Carnets sur sol

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vendredi 20 juin 2008

Καὶ σὺ τέκρας ;

jeudi 19 juin 2008

Mortier strikes back... mais il est n'est pas tout seul

Petit complément à notre information quelque peu malicieuse autour de l'adaptation d'un film commandée par Gérard Mortier pour son nouveau poste à New York (non, pas le Met, qu'on se rassure, on y verra encore longtemps des shenkeries immondes).

La Scala (honte suprême, ce temple du conservatisme et du mauvais goût) programmera dès 2011, soit deux ans auparavant, une adaptation d'un autre type, et encore mieux... celle du film An inconvenient truth (« Une vérité qui dérange ») de M. Gore Al-Nobel, pour, dit le compositeur, « aider les gens à voir les problèmes environnementaux d'une autre façon ». Giorgio Battistelli est l'heureux élu.

Tout de suite, même si on applaudit la Scala pour oser des créations (comme quoi tout est possible, même chez les sauvages), on est moins enthousiaste que pour l'initiative de Mortier : les lutins ne goûtent pas démesurément l'art engagé, et il se montre particulièrement pénible lorsqu'il fait sienne la langue de coton (car la conscience politique de trop d'artistes est, bien souvent, inférieure à zéro).

Ou l'art d'enfoncer des portes ouvertes en prenant la posture valorisante du subversif. Art le plus répandu du monde malheureusement, pas besoin de payer une place d'opéra pour être au spectacle.

lundi 9 juin 2008

Mortier strikes back

Charles Wuorinen a été chargé de composer pour le City Opera de New York (2013) un nouvel opéra d'après la nouvelle d'Annie Proulx : Le Secret de Brokeback Mountain. Evidemment en écho au succès du film, un genre de réaction de l'opéra au monde extérieur qui est fort rare. Ce ne sont pas tant les amours homosexuelles, certes généralement plus allusives, qui existaient déjà dans un certain nombre de livrets et depuis assez longtemps, que la référence à un succès cinématographique populaire qui est censée faire réagir.

On se demandait comment Gérard Mortier, dans un monde où l'opéra n'est pas aussi lié au pouvoir politique, et où la tragédie grecque n'est peut-être pas la référence ultime, parviendrait à gratouiller son public. Nous voilà fixés.

Mortier vous provoquera toujours, où que vous soyez.

--

La musique de Charles Wuorinen ressemble assez, côté piano solo, à du Poulenc contemporanéisé. Beaucoup plus recherché dans ses oeuvres orchestrales. En tout cas, une belle palette de couleurs, une musique très accessible, joliment syncopée, qu'on peut découvrir assez abondamment dans la collection dédiée aux compositeurs américains du label Naxos.

Très prometteur pour de l'opéra, sans doute un bon choix.

David Le Marrec


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