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Paris le 17 septembre : la vie en rose


Juste un mot pour dire ma stupéfaction enchantée devant l'accueil durant les journées du patrimoine - contrairement à leur réputation pas du tout bondées, même rue de Grenelle, très fluide samedi matin et début d'après-midi... Non pas que l'accueil dans les institutions parisiennes soit habituellement désagréable (sauf dans les cafés bien sûr, mais c'est quasiment devenu une forme de couleur locale...) ; néanmoins la chaleur de l'accueil aurait confiné à l'obséquiosité si elle n'avait pas paru aussi bon enfant.

Les huissiers ou responsables qui font la conversation spontanément à tous les visiteurs qui lèvent seulement un regard vers eux, et surtout, le plus étonnant, tous les agents de sécurité tout sourires, à telle enseigne qu'à chaque porte s'échangent des bonjours avec chaque nouvel arrivant. Une forme de réserve sociale, qui fait passer les français pour assez froids (non sans raison), semble s'être soulevée par magie pendant ces quelques heures.
Quelque chose d'une fraternisation délicieusement irréelle que je ne m'attendais vraiment pas à trouver ici - tous ces gens mobilisés, parfois exceptionnellement, un samedi à 8h pour rester debout, je les voyais plutôt bâiller ou maugréer. Et le public, de même, semble très attentif à ces efforts et ostensiblement reconnaissant, remerciant tout le personnel pour ce moment de partage.

Au demeurant, même dans les rues des ministères et ambassades du VIIe arrondissement, où l'on aurait attendu une foule assez bigarrée, le public reste globalement très typé "classes éduquées". N'ayant jamais auparavant visité lors de ces journées des lieux aussi célèbres, je m'attendais à une affluence plus disparate : on y croise beaucoup de retraités avec le dernier Géo sous le bras, ou des étudiants avides de culture... très peu de familles "moyennes".
Voilà qui donne encore à réfléchir sur la fracture culturelle : les offres conçues pour populariser les arts servent souvent aux plus informés des amateurs. Non pas que ce soit du gâchis, mais il y a de quoi repenser la destination de l'offre...

Une dernière remarque "à la marge", mon étonnement devant le calme qui règne dans les jardins des ministères : une forme d'îlot forestier immense enserré par les bâtiments officiels du septième arrondissement. Remarque certes tout à fait banale, mais percevoir par l'ouïe la substitution des vrombissements par le bruissement des arbres revêt quelque chose d'assez spectaculaire.


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