles de bière – et quelques autres fantaisies subséquentes. Là encore, avec un sens de la finition (et même de la mise en scène) particulièrement impressionnant.


Puisse ceci vous tenir en joie, en attendant nourritures de l'esprit plus conséquentes, pour les quelques jours qui vous séparent de votre prochain shoot sur sol !

David Le Marrec

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