Carnets sur sol

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Les meilleures nouveautés de la mi-2022




Estimés lecteurs,

Je m'apprête à prendre pour quelques jours congé de vous : je suis obligé, afin d'éviter la publicité pharmaceutique des automates russes et l'expression de l'absence de vie d'un troll récurrent ici, de ne pas publier les commentaires tout de suite, mais ils seront  lus avec attention et joie (et obtiendront évidemment une réponse) dès mon retour.

Pour les plus enragés / désœuvrés, je laisse ici un point d'étape sur les écoutes discographiques de l'année déjà pour plus de moitié écoulée. Cela permettra aussi de retrouver les références dans le moteur de recherche du site, plutôt que de devoir jongler avec un hébergeur extérieur (dont personne ne peut prévoir, au demeurant, la persistance).

Avec la sélection « rechercher dans la page », vous pouvez grâce à l'étiquetage retrouver les 79 écoutes du Cycle Ukraine, ainsi que toutes les nouveautés discographiques écoutées (il y en a 215). Vous pouvez aussi copier-coller les cœurs pour retrouver spécifiquement les disques à trois cœurs (le mien est large, il y a 176 disques concernés) ou à deux (319…).

Pour vous mettre en appétit, quelques disques ressentis à ♥♥♥, dont vous retrouverez les commentaires ci-après.



A. Nouveautés

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→ Cardoso, Messes par Simon Lloyd
→ Aumann, Musique de chambre par Letzbor
→ Campra, Le Destin du Nouveau Siècle par Bismuth
→ Schumann Quatuor piano-cordes en ut mineur par le Dvořák Piano Quartet
→ Offenbach, Le Voyage dans la Lune par Dumoussaud
→ Massenet, Mélodies orchestrales par Niquet
→ Saint-Saëns, Phryné par Niquet
→ Fauchard, Œuvres pour orgue, par Fiedhelm Flamme
→ Taneïev, chambre par Spectrum Concerts Berlin
→ Perosi, Trio à cordes n°2 par Roma Tre Orchestra
→ Marinuzzi, Palla de' Mozzi, Grazioli
→ Louis Andriessen, Smit, Pijper et piano à quatre mains du XXe néerlandais par les Jussen
→ Vladigerov, Orchestral Works 3 par Vladigerov
→ Alberga, Concertos pour violon par Swensen
→ Solos de violoncelle par Thibaut Reznicek




B. Nouvelles versions

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→ Haydn, Symphonies par le Basel Kammerorchester
→ Voříšek & Mozart 38 par Blomstedt
→ Beethoven, Symphonies par Le Concert des Nations
→ Schubert, Winterreise par Benjamin Appl
→ Ireland et Liszt, sonates par Tom Hicks
→ Brahms, Concerto pour violon par Degand & Rhorer
→ d'Indy, Chansons & Danses par le Polyphonia Ensemble Berlin
→ Debussy, Pelléas & Mélisande par Les Siècles
→ Sibelius, Symphonie n°7 par Nicholas Collon
→ « Mirages » par Roderick Williams



C. Découvertes personnelles

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→ Rode, Concertos pour violon par Friedemann Eichhorn
→ Dupuy, Ungdom og Galskab par Schønwandt
→ Röntgen, Concerto pour violon en la mineur par Ragin Wenk-Wolf
→ Alfvén par Alfvén
→ Kienzl, Quatuors (et trio) par le Thomas Christian Ensemble
→ Kienzl, Der Evangelimann & Der Kuhreigen
→ R. Strauss, Alpensinfonie par Shipway
→ Ornstein, Sonates par Janice Weber
→ Wirén, Quatuors par le Wirén SQ
→ Maria Bach, musique de chambre par Hülshoff & Triendl (et aussi le disque CPO)
→ Eben, Job par Titterington
→ Alberga, Quatuors



D. Doudous increvables

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→ Grétry, Raoul BB
→ Stenhammar, quatuors par les Gotland SQ, Fresk SQ et Copenhagen SQ
→ Nielsen, Saul og David par Neeme Järvi
→ Verdi, Il Trovatore par Muti 2000
→ Pejačević, Quatuor avec piano et Quintette par Triendl & Sine Nomine SQ
→ Saint-Saëns, Symphonie n°3 par Paul Paray



Cliquez ici pour ouvrir tous les commentaires sur les disques.

Carnets sur sol : écoutes publiques


LA LÉGENDE :  

Pour plus de commodité, les nouveautés apparaissent en haut de la page.

Je ne saurais insister assez, à nouveau, sur le fait que les petits cœurs ne représentent en rien d'une note, ni même d'une évaluation de qualité des enregistrements. Ce sont simplement des repères, pour moi d'abord et pour mes lecteurs qui le souhaitent ensuite, pour guider vers ce que suggère d'écouter ou réécouter en priorité. Ce sont des indications sur mon ressenti, mes émotions : il y a certains enregistrements techniquement hasardeux que je vais apprécier, et d'autres impeccables qui vont me laisser totalement froid, tout cela étant évidemment pondéré par mon tropisme personnel pour les œuvres jouées, la rareté de la proposition, l'humeur du moment, voire (pour ceux qui y croient) le matériel de reproduction sonore…


Ce qui donne, en substance :


♥ : Très bon disque, à écouter !

♥♥ : Disque formidable, à écouter d'urgence !

♥♥♥ : Vous n'entendrez plus la musique de la même façon.

Il peut exister une décorrélation entre mon ressenti sur l'œuvre / l'interprétation et celui sur le disque en général, ce n'est pas forcément une erreur. Ce peut notamment être tempéré par l'offre discographique : une symphonie de Beethoven avec une excellente interprétation, vu l'offre pléthorique, peut très bien ne pas m'apparaître comme une urgence d'écoute absolument brûlante.

Comme d'habitude, le fait même d'avoir une « récompense » signifie que je recommande le disque. Si je ne suis pas très touché (ou si je n'ai pas encore d'avis), je ne mets rien.


Il existe quantité de disques parfaits, mais je réserve les « ♥♥♥ » pour ceux qui me paraissent changer notre perception, « régler la question » d'une discographie, faire découvrir un pan du répertoire génial et inexploré, etc. Sinon la plupart seraient au maximum et on ne serait pas très aidé pour choisir ses écoutes.

Si vraiment j'ai trouvé quelque chose de raté (le son sature tout le temps, les interprètes jouent faux, le disque inclut du Philip Glass), je mets ¤ (¤¤, ça n'arrive jamais, il faudrait vraiment que ce soit honteux comme une symphonie de Philip Glass).


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AOÛT 2022

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(disque doudou)

Kienzl – Der Evangelimann – Donath, Wenkel, Jerusalem, R. Herrmann, Moll ; Radio de Munich, Zagrosek (Warner) !!!/+++ ♥♥♥

→ Quelle bien belle œuvre aux élans irrésistibles !  (et servie ici superlativement)

(disque doudou)

KIENZL, W.: Kuhreigen (Der) [Opera] (Berry, Wiener, Felbermayer, Grosses Orchester der Ravag, Loibner) (1951) !!!/+++ ♥♥♥

→ Un opéra tragique décadent qui s'appelle « Le Ranz des Vaches » (en effet au centre de l'intrigue) !  La mélodie dudit Ranz est vraiment très prenante, chantée sur le fameux poème collecté par Arnim & Brentano « Zu Strassburg auf der Schantz », histoire touchante de déserteur pris aux innocentes nostalgies du pays, déjà mise en musique par Mahler. https://www.oxfordlieder.co.uk/song/1986 

→ Encore une très belle réussite, cette fois dans le Paris révolutionnaire (dans l'esprit de Das Schloß Dürande de Schoeck), de Kienzl !

https://open.spotify.com/album/4V39OFjMJFJ5Z6U3BCU96D?si=EhOIAJNfQJabmwHz7US0QA 

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JUILLET 2022

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(disque doudou)

Kienzl – Quatuors – Thomas Christian Ensemble (CPO 2003) ♥♥♥

→ Quelle veine mélodique, quels climats romantiques tardifs prégnants – et une belle structure claire !  

→ À la lecture de la partition, de très beaux effets de contrepoint… la construction thématique du premier mouvement du Premier Quatuor est particulièrement marquante, avec à chaque étape une veine mélodique très persuasive et un véritable sens du drame et des sentiments.

→ Bissé.

(disque doudou)

(disque doudou)

♥♥

(disque doudou)

Vieuxtemps – Les trois quatuors à cordes – Élysée SQ ♥♥

→ Dans le TOP 10 de 2021 : http://carnetsol.fr/css/index.php?2022/01/01/3253-2021-les-10-disques-qu-il-faut-avoir-ecoutes .

(disque doudou)

Schillings – Quatuor & Quintette à cordes – Wiener Streichquintett, Thomas Christian (CPO) ♥♥

→ Le talent dramatique, mélodique, harmonique de Schillings se retrouve remarquablement ici !  

→ Belle version un peu paisible, aux timbres pincés et autonomes, viennoise en diable.

(nouveauté)

Mysliveček – Ishikawa, Dvořák ChbO, Pešek (Supraphon 2022)

→ Les Tchèques ont de très belles qualités dans l’exécution tradi du répertoire classique, qu’ils parviennent à servir avec acuité sans nécessairement se conformer aux nouvelles recommandations musicologiques ; cependant j’ignorais qu’il était permis de jouer du classique encore comme cela… je découvre à la fois que Libor Pešek (grand chef au demeurant) dirige encore, et qu’on peut se satisfaire d’accompagnement en notes répétées parfaitement égales et molles dans ce répertoire. On s’y habitue au fil du disque, mais sans pouvoir tout à fait se départir de l’idée que ce répertoire mérite un soin plus spécifique.

→ Comme pour le reste de Mysliveček, au demeurant, jolies œuvres d’un beau métier, tout à fait agréables à écouter, où je ne décèle cependant pas de fulgurances particulières.

Usper, Jarzebski, Hentschel, Neri, Sponga, G.M. Cesare, Massaino, Cazzati, Merulo, Falconieri, Gabrieli, Monteverdi – « Seicento », œuvres du XVIIe siècle arrangées pour ensemble de trombones – Stuttgarter Posaunen Consort (PASCHENrecords 2019)

→ Second album de l’ensemble, beaucoup plus sérieux que les quadrilles parodiques et suites antiquisantes auxquels la bizarrerie de l’effectif se prêtait idéalement. La transcription de polyphonies de la Renaissance ou du baroque pour trombones est par ailleurs non seulement moins inhabituelle, mais très cohérente avec les usages d’époque, où la musique liturgique comprenait des intermèdes sous forme d’æquales, polyphonies pour trois trombones. (Bruckner en a écrit de splendides.)

→ Cela manque donc un peu, pour mon goût, de saillances et d’inattendu. Je ne retrouve pas non plus le grain « d’époque », beaucoup plus patent dans leur disque romantico-comique.

Verdi – Ernani – Meade, Meli, Tézier ; Opéra de Rome (Operavision 2022) ♥

→ Belle version, où se distingue le legato au cordeau de Tézier, qui parvient à ne pas se saisir uniquement de la majesté pré-impériale et à incarner assez bien les passions du jeune Charles Quint. Meli toujours assez peu gracieux, mais l’un des rares titulaires célèbres du rôle aujourd’hui. Décors particulièrement tradis. Je n’en ai regardé qu’une scène, je ne peux pas en dire beaucoup plus – j’aime beaucoup cet opéra, mais la discographie propose des choses assez extraordinaires qui rendent difficile de s’intéresser à des versions simplement bonnes, d’autant que l’opéra a en lui-même besoin d’un coup de pouce, bien écrit mais dans une grammaire encore post-donizettienne, pas tout à fait au niveau de la singularité de son sujet d’origine, indépendamment même des épisodes rabotés par la censure – le roi dans l’armoire !

https://www.youtube.com/watch?v=Ol18PZTs_QQ 

(nouveauté) (perplexité)

Shawn Carter, Allen George, Beyoncé Knowles, Fred McFarlane, Terius Nash, Adam Pigott, Freddie Ross, Christopher Stewart, Ryan Tedder… – « Renaissance » – Beyoncé, LREM Orchestra (Parkwood Entertainment Columbia 2022)

→ Voir la notule qui y est consacrée (ainsi qu’à Don Giovanni et Jenůfa).

Berlioz, Symphonie fantastique (IV,V), Saint-Saëns, Danse macabre ; Beethoven, Chopin, Franck, Lefébure-Wély, Widor – Récital à La Dalbade de Toulouse – Reichsteiner (Alpha 2011) ♥♥

→ Arrangements très réalistes, interprétation limpide, superbe registration… principale réserve, l’acoustique qui brouille certains enchaînements. (Et une partie du choix de répertoire, les Chopin et le Widor ne paraissent pas très essentiels dans ce type de disque ?)

(🇺🇦 cycle Ukraine #79 🇺🇦)

Glière – Quatuors à cordes 1 & 2 – Pulzus SQ (Hungaroton 2014)

→ Agréables œuvres plutôt mélodiques, qui manquent peut-être d’une interprétation plus ferme et d’une prise de son plus nette pour s’épanouir pleinement, elles semblent avoir du potentiel.

(cycle Tchèques milieu XXe #5) (réédition)

Krejčí – Serenata – SWR Baden-Baden, Ančerl (SWR Classic) ♥

→ Œuvre bigarrée et joviale, très plaisante, en effet un esprit de Sérénade (qui lorgne un peu vers la fête populaire).

→ Je n’ai pas écouté l’Asraël en couplage, qui me passionne peu, mais un mélomane de confiance m’a assuré qu’il s’agissait de la meilleure version disponible, avis aux amateurs. (Je cèderai peut-être à ses instances et je vous en toucherai un mot…)

(référence)

Scott Bradley – Musiques pour Hanna & Barbera – orchestre de cacheton de la MGM (réédition Master Classics 2008) ♥♥♥

→ Bradley était largement autodidacte (quoique ayant bossé un peu avec Castelnuovo-Tedesco), mais je suis à chaque fois fasciné par le nombre d’idées musicales, et sa façon de combiner mickeymousing très utile pour soutenir le comique visuel et pensée musicale continue, sur le long terme, comme un véritable discours directionnel. Il a écrit quelques poèmes symphoniques que je serais très curieux de pouvoir entendre – même s’il est fréquent, chez ce type de profil, que la solennité de l’occasion étouffe un peu la singularité de la pensée.

(cycle Tchèques milieu XXe #4) (réédition)

Luboš Fišer, Smetana, Suk – Trios piano-cordes – (Praga Digitals 2005, réédition Little Tribeca 2021) ♥♥

→ La rareté est le Fišer : fondé sur une cellule essentielle qui mute, par alternance piano / cordes, partagé entre lyrisme et ascétisme, parfois simultanément.

→ Très belles versions, pourvues d’un réel grain, de l’échevelé Trio de Smetana en particulier – le Suk est évidemment, comme toute sa musique de chambre (et en particulier les quatuors) très raffiné et nourrissant.

(disque doudou)

Kienzl – Quatuors – Thomas Christian Ensemble (CPO 2003) ♥♥♥

→ Quelle veine mélodique, quels climats romantiques tardifs prégnants – et une belle structure claire !

→ Trissé.

Royer – Premier livre de pièces de clavecin – Mie Hayashi (Resonus 2019) ♥♥

→ J’aime beaucoup dans cette monographie la chaleur du clavecin, avec une belle variété de registrations, et surtout la grande netteté du jeu (beaucoup de détachés assez purs où s’efface la résonance) et de la captation (aucun écho parasite, la musique toute nue, sans que le spectre sonne asséché).

→ Les œuvres ne sont pas la profondeur incarnée, mais ainsi jouées, elles soutiennent bien mieux mon attention que dans les versions mieux cotées où le rubato excède de beaucoup le simple surlié propre à l’instrument.

Purcell, Eccles, Biber, Telemann – « Tales of Sound and Fury »  – Karin Dahlberg, Camerata Nordica, Terje Tønnesen (BIS 2017)

→ Proposition originale, assortir ces histoires terribles (scène d’asile notamment) de cris, de sons d’ambiance, pour rendre moins formel, plus prégnant le propos.

→ J’avoue avoir trouvé le résultat plutôt pénible, les violons qui grincent, les effets à tout va… il ne reste plus beaucoup de place pour écouter la musique, et je ne suis pas sûr que ça réponde au projet de ces pièces, qui sont justement fondées, en dépit de leurs évocations, sur des formes rigoureuses et travaillées. Relecture fantasmée, la chose a totalement ma faveur, mais ce n'est pas très plaisant à écouter, et très décousu.

→ La démarche doit très bien fonctionner en concert, mais au disque, tout paraît plus gratuit, on ajoute des trucs, sans que ça se fonde dans la musique (jouer faux, pour quoi faire ?  on est supposé réécouter régulièrement un disque où les artistes jouent délibérément faux ?). Mais c'est très bien qu'il y ait du monde pour aimer, bien sûr. D'ordinaire je suis bon public pour les bizarreries et les jeux, mais j'avoue avoir trouvé ça tout simplement impatientant – il est vrai je ne suis pas fou des œuvres au départ, pour ne rien arranger.

→ (À part ça, les Norvégiens sont de grands virtuoses, comme toujours.)

(disque doudou)

Grétry – Raoul Barbe-Bleue – Wåhlberg (Aparté 2019) ♥♥♥

http://carnetsol.fr/css/index.php?2019/11/12/3128-un-terrifiant-opera-comique-en-mars-1789 

(cycle Tchèques milieu XXe #3)

Luboš Fišer – Sonates pour piano – Zuzana Šimurdová (Grand Piano 2017) ♥♥

→ Très belle surprise que ce corpus étonnant : sonates 1 & 3 en particulier, complètement stables tonalement mais très riches dans leurs détours, pleines de sobriété, qui conservent quelque chose du charme des Soviétiques, avec un rapport très narratif au piano. Pour que le langage s’en rapproche, il faut attendre la Quatrième, l’ensemble des sonates suivantes entrelaçant elles aussi les accords enrichis et la percussivité soviétique avec une esthétique minimaliste, enfermée dans des répétitions alla Feldman. Très séduit dans l’ensemble, en particulier par les premières sonates.

(cycle Tchèques milieu XXe #2) (coup de cœur)

→ Luboš Fišer, Double pour orchestre ; Krejčí, Malý Balet ; Doubrava ; Karel Janeček – (Supraphon) ♥♥

→ Dans ce bel ensemble de compositions tchèques du milieu du XXe siècle, je remarque surtout le Double pour orchestre de Luboš Fišer, grandes variations orchestrales fondées sur un thème double. D’abord un grand choral dissonant (dans l’esprit de celui qui ouvre le final de la Chaconne de la Quatrième Symphonie de Brahms, mais en agrégats) ; puis un pastiche de divertissement de plein air de Haendel… les deux thèmes sont toujours énoncés l’un à la suite de l’autre, et se transforment de façon très vivifiante, grâce au contraste qu’ils procurent instantanément, dans chaque configuration !

→ Bissé.

(cycle Tchèques milieu XXe #1)

Extraits d’opéras tchèques « contemporains » (du milieu du XXe siècle) : Vít Nededlý, Tkalci (Tisserands) ; Jan Fischer, Romeo, Julie a Tma (Roméo, Juliette et les ténèbres) ; Jiří Pauer, Contrepoints d’hyménée ; Iša Krejcí : Émeute à Éphèse (Supraphon 1965) ♥♥

→ Dans des langages encore bien ancrés dans la tonalité, quoique marqués (à la marge) par l’influence soviétique, de beaux extraits d’opéra (où l’on sent aussi la matrice dvořákienne d’origine). En particulier intéressé par le Roméo de Jan Fischer.

(réécoute)

Saint-Saëns – Danse macabre – Le Roux, G. Johnson ♥♥

(réécoute)

Saint-Saëns – Danse macabre – van Dam, Collard ♥♥♥

Saint-Saëns – Danse macabre – Lionel Lhote

Fauré & Messager ; Saint-Saëns, Danse macabre ; Puccini, Crisantemi ; Bruch, Brahms, Holst, Respighi… – « Romantik », Arrangements pour octuor de trombones – Stuttgarter Posaunen Consort (Blechpresse 2014) ♥♥

→ Saveur de timbres (comme des trombones anciens) et arrangements malicieux… la Danse macabre en particulier est une éclatante réussite ; et même la poésie des Crisantemi survit très bien à l’arrangement !

→ Ils ont depuis sorti un album consacré au XVIIe siècle italien, qui attise ma curiosité !

Chabrier – Souvenirs de Munich – Barbizet, Hubeau (Erato) ♥

→ Ces échos de Tristan, contrairement à mes précédentes écoutes, m’ont paru plus raffinés, dans la même veine rieuse, que ceux du Ring par Fauré & Messager.

(disque doudou)

Stenhammar – Quatuors 3 & 4 – Gotland SQ ♥♥♥

→ Le romantisme au carré et la virtuosité folle de ces quatuors centraux, les plus immédiatement accessibles et les plus expansifs, dans une très belle version sûre et sobre.

→ Bissé.

Mozart – Don Giovanni – Remigio, Gens, Lisa Larsson, Padmore, Mattei, Cachemaille, Fechner, Oskarsson ; Peter Brook, Mahler ChbO, Harding (Bel Air Classiques) ♥♥♥

Mozart – Don Giovanni – Deshorties, Delunsch, Lisa Larsson, Padmore, Mattei, Cachemaille, Nathan Berg, Oskarsson ; Peter Brook, Mahler ChbO, Harding (Bel Air Classiques) ♥♥

→ En hommage à Peter Brooks, Bel Air Classiques met pendant quelques jours à disposition son DVD en ligne :  https://belairclassiques.com/mozart-don-giovanni-festival-daix-en-provence-free-streaming .

→ Belle production très épurée, très beau plateau très investi et orchestre assez fou, qui claque comme rarement (l’engloutissement !). Par rapport au disque, on y gagne Mireille Delunsch dans un de ses meilleurs rôles (comme cette voix perçante fend l’âme !), mais la remarquable Deshorties n’est pas dans un grand jour (peu de couleurs, timbre un peu voilé) et Fechner a tellement plus d’élégance au disque que Berg (toujours extrêmement cravaté) ; surtout, l’orchestre est capté d’un peu loin, assez mat, on perd la force incroyable qu’il a dans le disque Virgin.

(cycle Civil War #3)

Chants patriotiques de la guerre civile américaine – Arrangements instrumentaux – The New American Brass Band, The Abyssinian Baptist Church Sanctuary ChoirThe Old Bethpage Brass Band, Jaqueline Schwab… (Nonesuch 1990) ♥♥

→ Les arrangements, doux et rêveurs, qui accompagnent le cycle vidéo de Ken Burns, fonctionnent évidemment moins fortement qu’avec la puissance du contexte, des textes et des photographies d’époque, mais ce reste un bien joli disque qui échappe à la pompe – tout est clairement réinvesti, démilitarisé, déjà intégré dans la conscience collective au delà du seul contexte.

(cycle Civil War #2)

Chants patriotiques de la guerre civile américaine – Arrangements instrumentaux – Craig Duncan  ♥

→ Version très douce en deux volets, jouée sur une guitare traditionnelle (ou une cithare locale ?).

→ Publication en deux volets, avec un volume dévolu aux chansons du Sud ; mais ce sont clairement celles du Nord qui sont le plus restées dans l’imaginaire collectif, même au-delà d’Amérique : j’ai toujours été frappé par l’omniprésence de ces thèmes sonores dans les films et plus encore les dessins animés – Scott Bradley s’en donne à cœur joie dans les 113 Tom & Jerry dont il a (merveilleusement) écrit la musique.

(cycle Civil War #1)

Chants patriotiques de la guerre civile américaine – Eastman Wind Ensemble, Frederick Fennell (Mercury, réédition Beulah) ♥♥

→ Arrangements vivifiants de ces standards. La réédition Beulah diminue vraiment l’acidité des cuivres, ce qui est plutôt agréable vu le caractère mélodique des œuvres.

→ Inclut l’irrésistible Freischütz Quicksept, qui concentre un nombre hallucinant de thèmes du Freischütz de Weber, arrangés de façon très amusante par Claudio Grafulla, dans l’esprit du Quadrille Dinorah de J. Strauß II, des Souvenirs de Munich de Chabrier ou des Souvenirs de Bayreuth de Fauré & Messager.

Boëllmann – Trio, Quatuor piano-cordes – Gérard Caussé, Trio Parnassus (MDG 2012) ♥♥

→ Toujours cette qualité mélodique immédiate chez Boëllmann – son sommet se trouve peut-être dans la Sonate violoncelle-piano, absent de ce disque où figurent des œuvres plus rares, sensiblement dans la même veine. Recommandé !

Respighi – Impressioni brasiliane, La Boutique fantasque – Philharmonique de Liège, John Neschling (BIS 2014) ♥

→ Œuvres bigarrées et plaisantes, dans l’esprit du Triptyque romain. Belle prise de son BIS.

(nouveauté)

Cage – Four Walls – Alexeï Lubimov (Fuga Libera 2022) ♥

→ Enregistrement issu d’un projet chorégraphique (pas prévu par Cage, bien qu’il ait fait par ailleurs des collaborations, avec Cunnigham notamment) employant cet ensemble de pièces pour piano qui annoncent véritablement le minimalisme de la génération suivante – mais un minimalisme-épure, plutôt du côté d’un Feldman simplifié que des boucles façon Reich-Adams-Glass.

→ Pas nécessairement riche ni varié, mais plaisant et assez original – et surtout étonnant vu l’écart générationnel !

(réécoute)

Sgambati – Symphonies 1 & 2 – Philharmonique de Reutlingen, Ola Rudner (CPO 2018) ♥♥

→ Très joli romantisme tardif, avec des thèmes plaisants (d’une simplicité un peu verdienne), une orchestration où les vents apportent par leurs traits une forme de scintillement très plaisant (le hautbois nasillard et les trompettes mordantes de Reutlingen sont de surcroît un délice).

→ La rhétorique dramatique de la n°2 est très réussie, avec ses basses qui vrombissent en fusées pour lancer une phrase aux parties supérieures (comme un récitatif de Gluck), ses cuivres bouchés qui ponctuent, ses pizz qui renforcent, ses brefs éclats…

(nouveauté)

Guerra-Peixe – Symphonies – Philharmonique de Golás, Neil Thomson (Naxos 2022) ♥♥

→ Corpus assez original, mélangeant rythmes brésiliens, langage romantique, néoclassicisme, avec une réelle saveur…

(réécoute)

Stenhammar – Quatuors 5 & 6 – Fresq SQ, Copenhagen SQ (Caprice 1983) ♥♥♥

→ Les deux quatuors que j’écoute le moins du corpus, probablement les moins expansifs, mais extrêmement réussis eux aussi… n’y eût-il que ceux-là, le corpus de Stenhammar serait déjà particulièrement persuasif par sa rhétorique au cordeau et sa générosité mélodique !

→ Trissé.

(nouveauté)

Bach – Concertos pour clavecin vol.3 – Corti, Buccarella, Il Pomo d’Oro (PentaTone) ♥

→ Très belles versions à l’effectif très chambriste, au son très défini, à la vivacité acérée mais non survoltée, sans doute ce que j’ai entendu de mieux ici. (Mais je fréquente peu ces œuvres, typiquement le Bach « bavard », qui semble ne parler qu’en croches simultanées et dont je trouve de surcroît la couleur harmonique assez triste. Des œuvres qui me mettent plutôt mal à l’aise, presque physiquement, au même titre que peuvent le faire Berg ou Chostakovitch – un ressenti que je semble assez seul à éprouver, mais qui permet en tout cas de relativiser mon opinion sur l’intérêt des versions discographiques !)

(nouveauté)

Bradmüller, Jordan, Pärt, Blohn, Escaich – Œuvres pour orgue – Christian von Blohn (Naxos 2022) ♥♥

→ Bouquet d’œuvres contemporaines variées, accessibles, marquantes. Très bel album découverte !

(nouveauté)

Bernhard Romberg, les Kraft – Concertino pour deux violoncelles, Duos pour violoncelles… – Rudin, Martirosian ; Musica Viva (Moscou ChbO) (Naxos 2022) ♥♥

Notre dieu des violoncellistes dans une plaisante œuvre plutôt mineure dans son caralogue, mais très bien interprétée, et de beaux duos pour violoncelles pour compléter notre collection !

(nouveauté)

Anton Rubinsten – Mélodie Op.3 n°1 – Raphaela Gromes, Julian Riem (Sony) ♥♥

→ Très beau single, son merveilleux comme toujours chez Gromes, et pièce au lyrisme intense. J’espère que cela annonce un album à venir, je ne vois pas Sony publier des bouts de choses comme cela. (Vous me direz, le bout-de-Traviata de Currentzis…)

(réécoute)

Bowen – Quatuors à cordes 2 & 3, Phantasy-Quintet avec clarinette basse – Timothy Lines, Archaeus Quartet (Naxos)

→ Construction beaucoup plus cérébrale, mnifestement très influencée par les productions françaises de ce premier XXe siècle, moins directement généreuse et expansive que les Symphonies ou même les Sonates, mais très intéressante, qui donne envie d’y revenir.

→ En revanche, je ne sais si c’est moi, ou peut-être la prise de son lointaine (qui peut affecter ce paramètre), mais l’intonation m’a parue assez terrible dans les quatuors…

Bowen – Sonates pour alto & piano – Matthew Jones, Michael Hampton (Naxos) ♥

→ Écouté trop distraitement pour un avis. En deçà des (géniales) Sonates violon-piano, mais semble très prometteur également, chez ce grand représentant du postromantisme britannique.

(disque doudou)

Stenhammar, Quatuors 1 & 2 – Fresk SQ, Quatuor de Copenhague (Caprice 1986) ♥♥♥

→ Triomphe de la forme et de la générosité romantiques. Pour les 3 & 4, j’écoute plutôt le Stenhammar SQ chez BIS, mais dans les deux premiers, la netteté de la captation (moins réverbérée) et la rêverie des versions présentées par Caprice me séduisent particulièrement.

→ Quadrissé.

(réécoute) (nouveauté)

Martinů (Nuits Magiques), Szymanowski (Penthesilea), Duparc, Ravel (Chansons grecques, Shéhérazade) – Kateřina Kněžíková, Janáček PO Ostrava, Robert Jindra (Supraphon 2022) ♥♥

→ Œuvres merveilleuses (la richesse des Nuits Magiques !) dans des interprétations merveilleuses… notamment les Duparc orchestrés, où les interprètes sont particulièrement inspirés.

(réécoute) (nouveauté) (coup de cœur)

Maria Bach – Quintette piano-cordes, Sonate violoncelle-piano, Suite pour violoncelle seul – Hülshoff, Triendl (Hänssler 2022) ♥♥♥

→ Œuvres denses et avenantes à la fois, culminant dans cette Suite pour violoncelle qui m’évoque Elias de Mendelssohn : on y sent sans équivoque l’hommage à Bach, mais un idiome romantique plus souple et expressif qui me séduit considérablement. Oliver Triendl fait des infidélités à CPO et, de fait, les œuvres communes au disque CPO y sont plus ardentes.

(réécoute) (nouveauté) (coup de cœur)

Maria Bach – Quintette piano-cordes, Quintette à cordes, Sonate violoncelle-piano– (CPO 2022) ♥♥

→ Quintette à cordes de toute beauté, germanique mâtiné d’influences françaises. Thèmes fokloriques russes très audibles.

(coup de cœur)

Beethoven – Intégrale des quatuors – Smetana SQ ♥♥♥

→ Très intelligente construction de chaque portion de thème, et une belle maîtrise instrumentale pour l’époque, impressionnant. Très belle assise de son, avec une typicité des timbres qui reste sans aucune étroitesse. Et la hauteur de la pensée, qualité de la finition (et de la prise de son, avec des voix individualisées comme si l’on était assis au milieu d’eux !) m’étonnent vraiment.

→ Bissé.

Schubert – Symphonie n°1 – Musiciens du Louvre, Minkowski (version vidéo) ♥♥

Schubert – Symphonie n°2 – Musiciens du Louvre, Minkowski (version vidéo) ♥♥

→ Bissée.

→ Ces lectures magnifient les qualités de ces jeunes symphonies, souvent affadies par les chefs traditionnels (ou même Jacobs). On y entend toutes leurs inventions, leurs bizarreries, leurs fulgurances.

(nouveauté)

Beethoven – Les Symphonies – Chamber Orchestra of Europe, Nézet-Séguin (DGG 2022) ♥♥

→ Je viens d'écouter les 3,4,5,6 pendant la fusillade qui a lieu dans ma rue. Étrange déconnexion entre l’exaltation des fanfares du final de la Cinquième et la triste réalité de notre pauvre engeance.

→ Vraiment très chouette, mais correspond un peu à ce que je redoutais : un certain manque d'enjeu dramatique parfois. Cela dit, ça palpite remarquablement, la tension ne retombe jamais, c'est vraiment de l'excellent Mendelssohn.

→ J'aime beaucoup en réalité, mais dans la discographie pléthorique, j'attends forcément une proposition très singulière pour y revenir. Cette proposition est vraiment parfaite, compatible avec tous les goûts, à voir si elle a assez de relief (j'ai l'impression que oui) pour mériter les réécoutes.  

→ Pastorale particulièrement réussie, pleine de textures, de relief, de tendresse.

Nielsen – Saul and David (en anglais) – Söderström, Alexander Young, Christoff ; Horenstein (Opera d’Oro 2000) ♥♥

→ (Oui, Nielsen par Boris Christoff.)

(disque doudou)

Nielsen – Saul og David – Danish NRSO, Thomas Jensen (Dacapo) ♥♥♥

(disque doudou)

Nielsen – Saul og David – Gjevang, Lindroos, Haugland, Elming ; Danish NRSO, Neeme Järvi (Chandos) ♥♥♥

→ … Quel chef-d'œuvre absolu, étonnant qu'on ne donne pas cela de temps à autre hors du Danemark, surtout qu'il existe une traduction anglaise opérante, si besoin.

→ On y entend par endroit le Nielsen des symphonies, quelquefois plutôt du romantisme épique, ou des mélodies très douces qui évoquent Manon de Massenet… Extrêmement varié, et veine mélodique ininterrompue.

→ Version électrisante, mais les trois disponibles sont remarquables.

→ Trissé.

(réécoute) ♥♥

♥♥

Rode – Concertos pour violon n°1,2,4,5,6,13 – Friedemann Eichhorn ♥♥♥

♥♥

Martinů – Œuvres orchestrales de jeunesse, vol.3 : Vanishing Midnight, Balade Vila na moři, Rêve du passé – Sinfonia Varsovia, Ian Hobson (Toccata Classics) ♥♥

→ Beaucoup plus ambitieux, et remarquable.

(disque doudou) ♥♥♥

Martinů – Œuvres orchestrales de jeunesse, vol.1 (Fête de Village, Petite Suite de Danses, Nocturne, Mouvement orchestral, Prélude en forme de scherzo) – Sinfonia Varsovia, Ian Hobson (Toccata Classics) ♥

→ Belles œuvres, en particulier la Petite Suite de Danses, dont la Polka finale est assez grandiose.

(réécoute)

R. Strauss – Metamorphosen, Don Juan, Tod und Verklärung – Philharmonique de Vienne, Dohnányi (Decca 1992) ♥♥

→ En lisant des textes sur Richard Strauss (notamment autour de son engagement comme surintendant de la Reichsmusikkammer, épisode qui entre si bien dans la définition canonique de la Préface de Cromwell…), je tombe sur une révélation qui vient de changer toute mon existence.

→ Je n'avais jamais rien compris aux Métamorphoses de Richard Strauss. Impossible d'entendre les Variations que les notes de programme (je suis sûr d'en avoir lu plusieurs !) me promettaient. Or, il s'avère qu'il s'agit plutôt d'une forme ABA (complexe, certes) : le titre Métamorphoses ne se réfère pas du tout à la forme de l'œuvre, mais à une pensée du vieux Goethe, la façon dont les objets qui nous intéressent mutent au fil du temps dans notre pensées (avec un parallèle fait vis-à-vis de la vie végétale) !

→ Voilà qui va tout changer dans mon écoute, plutôt que de m'échiner à chercher ce que je ne pouvais évidemment pas y trouver ! Je vous raconterai si je me prends de passion pour l'œuvre après ça.

→ Étais-je le seul à croire qu'il s'agissait de variations tellement sophistiquées que mon esprit ne pouvait ne serait-ce que commencer à les embrasser ?

→ Le disque contient aussi l’un des Don Juan les plus ardents et colorés de la discographie, ainsi qu’une Mort et Transfiguration très sombre et méditative, un grand disque Strauss auquel je reviens souvent pour DJ.

Goetz – Quintette piano-cordes (avec contrebasse !) et Quatuor piano-cordes – Pro Arte Piano Quartet, Paul Marrion (Champs Hill 2003) ♥

→ Pourvoyeur de concertos pour piano intéressants, son legs de musique de chambre mérite également le détour. Belles œuvres d’un romantisme de maturité ; écoutées trop distraitement pour en relever toutes les qualités (ou les limites), réécoute progammée.

Martinů – Œuvres de jeunesse vol.2 : L’Ombre (ballet) – Sinfonia Varsovia, Ian Hobson (Toccata Classics 2016) ♥

→ Quelques traits harmoniques rappellent le Rosenkavalier, au sein d’un orchestre souvent dévolu aux cordes seules et déjà marqué par un néoclassicisme typique du compositeur. De très beaux moments, comme le Lento ou le Moderato (les plus straussiens justement). Musique fraîche et très plaisante.

(nouveauté)

Saint-Saëns, Martinů, (Henryk) Krzeszowiec – La Muse & le Poète, Concerto pour flûte & violon, Trio avec flûte – trois autres Krzeszowiec, NFM Wrocław Philharmonic, Maksymiuk (Accord 2022) ♥♥

→ Superbe disque !  Le concept paraissait miteux (faire jouer quatre membres de la même famille… qu’est-ce que ça peut me faire à moi ?), mais le résultat est splendide, et notamment le Saint-Saëns, qui m’a ébloui (alors que je le trouve plutôt opaque d’ordinaire) et le double concerto de Martinů, très vivant de bout en bout, cherchant le dialogue plutôt que l’épate.

→ Krzesznowiec écrit un trio dans un style assez conservateur, tout à fait tonal et justement marqué par les parentés postromantiques et néoclassiques, mais non sans personnalité.

(réécoute)

Huré – Sonate violon-piano, Quintette piano-cordes – Philippe Koch, Louvigny SQ, Jude (Timpani) ♥♥

→ Quelle pièce incroyable que cette sonate tempêtueuse et symphonique, avec un effectif qui en paraîtrait aussi éloigné que possible !  

(disque doudou)

Rode – Concerto pour violon n°4 – Friedemann Eichhorn, Jenaer Philharmonie (et SWR Kaiserslauten), Nicolás Pasquet (Naxos) ♥♥♥

(disque doudou)

Kunzen – Holger Danske – Inga Nielsen, Bonde-Hansen, Rørholm, Johan Reuter ; Daish NRSO, Dausgaard (Dacapo) ♥♥

→ Une œuvre très parente de l'Oberon de Pavel Vranický, une sorte de Flûte enchantée réussie, qui annonce le ton des chefs-d'œuvre de Kuhlau. Petite merveille.

(coup de cœur)

Boëllmann – Sonate violoncelle-piano – Gledhill, Filsell (Guild 1997) ♥♥

→ Autre très belle sonate du romantisme tardif français, plus mélodique que structurelle par rapport Godard.

→ Très bien joué et capté, ne pas se fier à la pochette façon apocalyptique amateur.

(coup de cœur)

Godard – Sonate violoncelle-piano – Corinne Morris, Petr Limonov (Somm 2021) ♥♥

→ Belle version de cette œuvre sombre, élancée, remarquablement construite et que je n’avais jusqu’ici jamais entendue qu’en concert !

(disque doudou)

Schoeck – Notturno – Tüller (Accord, enreg. 1980) ♥♥♥

https://www.youtube.com/watch?v=l0v41SGAsg8 

Extrait du chouchou Roberto Frontali en Rigoletto

https://www.youtube.com/watch?v=iG3KCKVdFeM 

(Un chanteur qui me donne souvent l’impression – pas forcément ici – de s’adresser à ses partenaires plutôt que de chanter pour soi ; très bonne émission, mais aussi une forme de sobriété qui n’est pas de l’indifférence, et qui laisse parler les personnages et les œuvres. J’aime beaucoup.

Verdi – Otello – Te Kanawa, Pavarotti, Nucci ; Chicago SO, Solti (Decca 1991) ♥♥♥

→ Version toute d’angles et de lumières, l’une des plus exaltantes orchestralement – et l’un des tout meilleurs disques de Pavarotti, où le texte vraiment présent et où la pression exercée par les exigences du rôle l’obligent à fendre l’armure, loin des voix massives et moches qui prévalent souvent ici.

Verdi – Falstaff – Freni, Ligabue, Simionato, Kraus, Elias, Merrill, Evans ; Orchestre d’Opéra de la RCA Italienne, Solti (Decca 1964) ♥

→ Contrairement à la réputation (usurpée) de Geraint Evans, magnifiquement chanté. En revanche, alors que l’opéra paraît taillé pour la verve cinglante de Solti, déception d’entembre l’orchestre écrasé sous les cuivres tonitruants et sous les triangles hystériques – un peu l’ambiance de son Ring de studio, plutôt que de sa Salomé, par exemple.

(réécoute) (référence)

Verdi – Falstaff – Sciutti, Ligabue, Resnik, Oncina, Panerai, Fischer-Dieskau ; Philharmonique de Vienne, Bernstein (Sony) ♥♥♥

→ Version particulièrement vive, survoltée, avec une distribution regorgeant de grandes individualités.

→ La voix de DFD n’a pas l’assise des barytons-basses, blanchit un peu par moment, mais dresse un portrait inhabituellement aristocratique (malgré tous les excès que l’on est en droit d’attendre, et qui sont bel et bien réalisés) qui fonctionne très bien.

(réécoute) (référence)

Verdi – Falstaff – Hendricks, Ricciarielli, Nucci, Bruson ; Los Ángeles PO, Giulini ♥♥♥

→ La version (discographique, il y a des bandes en concurrence) que j’ai le plus écoutée, avec l’avantage d’une distribution assez superlative en tout point. La vivacité de l’œuvre compense les épaisseurs habituelles de Giulini, qui procure au contraire ici une forme d’assise très bienvenue, même s’il n’est évidemment pas celui qui exalte avec le plus d’acuité le génie du détail orchestral.

→ (Ma version chouchoute est d’ailleurs une soirée Giulini de 55 avec une distribution de feu.)

Verdi – Falstaff – Ruggero Cappuccio ; Mula, Frittoli, Antonacci, Manca di Nissa, Flórez, Frontali, Maestri ; Membres de la Scala, Muti (EuroArts, captation 2001) ♥♥♥

→ Plaisir ultime que d’entendre Maestri il y a 20 ans, avec une voix tellement aisée, un usage particulièrement adroit de l’émission mixte, et déjà un abattage fou. Plateau de chanteurs de haute qualité tous devenus des stars ou a minima des piliers des meilleurs théâtres italiens…

→ Mise en scène tradi mais pleine de couleurs, de fantaisie, de dialogue avec la musique.

→ Et bien sûr le Muti de la meilleure période, dans sa dernière tranche de collaboration avec la Scala, où il offre avec prodigalité des textures en permanence différenciées (même au sein des cordes), du grand art.

https://www.youtube.com/watch?v=kFDYgvZWKtg 

Verdi – Falstaff –  Vassileva, Salsi, Maestri ; Opéra de Parme, Battistoni (C Major 2014) ♥♥

→ Comme toujours, très intelligemment détaillé et animé par Battistoni, une distribution d’italophones (ce qui s’entend !), et le fulgurant Maestri, un des Falstaff les plus versatiles qu’on ait jamais connus. (Le reste de la distribution est un peu terne de timbre, mais très engagé dans le théâtre.)

→ Le volubile final de l’acte II est une merveille de mise en place au cordeau jubilatoire.

→ L’ensemble du cycle intégral Verdi chez C Major collectionne des versions au sommet de la discographie de la plupart des opéras… et pour une fois, pas avec des chanteurs des années cinquante.

(nouveauté)

Verdi – Falstaff – Boncompagni, Aylin Pérez, Piva, Mingardo, Swensen, Piazzola, Nicola Alaimo ; Maggio Musicale Fiorentino, Gardiner (Dynamic 2022) ♥

→ Belle version, pas aux voix les plus éclatantes (très bonnes en salle, moins phonogénique), toujours captée de façon perfectible par Dynamic. La plus-value de Gardiner n’est pas évidente (on entend que c’est très bien mené, mais pas de visée HIP contrairement à son enregistrement avec son orchestre).

→ (Je m’étais justement demandé ce que devenait Francesca Boncompagni, du Jardin des Voix… j’avais aperçu le début de sa carrière baroque en Italie, mais la voir chanter du Verdi, vu son émission vraiment étroite et enfantine, je ne m’y attendais pas du tout !).

(nouveauté)

Bruckner & Schmögner – Symphonie n°4 (transcription pour orgue) – Hansjörg Albrecht (Oehms 2022) ♥

→ La fixité dynamique de l’orgue, l’impossibilité structurelles de nuances entre les attaques et de faire progresser le discours sonore autrement que par blocs entiers me paraît souvent frustrante, y compris pour les transcriptions de Bruckner ; cependant ici, la qualité exceptionnelle du matériau thématique de la symphonie, la registration particulièrement intelligente (et suprêmement réaliste !) d’Albrecht, la pertinence de la transcription font de l’exercice une véritable réussite.

→ Issu d’une intégrale (chronologique) en cours par le même organiste qui en a déjà gravé plusieurs éparses par le passé.

(disque doudou)

Pierre Rode – Concertos pour violon 1 & 2 – Friedemann Eichhorn, Jenaer Philharmonie (et SWR Kaiserslauten), Nicolás Pasquet (Naxos) ♥♥♥

→ Le second thème du premier mouvement du 1, cette mélancolie soudaine qui évoque Édouard Dupuy.

Et mes commentaires précédents :

→ De l’intérêt d’ouvrir au maximum le répertoire : j’ai toujours cru que le concerto pour violon n’était pas fait pour moi, trop brillant, superficiel, strident ou que sais-je… Quelques-uns y échappent par leur sophistication orchestrale extrême, dans des périodes plus tardives (typiquement, le Premier de Szymanowski…), mais dans les premières années du XIXe siècle, qu’espérer ?  

→ Pourtant, ici, l’élément mélodique et les changements d’ambiance harmonique prévalent, dans une veine particulièrement française que je trouve d’un charme fou. On peut penser à Franz Joseph Clement ou à Édouard Dupuy.

→ Tous sont d’un goût assez homogène. Un petit faible pour les deux premiers, avec des inspirations mélodiques très prégnantes (premier mouvement du 1, deuxième du 2), et encore plus pour le 4, d’un équilibre apollinien qui me ravit de bout en bout.

→ (Et le violoniste, Friedemann Eichhorn, a un son d'une beauté incroyable, un goût d'une délicatesse !)

(disque doudou)

Grétry – Raoul Barbe-Bleue – Wåhlberg (Aparté 2019) ♥♥♥

http://carnetsol.fr/css/index.php?2019/11/12/3128-un-terrifiant-opera-comique-en-mars-1789 

→ Bissé.

(nouveauté)

Benda, Graun, Saint-George, Lombardini-Sirmen, Mozart – Concertos pour violon – Zefira Valova, Il Pomo d’oro (Aparté 2022)

→ À part l’adagio du Concerto en ré de Saint-George (dont le début du thème évoque beaucoup le duo de l’acte II de L’Amant jaloux de Grétry, beaucoup de tournures mozartiennes orchestrales également), déjà plusieurs fois documenté au disque, peu de pépites à mon sens – le concerto de Lombardini est beau, mais ce n’est pas du tout aussi fulgurant que ses duos ou mêmes ses précoces quatuors. Et Il Pomo d’oro n’est pas du tout survolté comme dans ses grands jours (à l’Opéra, généralement…).

→ Bissé.

Schumann – Les deux Quatuors piano-cordes – Klim Trio (Brilliant Classics)

→ Il existe interprétations plus assurées et insolentes, mais le Quatuor en ut mineur ♥♥♥, mal connu, est une splendeur qui peut carrément se mesurer à celui en mi bémol. !  

(cycle Pejačević #9) (réécoute)

Pejačević – Intégrale pour piano – Nataša Veljković (CPO) ♥

→ Beau corpus, où l’on entend affleurer tantôt Chopin, tantôt Debussy (dans les Nocturnes). Se distinguent en particulier la Sonate en sibm, plus ambitieuse, les deux Esquisses (Klavierskizzen), beaucoup plus sophistiquées, le très beau Menuet et bien sûr l’Impromptu dont le lyrisme intense a trouvé son expression dans son adaptation pour quatuor avec piano. Et c’est vraiment très bien joué.

→ Bissé, en plus du trissé il y a quelques jours…

(cycle Pejačević) (réécoute)

Pejačević – Symphonie en fa#m, Fantaisie concertante (pour piano) – Volker Banfiel, Orchestre d’État de la Rhénanie-Palatinat, Rasilainen (CPO) ♥♥

→ Très belle symphonie d’un postromantisme tardif ; consonante, mais luxuriante et intense.

(nouveauté)

Bach, Boccherini, Brahms, Prokofiev, Bottermund et concertos de Haydn, Tchaïkovski, Dvořák, Chostakovitch – Lauréats du Concours Reine Élisabeth 2017 – Victor Julien-Laferrière, Yuya Okamoto, Santiago Cañón-Valencia, Ivan Karizna (Queen Elisabeth Competition 2017) ♥♥♥

→ Année faste, où l’on trouvait, en plus de ceux-là, Aurélien Pascal, Bruno Philippe, Yan Levionnois, et parmi les non lauréats, Siranossian et Kobekina !

→ Les deux premiers prix, Julien-Laferrière et particulièrement, à mon goût, Yuya Okamoto (ses concertos Haydn 2 et Dvořák 2, digne des plus grands disques, splendidement timbré et d’une maturité impressionnante). Par ailleurs, plusieurs révélations : adoré Chosta 1 que je croyais ne pas aimer (Julien-Laferrière), pareil pour Haydn 2 – il faut dire que Denève avec le Brussels Philharmonic et Frank Braley (!) avec la Chambre de Wallonie font un véritable travail d’interprète qui porte très haut ces œuvres.

→ Le disque ne contient qu’une sélection des trois premiers prix (et du cinquième, Aurélien Pascal, le quatrième n’ayant pas été retenu, j’ignore pourquoi), vous pouvez retrouver toutes les épreuves de tous les candidats sur la chaîne du concours :

https://www.youtube.com/watch?v=XouPfmTIlD4&list=PLDKheeoxpev_Sl1Nu_1iSruO-HJJPAtzb&index=33 . [Kobekina n’est clairement pas dans son meilleur jour (Haydn difficile), même si sa vivacité de tempérament est toujours délectable à observer.]

(réécoute)

Le Beau – Quatuor piano-cordes – Berit Cardas, Klaus Christa, Björg Vaernes Lewis, Irina Puryshinskaja ♥♥♥

→ Simplicité thématique remarquablement bâtie, goût des appoggiatures… on entend l’influence du meilleur Mendelssohn. Grande œuvre.

https://www.youtube.com/watch?v=2FTzCY95vR8&t=10s 

(réécoute)

Le Beau – Sonate violoncelle-piano, pièces alto-piano et violoncelle-piano – Thomas Bless, Ulrich Koch, Maria Bergmann (SWR Music 2015) ♥

→ Très joli, mais vraiment pas aussi passionnant que ses œuvres de chambre pour plus grand effectif (le Quatuor piano-cordes !). Pour autant, le final mendelssohnien de la Sonate violoncelle-piano est particulièrement réjouissant !

(disque doudou)

R. Strauss –  Friedenstag – Voigt, Dohmen ; Sk Dresden, Sinopoli (DGG) ♥♥♥

(disque doudou)

R. Strauss –  Eine Alpensinfonie – Marc, Cassily, Roloff, Wildermann ; The Collegiate Chorale & Ochestra, Robert Bass (Koch 1991) ♥♥♥

→ Un des meilleurs Strauss – et celui que j’écoute, de loin, le plus souvent. 20 minutes d’apothéose assez folle… Une partition tellement riche qu’il est impossible d’entendre une fraction importante de tous les contrechants écrits, que ce soit au disque ou en salle. Il faut vraiment la partition pour l’admirer dans toute sa majesté.

→ Exécution imparfait mais très vivant dans ses deux parties : la fin est à peine moins jubilatoire que Sinopoli, mais l’attente sur les remparts nettement moins grise, plus découpée !

(réécoute)

R. Strauss –  Eine Alpensinfonie – Ensemble Modern, Stenz (Ensemble Modern Medien 2007) ♥♥

→ À part le couplage avec Lachenmann, je n’ai pas forcément compris

(disque doudou)

Atterberg – Älven (« Le Fleuve ») – NDRP Hanovre, Rasilainen (CPO 2000) ♥♥

→ Équivalent plus bref mais très persuasif de l’Alpestre, version plaine !

(réécoute)

Lekeu – Fantaisie pour orchestre sur deux airs populaires angevins (1892) – Philharmonique de Liège, Bartholomée ♥

(cycle Pejačević #8)

Pejačević – Lieder – Danz, Garben (CPO 2009)

→ Tout cela est bien écrit dans son genre postbrahmsien. Pas très marquant pour moi, quoique bien sûr très bien chanté par Danz !

(réécoute) (référence)

Ropartz – Sonate violon-piano n°2 – Dautricourt, Kerdoncuff (Timpani) ♥♥

→ Quelle pensée thématique fascinante !  (Et une de mes versions chouchoutes.)

(réécoute) (référence)

Lekeu – Trio piano-cordes – Spiller Trio (Arts) ♥♥

→ Quelle pensée thématique fascinante !  (Et une de mes versions chouchoutes.)

(réécoute) (référence)

R. Strauss –  Eine Alpensinfonie, fantaisie sur Die Frau ohne Schatten  – São Paulo SO, Frank Shipway (BIS 2012) ♥♥♥

→ La clarté miraculeuse de la prise de son, l’élan incroyable des interprètes… de loin, de très loin la version la plus époustouflante parmi le très beau choix au disque (Zinman, Stenz, Kempe, Bychkov, Roth…).

(🇺🇦 cycle Ukraine #78 🇺🇦)

Lysenko – extrait de L’Énéide – vieille version (YT)

https://www.youtube.com/watch?v=flTnP7TQwD0 

(🇺🇦 cycle Ukraine #77 🇺🇦)

Lysenko – Air de Didon, extrait de L’Énéide – Natalka Romanenko (YT)

https://www.youtube.com/watch?v=gHo_5Y3uNcA 

(cycle Pejačević #7)

Pejačević – Symphonie en fa#m, Fantaisie concertante (pour piano) – Volker Banfiel, Orchestre d’État de la Rhénanie-Palatinat, Rasilainen (CPO) ♥♥

(cycle Pejačević #6)

Pejačević – Intégrale pour piano – Natasa Veljković (CPO) ♥

(cycle Pejačević #5)

Pejačević – Quintette piano-cordes & œuvres pour piano : La Vie des Fleurs, Intermezzi, Fantaisies – Ida Gamulin (Croatia Records 2014) ♥

→ Beau son de… pianoforte, particulièrement réussi dans les œuvres pour piano seul.

(cycle Pejačević #4)

Pejačević – Lieder, Sonate violon-piano n°1 en ré – Markotić, Gašparović (Croatia Records)

→ Le lied de Pejačević regarde aussi vers le passé (de Schubert à R. Strauss), et me touche beaucoup moins je dois dire.

→ Par aileurs la voix large et un peu vieillissante n’est pas très avenante pour du répertoire de chambre, et la prise de son pas toujours flatteuse.

(cycle Pejačević #3) (réécoute)

Pejačević – Sonates violon-piano – Bielow, Triendl (CPO) ♥♥♥

→ Générosité mélodique, jolies évolutions harmoniques, simultanéité de thématiques distinctes aux deux instruments… chefs-d’œuvre. (Tout le final entrelace et superpose deux mélodies émanant de la même matrice !)

→ Là aussi, artistes extraordinaires : la beauté, la perfection du violon de Bielow… mais aux inflexions très variées et expressives.  

→ Bissé.

(cycle Pejačević #2) (réécoute)

Pejačević – Trio piano-cordes, Sonate violoncelle-piano – Bielow, Poltéra, Triendl (CPO) ♥♥

→ La Sonate violoncelle-piano est d’une qualité mélodique et d’un élan constant assez remarquables. (Et Poltéra y est absolument fabuleux.) Pas son œuvre la plus complexe, mais immédiatement et durablement séduisante en tout cas.

→ Toujours pas totalement passionné par le Trio, très beau romantisme qui n’a pas les mêmes saillances.

→ Cinq fois.

(cycle Pejačević #1) (disque doudou)

Pejačević – Quatuor piano-cordes, Quatuor à cordes, Quintette piano-cordes – Sine Nomine SQ, Triendl (CPO) ♥♥♥

→ Comme ce quatuor relève du meilleur Schumann !  Et le Quintette d'un Brahms tellement plus prodigue en mélodie !

→ Chez Pejačević, la mélodie est sans cesse présente, et même en général simultanément plusieurs mélodies au piano et aux cordes… ça n'arrête jamais, ni la succession des mélodies inspirées, ni les événements simultanés. D'une très grande richesse, malgré le langage très rétro – encore pleinement romantique alors qu'on est à la fin des les années 1910, mais ce décalage temporel n'est pas anormal dans les régions excentrées des grands pôles musicaux, et souvent accentués par l'éducation des femmes.

→ Harmonies sobres et riches, mélodies simultanées, beautés ininterrompues, pas de réitération sans mutation (le scherzo du Quintette a la complexité d'une forme-sonate)… on termine aussi essoré après le seul quintette que si l'on sortait des Maîtres-Chanteurs !

→ Très grandes œuvres, en particulier celles avec piano. (Ne manquez pas non plus les deux versions discographiques de la Symphonie en fa dièse mineur.)

→ Cinq fois..

(réécoute) (cycle Taneïev #7)

Taneïev – Quatuor à cordes n°2 (vol.5) – Taneyev SQ (Northern Flowers 2005) ♥♥

→ Je viens de l’écouter cette semaine, mais en y revenant, je trouve les usages thématique et la force motrice de la construction très impressionnants… je réévalue vraiment ces quatuors, et en particulier celui-ci !

→ Beau quatuor en ut majeur, qui multiple d’emblée les emprunts harmoniques, à la fois lumineux et assez sophistiqué !

https://www.youtube.com/watch?v=wRaCWac1Aug

→ Trissé.

(nouveauté) (coup de foudre)

Perosi – Quintettes piano-cordes 1 & 2, Trio à cordes n°2 – « Roma Tre Orchestra Ensemble » : Spinedi, Kawasaki, Rundo, Santisi, Bevilacqua (Naxos 2022) ♥♥♥

→ On a beau être mélomane de longue date, la vie peut toujours réserver des surprises : en deux jours, moi qui trouvais le genre du Trio à cordes assez peu fulgurant, je viens de découvrir les deux plus beaux trios que j'aie entendus, et que je n'avais jamais écoutés !  Après Taneïev, voici Perosi n°2.

→ Le feu qui traverse cette œuvre est assez grisant, sans effets de manche ni épanchements superficiels. (Les Quintettes sont très beaux aussi, mais je les connaissais déjà.)

→ Trissé.

(réécoute)

Rachmaninov – Concerto pour piano n°3 – Rösel, Berliner SO, Kurt Sanderling (Berlin Classics)

→ Orchestre très opaque, piano gris et assez dur (très tourné vers la virtuosité de surcroît), captation moyenne… je suis à chaque fois plutôt déçu de mon retour à l’intégrale de ces pourtant trois grands interprètes.

(nouveauté)

Mozart – arrangements pour deux violons (Zauberflöte, Nozze, sonates pour piano…) – Deuter, Waisman (Accent 2022) ♥♥

→ Deux violons montés en boyaux vous résument les opéras de Mozart ou vous font entendre les Sonates pour piano sous un autre jour… le résultat de ces évocations elliptiques à deux voix est particulièrement convaincant, ainsi servies avec chaleur et élan.

→ (Il n’y a que la Marche Turque, étrangement, que je trouve vraiment en deçà des originaux.)

(nouveauté) (coup de cœur)

Ortiz, Hume, Hely Bertalotti – Ricercari e Canzoni – Matteo Cicchitti (Challenge Classics 2022) ♥♥

→ Le son de Cicchitti n’est pas le plus charnu du monde, mais il joue avec une belle concentration musicale ce remarquable ensemble de bijoux qui échappent au stéréotype de la musique de chambre baroque uniment mélodique, aux thèmes juxtaposés, un peu unidimensionnelle. Ici au contraire, de belles pièces méditatives d’une grande ambition, un peu le pendant gambiste de ce que sont Gabrielli et Jacchini au violoncelle.

(disque doudou)

Rachmaninov – Concertos pour piano 3 & 4 – Andsnes, LSO, Pappano (EMI / Warner 2010) ♥♥♥

→ Le Troisième Concerto est de loin celui qui me touche le plus parmi les quatre, et cette version-ci, pleine de tendresse poétique, surpasse nettement les nombreuses que j’ai pu entendre. Une petite merveille qui fait exception à ma tiédeur habituelle à l’endroit du genre en général et de Rachmaninov en particulier.

→ Trissé.

(réécoute) (cycle Taneïev #6)

Taneïev – Quatuor à cordes n°2 (vol.5) – Taneyev SQ (Northern Flowers 2005) ♥

→ Beau quatuor en ut majeur, qui multiple d’emblée les emprunts harmoniques, à la fois lumineux et assez sophistiqué !

https://www.youtube.com/watch?v=wRaCWac1Aug

→ Bissé.

(cycle Taneïev #5)

Taneïev – Concerto pour piano en mib, Variations, Impromptus… – Banowetz Philharmonique de Russie, Thomas Sanderling (Toccata Classics 2000) ♥

→ Le Concerto privilégie la prégnance mélodique sur la virtuosité, avec un résultat qui a beaucoup de parentés avec certaines atmosphères de variété… c’est surprenant, quand la musique savante fait entendre ce que deviendra une usique populaire assez mal vue… et pourtant cela demeure très beau et personnel. Beau corpus de piano solo également !

(référence) (réécoute)

Messiaen – Trois petites liturgies de la présence divine, Hymne au saint Sacrement – OPRF, Chung (DGG) ♥♥

→ Quelle petite merveille de générosité musicale… la récapitulation du dernier tiers de la troisième liturgie, quelle folie !

→ Autant les Liturgies sont écrites dans l’exact même langage que les Poèmes pour Mi (au point qu’ils peuvent paraître quelquefois se singer), autant L’Hymne au saint Sacrement paraît difficile à relier au Messiaen habituel, quelque chose de beaucoup uniment plus lyrique, même si quelques arrières-plans scintillants trahissent l’origine de l’œuvre. (Mais elle est de prime jeunesse, 1932

Dargomyzhsky (Dargomijski) – Rusalka (Roussalka) – Smolenskaya, Borisenko, Kozlovsky, Krivchenya ; Bolchoï, Svetlanov (1957) ♥♥

→ L’acte IV est une merveille absolument saisissante, une grande claque dramatique, presque un monodrame, avec Smolenskaya possédée !

J. Strauß II – Der Zigeunerbaron – Krauss (Decca) ♥

→ Davantage de choses intéressantes que dans Der Fledermaus, à mon goût. Pas mal de numéros plutôt inspirés.

(réécoute) (cycle Taneïev #4)

Taneïev – Quatuor à cordes n°1 – Taneyev SQ (Northern Flowers) ♥

→ Part la moins marquante de l’exceptionnel legs chambriste de Taneïev : les quatuors à cordes. Tout de même très bien écrit, et passionnant dès qu’on ouvre la partition.

(🇺🇦 cycle Ukraine #76 🇺🇦)

Lysenko – La Nuit de Noël – Latsanitch (radiodiffusion avec narrateur 1992) ♥

https://www.youtube.com/watch?v=aoXb696Kads 

(🇺🇦 cycle Ukraine #75 🇺🇦)

Lysenko – La Nuit de Noël – Opéra de Kiev, P. Poliakov (bande de 1958) ♥

→ Version sans les dialogues.

https://www.youtube.com/watch?v=VhuuqvFuHMo&t=822s 

(réécoute) (coup de cœur) (cycle Taneïev #3)

Taneïev – Les trois quintettes – Martinů SQ, Hosprová, Bárta, Vinokur (Supraphon 2015) ♥♥

→ Version pleine d’acuité de ces trois chefs-d’œuvre : solidité formelle avec de très beaux développements, des variations éloquentes ; poussée mélodique d’une générosité très tchaïkovsienne : élan constant. Et avec les timbres affûtés, la netteté de jeu (mais aussi la compréhension de ses moments expansifs) des musiciens tchèques, c’est un enchantement total.

(disque doudou)

Mozart – Intégrale des symphonies – Chambre de Prague, Mackerras (Telarc 1991) ♥♥

→ L’intégrale ultime de l’équilibre entre des timbres charnus et une manière « informée », plébiscitée par à peu près tous les mélomanes que j’ai croisés, et non sans raison. [J’aime aussi énormément Hogwood, dans un style beaucoup plus militant et avec une quantité de symphonies non numérotées assez vertigineuse, dont beaucoup de très haute qualité !]

→ Pour cette fois-ci, écouté les symphonies 1 & 38..

→ Je m’aperçois que cette partie du fonds Telarc (défunt label très mal diffusé désormais) est disponible en flux !

(cycle Taneïev #2)

Taneïev – Trio piano-cordes – Repin, Harrell, Pletnev (bande de Verbier 2003)

https://www.youtube.com/watch?v=8_Ufv2O2o-s 

→ Bissé.

(nouveauté) (coup de foudre) (cycle Taneïev #1)

Taneïev – Trio à cordes Op.31, Quatuor piano-cordes Op.20 – Spectrum Concerts Berlin (Naxos 2022) ♥♥♥

→ Le Trio est rarement enregistré, petite merveille jouée avec des cordes d’une intensité d’attaque, d’une résonance, d’une précision d’intonation assez vertigineuses. Et le Quatuor, toujours aussi puissamment inspiré dans ses élans mélodiques… Disque miraculeux.

→ Cinq fois.

(nouveauté)

Ben-Haim – Musique pour cordes ♥

→ Belles œuvres, mais sans comparaison avec l’intérêt de ses symphonies syncrétiques !

(nouveauté)

Schumann (Romances & Ballades, 6 Lenau-Lieder & Requiem), Widmann (Das heiße Herz) – Immler, Frese (Alpha 2022) ♥

→ Grande sobriété des Schumann qui vont à l’essentiel (dans une discographie très concurrentielle). Moins intéressé par l’univers sonore plutôt convenu (et pas très joyeux) de Widmann.

(nouveauté)

Ferdinand Hiller – Quatuor piano-cordes, Quintette piano-cordes – Triendl, Minguet SQ (CPO 2022) ♥

→ Compositeur important de la période dans ses relations et influences, mais peu documenté au disque, ici par une équipe de choc parmi les meilleurs explorateurs de l’écurie CPO.

→ Pas de révélation majeure à l’écoute, mais du beau romantisme soigné et construit, avec des mélodies plaisantes, une qualité d’atmosphères… à explorer davantage dans d’autres œuvres, et à réécouter.

(nouveauté)

Hans Gál – Œuvres pour alto & piano – Tchórzewska, Wasiak (RecArt 2022)

→ Peu à en dire à la vérité : jolies pièces que je trouve, comme souvent chez Gál, à la fois peu singulières et peu touchantes. L’impression étrange d’entendre de la musique qui coule, sans que rien ne m’accroche (ni ne me déplaise). Plutôt rare chez les compositeurs de sa période.

Les Compagnons de la Chanson : Les Trois Cloches, Aux Marches du Palais, Le Galérien, Les Chevaliers du Ciel, Le Prisonnier de la Tour… (Rendez-vous Digital 2010) ♥♥

→ Qu’est-ce que ça a remarquablement vieilli, ces arrangements a cappella (les partiels harmoniques reconstitués des cloches qui ouvrent le Prisonnier !

→ Pas mal de distorsion, le report n’est pas de qualité, un label qui reprend du libre de droits en numérique, et pas très bien manifestement. (Et j’ai l’impression que ce n’est pas vraiment l’album d’origine Les Trois Cloches.

(disques doudous)

G. Calvi & F. Blanche – Le Prisonnier de la Tour – Cora Vaucaire, Edith Piaf, Les Compagnons de la Chanson, Vicky Autier… ♥♥♥

(nouveauté)

Emilie Mayer – Symphonies 3 & 6 – Bremerhaven PO, Marc Niemann (Hänssler 2022)

→ Vraiment déçu, peu de saillances dans l’œuvre, et à nouveau une interprétation un peu confortablement installée et épaisse…

(nouveauté)

Messiaen (Oiseaux Exotiques), Schönberg (Concerto pour piano), Ravel (Concerto en sol) – Piemontesi, O de la Suisse Romande, Nott (PentaTone 2022) ♥

→ Des Oiseaux Exotiques au piano net, aux couleurs orchestrales extrêmement chatoyantes et maîtrisées, le tout remarquablement capté. Belle version aussi du Concerto de Schönberg. (Je me suis dispensé du Ravel, il est déjà difficile de zig-zaguer entre ses multiples itérations au concert, je vais finir par le détester si je l’écoute à chaque sortie.)

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JUIN 2022

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(réécoute)

Jean-Baptiste Lully – O Lachrymæ – Auvity, Les Epopées, Stephane Fuget (CVS 2021) ♥

(réécoute)

Blamont – Te Deum – (Michiko) Takahashi, (Caroline) Arnaud, Monti, Champion, Costanzo ; Marguerite Louise, Stradivaria, Daniel Cuiller (CVS 2019) ♥♥

https://www.youtube.com/watch?v=JeUOuBnIZ5E 

(🇺🇦 cycle Ukraine #75 🇺🇦) (réécoute)

Lysenko – Prière pour l’Ukraine – interprètes ?  ♥

→ Je n’ai rien trouvé des six choeurs sacrés qu’il a légués, mais il existe au moins une version de sa Prière pour l’Ukraine, choeur patriotique de 1885, à une époque où les publications en ukrainien étaient bannies, et jouées dans les églises d’Ukraine, aussi bien orthodoxes que catholiques. Son style, en forme de choral, évoque tout à fait les harmonies et équilibres des choeurs orthodoxes.

https://www.youtube.com/watch?v=drl0jCspOXA 

(disque doudou)

Grétry – Raoul Barbe-Bleue – Wåhlberg (Aparté 2019) ♥♥♥

http://carnetsol.fr/css/index.php?2019/11/12/3128-un-terrifiant-opera-comique-en-mars-1789 

→ Bissé.

(🇺🇦 cycle Ukraine #74 🇺🇦) (réécoute)

LYSENKO, M.: Violin and Piano Music (Complete) (Soroka, Greene) (Toccata Classics 2014)

→ Legs pour violon est essentiellement constitué d’arrangements de thèmes populaires (une large part de la musique ukrainienne, et russe d’ailleurs, se fonde sur des thèmes populaires d’Ukraine).

→ Toujours pas très émerveillé à la réécoute.

(🇺🇦 cycle Ukraine #73 🇺🇦) 

Mikola Lysenko – Mélodies sur des sujets historiques – Hunka, Krywolt (Canadian Ukrainian Opera Association 2010) ♥

(🇺🇦 cycle Ukraine #72 🇺🇦) 

Mikola Lysenko – La Noyée (Nuit de mai) – Radio d’Ukraine, Dominchen (bande de 1950) ♥

→ La bande débute, à ce que j’ai pu en reconnaître, par une lecture du début du deuxième chapitre du texte de Gogol, qui décrit la singularité de la nuit ukrainienne.

https://www.youtube.com/watch?v=vTI2C8UrKvA 

→ Bissé.

(🇺🇦 cycle Ukraine #71 🇺🇦) (réécoute)

Mikola Lysenko – Taras Boulba – Opéra National d’Ukraine Taras Shevchenko, Simeonov (Melodiya) ♥♥

→ Très beau lyrisme, épique mais sans excès, toujours très accessiblement mélodique. Les finals du III et du IV, les deux airs du IV sont de beaux moment d’élan et/ou de grâce.

https://open.spotify.com/playlist/4Z9BydrFxdNpsTeY9XZawk (attention, certaines pistes sont mal étiquetées sur Spotify)

→ Bissé.

(réécoute)

Madin – Te Deum – Magouët, (Michiko) Takahashi, Getchell, Dufourt, Buet, Buffière ; Les Cris de Paris, Stradivaria, Daniel Cuiller (Alpha 2016) ♥♥

→ Quadrissé.

(🇺🇦 cycle Ukraine #70 🇺🇦)

Lysenko – Natalka Poltavka – Opéra de Lviv 2016 (YT)

→ Énormément de dialogues sur une intrigue très convenue de triangle amoureux (avec le prétendant absent et le prétendant riche, coucou Pagnol). Les numéros musicaux, très brefs, sont issus du folklore et assez peu charpentés musicaement.

https://www.youtube.com/watch?v=LNQACv-b_xQ 

(🇺🇦 cycle Ukraine #69 🇺🇦)

Lysenko – Natalka Poltavka – film de 1978

→ Avec accompagnements de bandoura !

(🇺🇦 cycle Ukraine #68 🇺🇦)  (réécoute)

Klebanov – Cycle de mélodies Silhouettes japonaises ; Concerto pour alto – (ESSAY 2004)

(🇺🇦 cycle Ukraine #67 🇺🇦)  (réécoute)

Klebanov – String Quartets Nos. 4 and 5 / Piano Trio No. 2 – ARC Ensemble (Chandos 2021) ♥

→ Évoque un chœur contemporain, ce début minimaliste, puis swingue…

→ Début du Quatuor n°4 fondé sur le le Carol of the Bells, dans un traitement très minimaliste et tintinnabulant (forcément), qui débouche sur un esprit beaucoup plus swingué, très intéressant, persuasif et séduisant. Le reste m'a moins impressionné.

→ Bissé.

(🇺🇦 cycle Ukraine #66 🇺🇦)

Mykola Leontovych - Smert' (Death), 1921 ♥

https://www.youtube.com/watch?v=_yCOw-2Bkr4 

Lalande – De profundis clamavi – Santon, Mechelen, Joron, Abadie ; Pages & Chantres du CMBV, Collegium Marianum, Schneebeli ♥

https://www.youtube.com/watch?v=b8uejFqHKec 

(🇺🇦 cycle Ukraine #65 🇺🇦)

Ornstein  Piano Quintet, Op.92; SO 610 – Hamelin & friends (Hyperion) ♥♥

→ Première écoute de cette belle version.

→ Monté avec partition ici : https://www.youtube.com/watch?v=ZELVn8i1TwU .

(🇺🇦 cycle Ukraine #64 🇺🇦)

Leontovych (et Skoryk) – On the Water Nymph's Easter

→ L‘opéra sur lequel travaillait Leontovych au moment de son assassinat. Achevé par Skoryk.

→ Pas très marquant à mon gré, peu de lignes mélodiques ou de traits dramatiques saisissants. Mais a le mérite d’exister pour se faire une première opinion, évidemment.

https://www.youtube.com/watch?v=KwNhJ9QDaNQ 

(🇺🇦 cycle Ukraine #63 🇺🇦)

Leontovych – Shchedryk (« Carol of Bells ») – diverses versions ♥♥

→ L’un des standards les plus souvent interprétés par les chœurs professionnels comme amateurs, ce motif cyclique s’inspirant d’un carillon, toujours délicieux. À peu près tout ce que l’on trouve couramment de Leontovych au disque, pour le reste il faut chercher un peu… Pourtant, cet élève de Lysenko, marqué lui aussi par un désir d’accomplissement ethnomusicologique, reste l’une des grandes figures de la musique ukrainienne, en particulier pour son versant le plus national.

(🇺🇦 cycle Ukraine #62 🇺🇦)

Stankovych – Symphonies 1,2,4 – OS National d’Ukraine, Kuchar (Naxos) ♥

→ Symphonies à la fois tendues comme un Chostakovitch aux aplats enrichis et aux évenements plutôt unidimensionnels, comme un Terterian plus mélodique ou un Kancheli volubile… Assez plaisant, d’autant que, dans l’acoustique réverbérée du disque Naxos, les effets d’écho ajoutent aux tintinnabuli.

Suppé – Pique Dame – Bartz, Erdmann, Pfeffer, Dewald, Tom Erik Lie ; Radio de Cologne (WDR), Mikhaïl Jurowski (The Art of Singing) ♥

→ De ton beaucoup plus sérieux, recherchant des aspects mystérieux non sans un certain succès, et exploitant des formules comiques (pas très passionnantes) parentes d’Offenbach, une version jouée sans les dialogues qui me paraissent manquer. Nettement moins bien chanté que le vieux Boccaccio ; cependant on y entend notamment Tom Erik Lie et son charme ravageur (voix assez proche de Stephan Loges).

Suppé – Schubert – Streich, Glawitsch, Neidlinger ; Radio de Hambourg (avant la NDR), Schüchter (The Art of Singing) ♥♥

→ Encore sur une vie d’artiste. Véritable opéra, avec ses composantes légères, mais ambitieux, avec de très belles mélodies et de magnifiques ensembles. Véritablement un opéra abouti, et servi par des chanteurs aux voix particulièrement assurées et à la diction claire !

(réécoute)

Suppé – Schubert – American SO, Botstein (ASO) ♥

→ Opérette farcie de thèmes de Schubert, plaisante, plus mélancolique mais moins amusante que les réutilisations de Mozart.

 

(nouveauté)

Suppé – Mozart – Janáček Philharmonic (d’Ostrava), Dario Salvi (Naxos 2022) ♥♥

→ Musique de scène largement constituée de fragments de Mozart adaptés et réorchestrés. Très réussi.

→ Bissé.

(réécoute)

Desmarest – Domine ne in furore, Usquequo Domine, Confitebor tibi Domine, Lauda Jerusalem Dominum – Fouchécourt, tudio de Montréal, Les Violons du Roy, Christopher Jackson (K617 / réédition Phaïa 2017) ♥♥

→ Très belle version alternative au merveilleux album Christie, très bien joué et chanté par des spécialistes de cette musique – une de plus belles couleurs harmoniques de son époque, le fin du fin du catalogue de Desmarest.

(réécoute)

Desmarest – Domine ne in furore, Usquequo Domine, Confitebor tibi Domine, Lauda Jerusalem Dominum – Les Arts Florissants, Chistie  (Virgin Classics, réédition Erato) ♥♥

(bande doudou)

https://www.youtube.com/watch?v=qa6YPjHL_Tg  ♥♥♥

→ Bissé.

(bande doudou)

https://www.youtube.com/watch?v=ds42GmRDNJ4  ♥♥♥

→ Trissé.

(disque doudou)

LULLY – Dies iræ, De Profundis, Te Deum – Millenium O, García Alarcón (Alpha 2020) ♥♥♥

→ Trissé.

(réécoute)

Verdi – Il Trovatore - Plowright, Fassbaender, Domingo, Zancanaro, Nesterenko ; Giulini (DGG) ♥

→ Beaucoup de belles choses dans cette version (l’atypique Fassbaender), mais le formidable Zancanaro est capté d’un peu loin et l’accompagnement de Giulini vraiment (comme on pouvait le prévoir) lent et mou, ce qui empêche la tension de prendre complètement.

  

(nouveauté)

Massenet – Mélodies orchestrales – Devos, Santon, Car, Gens, Dubois, Dupuis ; Orchestre de chambre de Paris, Niquet (Bru Zane 2022) ♥♥♥

→ Trissé.

(réécoute)

Maddalena Laura Lombardini Sirmen – intégrale des 6 Quatuors à cordes – (Tactus) ♥♥

Maddalena Laura Lombardini Sirmen – intégrale des 6 Quatuors à cordes – (Signum) ♥♥

(nouveauté)

Maddalena Laura Lombardini Sirmen – intégrale des 6 Quatuors à cordes – Lombardini SQ (CPO) ♥

→ Épouse du violoniste Sirmen, l’œuvre fut publiée sous leurs noms conjoints, mais l’on a désormais établi qu’elle fut écrite par Madame.

→ Corpus parmi les plus ambitieux de son temps (publié en 1769, on pourrait à l’écoute croire 30 à 40 ans plus tard !), ici sur instruments d’époque. (J’aime davantage les versions parues chez Signum, pourtant très tradi, et surtout Tactus, qui procurent davantage d’ampleur que sur instruments anciens.)

→ Particularité : quatuors en deux mouvements, un lent et un vif (ou un menuet), comme ses duos de violons – qui sont ce qu’il faut impérativement écouter d’elle, d’une inspiration ininterrompue.

Verdi – Il Trovatore - G. Jones, Cossotto, McCracken, Sereni, Vinco ; Opéra de Vienne, Quadri (captation 1966) ♥♥

https://www.youtube.com/watch?v=1ZQjwnw6wrY 

(disque doudou)

Verdi – Le Trouvère – Cruz-Romo, Dunn, Tucker, Nimsgern ; Opéra de Tel-Aviv, Mehta (captation 1973) ♥♥

→ Tempéraments incroyables et précision d’articulation rythmique inégalée à l’orchestre !

https://www.youtube.com/watch?v=XY1acMqN3y8&t=5683s 

(nouveauté)

Sollima (Fandango), Debussy (Sonate), Villa-Lobos (Bachiana n°5), Willem de Fesch (Sicilienne), Fauré (Sicilienne), Maria Theresia von Paradis (Sicilienne), Johann Ernst Gaillard (Sicilienne), Marais (Folies d’Espagne), Jules Matton (Détail), Vladimir Kobekin (Gallardo) – Kobekina ; Cauvin, Arakélian Boccadoro, Cauvin, Pereira (Mirare 2022) ♥♥

→ Mélanges de musique baroque, moderne, contemporaine, absolument passionnant et interprété au plus haut niveau, en variant les effectifs (guitare, clavecin, piano, percussions…). Version pour l’éternité de la Sicilienne de Pelléas de Fauré, simplicité toujours pénétrante de Sollima, très belles compositions contemporaines…

→ Quadrissé.

(réécoute)

Verdi – Le Trouvère – Sutherland, Horne, Pavarotti, Wixell ; Bonynge (Decca) ♥♥

(disque doudou)

Mosolov – Symphonie n°5, Concerto pour harpe – Fleshman, Symphonique de Moscou, Arthur Arnold (Naxos) ♥♥

→ Trissé.

(réécoute)

R. Strauss – Vier Letzte Lieder – Jurinac, Sargent ♥

https://www.youtube.com/watch?v=1y4jESabYwA 

(réécoute)

R. Strauss – Vier Letzte Lieder – Grümmer ♥

→ Un peu déçu à la réécoute : voix splendide, mais diction décidément lâche !

https://www.youtube.com/watch?v=Sxt0bTFuLvI 

(réécoutes)

R. Strauss – Vier Letzte Lieder – Della, Casa, Richard Kraus (Decca) ♥

R. Strauss – Vier Letzte Lieder – Kaune, NDR, Oue (Berlin Classics) ♥

R. Strauss – Vier Letzte Lieder – Popp, Tennstedt (EMI) ♥

R. Strauss – Vier Letzte Lieder – Rothenberger, LSO, Previn (EMI) ♥

→ Quelques belles versions du cycle… sans surprise, je conserve un faible pour la diction très claire et le timbre pincé de Rothenberger – en revanche accompagnement assez terne de Previn. Aucune de ces versions n’est très dramatique / verbale, hors Kaune (mais elle aussi en-dessous de ses standards).

(réécoute) (nouveauté)

Rameau – Les Fêtes d’Hébé – Doray, Santon, Wanroij, Mechelen, Vidal, Witczak ; Orfeo Orchestra, Vashegyi (Glossa 2022)

→ Un opéra ballet de Rameau qui n’avait pas été gravé depuis longtemps, et dans une version musicologique qui présente les alternatives – dans ces opéras « à entrées », où chaque acte contient une intrigue distincte,

Salieri, Hummel, Voříšek Variations sur La Follia, Double concerto (pour violon & piano), Symphonie en ré Op.23 – WDR, Goebel (Sony 2020) ♥

→ À la réécoute, tout de même beaucoup de charme à cette version des Variations de Salieri, même si son effet est sans doute diminué par les instruments d’époque et son interprétation sans démesure, par rapport à d’autres exécutions plus traditionnelles et modestes, qui mettent mieux en valeur cependant les singularités de cette partition majeure.

→ Beau concerto de Hummel, et très belle interprétation de Voříšek, mais qui paraît tellement moins dramatiquement tendue et audacieusement moderne que chez Blomstedt. Ce qui me fait, vu la qualité de ce disque, évaluer encore à la hausse ce déjà formidable disque Blomstedt.

(nouveauté)

R. Strauss – Vier Letzte Lieder et autres lieder orchestraux – Hanna-Elisabeth Müller, WDR SO, Eschenbach (PentaTone 2022) ♥♥

→ Pas de panique, Eschenbach n’est pas particulière épais ou indolent ici – il faut dire qu’il hérite de la lumineuse WDR, telle que préparée pendant des années à la sauce Saraste !

→ H.-E. Müller égale à elle-même : voix impressionnante (et qui remplit remarquablement l’espace jusque dans les lieux les plus défavorables comme la Philharmonie de Paris…), à la fois relativement légre et très ronde, sonore, avec une belle patine assez sombre… mais diction assez lâche. Captée pour le disque, il y a une homogénéité et même un côté un peu « grossi en bouche » qui est moins élégant que de loin. Pour autant, tout ça est magnifique ; on ne peut simplement s’empêcher, sur des pages aussi fréquentées, de s’interroger sur le sens de la parution, et la beauté de l’instrument, dans ces lieder avant tout d’essence musicale, où le texte est davantage un support d’inspiration que l’objet de toutes les attentions prosodiques du compositeur, justifie pleinement ce disque.

→ Dans les Quatre Derniers Lieder (pas écoutés lors de ma précédente livraison), l’accompagnement d’Eschenbach se révèle très physique et lisible, assez loin de ce que l’on peut imaginer de lui. Et ici où les mots sont plus lâches et la ligne primordiale, la souplesse et l’aigu irradiant de H.-E. Müller magnifie les splendides lignes mélodiques et les divers mélismes. Évidemment, il ne faut pas y chercher l’éloquence poétique façon Grümmer, Steber ou Jurinac, mais plutôt la ductilité infine de Janowitz.

(disque doudou)

LULLY – Grands motets – Cappella Mediterranea, Leonardo García Alarcón (Alpha) ♥♥♥

→ Bissé.

 

(disque doudou)

Verdi – Le Trouvère – Frittoli, Urmana, Licitra, Nucci ; La Scala, Muti (2001) ♥♥♥

→ Des mois que je n'avais pas écouté le Trouvère. Très ému par ma réécoute. Aussi étrange que cela puisse paraître, c'est sans doute l'opéra de Verdi qui me touche le plus profondément, à chaque fois. (Alors que sur le papier ce devraient être Stiffelio, Rigoletto, les Vêpres, Falstaff… que j’adore au demeurant, mais qui ne produisent pas cet effet singulier).

→ La variété des accompagnements orchestraux de Muti glorifient, au delà même de ce qui est écrit, les atmosphères nocturnes très singulières de cet opéra, et la distribution d’une grande éloquence ne pâlit pas devant la concurrence, Grands Anciens compris.

→ Bissé tout l’opéra.

Salieri, Hummel, Voříšek Variations sur La Follia, Double concerto (pour violon & piano), Symphonie en ré Op.23 – WDR, Goebel (Sony 2020)

→ À la réécoute, tout de même beaucoup de charme à cette version des Variations de Salieri, même si son effet est sans doute diminué par les instruments d’époque et son interprétation sans démesure, par rapport à d’autres exécutions plus traditionnelles et modestes, qui mettent mieux en valeur cependant les singularités de cette partition majeure.

→ Beau concerto de Hummel, et très belle interprétation de Voříšek, mais qui paraît tellement moins dramatiquement tendue et audacieusement moderne que chez Blomstedt. Ce qui me fait, vu la qualité de ce disque, évaluer encore à la hausse ce déjà formidable disque Blomstedt.

  

(nouveauté)

Voříšek, Mozart – Symphonie en ré Op.23, Symphonie 38 – Gewandhaus O, Blomstedt (Accentus Music 2022) ♥♥♥

→ Contre toute attente, après des Brahms plutôt impavides et indolents, un Mozart plein de vie et d’aspérité : certes tradi, mais un tradi vibrillonnant, qui ne se contente jamais d’énoncer les formules mais les accompagne et leur insuffle un feu permanent. Une des plus belles versions que j’aie entendues, pour moi qui ai pourtant tendance à privilégier le crincrin crissant et le pouêt-pouêt couaquant !  Une partie du plaisir provient aussi de l’exécution intégrale, avec les reprises (18 minutes pour le premier movement, et 12 pour l’andante !), ce qui permet de goûter pleinement les équilibres formels et les trouvailles merveillleuses de notre (presque) vieux Mozart.

→ La Symphonie en ré de Voříšek est elle aussi extraordinairement réalisée, Blomstedt mettant en valeur son très grand potentiel dramatique, ses parentés avec Mozart dans la recherche harmonique, la variété de ses climats (des contrastes impressionnants dans le mouvement lent). Elle ne m’avait pas du tout autant frappé, et pour cause, dans l’excellente version Goebel.

→ Trissé.

 

(réécoute)

Fauré, Widor (Sonate violoncelle & orgue), Dupré, Falcinelli, Daniel Roth, Robin, Mathieu Guillou – « L’orgue chambriste » – Khrystyna Sarkyan, Thibaut Reznicek, Quentin Guérillot (Initiale 2020) ♥♥

→ Occasion d’entendre un répertoire rare et joué au plus haut niveau… ces pièces de chambre françaises avec orgue sont un délice, et la présence de Thibaut Reznicek au violoncelle constitue un supplément de satisfaction assez considérable – ce son mordant et jamais gras, cette éloquence dans chaque phrasé…

→ Bissé.

(réécoute)

Louis Glass – Symphonie n°3, Summer Life – StO Rheinische Philharmonic, Daniel Raiskin (CPO 2014) ♥♥

→ Mêmes remarques que précédemment : j’ai trouvé la Quatrième un peu plus personnelle et saillante, mais la qualité reste tout à fait équivalente.

 

(nouveauté)

Louis Glass – Symphonie n°4 – StO Rheinische Philharmonic, Daniel Raiskin (CPO 2022) ♥♥

→ Postromantisme remarquablement bâti, qui tire le meilleur des formes préexistantes tout en ménageant de belles trouvailles (même le scherzo en est très réussi). Ces Danois, comme les Néerlandais, sont décidément de sacrés diables : comment parviennent-ils à détenir autant de compositeurs considérables, sur une population aussi ténue ?

→ Bissé.

(nouveauté)

R. Strauss – Vier Letzte Lieder et autres lieder orchestraux – Hanna-Elisabeth Müller, WDR SO, Eschenbach (PentaTone 2022) ♥

→ Pas de panique, Eschenbach n’est pas particulière épais ou indolent ici – il faut dire qu’il hérite de la lumineuse WDR, telle que préparée pendant des années à la sauce Saraste !

→ H.-E. Müller égale à elle-même : voix impressionnante (et qui remplit remarquablement l’espace jusque dans les lieux les plus défavorables comme la Philharmonie de Paris…), à la fois relativement légre et très ronde, sonore, avec une belle patine assez sombre… mais diction assez lâche. Captée pour le disque, il y a une homogénéité et même un côté un peu « grossi en bouche » qui est moins élégant que de loin. Pour autant, tout ça est magnifique ; on ne peut simplement s’empêcher, sur des pages aussi fréquentées, de s’interroger sur le sens de la parution, et la beauté de l’instrument, dans ces lieder avant tout d’essence musicale, où le texte est davantage un support d’inspiration que l’objet de toutes les attentions prosodiques du compositeur, justifie pleinement ce disque.

→ Dans les Quatre Derniers Lieder, l’accompagnement d’Eschenbach se révèle très physique et lisible, assez loin de ce que l’on peut imaginer de lui. Et ici où les mots sont plus lâches et la ligne primordiale, la souplesse et l’aigu irradiant de H.-E. Müller magnifie les splendides lignes mélodiques et les divers mélismes. Évidemment, il ne faut pas y chercher l’éloquence poétique façon Grümmer, Steber ou Jurinac, mais plutôt la ductilité infine de Janowitz.

(nouveauté)

Nowowiejski – Le Retour du Fils prodigue – Warmia & Masuria PO, Sułkowski (DUX 2022)

→ Une cantate de jeunesse, composée sur un texte allemand – incidemment sur le même sujet que le Prix de Rome de Debussy (qui fut composé antérieurement), mais dans un tout autre esprit : grands espaces romantiques très peu subversifs, qui insistent successivement sur les différents personnages (le Fils est le seul à chanter dans la première des trois parties), peu de couleurs orchestrales (peu mises en valeur par un orchestre en-dessous des standards habituels au disque), un lyrisme assez simple qui ne propose pas des mélodies particulièrement saillantes. On est en deçà, me semble-t-il, de ses chefs-d’œuvre comme Legenda Bałtiku (un opéra dont l’acte II est uniquement un ballet-pantomime !) ou bien sûr l’épique Quo Vadis, bien plus entraînants, personnels et séduisants.

(nouveauté)

Vitali, Corelli, Tartini, (Theresa von) Paradis, Kreisler, Respighi – La Folia (violon & orchestre à cordes) – Sebastian Bohren (Avie 2022) ♥

→ Arrangements avec orchestre à cordes de ces pièces pour violon soliste. On aurait pu redouter une mauvaise soupe à la façon des « Solistes de [insérez le pays d’origine du cacheton] », mais il n’en est rien du tout : Bohren joue avec une netteté digne des plus grands violonistes d’aujourd’hui (une pureté façon Zehetmair, si vous voulez), et qui a fait son miel des études musicologiques sur l’usage parcimonieux du vibrato. L’orchestre qui accompagne est moins exemplaire, mais ne verse pas dans la mélasse épaisse, et ainsi retravaillées, ces pièces baroques deviennent de nouveaux objets postromantiques. Coup de cœur en particulier pour les Variations sur thème de Corelli dans le style de Tartini composées par Kreisler, parfaitement roboratives.

  

(nouveauté)

Bach (Suite n°1), Duport, Piatti, Battanchon, Hindemith (Sonate n°3), Sollima (Sonate 1959), Casals, Rostropovitch, Matt Bellamy – « Le Chant des Oiseaux » – Thibaut Reznicek (1001 Notes 2022) ♥♥♥

→ Programme puissamment original, qui parcourt des pans majeurs de l’œuvre pour violoncelle seul, un Bach sublime mais aussi de passionnants Battanchon et Hindemith, un touchant Sollima (cette simplicité qui touche toujours juste, encore plus peut-être que dans ses délectables Quatuors…). Et Reznicek en gloire, l’un des grands violoncellistes d’aujourd’hui, doté d’un grain et d’une musicalité qui ont peu d’équivalent sur la scène actuelle.

→ Trissé.

 

(nouveauté)

Chopin, Szczerbinski, Kiszwalter, Paderewski, Ogiński, Zarębski, Paderewski, Wieniawski – « Polish Polonaises » – Julia Kociuban (DUX 2022) ♥

→ Recueil de polonaises pour piano écrites par des compositeurs polonais, couvrant tout le spectre du folklorique, du salon, de l’épique – ce dernier aspect restant plus spécifiquement chopinien, il faut l’avouer. Pas le recueil musical le plus superlatif de tous les temps, mais le panorama est passionnant : il permet de situer Chopin dans son époque, et c’est ce dont j’ai toujours rêvé en entendant ses Polonaises… à quoi ressemblaient celles que l’on composait couramment en Pologne. (Certes, sur ce disque Chopin est l’ancêtre et la matrice des autres compositeurs plutôt que l’inverse, mais la démarche est tout à fait fascinante.)

→ Bissé.

(réécoute)

Wagner, R. Strauss, Pfitzner – Wesendonck-Lieder, Im Abendrot… – Goerne, Seong-Jin Cho (DGG) ♥♥

→ Précédent épisode des partenariats entre Goerne et des pianistes solistes en vue, lecture particulièrement aboutie des Wesendonck, et cet Im Abendrot totalement hors du temps…

(nouveauté)

Schumann, Brahms, Wolf, Berg, Chostakovitch – Die Dichterliebe, Vier Ernste Gesänge, Buonarroti… – Goerne, Trifonov (DGG 2022) ♥

→ Très bel album dense en œuvres considérables et variées, où Goerne tire avec art le meilleur de la voix qui lui reste et qui, au studio, peut encore faire des merveilles. (En salle, la voix commence à s’assécher, l’impact physique a quasiment disparu, l’aigu est devenu difficile et il reste surtout la diction floue, et bien sûr la conviction de l’artiste.)

(nouveauté)

Duparc – Mélodies – Sarah Connolly, Nicky Spence, Huw Montague-Rendall, William Thomas ; Martineau (Signum 2022) ♥

→ Le principe de l’album : des chanteurs britanniques qui pratiquent régulièrement le lied et la mélodie enregistrent une intégrale répartie entre quatre tessitures. Le résultat fait entendre, pour un francophone, les limites de prononciation (et de finesse du sens), mais l’ensemble n’est pas dépourvu de beautés. Si je n’aime pas trop l’émission très égale et couverte de Connolly, qui tend à lisser les affects, je dois admettre que William Thomas, avec sa stature de baryton-basse, parvient à impressionner (malgré l’accent) dans La Vague et la Cloche. La grande réussite se trouve sans surprise dans les trois mélodies mélodies gravées par Huw Montague Rendall, très grand Pelléas qui trouve ici le ton juste sur un timbre à la fois doux et toujours frémissant, une émission à la fois saine et toujours tendue – du grand art. Jetez-vous sur Phidylé, une leçon.

→ Pas un album qui révolutionnera la discographie bien fournie, donc, mais Malcolm Martineau s’y entend sous un grand jour, réceptacle de toute l’expérience colossale accumulée dans ce répertoire. Les trépidations de Rosemonde et surtout le glas de La Vague et la Cloche, imitant à la perfection la résonance par un subtil jeu de décalage (écrit, mais jamais entendu réalisé avec autant d’intelligence…), avec une profondeur de son remarquablement captée par les micros.

(réécoute) (nouveauté) (coup de cœur)

Maria Bach – Quintette piano-cordes, Sonate violoncelle-piano, Suite pour violoncelle seul – Hülshoff, Triendl (Hänssler 2022) ♥♥♥

→ Œuvres denses et avenantes à la fois, culminant dans cette Suite pour violoncelle qui m’évoque Elias de Mendelssohn : on y sent sans équivoque l’hommage à Bach, mais un idiome romantique plus souple et expressif qui me séduit considérablement. Oliver Triendl fait des infidélités à CPO et, de fait, les œuvres communes au disque CPO y sont plus ardentes.

(réécoute) (nouveauté) (coup de cœur)

Maria Bach – Quintette piano-cordes, Quintette à cordes, Sonate violoncelle-piano– (CPO 2022) ♥♥

→ Quintette à cordes de toute beauté, germanique mâtiné d’influences françaises. Thèmes fokloriques russes très audibles.

2011

2012

(nouveauté)

Suppé – Mozart – Janáček PO, Salvi (Naxos)

(actu concerts)

Borodine, Massenet – Air du Prince Igor et air de Lescaut – Igor Mosotovoi (YT Concours de Chant de Marmande) ♥

→ Belle concentration du métal typique de l’école ukrainienne (Gnidii !), belle voix (un peu forcé dans les fortés ou la coloration grave quelquefois, il ne faudra pas qu’il exagère ou se fatigue).

https://www.youtube.com/watch?v=mm8mzy6arsQ 

(nouveauté) (actu concerts)

Prokofiev & Babayan – Arrangements d’œuvres scéniques de Prokofiev pour deux pianos : Roméo & Juliette, Hamlet, Eugène Onéguine, La Dame de Pique… – Argerich, Babayan (YT 2022)

https://www.youtube.com/watch?v=lynKaVzuNsw 

→ Très original et en folie !  Mais il vaut mieux connaître les originaux pour comprendre où cela va. (Le langage de Prokofiev m’y touche peu, mais très belle initiative et remarquable réalisation.)

→ Tournée qui est passée à la Philharmonie hier.

(nouveauté)

Debussy & Thibault Bertin-Maghit – « Vagues et ombres », pièces de Debussy arrangées pour petit ensemble de cordes – Collectif9 (Alpha 2022)

→ Après avoir été totalement ébloui par leur dernier album No Time for Chamber Music, consacré à des réagencements assez sauvages de Mahler, sorte de collages furieux, et interprétés avec une précision et une tension hors du commun, voici leur album Debussy : Étude pour les Sixtes, Des pas sur la neige, Clair de Lune & Passepied de la Suite Bergamasque, et La Mer en intégralité.

→ C’est plutôt une déception (pour mes attentes très élevées) : le niveau de jeu est tout aussi extraordinaire, mais les arrangements beaucoup moins inventifs ici, de simples transcriptions. En particulier La Mer en intégralité : à quoi bon jouer la même chose avec moins de couleurs ?  Le tour de force de produire les mêmes effets avec quelques cordes est admirable, mais le résultat sonore est nettement moins intéressant que ces arrangements et bifurcations auxquels se prêtait évidemment mieux Mahler.

(nouveauté)

Beethoven – Quatuor 15 & 16 – Ehnes SQ (Onyx 2022) ♥

→ Très fine interprétation par ces artistes de très haute volée. Elle n’apporte pas forcément de nouveauté par rapport à beaucoup d’autres grandes lectures récentes (il n’y a pas l’audace du geste des Belcea ou la conception totalement accomplie des Brentano, ni la couleur singulières des Cremona, par exemple), mais se situe au firmament des plus belles choses qu’on puisse entendre, ces œuvres et servies à ce niveau incomparable.

→ Donc à la fois très recommandé et, dans la masse de ce qui existe, pas nécessairement prioritaire.

Desmarest – Domine ne in furore, Usquequo Domine, Confitebor tibi Domine, Lauda Jerusalem Dominum – Fouchécourt, tudio de Montréal, Les Violons du Roy, Christopher Jackson (K617 / réédition Phaïa 2017) ♥♥

→ Très belle version alternative au merveilleux album Christie, très bien joué et chanté par des spécialistes de cette musique – une de plus belles couleurs harmoniques de son époque, le fin du fin du catalogue de Desmarest.

→ Bissé.

→ Bissé.

 

(nouveauté)

Gluck – Semiramis, Don Juan – Le Concert des Nations, Savall (2022)

→ Rare enregistrement de Semiramis, qui comme Don Juan contient les versions instrumentales de quelques-unes des plus grandes pages d’opéra du compositeur (les Érinnyes d’Oreste en Tauride en guise d’ouverture… !).

→ Interprétation un peu paisble, pas très vigoureuse, mais jolies couleurs et toujours bien capté.

(nouveauté)

Kõrvits, Sumera, (Helena) Tulve, Aints, Krigul – compositions symphoniques « Estonian Premieres » – Estonian FO, P. Järvi (Alpha 2022)

→ Très beau concept de mettre en avant la création issue de la culture de ce prestigieux chef, par des compositeurs jeunes (la plupart sont nés dans les années 70). J’avoue ne pas en avoir retiré d’impressions très saillantes, ni tonal traditionnel, ni atonal difficile, plutôt de plaisantes nappes avec mélodies, mais tout cela mériterait réécoutes beaucoup plus précises pour en dire quelque chose de pertinent et décider d’y revenir ou non.

(réécoute)

Wagner, R. Strauss, Pfitzner – Wesendonck-Lieder, Im Abendrot… – Goerne, Seong-Jin Cho (DGG) ♥♥

→ Précédent épisode des partenariats entre Goerne et des pianistes solistes en vue, lecture particulièrement aboutie des Wesendonck, et cet Im Abendrot totalement hors du temps…

(nouveauté)

Schumann, Brahms, Wolf, Berg, Chostakovitch – Die Dichterliebe, Vier Ernste Gesänge, Buonarroti… – Goerne, Trifonov (DGG 2022) ♥

→ Très bel album dense en œuvres considérables et variées, où Goerne tire avec art le meilleur de la voix qui lui reste et qui, au studio, peut encore faire des merveilles. (En salle, la voix commence à s’assécher, l’impact physique a quasiment disparu, l’aigu est devenu difficile et il reste surtout la diction floue, et bien sûr la conviction de l’artiste.)

(nouveauté)

Messiaen – Vingt Regards sur l’Enfant Jésus – Bertrand Chamayou (Erato 2022) ♥♥

→ Très belle surprise, pour moi qui suis d’ordinaire assez frustré par les phrasés assez peu apprêtés de Chamayou, d’entendre cette proposition originale : Messiaen y sonne avec rondeur, comme du Chopin pour ainsi, dire, et tout l’univers harmonique complexe et tendu, sans être contourné, paraît extraordinairement avenant, consonant, évident. On peut, selon son inclinant, avoir l’impression que la singularité de Messiaen y est rabotée, ou bien considérer que cela rend bien plus accessible l’œuvre, la coulant dans une sorte de normalité familière – et sans du tout renoncer aux progressions harmoniques ni à la tension. Une belle réussite, une proposition très singulière pour un cycle multi-enregistré.

(nouveauté)

John Ireland – Poèmes symphoniques – Sinfonia of London, John Wilson (Chandos 2022) ♥

→ Le meilleur d’Ireland se situe plutôt dans sa musique de chambre (sonates violon-piano, piano solo) et dans ses songs (Sea-Fever !), mais ces plaisants tableaux figuratifs sont ici servi avec la vigeur enviable de John Wilson (ses Bennett, d’une tout autre ambition, sont absolument formidables).

Vivaldi – 6 Violin Concertos Op.6 [Academy of Ancient Music-A.Manze]

(disque doudou)

LULLY – Grands motets – Cappella Mediterranea, Leonardo García Alarcón (Alpha) ♥♥♥

→ Quadrissé.

(réécoute)

Haydn – Quatuor Op. 3 No. 3 - Kodály SQ (Naxos) ♥♥

→ Étrangement, les Op.1 & 3 figurent parmi les meilleurs, je trouve, de Haydn. Il faut ensuite attendre l’opus 33, puis l’opus 76, pour retrouver une telle séduction directe – bien sûr, sur le plan formel, il y a une évolution indéniable dans les moments intermédiaires.

Haydn – Quatuor Op. 1 No. 1 - Zagreb SQ (YT) ♥

https://www.youtube.com/watch?v=yeZDtOPW9JA 

Louis Spohr – Sechs Deutsche Lieder, Op. 103 – Jessica Pray, soprano, Thiago Ancelmo de Souza, clarinet, Diego Arango, piano ♥♥

https://www.youtube.com/watch?v=xm21K2YCjj0 

Desmarest – Domine ne in furore, Usquequo Domine, Confitebor tibi Domine, Lauda Jerusalem Dominum – Fouchécourt, tudio de Montréal, Les Violons du Roy, Christopher Jackson (K617 / réédition Phaïa 2017) ♥♥

(disque doudou)

Charpentier – Te Deum – Le Concert Spirituel, Niquet (Glossa) ♥♥♥

→ Une des versions les plus vives musicalement et souples dans le verbe, en particulier pour les chœurs très organiques – sans jamais perdre de vue l’esprit dansé de ces musiques.

 

Grétry Gossec, Giroust – Confitebor, Terribilis est, Benedic  – K. Durand, Auvity, Oxley, Buet ; Namur ChbCh, Les Agrémens, Malgoire (K617 / réédition Phaïa 2016) ♥

→ Moins convaincant en musique sacrée, Grétry perd de sa force hors contexte dramatique et n’extrait pas réellement une situation prégnante, je trouve, des textes sacrés. La musique est très belle mais semble dispensée de façon un peu gratuite. Quelques très belles choses à glaner, bien évidemment, mais dont la succession ne m’a pas saisi comme puissamment nécessaire.

→ Bissé.

(disque doudou)

Alfvén – Orchestral Music (Alfven Conducts Alfven 1932-1952) : Cantate pour les 500 ans du Parlement Suédois, Symphonies 3 & 4 – Royal Stockholm Philharmonic, Alfvén (Phono Suecia 1997) ♥♥♥

→ Versions par Alfvén lui-même, splendidement restaurées et publiées par Phono Suecia (on entend très bien le détail !), je crois qu'elles surpassent tout par leur caractère direct, net et emporté à la fois.

→ Sa longue vie nous permet de l'entendre diriger ses propres œuvres, et de profiter de l'humour avec lequel il dirige les danses du Fils prodigue, ou de la flamme qui habite son interprétation de sa cantate pour les 500 ans du Parlement Suédois, ce que vous trouverez chez lui de plus proche d'un opéra !  Il a aussi été capté dans ses symphonies (3 & 4) avec le Philharmonique Royal de Stockholm. Et je suis frappé de la vivacité de jeu, de la clarté du spectre, de l'exaltation du rebond et des références folkloriques dans la Troisième, avec une sorte d'emphase souriante et volontairement exagérée, comme un personnage d'opéra un peu grotesque qui chante sa chanson avec une pointe d'excès. Absolument délicieux, très différent, et réellement convaincant – probablement le compositeur à m'avoir le plus convaincu dans ses propres œuvres !  Quant à la Quatrième, très cursive (on croirait qu'il dirige Don Juan de R. Strauss, tant l'orchestre fulgure !), elle inclut la participation de la jeune… Birgit Nilsson !

(nouveauté)

Koechlin – Seven Stars’ Symphony, Vers la voûte étoilée – Sinfonieorchester Basel, Ariane Matiakh (Capriccio 2022) ♥

→ Les œuvres ne se hissent certes pas au niveau des grands Koechlin de chambre, mais elles recèlent beaucoup de belles surprises, notamment dans les évocations un peu rhapsodiques des acteurs de la Seven Stars’ Symphony – Koechlin s’était pris de passion pour le cinéma, y compris par le biais de crushes sur des actrices (vivant à l’autre bout du monde, bien plus jeunes et de toute façon absolument inaccessibles).

→ Superbe exécution par un des meilleurs orchestres d’Europe, et une cheffe très attentive au répertoire alternatif : fluide et voluptueux, capté avec clarté, voilà une grande version de ces bijoux. Vers la voûte étoilée, plus souvent joué, prend une dimension que je ne lui avais jamais perçue !

(réécoute) (nouveauté)

Philidor, LULLY… – « Fastes de la Grande Écurie », musiques de la cour française pour vents du XVIIe siècle – Syntagma Amici, Giourdina (Ricercar 2021)

→ Tentative de reconstitution des musiques de plein air. La verdeur des timbres triomphe ici, à un point difficilement supportable à la vérité (on a l’impression d’un consort de bombardes et autres duduks). Par ailleurs, les œuvres ne sont clairement pas les plus riches de leurs auteurs. Expérience intéressante.

(nouveauté)

Fauré – Intégrale des mélodies – Dubois, Raës (Aparté 2022)

→ Intégrale très originale, puisqu’elle est réalisée par un seul chanteur, et contient ainsi la première gravure de L’Horizon Chimérique pour ténor, et aussi la première de La Chanson d’Ève par un homme !  

→ Tout est réalisé avec très grand art, évidemment. Pour ce qui est de ma sensibilité, elle n’est pas particulièrement touchée : Raës m’a toujours paru un peu trop pudique, un peu trop accompagnateur, et Dubois dans la mélodie conserve toujours une forme d’acidité un peu agressive qui ne m’est pas très agréable ; surtout, son interprétation textuelle reste très globale, soutenue par la tension imprimée par la voix, mais pas nécessairement détaillée dans les mots. Malgré l’émission qui sonne naturelle, son interprétation ne l’est pas forcément. Perception purement personnelle évidemment, il n’y a rien à retrancher artistiquement de cette proposition, très honnêtement.

(nouveauté)

Josef Schelb – Trio piano-cordes n°2, Quatuor avec cor, Quintette piano-cordes – Triendl & friends (Hänssler 2022) ♥

→ Des fois, l’industrie du disque… Deux disques Maria Bach (dont on n’avait rien) la même semaine (avec des doublons), et à présent deux Josef Schelb.

→ Sorte de postromantisme enrichi, bien écrit, j’y reviendrai pour déceler s’il y a des pépites que je n’ai pas entendues ou si cela reste de très belles compositions parmi d’autres.

(nouveauté)

Holmboe – Quatuors 2,14,22 (vol.2) – Nightingale SQ (Dacapo 2022)

→ Du quatuor un peu décadent, très bien fait, mais à la fois un peu tourmenté dans les affects et un peu classicisant dans la forme pour convenir tout à fait à mes inclinations. Mais incontestablement intéressant à découvrir, si votre sensibilité s’y prête.

(réécoute) (nouveauté)

Offenbach – Le Voyage dans la Lune – Derhet, Lécroart ; ON Montpellier, Dumoussaud (Bru Zane 2022) ♥♥♥

→ Sur un schéma habituel (princesse enlevée par un prince mauvais sujet), farci de rebondissements plein de fantaisie (fusée, terre habitée, volcan), quelques pastiches identifiables (les enchères à la chandelle de la Dame Blanche « Personne ne dit mot ? »), et plusieurs moments assez marquants mélodiquement (le chœur de la neige), un bel Offenbach ambitieux et puissamment original, dans le goût du Roi Carotte ou de Barbe-Bleue.

→ Bissé.

(nouveauté)

Ludwig Philipp Scharwenka – Trios piano-cordes – Trio Gustav (Brilliant Classics 2022)

→ (Attention, ce n’est pas Xaver Scharwenka, l’auteur du fameux Concerto n°4 dans un goût néo-chopinien assez réussi, mais son frère, de trois ans l’aîné.)

→ Romantisme tardif assez standard : bien écrit, robuste, mais rien n’a vraiment retenu mon attention.

Audran – La Poupée – Hennetier, Peyron, Massard… (Gilles Perny Productions, édition 2016)

→ Pas le meilleur Audran (et en particulier musicalement), malgré le plateau de qualité – qui n’est pas tout à fait à fond.

Monteverdi – Il Combattimento di Tancredi e di Clorinda – Max Meili, Angelici, Peyron ; Gerlin O, Gerlin (réédition BNF)

→ Angelici et Peyron en Tancrède et Clorinde, voilà du dépaysement. (Accompagnement hors d’âge, bien sûr, et comme toujours beaucoup trop filtré par les restaurateurs de la BNF.)

Offenbach – Le Voyage dans la Lune (extraits), Le Voyage de Messieurs Dunanan Père et Fils– Claudine Collart, Joseph Peyron, Lucien Lovano – Orchestre Jean-Paul Kreder, Kreder (Malibran) ♥♥♥

→ Version ancienne (et plus clairement articulée) de ce Voyage de la Lune, avec un orchestre fruste (le rythme, la justesse, les timbres…) mais toujours animé !  Un peu plus unidimensionnel que la récente version Bru Zane, de ce point de vue, mais aussi chanté à un niveau stratosphérique : la saveur de Collart et surtout Peyron est à peu près inégalable, quelle que soit l’école ou la période…

→ L’œuvre est toujours aussi fantasque, réjouissante et inspirée. Dommage que ce ne soient que quelques extraits.

→ Trissé.

(nouveauté)

Brahms – Sérénade n°1 (version de chambre originale), Sérénade n°2 – Linos Ensemble (Capriccio) ♥♥

→ Les délectables Sérénades en Brahms avec les cordes à un-par-partie, quelle réjouissance !  Surtout par les solistes exceptionnels du Linos Ensemble, dont la discographie ne contient que des réussites éclatantes, en originaux comme en arrangements.

(nouveauté)

Sibelius – Symphonie n°5 – Munich PO, Celibidache (Münchner Philharmoniker 2022)

→ Nouveau concert, je crois, ou réédition du concert entier (alors que deux symphonies de Sibelius avaient été regroupées dans le disque EMI contenant la n°5) ?

→ Contre toute attente, pour moi qui n’aime pas démesurément le Celibidache de l’ère Munich, je retrouve ici les qualités de clarté de son intégrale avec la Radio Suédoise. Les timbres sont moins disjoints, l’ensemble paraît plus maîtrisé, mais le naturel et la tenue de tension sont à leur meilleur, comme si chaque phrasé, chaque entrée coulait de source. Le fondu de l’orchestre allemand ne fait pas du tout obstacle aux beautés idiosyncrasiques de la partition, au contraire, il offre une belle finition à laquelle Celibibi ne nous a pas toujours accoutumés.

(réécoute)

Rode – Concertos pour violon 2 & 8 – Jena PO, Pasquet (Naxos) ♥♥♥

→ Encore…

→ Trissé.

(nouveauté)

Josef Schelb – Trio piano-cordes n°2, Quatuor avec cor, Quintette piano-cordes – Triendl & friends (Hänssler 2022)

(nouveauté)

Fauré – Intégrale des mélodies – Dubois, Raës (Aparté 2022)

(réécoute) (nouveauté)

Philidor, LULLY… – « Fastes de la Grande Écurie », musiques de la cour française pour vents du XVIIe siècle – Syntagma Amici, Giourdina (Ricercar 2021)

(nouveauté)

Koechlin – Seven Stars’ Symphony, Vers la voûte étoilée – Sinfonieorchester Basel, Ariane Matiakh (Capriccio 2022) ♥

Offenbach – Le Voyage dans la Lune (extraits), Le Voyage de Messieurs Dunanan Père et Fils– Claudine Collart, Joseph Peyron, Lucien Lovano – Orchestre Jean-Paul Kreder, Kreder (Malibran) ♥♥♥

(nouveauté)

Oh, ma belle brunette », airs de cour – Mechelen, A Nocte Temporis, Mechelen (Alpha 2022)

→ Autant j’avais beaucoup aimé les précédentes livraisons de l’ensemble (autour de figures historiques de chanteurs d’époque), autant je trouve ici le traitement très plaintif de ces bluettes assez rebutant. (Je ne me prononce pas sur la proximité historique avec ce qui était réellement pratiqué.)

→ De même pour Mechelen, qui m’avait beaucoup plu dans les mélodies romantiques néerlandaises ou dans le versant populaire du baroque (disque irlandais avec Anna Besson), et donc la voix ici est vraiment trop fondue et moelleuse (molle ?) pour rendre le naturel de l’air de cour ou même simplement le relief du texte.

(nouveauté)

Poulenc, Schreker, Zimmermann – Concerto champêtre, Kammersinfonie, – Justin Taylor, Duisburger Philharmoniker, Axel Kober (Acousence 2022) ♥

→ L’un des meilleurs labels côté son, avec l’un des plus beaux orchestres d’Allemagne dans ce programme pour petit ensemble. Symphonie de Schreker magnifiquement captée, pleine de couleurs inédites.

→ Bissé.

(nouveauté)

Schumann – Les Symphonies – Münchner Philharmoniker, Pablo Heras-Casado (Münchner Philharmoniker 2022) ♥

→ Vif, clair, nerveux, c'est très bien. Mais à côté des grandes versions très typées, charismatiques ou atmosphériques dont on dispose déjà (Zinman, Barenboim, Sawallisch, Rattle, Solti, Vonk, Luisi, Wit, Beermann, Chailly…), ce n'est clairement pas le plus urgent – peu de couleurs, notamment.

(réécoute)

Pierre Rode – Concertos pour violon 1,5,9 + 11,12 + 7,10,13 – F. Eichhorn, Pasquet (Naxos) ♥♥♥

→ Bissé.

(nouveauté)

Clement, Beethoven – Concertos pour violon – Rachel Barton Pine, RPO, Serebrier (Çedille)

→ Bonne version du Concerto n°1, sur instruments tradis.

(réécoute) (nouveauté)

Franz Clement – Concertos pour violon 1 & 2 –  WDR, Goebel (Sony 2021)

→ Beaux concertos classiques, que j’avais beaucoup aimés en les découvrant – mais difficile de passer après mon nouveau chouchou Rode, qui doit décidémment parler très directement à mes inclinations.

(nouveauté)

R. Strauss – Poèmes symphoniques – Gewandhaus, Boston SO, Nelsons (DGG 2022)

→ Rien de saillant à en retirer dans une discographie riche : il existe plus coloré, plus tendu, plus narratif… mais on ne peut rien reprocher non plus à cette lecture droite, directe, probe, en rien molle ou inéquate. (Simplement, l’intérêt de publier cela dans la discographie déjà saturée ne saute pas aux oreilles.)

(→ Confirmation de tout cela en concert.)

Rode – Études pour violon solo, Duos pour deux violons – Koeckert & Koeckert (Naxos)

→ Surtout intéressant pour les très beaux duos, qui ne touchent pas à l’inventivité de Lombardini-Sirmen, mais réussissent à intéresser constamment par leur grâce charmante.

(réécoute)

Rode – Concertos 1,4,3… ♥♥♥

→ Voir précédents commentaires.

(nouveauté)

(nouveauté)

(nouveauté)

Beethoven – Quatuor 15 & 16 – Ehnes SQ (Onyx 2022) ♥

(nouveauté)

Holmboe – Quatuors 2,14,22 (vol.2) – Nightingale SQ (Dacapo 2022)

(nouveauté)

Ludwig Philipp Scharwenka – Trios piano-cordes – Trio Gustav (Brilliant Classics 2022)

Maddalena Laura Lombardini Sirmen – Violin Concerto No.6 – Piroska Vitárius ; Savaria Baroque Orchestra, Pál Németh

Maddalena Laura Lombardini Sirmen – Violin Concerto No.5 (Bb) – Piroska Vitárius ; Savaria Baroque Orchestra, Pál Németh ♥

Maddalena Laura Lombardini Sirmen – Violin Concerto No.3 – Montanari Arion Baroque O, Montanari (Naxos 2014) ♥

→ Dans une anthologie consacrée aux concertos italiens.

Maddalena Laura Lombardini Sirmen  Violin Concerto No.2 in E-major – Piroska Vitárius ; Savaria Baroque Orchestra, Pál Németh ♥

→ Très beau concerto de l’ère classique – qui n’atteint pas au sublime de ses duos pour violon ni à la qualité d’écriture de ses quatuors, mais tout de même parmi les meilleurs concertos pour violon de son temps !

https://www.youtube.com/watch?v=hF5wJICHhI4 

Fazıl Say – Sonates 1 & 2 pour violon & piano – Friedemann Eichhorn, Fazıl Say (Naxos 2020) ♥

→ De loin ce que j’ai entendu de mieux chez Say compositeur : moins d’effets et davantage de contenu musical, avec des références, mais intégrées à un véritable discours séduisant. Très chouette.

(coup de foudre)

Pierre Rode – Concertos pour violon 1 à 13 – Friedemann Eichhorn, Jenaer Philharmonie (et SWR Kaiserslauten), Nicolás Pasquet (Naxos) ♥♥♥

→ De l’intérêt d’ouvrir au maximum le répertoire : j’ai toujours cru que le concerto pour violon n’était pas fait pour moi, trop brillant, superficiel, strident ou que sais-je… Quelques-uns y échappent par leur sophistication orchestrale extrême, dans des périodes plus tardives (typiquement, le Premier de Szymanowski…), mais dans les premières années du XIXe siècle, qu’espérer ?  

→ Pourtant, ici, l’élément mélodique et les changements d’ambiance harmonique prévalent, dans une veine particulièrement française que je trouve d’un charme fou. On peut penser à Franz Joseph Clement ou à Édouard Dupuy. 

→ Tous sont d’un goût assez homogène. Un petit faible pour les deux premiers, avec des inspirations mélodiques très prégnantes (premier mouvement du 1, deuxième du 2), et encore plus pour le 4, d’un équilibre apollinien qui me ravit de bout en bout.

→ (Et le violoniste, Friedemann Eichhorn, a un son d'une beauté incroyable, un goût d'une délicatesse !)

→ Tout trissé en deux jours.

(nouveauté)

Offenbach – Le Voyage dans la Lune – Derhet, Lécroart ; ON Montpellier, Dumoussaud (Bru Zane 2022) ♥♥♥

→ Sur un schéma habituel (princesse enlevée par un prince mauvais sujet), farci de rebondissements plein de fantaisie (fusée, terre habitée, volcan), quelques pastiches identifiables (les enchères à la chandelle de la Dame Blanche « Personne ne dit mot ? »), et plusieurs moments assez marquants mélodiquement (le chœur de la neige), un bel Offenbach ambitieux et puissamment original, dans le goût du Roi Carotte ou de Barbe-Bleue.

→ Bissé.

(nouveauté)

Verdi – La Traviata – Oropesa, Barbera, Lester Lynch ; Dresdner Philharmonie, Oren (PentaTone 2022)

→ À part la remarquable clarté d’Oropesa (dont le timbre évoque décidément tellement Gheorghiu, en plus fin, avec une extension aiguë supplémentaire et sans les excès de style), rien de très saillant dans cette version d’un opéra multi-enregistré.

(nouveauté)

Sacrati – La finta Pazza – Flores, Cappella Mediterranea, García Alarcón (CVS 2022) ♥♥

→ Grande sensation lors des représentations. En première écoute (je n’y étais pas), effectivement de l’opéra du premier XVIIe très vivant, avec un grand sens mélodique et servi par la pensée dramatique toujours très impressionnante d’Alarcón.

Wieck – Der Abendstern – Clarissa Cabral, Eliana Monteiro da Silva (YT 2013) ♥♥

https://www.youtube.com/watch?v=Rp_ahrFdIyU 

(nouveauté)

Haendel – Serse – A.Venditelli, De Liso, Galou, Aspromonte, Pizzuti, De Donato ; Academia Bizantina, Dantone (HDB 2022)

→ Des chanteurs rompus à leurs rôles : Venditelli d’une grande éloquence, et Galou, Aspromonte ainsi que l’irrésistible Pizzuti ont déjà chanté ces mêmes parties ensemble avec Il Pomo d’Oro, dans un enregistrement autrement électrique !

→ Car Dantone, comme toujours, dirige le baroque italien comme dans les années 80, tout est régulier, pas de changement de couleurs, contenu qui fait essentiellement des arpèges de clavecin… tout est assez uniforme, dans le tempo également. Dans du seria (il s’agit d’une pièce bouffe, mais le modèle formel et musical reste totalement de l’ordre du seria), si l’on ne met pas un peu de folie, on s’ennuie vite.

(Naxos 2009) ♥

(Naxos 2018) ♥

(Naxos 2015) ♥♥

(Naxos 2015) ♥♥

→ Bissé.

Enjott Schneider – Fantaisies d’après Mozart, Beethoven ou ses musiques de film – Jenaer Philharmonie, Gaudenz (Wergo 2019) ♥

→ Arrangements / inspirations sympas !

Bernd Ruf – East West Symphony / Hiwar – Jenaer Philharmonie (gpARTS 2021)

→ Cross-over plutôt sérieusement réalisé, avec une véritable saveur d’origine.

(nouveauté)

Wolf – Orchesterlieder, Penthesilea – Appl, Jeaner Philharmonie, Gaudenz (CPO 2022) ♥♥

→ Très belles versions, où Appl rayonne par son naturel et son moelleux !

Tchaïkovski – Sérénade pour cordes – A Far Cry (Creative Commons IMSLP) ♥♥

→ Très belle version, aisée et naturelle, qui fait audiblement sonner les doubles cordes !

https://www.youtube.com/watch?v=MICksKeZoJU 

(nouveauté) (coup de cœur)

Dubois, d’Indy, Caplet – Dixtuor, Chansons & Danses, Suite Persane  – Polyphonia Ensemble Berlin (Oehms 2022) ♥♥♥

→ Trois très belles œuvres, mais le disque vaut particulièrement pour sa version des Chansons & Danses de d’Indy, d’une verdeur exceptionnelle, complètement nasillarde et terroir – je n’imaginais pas des musiciens allemands capables de se donner à fond là-dedans !  Indispensable version de premier plan de ce chef-d’œuvre.

→ Bissé.

 

(nouveauté)

Holliger – Lunea – Gerhaher (2022)  ♥

→ Mise en musique de fragments de Lenau, tantôt en solo, tantôt avec chœur, vraiment varié et vivant, du contemporain qui puise à beaucoup de traditions (aussi bien le décadentisme allemand que Nono) avec un certain bonheur, et l’expressivité hors du commun de Gerhaher rend tout cela très vivant.

→ Bissé.

(nouveauté)

Górecki – Œuvres pour piano – Anna Górecka (2022)

→ Du bon Górecki, dont les harmonies évoquent Feldman, mais avec davantage de contenu et bien moins de répétitions. Sophistiqué et épuré à la fois, un bon disque.

(🇺🇦 cycle Ukraine #61 🇺🇦)

Leo Ornstein – Concerto pour piano – Alan Feinberg, American SO, Botstein (archive de concert)

→ Essentiellement des octaves, quintes et sixtes, plutôt identiques aux deux mains, dans un langage tourmenté mais très lisible, où affleurent quelques modes typiques de la musique hébraïque d’Europe orientale. Très bien fait, mais très différent de la folie de ses œuvres futuristes, tout paraît très stable et équilibré ici.

https://www.youtube.com/watch?v=3Qi6pnb7hRQ 

(🇺🇦 cycle Ukraine #60 🇺🇦)

Leo Ornstein – 3 Fantasies, 3 Tales, Metaphors – Sarah Cahill (New Albion 2008)

→ Pièces bien moins profuses (mélodie + accompagnement), aux ancrages tonals stables, une sorte de postmodernisme presque planant, très plaisant – mais difficile d’être impressionné par ça après la puissance de l’imagination de son corpus futuriste !

(🇺🇦 cycle Ukraine #59 🇺🇦)

Leo Ornstein – Sonates pour violon, 3 Pièces pour flûte, Fantaisie hébraïque – Francesco Parrino, Stefano Parrino, Maud Renier (Brilliant Classics 2017)

→ Postromantisme assez peu personnel, je n’ai pas été saisi en première écoute.

(🇺🇦 cycle Ukraine #58 🇺🇦) (coup de cœur)

Leo Ornstein – Quintette piano-cordes, Quatuor à cordes n°3 – Lydian SQ, Janice Weber (Anthology of Recorded Music 1997) ♥♥

→ Restes de folklore, donc accessible, mais traité dans une veine farouche particulièrement inventive musicalement.

(🇺🇦 cycle Ukraine #57 🇺🇦) (coup de foudre)

Leo Ornstein – A Morning in the Woods, Wild Men’s Dance, Sonates 4 & 7, Impressions of the Thames, Tarentelle, A Long Remebered Sorrow, Suicide in an Airplane – Janice Weber (Naxos 2002) ♥♥♥

A Morning in the Woods très postdebussyste, Wild Men’s Dance (une de ses œuvres emblématiques de sa période futuriste et radicale) vraiment sauvage avec cluster rauques. Intéressant.

→ Couplé avec la très belle Sonate n°4 assez symphonique – mais la version Kharitonov a davantage de panache.

Impressions of the Thames offre des nappes irréelles, quelque part entre les Estampes de Debussy, la scène des souterrains de Pelléas et la paisible folie macabre des Clairs de Lune de Decaux. Chef-d’œuvre.

→ De même pour cette Tarentelle qui, de danse pianistique virtuose assez traditionnelle, s’emballe en prenant de plus en plus de libertés avec la tonalité.

→ La Sonate n°7 s’inscrit dans la même veine déformée et furieuse, assez jubilatoire.

(🇺🇦 cycle Ukraine #56 🇺🇦)

Leo Ornstein – Suicide in an Airplane, Three Moods, À la Chinoise – Daniele Lombardi (LTM 2015) ♥♥

→ Très expressif, en particulier la Colère ébouriffée ou les accords utilisés de façon traditionnelle mais très enrichis de Joie, avec quantité de traits et de résonances (j’ai songé aux Nocturnes de Mosolov et à la Sonate de Barber)

(nouveauté)

Désiré Pâque – Trios piano-cordes – Trio Spillaert (Cyprès 2021)

→ Dans la veine française, bien écrit, quelques audaces surprenantes. On y entend Ravel et Vierne.

(nouveauté)

Hans Winterberg – Sinfonia drammatico, Concerto pour pian n°1, Rhythmophonie ; Jonathan Poweel, RSO Berlin , Johannes Kalitzke (Capriccio 2022)

→ Entre le postromantisme tourmenté / décadent et les bruits de rue davantage du côté Satie, Schulhoff, Varèse ou Soviétiques.

Arenski – 5 Suites pour deux pianos – Genova & Dimitrov (CPO 2012) ♥♥

→ Belle ampleur permise par cette nomenclature, des œuvres à la fois joliment radieuses et pourvues d’un certain aplomb créé par la plénitude des deux pianos mêlés.

Arenski – Suites 2 & 3 pour orchestre – Symphonique de Moscou, Yablonsky (Naxos 2003)

→ Assez peu prenant émotionnellement, joliet. .

(🇺🇦 cycle Ukraine #55 🇺🇦)

Leo Ornstein – « Piano Music vol.1 » : Impromptus, Sonate, À la campagne, Impressions cosaques – Kharitonov (Toccata Classics 2012) ♥♥

→ Très beau catalogue d’œuvres chantantes et remarquablement écrites pour piano « symphonique ». En particulier séduit par la Sonate n°4 et les Impressions Cosaques.

(🇺🇦 cycle Ukraine #54 🇺🇦)

Leo Ornstein – Œuvres pour violoncelle & piano – Joshua Gordon, Randall Hodgkinson (Anthology of Recorded Music 2007)

→ Très bien faites, à défaut d’être singulières, du romantisme solide et plutôt inspiré.  

(nouveauté)

Schulhoff – Concerto pour piano, Le Bourgeois gentilhomme – Rische, WDR, Yinon ; DSOB, G. Albrecht (Hänssler 2022)

→ Deux œuvres qui ne sont pas les plus marquantes de Schulhoff.

(nouveauté)

Schürmann – Jason – Barockwerk Hamburg (CPO 2022)

→ Compositeur passionnant dont c’est l’anniversaire cette année (voyez le cycle « Anniversaires 2022 » sur Carnets sur sol. Néanmoins, l’œuvre n’atteint pas la fantaisie ni, paradoxalement, l’impact dramatique de ses œuvres sacrées par lesquelles je vous recommande de débuter.

(nouveauté) (coup de cœur)

Maria Bach – Quintette piano-cordes, Sonate violoncelle-piano, Suite pour violoncelle seul – Hülshoff, Triendl (Hänssler 2022) ♥♥♥

→ Œuvres denses et avenantes à la fois, culminant dans cette Suite pour violoncelle qui m’évoque Elias de Mendelssohn : on y sent sans équivoque l’hommage à Bach, mais un idiome romantique plus souple et expressif qui me séduit considérablement. Oliver Triendl fait des infidélités à CPO et, de fait, les œuvres communes au disque CPO y sont plus ardentes.

(nouveauté) (coup de cœur)

Maria Bach – Quintette piano-cordes, Quintette à cordes, Sonate violoncelle-piano– (CPO 2022) ♥♥

→ Quintette à cordes de toute beauté, germanique mâtiné d’influences françaises. Thèmes fokloriques russes très audibles.

(nouveauté)

Émile Jaques-Dalcroze – Œuvres pour violoncelle & piano – Chien, Parz (TYXArt 2022) ♥♥

→ Très agréable musique (plutôt typée salon), d’une très belle veine mélodique. Magnifiques timbres côté violoncelle et piano.

(nouveauté)

R. Strauss – Enoch Arden (avec récitant anglais), Le Château au bord de la mer – Christopher Kent, Gamal Khamis (Somm 2022) ♥

→ Vraiment intéressant de l’entendre en action (musique d’accompagnement au piano assez anodine cependant), et aussi bien dit !

Bacewicz – Concerto pour violon n°3 – Joanna Kurkowicz, Radio Polonaise de Cracovie, Borowicz (Chandos 2009)

→ Typiquement le genre concerto-pour-soliste, assez péniblement larmoyant et uniment solistique. Bacewicz est une grande (ses quatuors !), mais je me passe très bien de ça. (Et pourtant, je vais peut-être aller le voir en concert demain…)

→ Entendu le lendemain en concert, et… ♥♥. Révélation. Orchestre très varié que je n’avais pas du tout perçu (prise de son ?), veine folklorique subvertie très bien intégrée… ça m’a davantage évoqué le Premier Concerto de Szymanowski qu’un concerto pour violon du rang !  (Donc je ne recommande pas ce disque, mais il ne faut pas abandonner l’œuvre pour autant !)

Tichtchenko – Requiem d’après Anna Akhmatova –  Irina Vassilieva, Alexander Timchenko ; Mariinsky, Gergiev ♥♥

→ Explore beaucoup de langages différents, aussi bien la tradition liturgique que les influences de l’atonalité européenne, et ponctué de duos a cappella de la soprane et du ténor, très réussi de bout en bout.

https://www.youtube.com/watch?v=obgX1ylW-qA 

(réécoute nouveauté)

Josquin des Prez – « The Golden Renaissance: » : Missa Pange Lingua, motets – Stile Antico (Decca 2021) ♥♥

« → J'avoue ne toujours pas être passionné par les messes de Josquin, mais le Salve Regina à 5 qui ouvre le disque est une petite merveille !

→ Conduite suprême et incarnation frémissante, qui mettent véritablement en valeur la fluidité et la nécessité des enchaînements chez Josquin. Enthousiasmant ! »

(nouveauté)

Weill – Symphonie n°2 – Rotterdam PO, Shani (Warner 2022) ♥

→ Symphonie décadente avec un tropisme lyrique simple inhabituel. Assez réussi. (On l’entendra par l’Orchestre de Paris la saison prochaine à la Philharmonie !).

(nouveauté)

Bach – Messe en si mineur – RIAS Kammerchor, Akademie für alte Musik Berlin, Jacobs ♥♥

→ Une excellente version : effets de masse assez réussis, avec l’arrivée du contrechant instrumental dans le chœur liminaire, beaux timbres des solistes des du chœur. Beaucoup d’élan, des couleurs et des textures variées ; contrat rempli.

→ Je suis d'ordinaire assez sévère sur le tournant de Jacobs (qui se contente de réenregistrer des tubes sans plus-value toujours évidente par rapport à la discographie existante) ; mais cette Messe en si m'a beaucoup séduit par sa vivacité et ses couleurs, beaucoup de textures différentes se succèdent, et un son vraiment coloré, comme irisé. Pas du tout épuré et tranchant comme Kuijken, mais rien à voir non plus avec le Jacobs opulent et placide de ces dernières années. Une des très bonnes versions pour moi !

(nouveauté)

Brahms – Symphonies 3 & 4 – Gewandhaus Leipzig, Blomstedt (PentaTone 2022)

→ Assez paisible, pas très prenant – comme les Brahms de Blomstedt en général, que ce soit désormais ou auparavant, avec Leipzig ou avec Paris…

(nouveauté)

Roman Kim : Beethoven, Symphonie n°5 pour violon solo (YT 2022) ♥♥

→ Tour de force tout en doubles cordes (remarquablement timbré de bout en bout d’ailleurs), avec un véritable sens harmonique qui permet de ne faire sentir aucun vide et de faire entendre la plupart des contrechants !  Tout seul. Respect. (Et absolument électrisant.)

https://www.youtube.com/watch?v=nW6N0BDAnN0 

(cycle festival Un Temps pour Elles)

Lera Auerbach  Frozen Dreams (World Premiere) – Jasper String Quartet

→ Lera Auerbach (née en 1973) a quitté l'Union Soviétique alors qu'elle était déjà musicienne, au cours d'une tournée – elle ne parlait même pas anglais !  Elle est alors formée à la Juilliard School – où elle étudie la composition notamment avec Babbitt. Bien qu'elle ait toujours exercé aux États-Unis comme compositrice, sa musique conserve la marque prégnante d'un lyrisme très slave.

(cycle festival Un Temps pour Elles)

Reena Esmail Saans (« Souffle »):– Suzana Bartal, piano Vijay Gupta, violin Peter Myers, cello

→ “I took a deep breath and listened to the old brag of my heart. I am, I am, I am.”...

→ Reena Esmail (née en 1983) vit elle aussi aux États-Unis, où elle exerce principalement, de San Francisco à Boston, de Seattle à Albany, de Santa Fé à Chicago. Elle illustre la part due à l'immigration, incluant dans une musique très tonale des gestes inspirés des musiques de l'Hindustan – où elle a aussi étudié. Saans (« Souffle ») s'inspire de la Sonate violon-piano de Franck, écrite à l'occasion du mariage du violoniste Ysaÿe et déchiffrée le soir de ses noces – on n'a pu trouver ce que faisait Madame pendant ce temps.

(nouveauté)

Camargo Guarnieri – Chôros vol.2 – São Paulo StO, Tibiriçá (Naxos 2022)

→ Sympa.

(disque doudou)

LULLY – Dies iræ, De Profundis, Te Deum – Millenium O, García Alarcón (Alpha) ♥♥♥

(disque doudou)

Sibelius – Kung Kristian II, musique de scène complète – Lahti SO, Vänskä (BIS) ♥♥♥

→ Bissé.

(cycle festival Un Temps pour Elles)

Imogen Holst – Œuvres de chambre pour cordes – (NMC 2017) ♥

→ Bissé.

(nouveauté) (coup de cœur)

Sibelius – Symphonie n°7, Suite de Pelléas, Suite de Kung Kristian II – Radio Finlandaise, Nicholas Collon (Ondine 2022) ♥♥♥

→ Premier directeur musical non finlandais à la tête de la Radio, ce n’est en tout cas pas une erreur de casting : une Septième pleine de frémissements, de détails, de vie, de bout en bout, l’une des plus abouties de celles (très nombreuses) qu’il m’ait été donné d’entendre.

→ Quadrissé.

(nouvelle réédition)

Meyerbeer – L’Étoile du nord – Futral (et Flórez, Maltman, Bernadi de de petits rôles) ; National d’Irlande, V. Jurowski (Naxos, réédition 2022)

→ Français calamiteux et style pas vraiment adéquat, qui ne permettent pas trop de goûter l’autre opéra comique du Maître, adaptation d’un singspiel qui n’est pas le sommet du legs de son auteur… À la réécoute, ça ne fonctionne toujours pas, du moins interprété de cette façon.

(nouveauté)

Bononcini, A. Scarlatti, Leo, Caldara – album « All’amore immense » – Josè Maria Le Monaco, Divino Sospiro, Massimo Mazzeo (Glossa 2022)

→ Oh là, là… Recueil de plaintes d’oratorio type seria, assez exactement ce qui m’ennuie le plus dans toute l’histoire de la musique. Par ailleurs très bien chanté et accompagné, là n’est pas la question.

Samazeuilh – La Nef – OP de l'ORTF, Tony Aubin (bande radio, date inconnue)

https://www.youtube.com/watch?v=SPJWms0jTIY 

(coup de cœur)

Romuald Twardowski – Concerto pour piano n°2 (1984) ♥♥

→ Dans un goût très premier vingtième, et assez cohérent avec le style d’Aubin, une tonalité large et des atmosphères émotionnelles très variées, avec un piano qui participe au flux orchestral plutôt qu’il ne le combat. (Rachmaninov est passé par là, le sirop en moins.)

(coup de foudre)

Tony Aubin – Symphonie n°2 en fa (1944) ♥♥♥

→ Sensiblement les mêmes impressions que pour la Romantique.

https://www.youtube.com/watch?v=W9m3EOhEgts&t=983s 

(coup de foudre)

Tony Aubin  Symphonie romantique (1935-1937) ♥♥♥

→ Débutant par un écho de marseillaise, la symphonie culmine dans l’épanouissement grandiose de son mouvement lent. Langage tonal mais riche, très direct et nourrissant à la fois. Grand chef et grand compositeur, donc.

→ Quadrissé.

https://www.youtube.com/watch?v=V9PVmFz1iZg 

(coup de cœur)

McEwen – Quatuors vol.2 – (Chandos) ♥♥

→ Bissé.

(cycle festival Un Temps pour Elles)

Charlotte Sohy L'Esclave couronnée (extraits) – Denise Scharley, Jean Giraudeau ; RTF, Aubin (bande radio de 1955) ♥

(réécoute nouveauté) (cycle festival Un Temps pour Elles)

Charlotte Sohy – Quatuor n°2 – Hermès SQ (La Boîte à Pépites 2022) ♥

(réécoute nouveauté) (cycle festival Un Temps pour Elles)

Charlotte Sohy – Quatuor n°1 – Hermès SQ (La Boîte à Pépites 2022) ♥♥

→ À la réécoute, vraiment des qualités qui méritent d’y revenir. En particulier le final rigoureusement fugué, dans des affects d’une résolution impressionnante !

→ Trissé.

(nouveauté)

Doráti – Der Künder (« L’Élu ») – Frenkel, Schade, Konieczny ; Beethoven Academy O, Martin Fischer-Dieskau (Orfeo 2022) ♥♥

→ Enfin un opéra du génial compositeur Doráti !  (foncez sur les symphonies)

→ Autour de la vie d’Élie. Livret peu bavard, beaucoup de musique symphoniques et de grands interludes ; autre particularité, Dieu y parle, à la première personne, par la voix des personnages auxquels il s’adresse !

→ Comme d’habitude chez Doráti, un langage mixte, qui emprunte aussi bien à la tonalité lyrique et décadente qu’aux expérimentations atonales plus défragmentées, et toujours avec un très haut niveau d’inspiration. (Attention tout de même aux amateurs d’opéra postromantique : déclamation assez sèche, les lignes vocales ne cherchent pas nécessairement la séduction…)

→ Très bel attelage et très beau plateau, même si la prise de son relègue sans doute l’orchestre un peu loin vu qu’il représente l’intérêt primordial de cette œuvre !

(cycle réminiscences de Liszt)

Liszt-Donizetti – Réminiscences de Lucrezia Borgia – William Wolfram ♥

https://www.youtube.com/watch?v=e-XtfYTLi2Y&t=7s 

(cycle réminiscences de Liszt)

Liszt-Donizetti – Réminiscences de Don Juan – Okada ♥♥

→ Okada fulgurant.

https://www.youtube.com/watch?v=JI6JfJXcUjU 

(cycle réminiscences de Liszt)

Liszt-Verdi – Paraphrase sur Rigoletto de Verdi – Michel Dalberto ♥♥

→ Fonctionnement tellement bien, et Dalberto d’une netteté… !

https://www.youtube.com/watch?v=bAh0zdphZig 

(nouveauté)

Rossi, Steffani, Sabadini, Pollardo, Haendel, Porpora – « Angelica diabolica », airs d’opéra italien autour de l’Arioste – Semenzato, Basel KO ♥

→ Très beau récital d’Italiens pour partie XVIIe, avec une voix qui a certes de la patine douce, mais aussi une belle netteté.

→ Bissé.

McEwen – Solway Symphony, Hills o’ Heather, Where the Wild Thyme Blows – London PO, Alasdair Mitchell (Chandos 1995) ♥♥

→ Trissé.

McEwen – Quatuors vol.1 – (Chandos) ♥♥

→ Trissé.

McEwen – Quatuors vol.3 – (Chandos) ♥♥

→ 6 fois.

(🇺🇦 cycle Ukraine #53 🇺🇦)

Mikola Lysenko – Taras Boulba – Opéra National d’Ukraine Taras Shevchenko, Simeonov (Melodiya) ♥♥

→ Très beau lyrisme, épique mais sans excès, toujours très accessiblement mélodique. Les finals du III et du IV, les deux airs du IV sont de beaux moment d’élan et/ou de grâce.

https://open.spotify.com/playlist/4Z9BydrFxdNpsTeY9XZawk 

→ Bissé.

(🇺🇦 cycle Ukraine #52 🇺🇦)

Hulak-Artemovsky – une demi-douzaine d’extraits sur disques épars ♥

https://open.spotify.com/playlist/4Z9BydrFxdNpsTeY9XZawk 

(nouveauté)

Alfvén – Symphonie n°2 – DSO Berlin, Borowicz (CPO 2022) ♥♥

→ Petite imprudence iconographique : pochette très proche de la n°3, parue en 2019. Avoir la n°2 qui arrive après la n°3 et dans une pochette similaire, je me suis demandé si j’avais déjà écouté ce disque.

→ Version ample et romantique, très vivante (avec un orchestre prestigieux, l’ex-RIAS, CPO monte en gamme). Un peu difficile pour moi de revenir à cette esthétique vaporeuse d’Alfvén après la netteté et les détachés absolus d’Alfvén lui-même, qui m’avaient fulguré. Mais chefs-d’œuvre magnifiquement servis et captés.

(piste doudou)

Adams – Doctor Atomic, « Batter, my heart » – Finley, Salonen ♥♥

(nouveauté)

Ravel – Intégrale des cantates – Santoni, Gens, Koch, Baechle, Behr, Spyres, Imbrailo ; ONPL, Rophé (BIS 2022) ♥♥

→ On n’avait que Plasson jusqu’ici, sauf erreur, pour les trois cantates du prix de Rome !

→ Très belle version, plus transparente que Plasson. Néanmoins cela expose aussi les limites de l’orchestration peu inventive. Belle distribution, en particulier Spyres qui rayonne, dans un français immédiatement prégnant.

→ Bissé les petits chœurs du second disque, que je n’avais, je crois, jamais entendus !

(nouveauté)

Felice Giardini , Johann-Christian Bach – Quatuor avec hautbois, quintettes avec clavecin (et parfois hautbois)… – L’Astrée (CPO 2022) ♥♥

→ Musique d’une très belle veine mélodique, qui évoque l’ambiance du fameux concerto pour clavecin de Dittersdorf.

(nouveauté)

Schubert – Lieder nocturnes – Hasselhorn, Middleton (HM 2022) ♥♥

→ Très belle sensibilité et un grand naturel, évidemment.

→ Petite réserve : Hasselhorn a renforcé son médium, et perdu des demi-teintes ténorisantes fragiles qui lui permettaient un texte direct et une palette de coloris particulièrement séduisante.

→ Sur Classik : « Oui, Hasselhorn a vraiment des difficultés à être entendu avec orchestre et la voix a pas mal de défauts – je l'ai souvent entendu quand il finissait ses études au CNSM de Paris, et je me suis souvent dit que c'était un ténor qui refusait l'émission lyrique métallique et était donc « bloqué » dans des tessitures et intensités basses. // Pour autant, un artiste d'une sensibilité et d'un naturel remarquables, je trouve ce qu'il fait parfait dans le lied !  Sur cet album la voix s'est un peu épaissie et le coloris est moins varié que naguère, mais comme tu le dis, tout est tellement à rebours du Schubert jolie-chanson (qui me lasse vite, coucou Wunderlich) et finement senti… Très belle sélection aussi, pas fondamentalement originale, mais qui fonctionne très bien, atmosphères nocturnes très cohérentes !  »

→ Bissé avec beaucoup de plaisir !

(coup de cœur)

Dvořák / Honeck / Ille  – Suite de Rusalka – Pittsburgh SO, Honeck (Reference Recordings 2016) ♥♥♥

→ Je ne l’avais pas encore écoutée au disque, je crois. Quel chef-d’œuvre !

R. Strauss / Honeck / Ille  – Suite d’Elektra (+ la traditionnelle Suite du Chevalier à la Rose par Rodzinski) – Pittsburgh SO, Honeck (Reference Recordings 2016) ♥♥

→ Ces collages lyriques sonnent davantage décousus, vu la construction de l’œuvre (par touches et motifs, dont la puissance se bâtit sur la longueur) que dans Rusalka où la juxtaposition de moments dramatiques (colle très bien à l’esthétique encore « verdienne » d’un drame par épisodes, au thèmes séparables, qu’on peut mélanger et coller.

→ Petite déception notamment sur les appels « Agamemnon », orchestrés de façon assez traditionnelle (cordes pour la mélodie), grosse déception aussi pour l’arioso de Chrysothemis (« Ich kann nicht sitzen ») ,où seul l’accompagnement est joué ce qui met en exergue des figures d’accompagnement façon boucles qui n’ont pas du tout la même lorsqu’on conserve la ligne mélodique avec de beaux frottements et décalages – pourquoi ne pas avoir mis un hautbois ou une clarinette à la place de Chryso ?

→ Pour autant, expérience fascinante (et probante !) que j’aimerais voir généralisée… Les scènes de terreur (avec les assassinats hors scène) fonctionnent très bien hors contexte (lorsqu’on sait de quoi ça parle, sinon tout cela doit paraître gratuit et décousu). Triff noch einmal !

Alfano – Symphonie n°2 – Brandebourg StO, Israel Yinon (CPO) ♥♥♥

R. Strauss – Elektra (premier duo Chrysothemis) – Collier, Nilsson ; Solti (Decca) ♥♥♥

→ Je ne comprends pas la mauvaise réputation de Collier, alors qu’avec une voix à la fois limpide et charnue, elle dépose les mots et assure les lignes avec au surplus une expression frémissante… à part Della Casa, Kupper et Welitsch, je n’en vois pas beaucoup qui parviennent à cette maîtrise-là !

R. Strauss – Elektra (premier duo Chrysothemis) – Della Casa, Borkh ; Mitropoulos (1957, paru chez Orfeo) ♥♥♥

R. Strauss – Elektra (premier duo Chrysothemis) – Marc, Polaski ; Barenboim (Teldec) ♥♥

→ Une version que j’aime beaucoup mais avec partition, vu qu’Alessandra Marc est décalée dès le début, et assez floue sur le rythme, vite impatientant. (Sans partition, c’est vraiment très bien.)

R. Strauss – Elektra (premier duo Chrysothemis) – Denoke, Charbonnet ; LSO, Gergiev (LSO Live)

→ Direction molle et voix flasques et grises également… sans doute très bien en contexte, mais pas valorisant pour une écoute comparée !

R. Strauss – Salome (en italien) – Borkh, Malaniuk, Paskuda, Uhl, Metternich ; Kempe (Myto) ♥♥

→ Très belle version, où l’orchestre est capté d’un peu loin, mais le plateau est assez splendide. Borkh davantage jeune fille que chez Keilberth, mais l’orchestre est vraiment beaucoup moins bien capté (chez Keilberth, beaucoup de poésie chez les bois).

(bande doudou)

Damase – Eugène le mystérieux – (bande de la RTF)  ♥♥♥

(nouveauté) (coup de cœur)

Pijper, (Louis) Andriessen, (Leo) Smit, Loevendie, Wisse, Henkemans, Roukens – « Dutch Masters », œuvres pour piano à quatre mains – Jussen & Jussen (DGG 2022) ♥♥♥

→ Panorama très varié (du postromantique décadent étouffant de Pijper à l’atonalité dodécaphonique avenante de Louis Andriessen en passant par les debussysmes de Smit) de ce fonds musical incroyablement dense pour un pays à la démographie aussi modeste. (Ma nation musicale chouchoute d’Europe avec les Danois, je me fais très souvent des cycles consacrés à l’un ou l’autre, avec un émerveillement récurrent.)

→ Pour finir, un étonnant concerto très syncrétique de Roukens, manifestement inspiré à la fois par le jazz, varèse et la musique grand public !  (et sans facilité, vraiment de la très bonne musique)

→ Bissé.

Alfano – Symphonie n°2 – Brandebourg StO, Israel Yinon (CPO) ♥♥♥

Mozart-Greißner – « New Mozart » : Concerto pour violon « n°6 », Symphonie concertante (orchestration de la Sérénade Gran Partita) – Mozarteum, Goebel ♥♥

→ Bissé.

(nouveauté)

Mozart-Seyfried – « New Mozart n°2 » : Sonate en ut mineur et Quatuor avec piano (orchestrés) – Mozarteum, Goebel ♥♥

→ Ressemble vraiment à du Mozart, l’origine instrumentale n’est pas du tout décelable à l’écoute, bravo !

R. Strauss – Salome (en italien) – Gobbi, Sanzogno (Myto) ♥♥♥

→ Fonctionne très bien en italien, et très bien chanté par ailleurs !

(disque doudou)

R. Strauss – Elektra (duo des sœurs) – Kupper, Schlüter ; Opéra de Hambourg, Jochum ou Schmidt-Isserstedt (libre de droits) ♥♥♥

→ Mon autre version de chevet.

R. Strauss – Elektra (duo des sœurs) – Schwanewilms, Herlitzius ; Sk Dresden, Thielemann (DGG) ♥♥

→ Version au formidable détail orchestral (on y entend beaucoup d’éléments d’orchestration difficilement audibles dans la plupart des autres disques), et très bien chantée – même si la liberté et la santé de l’émission ne sont pas comparables aux années 50-60.

Holmès – poèmes symphoniques Irlande, Pologne (avec partition)

(disque doudou)

R. Strauss – Elektra – Della Casa, Borkh, Madeira, Böhme ; Wiener Phkr, Mitropoulos (Orfeo) ♥♥♥

→ Bissé. Quelle version folle !

(nouveauté)

Vaňhal, Hummel, Mozart – Concertos pour basson – Sophie Dervaux, Mozarteum de Salzbourg (Berlin Classics 2022) ♥

→ Je n’avais pas encore entendu, je crois, ce concerto de Vaňhal, très réussi !  Bonne interprétation des deux autres standards, orchestre mi-tradi mi-HIP étrange.

→ Quadrissé le concerto de Hummel pour bien l’assimiler.

Alfano – Symphonie n°2 – Brandebourg StO, Israel Yinon (CPO) ♥♥♥

Beethoven – Variations sur des thèmes d’Arne, Grétry, Paisiello… – Giuseppe Bruno (OnClassical 2020) ♥

→ Bissé.

Mel Bonis – La mort de Cléopâtre (4 mains) – Laurent Martin, Claudine Simon (Ligia 2012)

(nouveauté)

Liszt – Septem Sacramenta et autres motets – Ensemble Gilles Binchois, Chœur altitude, Dominique Vellard (Evidence 2022) ♥

→ Œuvres très nues, dans l’esprit du Via Crucis (orgue en accords et voix), pas toutes d’égal intérêt, mais assez touchantes dans leur simplicité véritable. Très rarement enregistrées ou données, témoignage pus que bienvenu !

→ Bissé.

(nouveauté)

Aulin, Stenhammar, Rangström, Peterson-Berger, Linde, Larsson, Nordqvist, Frumerie, von Koch – « Ljus: Swedish songs », mélodies suédoises – Marine Chagnon, Josephine Ambroselli (Mirare 2022) ♥♥

→ Très beau programme constitué du fin du fin des compositeurs suédois (Aulin, Stenhammar et Peterson-Berger pour les romantiques, Rangström pour les décadents, Linde et Larsson pour les écoles du milieu du XXe…), avec de très beaux choix de mélodies, chantés avec cher et accompagnés avec chaleur.

→ En concert à Paris en mai à l’Hôtel de Soubise.

(nouveauté)

Weber – Der Freischütz – Pastirchak, Schmitt, Ivashchenko, Immler…Freiburger Barockorchester, Jacobs (HM) ♥

→ L’enregistrement présente la particularité de reconstituer le choix de livret originel (intervention liminaire de l’Ermite prévenant Agathe), en bidouillant une musique très crédible à partir de la matière de la musique de la dernière scène – où il fait en principe sa seule apparition. Ce fonctionne très bien – mais l’opéra est tout de même plus saisissant en commençant lors de la défaite publique de Max !

→ Même problème que les enregistrements de Jacobs de ces dernières années : pourquoi consacrer son temps à réenregistrer des standards si c’est pour ne proposer que des versions assez rigides, ne présentant pas de nouveautés sonores majeures à part quelques équilibres changés çà ou là ?  Y compris la scène infernale, malgré les timbres typés de les Fribourgeois, frappe par sa fureur très contenue, loin des déferlements qu’on peut y entendre les grands soirs. De même pour la belle distribution qui ne frappe pas la singularité de ses timbres ni de ses partis pris.

→ J’apprécie les efforts d’ambiance, timbales pour donner de l’effet à certains dialogues, hurlements de loups du chœur pour créer l’atmosphère oppressante de la Gorge-du-Loup…

→ Dans l’absolu une bonne version, mais tellement contrôlée (et assez raide) qu’elle paraît uniquement construite et pensée en studio (ce qui n’est pas le cas, il y a eu des représentations). Ce serait une bénédiction pour un opéra de Vranický ou de Holzbauer, mais dans une œuvre autant documentée, je ne vois pas l’intérêt impérieux d’enregistrer / publier / écouter ça.

→ Quelques gros points forts cependant : contre toute attente, les moments suspendus sont plus réussis que les grands éclats pas très originaux ni tendus. Le hautbois solo et la clarinette solo, splendides et très émouvants. Polina Pastirchak (Agathe) très frappante aussi, voix très claire, voyelles peu couvertes, pensée très textuelle de liedersängerin, on peut penser à Helen Donath ou Ruth Ziesak…

(actualité)

Kurtág – Fin de partie – Frode Olsen, Leigh Melrose, Hilary Summers, Leonardo Cortellazzi ; Scala, Stenz (vidéodiffusion officielle) ♥♥

→ Donné en ce moment à l’Opéra Garnier avec la même équipe (et l’Orchestre de l’Opéra).

→→ En vidéo, avec les gros plans et la possibilité de pauses, je le trouve vraiment prenant dans son rapport à l'ascèse, très peu de matière, bien calibrée, tout cela colle vraiment bien à l'esprit du texte.… mais deux heures en salle dans l'inconfort de Garnier, c'est sans doute pas évident… https://www.youtube.com/watch?v=ALFiOCXQUek 

→ J’en parlais récemment, à propos de camarades qui n’avaient pas aimé: « Tout le monde n'a pas détesté, j'ai des copains qui ont beaucoup aimé (et certains, qui l'ont vue à Milan, y sont retournés à Paris)… Mais globalement (je n'ai pas encore écouté cet opéra), Kurtág – qui est un très grand compositeur, en tout cas je lui dois la conviction que la musique contemporain avait des choses à dire et qu'il fallait s'y intéresser – excelle dans le petit format (moins de 2', voire moins de 1'), pour petit effectif. Ses pièces de musique de chambre au delà du quatuor (où il a donné son meilleur I love you ) sont tout de suite moins prenantes, plus formelles. Et son écriture vocale est toujours très défragmentée, pas très séduisante (et prosodiquement difficile à suivre). Donc lui confier une œuvre longue, pour grand effectif, avec des lignes vocales supposées porter une action (enfin, une action, c'est un sujet qui est de toute façon assez ascétique…), je suis ravi qu'il ait l'occasion de l'essayer, mais je ne serais pas surpris que ça ne fonctionne pas idéalement.  »

→ « J'ai quand même prévu d'y aller, parce qu'il faut soutenir la création d'un répertoire neuf si l'on ne veut pas que l'Opéra achève complètement son processus de muséification, et par intérêt pour Kurtág, dont j'ai écouté une très large part du catalogue disponible, entendu certains quatuors une demi-douzaines de fois en concert, joué des dizaines d'œuvres pour piano (certes, ça va vite Mr. Green ). Mais je me doute que, n'étant pas particulièrement enthousiaste de Beckett, avec une temporalité d'opéra et les caractéristiques de l'écriture orchestrale et vocale de Kurtág, j'ai plutôt intérêt à essayer le fond de loge avec un peu de lecture sous la main pour pouvoir faire des pauses… »

→ « Ça pose à nouveau la question soumise aux camarades ici présents lors du concert Schreker de jeudi dernier : est-ce qu'on ne fait pas fausse route, en France, à programmer des opéras contemporains « ambitieux » et « intellectuels » plutôt qu'à parler aux gens de ce qui les intéresse, faire des opéras sur Star Wars, The Walking Dead ou Pirates des Caraïbes ? Je ne dis pas ne faire que du soft-opéra grand public, mais d'autres nations parviennent très bien à faire cohabiter l'offre d'un théâtre musical d'avant-gardes avec des opéras dans une langue musicale beaucoup plus accessible, et qui parlent de choses plus vivantes que des biographies d'artistes ou que des chefs-d'œuvre de la littérature impossibles à transposer sur scène (le Soulier de Satin !). On peut ainsi trouver des opéras sur la conquête des sommets montagneux, sur la mort de Kennedy, sur des contes pour enfants, des remakes de Hitchcock… il existe même un opéra écrit (dans un style tristanien) en forme de lipdub sur un film de Bava (Hercules vs. Vampires) ! Et quel rayonnement cela procurerait à l'Opéra de Paris, si l'on avait, une fois par an ou tous les deux ans, cette grande production tout publics autour de One Piece ou de Squid Games ! Là, pour sûr, on renouvellerait le public autrement qu'à la marge – parce que la Philharmonie, qu'on ne se mente pas, on est passé des vieux richous du VIIIe aux jeunes intellos du XIXe, mais on touche surtout des populations déjà culturellement favorisées. »

(nouveauté)

Dora Pejačević – Concerto pour piano, Symphonie en F#m – Donohue, BBCSO, Oramo (Chandos 2022) ♥♥

→ Concerto pour piano post-brahmsien assez traditionnel, bien fait, sans nouveauté fondamentale. La Symphonie en revanche (déjà remarquablement gravée par CPO) est un bijou un tout petit peu plus décadent, qui évoque assez l’univers sonore d’Eugen d’Albert. Grande forme et grandes idées (notamment mélodiques), vraiment à connaître.

Alfano – Symphonie n°2 – Brandebourg StO, Israel Yinon (CPO) ♥♥♥

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AVRIL 2022

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Beethoven – 8 Variations sur « Une fièvre brûlante » de Richard Cœur de Lion de Grétry – Giuseppe Bruno ♥

Beethoven – 8 Variations sur « Une fièvre brûlante » de Richard Cœur de Lion de Grétry – interprète ? ♥♥

https://www.youtube.com/watch?v=K-lNHvs8qJ8 

→ Tellement plus prenant en connaissant le contexte du thème d’origine !

(nouveauté)

Alfano – Pièces pour piano – Orazio Maione (Aulious 2021)  ♥

→ Très belles pièces intimes.

Alfano – Symphonies 1 & 2 – Brandebourg StO, Israel Yinon (CPO) ♥♥♥

→ Bissé la n°2. Ces couleurs, ces climats, ces superpositions de textures, c’est absolument merveilleux. (Quel effet cela doit produire en salle !).

Kalliwoda Sonate alto-piano ; Onslow & Mendelssohn, Sonate violoncelle-piano (pour alto) – Hiyoli Togawa, Lilit Grigoryan (Naxos 2018) ♥♥

(coup de cœur)

Alexey Shor – http://piloris.free.fr/images du Grand Siège, Verdiana – LSO (Naxos) ♥♥

→ Très bien orchestré et pensé.

→ Verdiana, avec son collage extrêmement rapide d’extraits célèbres d’opéras de Verdi, dans une orchestration de cirque très brillante et réussi, est particulièrement jubilatoire.

(réécoute) (coup de cœur)

Alfano – Symphonie n°2 – Brandebourg StO, Israel Yinon (CPO) ♥♥

→ Bissé.

Castelnuovo-Tedesco – Concerto pour violoncelle – (Naxos) ♥

→ Effets d’orchestration amusants, sinon violoncelle assez démonstratif-virtuose.

Röntgen – Concertos pour violoncelle – (CPO) ♥

→ Dans le goût de Dvořák 2, en moins marquant évidemment.

Röntgen – Concertos pour piano – tous les albums CPO

→ Dans le genre piano concertan, pas surprenant mais vraiment bien fait.

Röntgen – Sonates pour violoncelle (vol.1) – Decroos, Dechenne (Ars Produktion 2002) ♥

→ Bissé.

Juon – Concerto pour trio piano-cordes

→ Pas aussi bon que son trio, sans surprise (le genre de l’ensemble de chambre + orchestre est rarement une réussite, aussi bien les concertos pour trio que les concertos pour quatuor, et déjà les doubles concertos, en général…).

Röntgen – Sonates pour violoncelle 2,7,10, Sonate solo (vol.2)– Decroos, Dechenne (Ars Produktion 2006) ♥

Röntgen – Sonates pour violoncelle 1,11,13, Sonate solo (vol.3)– Decroos, Dechenne (Ars Produktion 2008) ♥♥

→ Pas aussi superlatif que les sonates pour violon, mais remarquable dans son genre brahmsien. Et le final de la Première Sonate, outre qu’il est remarquablement bâti, me remplit d’aise puisqu’il traite en forme sonate un thème très proche d’une chanson de Richard Cœur de Lion de Grétry « Que le vaillant roi Richard / Aille courir maint hasard » , mieux connu sous son refrain « MOI JE PENSE COMME GRÉGOIRE, J’AIME MIEUX BOIRE ! ».

(nouveauté)

Hensel, Chopin, Liszt, Viardot, Wieck, Farrenc, Dohnányi – « Les Musiques de Madame Bovary » – David Kadouch (Mirare 2022)

→ La note de programme est fascinante, le concept séduisant. J’avoue qu’à l’écoute, je ne suis pas frappé par la nécessité de ces œuvres – et je n’aime pas trop la façon de césurer (un peu mollement) les lignes mélodiques de Chopin avant les modulations.

→ Les Variations sur un thème russe de Farrenc (aux allures de Marseillaise) sont en revanche très convaincante, et remarquablement menées.

→ Ça reste une belle entreprise, mais le résultat ne me séduit pas beaucoup à première écoute, à cause du répertoire pour commencer. À réessayer.

Grieg, Dohnányi – Sonates violoncelle-piano – Roland Leonard, Ya-Ting Chang (Centaur 2014) ♥

Grieg – Sonates violon-piano – Terje Tonnesen, Einar Henning Smebye (Victoria) ♥

→ Bissé.

(coup de cœur)

Grieg, Sonate violoncelle-piano ; Grainger, La Scandinavie – Brantelid, Hadland (BIS 2015) ♥♥

→ Bissé.

Wirén – Symphonies 4 & 5, Suite de danses – Norrköping SO, Dausgaard (CPO 2000) ♥

Hahn – Concerto pour violon, Sonate pour violon & piano en ut – Denis Clavier, Dimitris Saroglou, Orchestre National de Lorraine, Fernand Quattrocchi (Maguelone 2016) ♥

Wirén – Quatuors 2,3,4,5 – Wirén SQ (Naxos) ♥♥♥

→ Quel corpus d’une générosité et d’une densité extraordinaires !

Wirén – Sinfonietta, Suite romantique, Symphonie n°3 – SAMI Sinfonietta, Stefan Solyom (Phono Suecia) ♥♥

Chostakovitch – Symphonie n°1 – Moscou PO, Kondrachine (Melodiya) ♥

Taffanel, Poulenc, Jolivet, Tomasi – Quintettes à vent – membres du Philharmonique de Berlin (BIS 2009) ♥

Wirén – Symphonie n°2 – Norrköping SO, Dausgaard (CPO 2000) ♥♥

Wirén  – Gyckeldans – DalaSinfoniettan, Karpe ♥♥

Wieck – Œuvres pour piano (Soirées musicales, Scherzos, Romance variée…) – Veronica Jochum (Tudor) ♥

Zemlinsky, Hauer, Trepulka, Neumann, Berg, Hindemith, Killmayer – « ’900 » – Luca Cascioli (DGG) ♥

Rorem – 32 songs – Susan Graham ♥♥

→ Quelle saveur !  Ce n’est pas pour rien que c’est son corpus le plus joué.

Rorem – Symphonies 1,2,3 – Bournemouth SO, Serebrier ♥

Haydn – Symphonies 80, 81 – Antonini (Alpha 2017) ♥♥

→ Superbes versions de grands Haydn.

(coup de foudre)

Wirén – Quatuors 2,3,4,5 – Wirén SQ (Naxos) ♥♥♥

→ Quel corpus d’une générosité et d’une densité extraordinaires !

(coup de cœur)

Wirén – Symphonies 2 & 3 – Norrköping SO, Dausgaard (CPO 2000) ♥♥

→ Plongé dans les symphonies de Dag Wirén qui, comme les quatuors, n'ont pas l'audience qu'elles mériteraient. On y entend beaucoup d'influences (dont clairement Sibelius dans le final de la 3 !), mais très bien digérées et pour un résultat personnel.

→ Bissé.

Rautavaara – Concerto pour clarinette – Helsinki PO, Segerstam ♥♥

Hindemith – Der Dämon, Herodiade – hr-Rundfunkorchester, W.A. Albert (CPO) ♥

Toch – Tanzsuite – CPO

Tichtchenko – Quatuor n°1 –

https://www.youtube.com/watch?v=z21pSpbW3pc 

Schubert Quintette Emerson Rostro ♥

Verdi, Puccini – Quatuor en mim, Crisantemi – Brodsky SQ ♥♥

→ Bissé.

Brahms Jansen Santa Cecilia Pappano ♥

https://www.youtube.com/watch?v=tV7APwv68tY 

Brahms Hahn Radio Francfort P. Järvi ♥

https://www.youtube.com/watch?v=UFl9xuYP5T8 

(réécoute nouveauté) (coup de cœur)

BRAHMS, J.: Symphony No. 1 / Violin Concerto (S.-M. Degand, Le Cercle de l'Harmonie, Rhorer) (NoMadMusic 2021) ♥♥♥

→ Formidables couleurs renouvelées, et dans le concerto, ce que tire Degand de cordes en boyaux est tout simplement hallucinant d'aisance et de musicalité. Versions majeures, et très différentes de ce qu’on peut entendre ailleurs

Kodály – Háry János (Suite), Psalmus Hungaricus (en allemand), Danses de Galánta – Haefliger, RIAS, Fricsay (DGG) ♥

(Nouveauté)

Rebecca Clarke – Œuvres avec alto – Vinciane Béranger, Dana Ciocarlie… (Aparté 2022)

(nouveauté)

Schoeck – Elegie – Gerhaher, Basel ChbO, Holliger ♥♥

→ Haut dans le concours de la pochette la plus laide… (Et surtout, on ne la remarque pas… je suis passé plusieurs fois à côté avant de voir que c’était sorti !)

→ La version où l’on entend le mieux tout le détail orchestral de ce grand cycle important dans le catalogue de Schoeck, c’est très prenant !  Je suis plus partagé sur Gerhaher, tellement sophistiqué que je l’entends plus que la musique qu’il chante… mais c’est du très grand art, comme toujours, évidemment.

(nouveauté)

Sohy – Musique de chambre : Quatuors 1 & 2, Triptyque champêtre – Calderini, C. Luzzati, Hermès SQ (La Boîte à Pépites 2022) ♥

→ Quatuors au langage très ravélien mais à l’écriture plus proche de Hahn, davantage homorythmique, textures plus homogènes. Très belle musique. Le Triptyque champêtre (avec flûte et harpe) dispose d’un fort pouvoir d’évocation.

(nouveauté)

Sohy – Musique orchestrale – Perbost, Extrémo, Palm, ON Avignon, Waldman (La Boîte à Pépites 2022) ♥

→ Hors la symphonie, uniquement des inédits !  Le style est très chaussonien, dans la veine du poème de l’Amour et de la Mer, un ton de grande affliction dans une langue harmonique retorse (et une orchestration pas très transparente).

→ Avignon, excellent à l’opéra, révèle de petites limites de timbre et d’aisance pour un répertoire aussi inhabituel et techniquement aussi exposé.

 

(nouveauté) (coup de cœur) (réécoute)

Carlo Monza – Quatuors à cordes – Europa Galante, Biondi (Naïve 2022) ♥♥

→ Un certain nombre de moments sont des arrangements d’airs d’opéra (incluant quelquefois, très caractéristiquement, les récitatifs !).

→ Même sans tous les reconnaître, on est ravi d’entendre les tournures de l’opéra du temps, très bien écrits pour quatuor, et joués avec un grain et une vie remarquables !

→ Dixième écoute.

 

(nouveauté) (coup de foudre)

Schumann – Quatuors piano-cordes, Märchenerzählungen (version avec violon) – Dvořák PiaQ (Supraphon 2022) ♥♥♥

→ Je découvre avec stupéfaction qu’il existe un autre quatuor piano-cordes de Schumann… et qu’il vaut de surcroît son génial autre !

(nouveauté)

Purcell, Campra, Haendel, Rameau… – nombreux chanteurs vedettes, Le Concert d’Astrée, Haïm (Erato 2022) ♥

 

(nouveauté)

Glinka, Rimski, Rachmaninov, Chostakovitch, Auerbach – « Bassoon Steppes », arrangements de pièces, notamment pour piano – Lola Descours, Paloma Kouider (Orchid Classics 2022) ♥

→ Sur ce programme sérieux

(nouveauté)

Adrian Robak – Réflexions (viole de gambe / pardessus de viole / contrebasse + clavecin / orgue) – K. & A. Firlus (DUX 2022) ¤

→ Sorte de minimalisme sauce Pärt pour instruments baroques. Assez vite ennuyeux me concernant.

(nouveauté)

Bach – Suites pour violoncelle – Bruno Philippe (HM 2022)

→ Écouté seulement la Troisième Suite.

→ Formidable violoncelliste, peut-être capté un peu tôt dans ces œuvres très largement parcourues (mais ainsi va la carrière désormais, c’est aussi le disque qui propulse l’artiste, et il le mérite).

→ Le résultat est très bon, réellement fougueux à défaut de renouveler l’exercice, mais je n’adore pas la prise de son assez sourde (pas de réverbération, mais comme une parasitage diffus de fréquences dans le médium grave).

Rejcha – Requiem – L’Armonia Terrena (2019)

→ Pas plus intéressant que dans mon souvenir : jolies choses comme survolées.

Rejcha, Kukal, Mozart – Quintettes clarinette-cordes – Peterková, Bennewitz SQ (Supraphon 2011) ♥

→ Le Quintette de Rejcha mérite vraiment d’être entendu, dans un goût mozartien mais avec ses idiosyncrasies.

… et aussi : quatuors de Puccini et Piazzola (Brodsky SQ, chez Chandos), trio de Khatchatourian (chez Dynamic)

Otto Malling – Concerto pour piano – Danish Radio Sinfonietta, Sundkvist (Dacapo)

→ Parfaitement conservateur et traditionnel ; agréable sans saillances particulières.

Otto Malling – Œuvres pour orgue : Les Trois Rois (Mages), La Vierge Marie, Échos des Psaumes de David – Sverker Jullander (Toccata Classics 2014) ♥

→ Jolie musique d’église conservatrice, avec quelques fulgurances (les bougonnements d’Hérode !).

→ Instrument assez pâle et épais, mais joué avec vivacité.

Jorge Cardoso – Misionerita – Jorge Cardoso (Plectrum 2013) ♥

→ Jolies harmonies pittoresques sur rythmes obstinés, avec mélodies de chansons – celle de la Milonga des 24 Piezas sudamericanas évoque beaucoup Drouot de Barbara, sur des  couleurs qui n’ont bien sûr rien de comparable.

Eugen d’Albert – Concertos pour piano – Banowitz, Moscou SO, Yablonsky (Naxos) ♥

→ Concertos réellement nourissants, où la dimension soliste est équilibrée par un soin orchestral tout particulier. Et pourtant d’un romantisme tardif assez traditionnel.

→ Pas ma version chouchoute (plutôt celle chez Pan, avec Barcelone), mais tout à fait réussie, malgré une prise de son légèrement opaque et lointaine – plutôt typée EMI 90 que grand Naxos de ces dernières années.

(nouveauté)

Villa-Lobos – Sonates pour violon & piano – Baldini, Rossi (Naxos 2021) ♥♥

→ Très belles, nourries des explorations harmoniques du XXe siècle… La Troisième ne m’exalte pas (vraiment contournée), mais les deux premières sont assez remarquables – et une fois de plus, on sent comme HVL s’est nourri d’Europe dans sa pensée musicale.

(Nouveauté)

Fitelberg, Penderecki, Bacewicz, Lutosławski, Moss, Krentz, K. Meyer – Œuvres polonaises pour violoncelle solo – Tomasz Daroch (DUX 2022) ♥

→ Fitelberg vraiment réussi, Moss pénible en soi.

(Nouveauté)

Arauxo – Libro de tientos (pour instruments ou orgue selon les pièces)  – InALTO, Foccroulle (Ricercar 2022) ♥♥

→ Ça regorge de beaux contrepoints, d’harmonies audacieuses et d’orgues aux intervalles pas toujours justes selon les tonalités !

Version de toute beauté de ce qui doit être une intégrale Arauxo ! (4 CDs tous très réussis).

(Nouveauté)

Vasks – Concerto pour violoncelle n°2, Concerto pour alto, les deux pour orchestre à cordes – Tallinn ChbO (Alba 2022) ♥

(Nouveauté)

Clérambault – « Trésors de Clérambault » : musique de chambre, musique pour orgue en arrangement chambriste, cantate Orphée – Ikuko Aikawa (Waon Records 2022)

→ Le principe est plaisant, mais la cantate multi-enregistrée n’est vraiment pas fabuleusement chantée.

(Nouveauté)

Domenico Scarlatti – Stabat Mater, Cantate Pur nel sonno – Le Caravansérail, Bertrand Cuiller ♥

→ Parmi les très rares œuvres sacrées du compositeur claviériste à ne pas avoir été détruites dans le tremblement de terre de Lisbonne, elle révèle une maîtrise vertigineuse (et insoupçonnée) du contrepoint.

→ Très beaux chanteurs, continuo de toute beauté (ce théorbe éloquent !), mais prise de son hélas un peu trop arrondie / réverbérée – et l’orgue positif tend à masquer l’individualité des voix, je n’entends pas tout… Je ne l’ai pas écouté sur le bon système, il faudra que je réessaie pour mieux en profiter.

→ La cantate Pur nel sonno s’inscrit dans une veine seria bien mieux documentée. Remarquablement généreuse au demeurant.

(nouveauté)

Thorvaldsdottir – Þann heilaga kross – Choir of Clare College, Cambridge (HM 2022) ♥

→ Toujours le joli style planant de Thorvaldsdottir, à frottements doux.

→ Single, apparemment définitif sous cette forme ?  Mais commercialement, il me paraît étrange que ce ne soit pas simplement une avant-première numérique d’un disque à venir.  

 

(nouveauté) (coup de cœur)

Horneman – Aladdin – Danish NRSO, Schønwandt (Dacapo 2022) ♥♥

→ Autre magnifique exemple du répertoire danois, tempêtueux et riche, dans le goût de Heise (concision et éclats verdiens, mais dont la complexité doit davantage au romantisme allemand après Mendelssohn et Wagner).

→ Très beau final du III, superbe chanson a cappella (interrompue) de l’acte IV… et remarquablement chanté (Milling en basse, notamment !).

Boïeldieu – Concerto pour harpe – Isabelle Perrin, Le Collège Musical, Navarre (Pavane) ♥

→ Une jolie version de cette pièce emblématique et délectable.

 

(nouveauté) (coup de cœur)

Pavel Vranický (Paul Wranitzky) – Symphonies – Akamie für alte Musik Berlin (DHM 2022) ♥♥

→ Ces symphonies remarquables disposaient déjà de très belles versions tchèques (chez Supraphon), mais quel bonheur de les entendre en action sur instruments anciens et avec une belle verve !  Joie inespérée.

→ Bissé (pour l’instant : ce sera à coup sûr une réécoute très régulière).

(nouveauté)

Franz Xaver Richter – Symphonies Op.2 – Pforzheim ChbO, Johannes Moesus (CPO 2022) ♥

(nouveauté)

Pavel Vranický (Paul Wranitzky) – Œuvres orchestrales n°4 : Das Waldmädchen, ballet-pantomime – Pardubice CzChbPO, Marek Štilec (Naxos 2022) ♥

→ Assez nourrissant pour ce type d’œuvre, on sent vraiment le compositeur qui a tant à dire que même sa musique utilitaire peut être écoutée hors contexte !  

→ L’exécution tradi sur orchestre de chambre nous fait, à mon sens, passer à côté de certaines saveurs, j’attends avec impatience le disque de l’Akademie für alte Musik Berlin qui devrait bientôt sortir et dont les extraits de symphonies de Vranický sont électrisants.

(nouveauté)

Franck – Intégrale symphonique – ORP Liège, Arming / Bleuse (Fuga Libera)

→ Enfin une célébration comme il se doit des 200 ans de la naissance de Franck !

→ Pas nécessairement la partie de son corpus la plus séduisante, mais le disque permet d’entendre, sans chercher, toutes ses œuvres, y compris les bijoux moins connus comme Psyché. Dans des interprétations assez épaisses ; la Symphonie par Arming (qui existait déjà en album simple, je n’ai pas vérifié si c’était la même prise) bénéficie d’un véritable élan malgré le timbre un peu « gros » de l’orchestre. Le reste n’est pas un premier choix par rapport à ce qui existe déjà (Tingaud par exemple).

   

   

 

(nouveauté)

Carlo Monza – Quatuors à cordes – Europa Galante, Biondi (Naïve 2022) ♥♥

→ Un certain nombre de moments sont des arrangements d’airs d’opéra (incluant quelquefois, très caractéristiquement, les récitatifs !).

→ Même sans tous les reconnaître, on est ravi d’entendre les tournures de l’opéra du temps, très bien écrits pour quatuor, et joués avec un grain et une vie remarquables !

→ Le disque ne paraîtra que le 22 avril, mais on peut déjà l’entendre sur ce lien promotionnel : https://soundcloud.com/naiveclassiquejazz/sets/biondi-monza-strings-quartets/s-ECmauvIgtZz?si=161cc4db489c45b39eca36387d440f23 

→ 9 fois.

Kumi SAKAMOTO sings Purcell, Rorem, Ravel, Poulenc, Britten & Haendel (à Cortot)

https://www.youtube.com/watch?v=pVh5466TJi4 

 

(réécoute nouveauté)

Campra – Le Destin du Nouveau Siècle – Valiquette, Lefilliâtre, Vidal, Mauillon, Van Essen ; La Tempest, Bismuth (CVS) ♥♥♥

→ (Notule en préparation.)

(🇺🇦 cycle Ukraine #51 🇺🇦)

Thomas de Hartmann – Lviv NPO, Kuchar (Toccata Classics) ♥

→ (Oui, véritable compositeur ukrainien malgré son patronyme.)

→ Musique romantique assez simple, qui semble emprunter à divers folklores (dont l’andalou…). Plaisant, en particulier l’évocation d’une Fête en Ukraine, dont le dernier numéro évoque même… le Sacre du Printemps !

(nouveauté numérique)

Adolf BUSCH – Quatuors, Quintette flûte & cordes – Sarastro SQ (CPO 2019) ♥♥

→ Très beaux quatuors postromantiques à peine décadents (quelque part entre Stenhammar et Schoeck), écrits par un des grands quartettistes historiques.

(réécoute) (coup de cœur)

KIENZL, W.: Kuhreigen (Der) [Opera] (Berry, Wiener, Felbermayer, Grosses Orchester der Ravag, Loibner) (1951) !!!/+++ ♥♥♥

→ Un opéra tragique décadent qui s'appelle « Le Ranz des Vaches » (en effet au centre de l'intrigue) !  La mélodie dudit Ranz est vraiment très prenante, chantée sur le fameux poème collecté par Arnim & Brentano « Zu Strassburg auf der Schantz », histoire touchante de déserteur pris aux innocentes nostalgies du pays, déjà mise en musique par Mahler. https://www.oxfordlieder.co.uk/song/1986 

→ Encore une très belle réussite, cette fois dans le Paris révolutionnaire (dans l'esprit de Das Schloß Dürande de Schoeck), de Kienzl !

https://open.spotify.com/album/4V39OFjMJFJ5Z6U3BCU96D?si=EhOIAJNfQJabmwHz7US0QA 

  

(Nouveauté)

Cherubini (Ali Baba), Donizetti (La Favorite), Verdi (Jérusalem, Vêpres siciliennes, Don Carlos), Mascagni (Amica), Puccini (Tosca, Madama Butterfly) – « Boulevard des Italiens », récital de Benhamin Bernheim – Bernheim, Teatro Comunale di Bologna, Chaslin (DGG 2022) ♥♥

Je croyais à un récital italien stéréotypé, mais c'est en réalité un récital réunissant les grands Donizetti et Verdi composés en français… mais aussi deux airs de Puccini (Tosca et Butterfly) en VF !

→ Remarquables raretés sponsorisées par Bru Zane (en particulier le Cherubini, qui se révèle à mes oreilles), très bien chantées – même si Bernheim devrait décidemment user davantage des allègements et des nuances qui font tout son charme.

→ Trissé.

(Nouveauté)

PETTERSSON, A.: 24 Barfotasånger (24 Barefoot Songs) / 6 sånger (6 Songs, 1935) (P. Mattei, B.-Å. Lundin) ♥♥

Dernier album de ma sélection des nouveautés de vendredi dernier (beaucoup de très très belles choses cette semaine comme vous avez pu voir), ces mélodies ne sont évidemment pas joyeuses (en particulier les 6 Chansons de de 1935), mais les Chansons de va-nu-pied recèlent des lignes mélodies simples et marquantes !  Et la voix de miel de Peter Mattei, dans l'aisance de sa voix maternelle, est comme une caresse infinie, l'acuité des mots en sus.

(nouveauté) (coup de cœur)

Charlotte Sohy – Œuvres avec piano (dont mélodies) – Garnier, Nikolov, Phillips, Luzzati, Oneto Bensaid, Kadouch, Vermeulin (La Boîte à Pépites 2022) ♥♥♥

→ Première publication de ce label qui a déjà fourni beaucoup de matière en musique féminine de premier plan (cf. son calendrier de l’Avent récent ou le festival Un Temps pour Elles qui lui est lié).

→ Ce volume contient des pièces pour piano, des mélodies (les très belles Chansons de la Lande, qui ont clairement entendu Duparc), de la musique de chambre, en particulier le miraculeux trio, dont le traitement thématique est absolument fascinant. (Et quels artistes possédés par leur sujet, dans le trio tout particulièrement !)

→ Les pièces pour piano m’ont paru moins essentielles, davantage tournées vers le caractère, la décoration, le salon. À réécouter.

→ Deux autres volumes sont à venir, si j’ai bien suivi.

  

  

(nouveauté)

Carlo Monza – Quatuors à cordes – Europa Galante, Biondi (Naïve 2022) ♥♥

→ Un certain nombre de moments sont des arrangements d’airs d’opéra (incluant quelquefois, très caractéristiquement, les récitatifs !).

→ Même sans tous les reconnaître, on est ravi d’entendre les tournures de l’opéra du temps, très bien écrits pour quatuor, et joués avec un grain et une vie remarquables !

→ Le disque ne paraîtra que le 22 avril, mais on peut déjà l’entendre sur ce lien promotionnel : https://soundcloud.com/naiveclassiquejazz/sets/biondi-monza-strings-quartets/s-ECmauvIgtZz?si=161cc4db489c45b39eca36387d440f23 

→ 7 fois.

Stojowski – Rhapsodie symphonique – Borowicz (Warner)

(réécoute)

  

(réécoute nouveauté) (révélation)

Saint-Saëns – Phryné – Valiquette, Dubois, Dolié ; Rouen, Niquet (Bru Zane 2022) ♥♥♥

→ Intrigue déjà utilisée par Don Pasquale, Das Liebesverbot, Die schweigsame Frau…

→ Trissé.

Maël Bailly – D’une étincelle, pour alto et sax

→ Sorte d’atonalité diatonique, sympathique. https://www.youtube.com/watch?v=49hwCUUsKeg 

 

(nouveauté)

STOJOWSKI, Z.: Symphony No. 1 / Suite in E-Flat Major (Rheinland-Pfalz State Philharmonic, Wit) (Capriccio 2022) ♥♥

 

(disque doudou)

Alfano – Sonate violon-piano, Quintette piano-cordes – Elmira Darvarova, Scott Dunn… (Naxos 2011) ♥♥♥

  

(nouveauté) (coup de cœur)

Vladigerov – « Orchestral Works 3 » – Chambre Bulgare, Radio Nationale Bulgare, Vladigerov (Capriccio 2022) ♥♥♥

→ Remarquablement écrit tout cela !  Tonal et stable, mais riche, plein de couleurs, de climat, de personnalité, et surtout un élan permanent. Un grand compositeur très accessible et très méconnu.

→ Si le Poème juif se révèle l’héritier d’un postomantisme germanique généreux et décadents, les Impressions de Lyutin sont marquées par l’influence des motorismes soviétiques, tandis que le dernier des 6 Préludes Exotiques porte, lui, la marque éclatante du Ravel le plus expansif !  Et à chaque fois, sans pâlir du tout devant ses modèles, et non sans une personnalité réellement décelable.

→ D’autres choses sont moins marquantes, mais pas sans valeur, comme le lyrisme filmique de l’Improvisation & Toccata, qui a quelque chose de Max Steiner et Korngold…

→ Clairement le meilleur album de la série, trois disques de merveilles.

→ Trissé.

 

(nouveauté)

Eberl – Trois Quatuors Op.13 – casalQuartett (Solo Musica 2022) ♥♥

→ Quatuors classiques animés, qui n’avaient pas été enregistrés à ce jour et révèlent de réelles beautés et un esprit particulièrement dramatique. Interprétation capiteuse.

→ Bissé.

(Nouveauté)

Lully, Philidor – « Fastes de la Grande Écurie », divertissements de plein air pour vent – Syntagma Amici, Giourdina (Ricercar 2022)

→ Ça pouêt-pouête beaucoup, pas toujours élégamment (le son est vraiment roots…), mais document intéressant sur le son d’époque (qui évoque pas mal de musiques traditionnelles du monde, notamment oriental et extrême-oriental, avec anches doubles très perçantes).

(nouveauté)

Rheinberger – Musique de chambre avec orgue – Monticoli, Bergamasco, Dalsass, Tomadin (Brilliant Classics 2022) ♥♥

→ Plutôt du côté simple, affable, mélodique de Rheinberger que de ses sonates ou messes, plus formelles. Pas le plus intéressant donc, mais cela s’écoute très bien !

→ La Suite pour violon et orgue est particulièrement lyrique et séduisante, de ce point de vue.

(nouveauté)

Taneïev – Chœurs a cappella profanes – Chœur de la Radio-TV de Leningrad, Grigori Sandler (Northern Flowers, édition 2022) ♥

→ Chœur un peu épais, belles œuvres bien mélodiques.

(Nouveauté)

Tosti – Le Liriche sui testi di D’Annunzio – Michele Pertusi, Michele Ballarini, Raffaele Cortesi (Tactus 2022)

→ Très simplement lyrique, presque de la chanson, avec soutien occasionnel de violoncelle. Le timbre de Pertusi ressemble énormément, ici, à celui de Bruson : cette patine un peu grise mais aussi cette solidité.

   

(nouveauté) (coup de cœur) ♥♥♥

Edelmann, Persuis, Gluck, Monsigny, Grétry, J.-C. Bach, Dalayrac, Cherubini – « Rivales », scènes d’opéra rares du XVIIIe – Gens, Piau, Le Concert de la Loge Olympique, Chauvin (Alpha 2022)

→ J'ai vu le CD « Rivales », je me suis dit « oh non, encore un récital téléphoné à base de joutes vocales fantasmées ». En réalité, recueil de grandes scènes dramatiques françaises fin XVIIIe jamais enregistrées. Et interprétation aux couleurs et inflexions extraordinaires !

→ Les figuralismes de l’abandon d’Ariane (rugissements de bêtes, tempête maritime…) chez Edelmann sont absolument incroyables ; mais aussi le grand récit de Démophoon de Cherubini, et évidemment « Divinités du Styx » par Gens.

→ Quadrissé.

Sibelius – Symphonies 1 & 3 – Hallé O, Elder (Hallé 2009) ♥♥

→ Superbes lectures dans une prise de son extrêmement présente et enveloppante !  Parmi les grandes propositions Sibelius de ces dernières années, même s’il y a plus profond dans le discours (côté son, on fera difficilement mieux en revanche).

(nouveauté)

STRAUSS, R.: Metamorphosen / SCHREKER, F.: Intermezzo / KORNGOLD, E.W.: Symphonic Serenade (Sinfonia of London, J. Wilson) (Chandos 2022) ♥

→ Toujours très incarné et coloré avec Wilson, ces pièces pour cordes ne sont toutefois, à mon sens, pas le meilleur de chacun de ces compositeurs – pas tout à fait enthousiasmé donc, mais quitte à les entendre, c’est là une fort bonne adresse, d’autant que le Schreker et le Korngold sont assez peu pratiqués.

Sibelius – Symphonies n°5 & 7 – Göteborg SO, Neeme Järvi (DGG)

→ Très bien capté, très bel orchestre, mais il manque, comme souvent dans les studios de N. Järvi, une petite étincelle : tout cela reste assez peu tendu, il (me) manque le sentiment d’urgence qui en fasse davantage qu’un joli décor.

(nouveauté)

August Eberhard Müller – Concertos pour flûte 5,7,8 – (CPO 2022)

→ Concertos pour flûte classiques bien conçus et très bien interprétés (un premier volume avait déjà paru).

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MARS 2022

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Sibelius – Symphonies 1 & 6 – BBCNO Wales, Søndergård

→ Belles versions.

(préparation Philharmonie 2023)

Mendelssohn – Christus – Piau, Accentus, EOP, Équilbey ♥♥

(Nouveauté)

Verdi – Requiem – Agresta, Barcellona, Beczała, Abdrazakov ; Ch du Teatro Regio de Turin, O de Verbier, Nosda (DGG 2022)

→ Prise sur le vif captée avec peu de profondeur, belle distribution pas exceptionnellement frémissante. Une très bonne version parmi tant d’autres.

 

(Disque doudou)

Saint-Saëns – Symphonie n°3 – Dupré, Detroit SO, Paray (Mercury) ♥♥♥

→ On ne fait pas mieux pour la fureur et l’intensité de l’interprétation, pour la définition et la présence du son.

→ Bissé.

(Nouveauté)

Ireland, Stanford, Coleridge-Taylor, Clarke, Liszt – Sonates & autres pièces pour piano – Tom Hicks (Divine Art 2022) ♥♥♥

→ Très beau corpus pianistique anglais… la Sonate d’Ireland manifeste une grande ambition, postdebussyste (mais avec une forme thématique plus charpentée), et regorge de séductions.

→ Et, divine surprise, la version de la Sonate de Liszt échappe totalement à la virtuosité fulgurante qui m’exaspère d’ordinaire : Hicks travaille véritablement l’harmonie (très claire, mais il crée parfois des sortes d’appoggiature en laissant chevaucher la pédale), la structure, le son n’est pas le plus brillant du marché, mais la réalisation est l’une des plus éloquentes !  J’ai l’impression de découvrir – enfin ! – l’intérêt que les mélomanes lui portent.

♥♥

→ Bissé.

(Nouveauté)

Dreyer – Musique sacrée – Giacomo Benedetti ♥♥

→ Très belle découverte d’un XVIIe siècle à l’italienne, beaucoup de belles pièces.

(disque doudou)

Alfvén dirigé par lui-même – Symphonies, Rhapsodies, extraits de musiques de scène, Cantate pour l’anniversaire du Parlement…) ♥♥♥

(réécoute coup de cœur)

Sibelius – Symphonie n°6 – Philharmonia O, Askenazy (Decca) ♥♥

→ Un peu déçu à la réécoute : je suis un peu frustré par les cordes un peu larges de l’orchestre. Certes Ashkenazy en tire un beau discours, mais depuis toutes les récentes versions merveilleuses au trait plus léger (Oramo, Rattle, Storgårds, P. Järvi, Elder…), il m’est plus difficile d’y revenir. Cela reste néanmoins une intégrale d’une inspiration et d’une constance qui forcent d’autant plus le respect que la matière sonore de l’orchestre paraissait d’emblée contre-indiquée pour cette musique.

  

(Nouveauté)

Franck – Intégrale des mélodies – Gens, Christoyannis, Jeff Cohen (Bru Zane 2022) ♥♥

→ Trissé.

(Nouveauté)

« La Captive du Sérail »

(Nouveauté)

Campra – Le Destin du Nouveau Siècle – Valiquette, Lefilliâtre, Vidal, Mauillon, Van Essen ; La Tempest, Bismuth (CVS)

 

(Nouveauté)

Bach, Hertel, Mozart – Concerto pour hautbois d’amour (transcrit), concertos pour basson – Mathis Stier, Ensemble Reflektor, Mathis Stier (Alpha 2022) ♥♥

→ Belle œuvre de Hertel, en particulier le riche premier mouvement. Ensemble qui joue avec des modes de jeu informés, mais basson qui sonne ample, égal et lisse de façon plus ouvertement moderne. La transcription du Bach est très réussie, le résultat sonne encore mieux que l’original.

→ Bissé.

(🇺🇦 cycle Ukraine #50 🇺🇦)

Walter SAUL – Kiev 2014 – Ukraine NSO, Kuchar (Naxos 2015)

→ Jolie œuvre pas très typée, d’un type américain bien connu (sorte de romantisme allégé qui a entendu les minimalistes). Pas déplaisant.

(disque doudou) ♥♥♥

Sibelius – Symphonies 5 & 6 – BBCPO, Storgårds (Chandos)

(Nouveauté) (coup de cœur)

Giordano – Siberia – Yoncheva, Sturua, Petean ; Maggio Fiorentino, Noseda (Dynamic 2022) ♥♥

→ Œuvre expansive, très lyrique, mais pas trop lourde, vraiment plus prenante musicalement et moins inégale mélodiquement que Chénier. Étrangeté des balalaïkas qui ressemblent à des mandolines, fin tragique un peu stéréotypée, mais l’interruption dramatique des réjouissances de l’acte III est un moment particulièrement réussi.

→ Par ailleurs très bien chanté et accompagné.

→ Dynamic continue de progresser : voilà une très belle prise de son, proche des chanteurs mais détaillée à l’orchestre, très loin de leur production habituelle (où tout paraît sec, lointain et imprécis).

 

(Disque doudou) ♥♥♥

d’Albert – Quatuors 1 & 2 – Sarastro SQ (Christophorus)

→ Version qui, contrairement au Reinhold SQ, exalte plutôt la sorte de romantisme classicisant de ces œuvres, dans un son très net. Visions totalement complémentaires de ce superbe corpus.

→ Bissé.

(Nouveauté)

Sibelius – Symphonies, Tapiola – Oslo PO, Mäkelä (Decca 2022)

→ Peut-être le plus bel orcheste du monde. Mais les choix du chef me laissent vraiment au bord du chemin.

Symphonie n°1 : très musclée, assez différente de ce que l'on entend d'ordinaire ; j'ai été assez frappé par l'effet en saccades de la construction, comme des coups frappés (un peu comparable au sforzando qu'on entend chez Cherubini ou Beethoven…). L'effet produit est assez physique, mais je ne suis pas sûr qu'il me favorise vraiment l’accès au discours de la symphonie. En tout cas très agréable à écouter (quel orchestre merveilleux…), à réécouter pour un réel avis.

Symphonie n°2 : orchestre à nouveau splendide dans tous les pupitres, mais lecture très lisse qui gomme beaucoup les contrastes et complètement le folklore. Je retrouve le Sibelius joliment étale et impavide qu’on entendait il y a quelques décennies, et je n’aime pas beaucoup ça – je m’ennuie presque, tant tout ce que j’aime, les couleurs, les transitions, les rebonds y sont gommés au profit d’un lyrisme un peu uniforme.

Symphonie n°3 : elle fonctionne mieux, à nouveau assez musclée, mais tout de même très étale et presque mou, tout cela. Vraiment pas pour moi.

Symphonie n°5 : je trouve les transitions assez lourdement menées, et tout cela sonne vraiment lent pour une musique qui a déjà un aspect contemplatif prononcé.

→ Je retenterai plus tard, peut-être suis-je dans de mauvaises disposition, mais cette interprétation me donne subjectivement l'impression de revenir en arrière, à l'époque où la musique de Sibelius me paraissait poisseuse, opaque et rebutante…

Landi – « Homo fugit velut umbra »– Beasley, Arpeggiata, Pluhar (Alpha) ♥♥♥

(Nouveauté)

Récital Pene Pati : airs de Rossini, Donizetti, Meyerbeer, Verdi, Gounod, Massenet, Godard… (Warner 2022)

→ Très bien, mais le timbre n’a absolument pas la même pureté de près qu’en salle : rien de très extraordinaire n’en ressort, alors que l’entendre en vrai est l’une des expériences vocales les plus extraordinaires qui soient, d’un artiste qui interprète de surcroît avec beaucoup de finesse des rôles souvent bûcheronnées tout en héroïsme. Disque dispensable, mais artiste à courir absolument écouter en salle.

Anonyme ou Landi – Passacaglia della vita – Beasley, Arpeggiata, Pluhar (Alpha) ♥♥♥

Anonym (Stefano Landi?): Passacaglia della vita – Capella de la Torre, Katharina Bäuml Live Recording from Studio4Culture, Concert CONTEMPLATING THE EARTH 12.9.2020 in Berlin St. Elisabeth

https://www.youtube.com/watch?v=oZ6QEMyBtzg 

(Nouveauté)

Récital Petibon

→ Très beau programme, mais la voix est vraiment fatiguée et contrainte ici. (Et les langues étrangères vraiment pas fabuleusement maîtrisées.)

Prokofiev – Sonate n°7 – Sokolov (YT TCE 2002) ♥

https://www.youtube.com/watch?v=em-hw1RXw1Y 

(Nouveauté)

(Johann) Mattheson – Joseph – Paulinum, Pulchra Musica BO, Bonath ♥

→ Un parent (réussi) des Passions de Bach.

 

Arenski – Quintette piano-cordes, Trio 1, Quatuor 2 – Spectrum Concerts Berlin (Naxos) ♥♥

Glazunov

https://www.youtube.com/watch?v=xxQWeBrlviQ 

Arenski – Quatuor n°2

https://www.youtube.com/watch?v=X2Velyd8InE 

(réécoute coup de cœur) ♥♥♥

Mendelssohn, Arenski, Chostakovitch – Trios n°1 – Trio Zeliha

 

(Disque doudou) ♥♥♥

d’Albert – Quatuors 1 & 2 – Sarastro SQ (Christophorus)

→ Version qui, contrairement au Reinhold SQ, exalte plutôt la sorte de romantisme classicisant de ces œuvres, dans un son très net. Visions totalement complémentaires de ce superbe corpus.

→ Bissé.

(réécoute coup de cœur)

ALFVEN, H.: Symphonies 3,4,5 + Orchestral Music (Alfven Conducts Alfven) (Royal Stockholm Philharmonic, Alfven) (1932-1952) ♥♥♥

 

(réécoute nouveauté) (coup de cœur)

BRAHMS, J.: Symphony No. 1 / Violin Concerto (S.-M. Degand, Le Cercle de l'Harmonie, Rhorer) (NoMadMusic 2021) ♥♥♥

→ Formidables couleurs renouvelées, et dans le concerto, ce que tire Degand de cordes en boyaux est tout simplement hallucinant d'aisance et de musicalité. Versions majeures, et très différentes de ce qu’on peut entendre ailleurs.

→ Bissé.

(🇺🇦 cycle Ukraine #49 🇺🇦)

Stephania Turkevych - Lukianovych   (1898 - 1977) Symphony № 2 (1952) (2nd version) The first world performance 23.04.2021 The first Ukrainian  female composer Chernivtsi Philharmonic  Symphony Orchestra Yosyp Sozansky, conductor, (editor). The first performance of the work was made possible by Prof. Stefania Pavlyshyn, a prominent Ukrainian musicologist who in year 2003 researched the manuscripts of Stefania Turkevych's works in Great Britain at the invitation of the composer's daughters and published a book about the composer called "The first Ukrainian composer Stefania Turkevych-Lisovska-Lukiyanovych"  in 2004.  At the request of S. Pavlyshyn and in cooperation with the family of the composer, the couple Pavlo and Lyarysa Hunkiv digitized the artist's manuscripts. This allowed to return S. Turkevich-Lukiyanovych's works to Ukraine in 2017.

https://www.youtube.com/watch?v=eoVl6KqgQaU 

Veli Mukhatov "Symphony No.2 ~ Heroic"

→ Beaucoup d’effets orientalisants assez attendus et pas très réussis.

(🇺🇦 cycle Ukraine #48 🇺🇦)

Stefania Turkewich ~ Symphony No.1 (1937) Ukrainian Festival Orchestra, Ivan Ostapovich (conductor)

https://www.youtube.com/watch?v=wFo8Jvgaydc 

(🇺🇦 cycle Ukraine #47 🇺🇦)

Viktor KOSENKO – Études Op.9, 24 Pièces pour enfants « Piano Music, Vol. 3 – Natalya Shkoda (Centaur 2015)

→ Jolies pièces (en particulier la petite Marche !), mais rien de majeur à mon sens.

(🇺🇦 cycle Ukraine #46 🇺🇦)

Viktor KOSENKO – Études sous forme de danses anciennes Op.19 « Piano Music, Vol. 1 – Natalya Shkoda (Toccata Classics 2006) ♥

→ Approche vraiment intéressante, qui explore des formes figées de danses « de suite » assez variées, dans une optique pianistique romantique. À nouveau joué avec beaucoup de vie et de charisme.

→ Je m’amuse au passage de la différence de politique visuelle des pochettes de cette même anthologie : chez Toccata Classics, la tête du compositeur, chez Centaur, celle de l’interprète. Selon les cas, l’un ou l’autre peut être plus attirant (pas de gros moyens photo chez Centaur, mais quand la vignette portrait est de basse qualité comme pour ce Toccata…).

→ Très longue Passacaille de 18 minutes, plus formelle que dansée.

 

(🇺🇦 cycle Ukraine #45 🇺🇦)

Viktor KOSENKO – Sonates 1,2,3 « Piano Music, Vol. 2 – Natalya Shkoda (Centaur 2011) ♥♥

→ Beau romantisme généreux, comparable aux Études des premiers opus de Scriabine. Toujours d’excellents interprètes chez Centaur, captés dans de petits espaces.

→ Bissé.

 

(disque doudou) ♥♥♥

Sibelius – Symphonie n°6, fragments de la Symphonie n°8 – BBCPO, Storgårds (Chandos)

(cycle Fedoseyev #10)

Bruckner – Symphonie NR.4 Es-dur – Orchestre Tchaïkovski, Fedoseyev (réédition dématérialisée Blue Pie 2012) ♥♥

→ Très tendu mais plus cursif que structurel, le résultat est très naturel et prenant !

(Disque doudou) ♥♥♥

Bilitis

Bilitis

Bilitis

Bilitis Gens Vignoles ♥♥

Madécasses

♥♥♥

Duparc – mélodies – Herbillon, Debuchy (Calliope) ♥♥

(cycle Fedoseyev #9)

Glazounov – Intégrale des Symphonies – Radio de Moscou, Fedoseyev (réédition numérique par Cascade 2009) ♥♥

La seule version pleinement exaltante de ces symphonies, qui prennent ici une tout autre dimension !

Chabrier – Le Roi malgré lui (ensemble de la Conspiration)– Pietti, Brumaire, Plantey, Demigny, Doniat ; RTF-Lyrique, Pierre-Michel Leconte ♥♥♥

→ Un des plus beaux ensembles jamais écrits : chaque personne est caractérisé par une ligne très personnalisée qui s’insère remarquablement dans un discours musical exaltant. Il existe d’ailleurs trois textes différents pour certaines répliques, tous assez réussis et que l’on découvre au gré des diverses productions…

→ Celle-ci est très réussie, mais tous les dialogues sont supprimés (l’intrigue devient lacunaire) et il manque un peu de couleur et de présence dans la captation orchestrale.

→ vidéo calée au début du numéro : https://youtu.be/rCVd036StbI?t=2474 

→ Bissé.

P. I. Tchaikovsky – ¨Cherevichki¨ (The little shoes) – Teatro lirico di Cagliari 2000 (Dynamic)

→ Avec sous-titres italiens : https://www.youtube.com/watch?v=N2DM5Ga7HFE .

 

TANEYEV, S.: String Quintet No. 1 / GLAZUNOV, A.: String Quintet in A Major (Gringolts Quartet, Poltéra) (BIS 2016) ♥

→ Bissé.

Rochberg – Symphony No. 2, Imago Mundi – Saarbrücken Radio Symphony Orchestra, Christopher Lyndon-Gee (Naxos)

Rochberg – Symphony No. 1 – Saarbrücken Radio Symphony Orchestra, Christopher Lyndon-Gee (Naxos)

(nouveauté)

ROCHBERG – Caprice Variations – Léo Marillier (Albany 2022)

→ Première écoute. Fondé sur un thème de Paganini, me semble-t-il, variations extrêmement difficiles, assez consonantes, presque symphoniques pour du solo, avec quelques essais un peu plus défragmentés. Objet étrangement rétro, qui ne correspond pas du tout à ce que je m’imaginais venant de Rochberg. À réessayer cette semaine.

(nouveauté)

MOSCA, L.: Signor Goldoni [Opera] (Hannigan, Mingardo, Abbondanza, Teatro la Fenice Chorus and Orchestra, Molino) (Dynamic 2009, édition numérique 2022)

→ DVD dont la bande son se trouve aussi en flux. Comme d’habitude pas très bien capté par Dynamic (vraiment sec, on sent que c’est sur le vif et pas toujours très équilibré). Écriture vocale typique d’un certain vingtième siècle, avec de grands sauts défragmentés arbitraires comme du temps du dodécaphonisme. Ce n’est pas mal écrit au demeurant, mais sans l’image, difficile de se passionner pour cette forme de caquetage – c’est écrit en anglais, mais je n’ai compris aucun mot.

→ Goldoni redescend sur Terre depuis les Champs-Élysées (topographie ??) et croise Othello (Shakespeare déguisé), Desdémone, Arlequin, Miranda, Despina…

→ Vocalement, ce n’est pas trop la fête non plus, malgré les noms présents, même Hannigan ne sonne vraiment pas joliment.

(🇺🇦 cycle Ukraine #44 🇺🇦)

SILVESTROV, V.: Cello Sonata / String Quartet No. 1 / 3 Postludes / Hymne 2001 (Leggiero, pesante) (Lechner, Avenhaus, Silvestrov) (ECM 2002) ♥

→ De la belle musique de chambre de Silvestrov, pas seulement planante mais aussi faite de tensions, de textures très réussies.

Tchaïkovski – Romeo and Juliet: O, miliy moy, u pesni solov'inoy – Guryakova, Grivnov, Philharmonia Orchestra, Orbelian (Delos 2006) ♥

(nouveauté)

HOFER, A.: Psalmi brevi / Missa Valete / Salmi con una voce (Psalms for Salzburg Cathedral) (Capella Spirensis, L'arpa Festante, Melchiori) (Christophorus 2022)

→ Baroque pour petit ensemble, bien écrit, bien joué (avec un son très germanique, violons un peu sombres et acide), bien chanté (petites voix claires). Pas repéré de chef-d’œuvre inconnu ou incongru, mais tout est de bonne facture.

(nouveauté) (coup de cœur)

Ian KING – Choral Music for Gloucester Cathedral - The Gloucester Services / The St. John Passion (Gloucester Cathedral Choir, J. Hope, A. Partington) (Somm 2022) ♥♥

(nouveauté)

Verdi, Bossi, Puccini, Wolf-Ferrari – 4 Pezzi Sacri & œuvres sacrées – Ch Radio de Berlin (ex-Est), DSO Berlin, Gijs Leenaars (Sony 2022) ♥

→ La seconde partie, de rares œuvres dépouillées très peu données de ces compositeurs, vaut le détour. En revanche, interprétation un peu grise et bouchée, qui manque un peu de clarté de timbre et de mots à mon gré – sans doute lié à la prise de son.

→ Pas un disque excitant, malgré la nouveauté, mais très intéressant.

(cycle Fedoseyev #8) (🇺🇦 cycle Ukraine #43 🇺🇦)

(vieux coup de cœur)

DVORAK, A.: String Quartets, Vol. 2 (Vlach Quartet) - Nos. 8, 11 (Naxos 1996) ♥♥

→ Une belle version de deux des plus beaux quatuors de Dvořák.

→ Trissé sur la semaine.

(disque récurrent)

Mozart – Symphonies 38 & 39 – Scottish ChbO, Mackerras (Linn) ♥♥

→ Puisque l’intégrale Telarc avec la Chambre de Prague est devenue difficile à trouver après la faillite du label, on peut se consoler avec ces quelques symphonies du dernier Mackerras (devenu musicologiquement tout à fait informé !), particulièrement réussie. Il existe un second album par les mêmes.

(LE disque doudou de ces dernières années)

 

(cycle Fedoseyev #7) (🇺🇦 cycle Ukraine #42 🇺🇦)

→ Totalement tonal, très accessible et bien conçu. Rien qui m’ait pour autant retenu l’oreille – des aspects à la fois babillards dans les solos de violon de la 2 et presque planants, évoquant de loin Silvestrov et Poleva –, je réécoute donc pour vérifier.

→ Bissé.

(disque doudou)

MENDELSSOHN: String Quintets Nos. 1 in A Major and 2 in B-Flat Major – Mendelssohn SQ + Robert Mann (BIS 2022) ♥♥

 

(cycle Fedoseyev #6) (disque doudou)

Tchaïkovski – Suites n°1 & n°4 – Orchestre Tchaïkovski, Fedoseyev (réédition dématérialisée Blue Pie) ♥♥♥

→ Bissé.

 

(cycle Fedoseyev #5)

Tchaïkovski – Eugène Onéguine –  Chernikh, Sinyavskaya, Fedin, Mazurok, Vedernikov ; Orchestre Tchaïkovski, Fedoseyev (1986) ♥♥♥

→ Mazurok un peu paisible, mais tout le reste du plateau est assez formidable (Fedin !), et l’ensemble joué avec flamme et style !

→ Bissé.

(cycle Fedoseyev #4)

Tchaikovsky: 6 Symphonies – Vladimir Fedoseyev (Melodiya 1985, réédition numérique 2020) ♥♥

→ Très belles versions énergiques et vivantes (mais pas aussi profondément marquantes pour moi que Masur-Leipzig, Jansons-Oslo ou P.Järvi-Zürich).

(cycle Fedoseyev #3)

Tchaikovsky: The Queen of Spades, Op. 68 (Live) – Natalia Datsko, Irina Arkhipova, Tarachenko, Hvorostovsky, Gritsuk, ; Russian State Academic Choir, Grand Symphony Orchestra of All-Union National Radio Service and Central Television Networks ; Vladimir Fedoseyev  (Melodiya 1989, réédition numérique 2018) ♥♥♥

→ Version ardente, une des rares intégrales pleinement convaincantes de la discographie

https://www.deezer.com/fr/album/144874192 

→ Bissé.

  

(cycle Fedoseyev #2)

° Tchaikovsky: Italian Capriccio, Op. 45, Serenade for String Orchestra, Op. 48 & 1812 Overture, Op. 49 Vladimir Fedoseyev Moscow Radio Symphony Orchestra ♥♥

→ Interprétations très engagées et typées de ces pièces délicieuses.

→ Trissé.

 

(cycle Sviridov #3) (cycle Fedoseyev #1)

° Sviridov: The Snowstorm, Miniature Triptych, Cantata 'Snow Is Falling'; Tchaikovsky: Capriccio Italien, Op. 45 par Vladimir Fedoseyev, State academic large symphony orchestra (Olympia 2004) ♥

→ Musique très simple, des atmosphères pittoresques sises sur de belles mélodies : d’ordinaire pas du tout ce qui me touche le plus, mais ici très persuasif (et Fedoseyev joue ça merveilleusement, évidemment).

→ Je dois à l’honnêteté de confesser que la meilleure pièce du disque est le Capriccio Italien de Tchaïkovski, interprété par un orchestre aux timbres d’une saveur exceptionnelle (incroyable d’avoir encore ces timbres comparables aux années 50dans les 80 ou 90 où ça a dû être capté… avec la maîtrise technique des orchestres d’aujourd’hui).

→ Bissé.

 

(Disque doudou)

KABALEVSKY, D.B.: String Quartets Nos. 1 and 2 (Stenhammar Quartet) (CPO 2017) ♥♥

→ Très chantant, farci de thèmes populaires, bien bâti.

→ Bissé.

(cycle Sviridov #2)

Sviridov: 5 Choruses on Words by Russian Poets & Poem in Memory of Sergei Esenin – Chapelle Académique de Leningrad (CDk 2016) ♥

→ Très simple comme toujours. Avec de belles parties de ténor solo.

Louis Aubert – La Forêt Bleue – Orchestre Radio-Lyrique · Chœur de la RTF · Eugene Bigot ♥

https://www.youtube.com/watch?v=jYNcr5NIoQA&list=RDjYNcr5NIoQA

(vieux coup de cœur)

Adam – Le Farfadet – Laurette: Janine Capderou Babet: Lina Dachary Le Bailli: Joseph Peyron Bastien: Bernard Plantey Marcelin: Bernard Demigny ; Orchestre Lyrique de l'ORTF, Robert Benedetti ♥

→ Toujours un des meilleurs Adam… et cette version avec Peyron et Demigny !

https://www.youtube.com/watch?v=zhsnAQGbbko 

Vincent d’Indy – LA LÉGENDE DE SAINT-CHRISTOPHE : "La Queste de Dieu", extrait de l’acte II – Gaston Poulet (1957) ♥

→ Interlude symphonique. Très bien orchestré, dans le goût de Fervaal.

https://www.youtube.com/watch?v=BMiMHmdlUXE 

° TAKEMITSU, Toru: Quatrain II / Waterways / Waves (Tashi) (RCA 2020)

(vieux coup de cœur)

GRANDVAL, N.R. de: 6 Cantates sérieuses et comiques / La Comtesse d'Olonne (Ensemble Almasis, Pappas) ♥♥

→ En plus du plus vaste recueil de cantates de Grandval qu’on ait, un extrait de La Comtesse d’Olonne, pastiche leste du Cid qui lui est attribué.

 

(nouveauté – réédition je suppose) (cycle Sviridov #1)

Shostakovich, Koval & Sviridov – Choral Works – Leningrad Radio and Television Choir, Grigori Sandler (Northern Flowers 2022) ♥♥

→ Chœurs patriotiques de Chostakovitch et chœurs profanes de Koval et Sviridov, tous très denses et marquants.

→ Bissé.

(cycle Diogenes SQ)

ONSLOW, G.: String Quintets Nos. 6 and 21 / CHERUBINI, L.: String Quintet (Nahmer, Diogenes Quartet) ♥♥

→ 5 fois cette semaine.

SANTORO, C.: Symphonies (Complete), Vol. 1 - Nos. 5 and 7 (Goiás Philharmonic, N. Thomson) ♥

→ Étonnante musique, qui évoque (de façon plus formelle et apaisée tout de même) les couleurs des symphonies soviétiques.

SANTORO: Symphony Nos. 4 and 9 / Ponteio / Frevo – São Paulo SO, Neschling (BIS 2006) ♥

LAMBERT, M.: Leçons de ténèbres (Mauillon, Rignol, T. Roussel, Mankar-Bennis) ♥

(nouveauté)

DANCE WITH ME (B. Hannigan, Renaudin Vary, Berlage Saxophone Quartet, Ludwig Orchestra)

→ Un disque Hannigan pour l’entendre chanter avec son orchestre I could have danced all night, le concept m’échappe – il y a des spécialistes qui font ça mieux. Mais les orchestrations sont belles et originales… et nous gratifient d’une version symphonique de… La Lambada. Pourquoi pas.

(nouveauté)

ROUSSEL, A.: Testament de la Tante Caroline (Le) (1964 version) (Lenormand, Gomar,  Komitès, Mesrine, Hyon, Gasse, Orchestre des Frivolités Parisiennes, Corlay) (Naxos 2022) ♥♥

→ Petite merveille où Roussel essaie de se conformer à la simplicité de l’opérette, mais avec une petite sophistication du contrepoint orchestral. Le livret présente, à la mode de Gianni Schicchi, une famille avide, forcée à de terribles expédients pour obtenir l’héritage d’une parente même pas respectée.

→ Remarquable distribution avec le fin du fin du chant français (Gomar, Mesrine !!), mais aussi Lenormand très en forme !  Orchestre des Frivolités, toujours de très haut niveau, toujours à fond. Je les adore.

→ Très bonne diction, tout se suit très bien. Seule petite réserve : l’orchestre est mixé vraiment loin, on n’entend pas toujours bien le détail, qui constitue pourtant la singularité et la plus-value de l’œuvre.

(nouveauté) et (disque doudou)

Marais – Alcione (acte I) – Desandre, Auvity, Mauillon ; Le Concert des Nations, Savall (Alia Vox 2021) ♥♥♥

(Nouveauté)

KODÁLY, Z.: Chamber Music (Coppey, Kelemen, Porat) (Audite 2022) ♥

→ Très belles versions (quel son !) d’œuvres qui ne me touchent jamais beaucoup. Avec le mérite de faire un disque tout-violoncelle de Kodály.

(Nouveauté) (🇺🇦 cycle Ukraine #41 🇺🇦)

Stankovych – QUAND FLEURIT LA FOUGÈRE – Lviv National Opera (Operavision 2021)

→ Petit tour des célébrations païennes des Cosaques à Maîdan. Avec sous-titres ukrainiens ou anglais !

https://www.youtube.com/watch?v=aExkp2jreY0

(nouveauté) (🇺🇦 cycle Ukraine #40 🇺🇦)

PUCCINI, G. / VERDI, G.: Opera Arias (In Questa Reggia) (Oksana Dyka, Kaunas City Symphony, Orbelian) (Delos 2022) ♥

→ Toujours aussi impressionné par cette chanteuse (née en Ukraine, études à Kiev) qui a eu si mauvaise presse à Paris. (Son Aida est restée un jalon très marquant pour sa présence et sa maîtrise, tandis que tout le monde autour de moi a prétendu qu’elle chantait mal !) Orbelian est toujours cet accompagnateur généreux et lyrique, assez idéal dans les répertoires italien et russe.

→ Ce disque permet en tout cas de documenter, alors même que son faîte est passé, la qualité de la technique et de l’investissement.

(disque doudou)

Górecki –  Miserere / Amen / Euntes Ibant et Flebant / Szeroka woda (Ding, Nelson) (Nonesuch) ♥

(nouveauté)

SCRIABIN, A. / RIMSKY-KORSAKOV, N.A.: Piano Concertos (Collard, Bilkent Symphony, Tabakov)

GRÉTRY, A.-E.-M.: Fausses apparences (Les) [Opera] / Flute Concerto in C Major (Lyon, Oomens, Lazarenko, Aszodi, Orchestra of the Antipodes, Helyard) ♥

GRÉTRY, A.-E.-M.: Amant jaloux (L') (arr. for instrumental ensemble) (Notturna, Palameta) (ATMA 2020)

(disque doudou) (🇺🇦 cycle Ukraine #39 🇺🇦)

Roslavets – 5 Préludes – Tatyana Lazareva ♥♥♥

→ Cf. dernière notule.

(🇺🇦 cycle Ukraine #38 🇺🇦)

SKORYK, M.: Violin Concertos (Complete), Vol. 1 - Nos. 1-4 (Bielow, Ukraine National Symphony, Sirenko) ♥

→ Plus tourmenté, j’ai un peu moins aimé, probablement parce que l’accumulation de 3h de concertos pour violon d’un même auteur était un peu forte !

(🇺🇦 cycle Ukraine #37 🇺🇦)

SKORYK, M.: Violin Concertos (Complete), Vol. 2 - Nos. 5-9 (Bielow, Ukraine National Symphony, Sirenko) (Naxos 2020) ♥♥

(🇺🇦 cycle Ukraine #36 🇺🇦)

SKORYK, M.: Carpathian Concerto / Diptych / Violin Concerto No. 7 / Cello Concerto (Pilatyuk, Kazakov, Odessa Philharmonic, Earle) (Naxos 2014) ♥

→ Sorte de néoromantisme assez épuré, qui peut avoir selon les pièces des échos folkloriques ou des inspirations beaucoup plus modernes, avec des harmonies et une orchestration plus audacieuses. Je suis contre toute attente vraiment séduit : on sent l’aspect néo, mais il fonctionne avec beaucoup de chaleur et de générosité, ce n’est pas simplement de la musique d’ascenseur consensuelle.

(nouveauté) (🇺🇦 cycle Ukraine 🇺🇦)

Stankovych – Quand fleurit la fougère – Lviv National Opera (Operavision 2021) ♥

https://www.youtube.com/watch?v=aExkp2jreY0

(cycle Diogenes SQ)

ONSLOW, G.: String Quintets Nos. 6 and 21 / CHERUBINI, L.: String Quintet (Nahmer, Diogenes Quartet) ♥

(🇺🇦 cycle Ukraine #35 🇺🇦)

Glière – Harp Concerto, Op. 74 – Anneleen Lenaerts, Brussels Philharmonic, Tabachnik (Warner 2014)

→ Assez inoffensif.

→ + Jongen, Concerto pour harpe

(🇺🇦 cycle Ukraine #34 🇺🇦)

Glière – Coloratura Soprano Concerto, Op. 82 – Olga Trifonova, St. Petersburg State Academic Capella SO – Titov (Northern Flowers)

→ Vraiment un bonbon très sucré pour ceux qui n’aiment pas trop la musique qui fait mal à la tête, même par des interprètes russes…

(cycle Diogenes SQ)

HUMPERDINCK, E.: String Quartet in C Major / String Quartet Movements / Piano Quintet in G (Diogenes Quartet) (CPO)

→ Le Humperdinck souriant, mais pas celui qui ouvre des mondes.

(cycle thèmes folkloriques russes #5)

Arenski – Quatuor n°2, Quintette piano-cordes – Ilona Prunyi, Lajtha SQ (Marco Polo)

→ J’aime nettement plus la récente version du Ying SQ chez Dorian.

(cycle thèmes folkloriques russes #4)

MUSSORGSKY, M.P.: Pictures at an Exhibition – Pletnev

→ Plus doux et égal que dans mon souvenir. (Il faut dire que j’ai été très impressionné par Lisitsa, dernièrement.)

(bizarrerie)

° Beethoven – Symphony No. 5 in C Minor– New Philharmonia Orchestra, Pierre Boulez (Sony 1970)

→ Jamais reporté, je crois, en CD. Remarquablement lent, mou, sans couleurs et en fin de compte assez peu détaillé.

https://www.youtube.com/watch?v=uXDXMI7PW6M 

(🇺🇦 cycle Ukraine #33 🇺🇦)

Anton Rubinstein : Symphony No. 2 in C major Op. 42 'Ocean' (1851 version) – State Symphony Orchestra of Russia, Igor Golovchin (Delos) ♥

→ Conception assez abstraite et allemande, avec de beaux thèmes.

https://www.youtube.com/watch?v=vrZZmjuvBhw 

(🇺🇦 cycle Ukraine #32 🇺🇦)

Anton Rubinstein – Le Démon – Kristine Opolais, Samsons Izjumovs ; Opéra de Riga, Normunds Vaicis (2003, YT) ♥♥

→ Belle version récente !

https://www.youtube.com/watch?v=qRIvJjwLrvU 

(🇺🇦 cycle Ukraine #31 🇺🇦)

RUBINSTEIN, A.: String Quartets Nos. 4 and 6 (Reinhold Quartet) (CPO 2020) ♥♥

→ Pudique et charpenté, un très beau corpus auquel j’aime revenir.

Heggie – Dead Man Walking – DiDonato, Cutlip, Opéra de Houston, Patrick Summers (Virgin 2012) ♥

→ Une nonne rencontre un homme dans le couloir de la mort pour un crime affreux. Partition sombre mais qui ne suscite pas l’effroi, très bien écrite prosodiquement (on comprend tout sans livret). Je lui trouve cependant une forme d’uniformité dans son lyrisme sous-jacent qui n’explose jamais – mais toujours pleine de contrechants instrumentaux, tout à fait nourrissante.

→ Le moment du meurtre échappe à cela : c’est un moment très graphique auditivement, particulièrement violent et impressionnant.

→ Pour les admirateurs de DiDonato, c’est à noter : elle chante tout le temps.

Heggie – It’s a Wonderful Life – Burden, Gilfry ; Opéra de Houston… (PentaTone 2017) ♥♥

→ Une fois de plus, Heggie réussit un lanage syncrétique, typiquement américain (beaucoup de Copland avant-gardiste là-dedans), et propice à l’humour (bien plus que dans le film). Le sujet n’est pas bien passionnant, mais librettiste et compositeur en tirent le meilleur.

(cycle thèmes folkloriques russes #3)

RIMSKY-KORSAKOV, N.A.: Vocal Music (Romances) (Prudenskaya, Garben) (CPO 2017) ♥♥

→ Très belles mélodies, très belle exécution. (Dont la mélodie folklorique relevée par Rimski et qui sert de thème au final de l’Oiseau de feu.)

 

(coup de cœur)

° Eleanor ALBERGA – String Quartets Nos. 1-3 – Ensemble Arcadiana (Navona Records 2019) ♥♥♥

→ Écouté deux fois aujourd’hui. Vraiment le même esprit que le Concerto pour violon n°1, aux repères de nature tonale mais exploitant les couleurs apprises chez Berg et Varèse. Vraiment nourrissant et assez passionnant.

(cycle thèmes folkloriques russes #2)

Moussorgski – Boris Godounov – Obraztsova, Nesterenko, Atlantov… Bolchoï, Ermler (Melodiya, captation de 1985) !!/+ ♥

→ Belle version luxueuse et un peu lisse.

(disque doudou)

Stenhammar – Quatuors 1 & 2 – Fresk SQ, Copenhagen SQ (Caprice / Musica Sveciæ) !!!/++ ♥♥♥

→ Excellente version, à la prise de son plus proche, moins réverbérée que chez BIS, qui fonctionne particulièrement bien pour le n°2 dont c’est l’une des lectures les plus directes.

(cycle thèmes folkloriques russes #1)

Moussorgski – Boris Godounov – Radio de Katovice, Semkow (EMI) !!/++ ♥♥

→ Très belle version bien captée (quel Couronnement !) de Boris par une équipe largement polonaise.

(coup de cœur)

°Eleanor ALBERGA – String Quartets Nos. 1-3 – Ensemble Arcadiana (Navona Records 2019) ♥♥♥

(nouveauté) (🇺🇦 cycle Ukraine #30 🇺🇦)

Piano Trios (Russian) - DYCK, V. / STERNBERG, C.von / YOUFEROV, S. (History of the Russian Piano Trio, Vol. 5) (Brahms Trio) (Naxos 2021) !!/++  ♥♥

→ Le disque avait déjà été commenté lors de sa parution récente. Revoici.

→ Nouveau (et apparemment dernier) volume de la série, tellement surprenante et fertile en découvertes, pour un trio qui a pris le nom de Brahms…

→ Un peu hiératique Vladimir Dyck. Sternberg regarde lui du côté de Beethoven. La découverte exaltante est vraiment du côté de Youferov (né à Odessa, et considéré comme russe ou ukrainien, selon les auteurs…), aux affects bouillonnants.

→ Aucun ne m'a ébloui sur la forme, je remarque un goût appuyé chez les trois pour des formules un peu massives plutôt que le contrepoint, mais l'ensemble de ces découvertes produit un tableau assez charmant.

FAUCHARD, A.: Symphony No. 2 / Vexilla regis / In Memoriam / Le mystère de noël (Anthologie Aristide Cavaillé-Coll, Vol. 4) – orgue de la cathédrale de Laval, Flamme (IFO Classics 2004)

→ Les œuvres les moins spectaculaires du corpus, cette fois sur orgue romantique français.

→ J'aime moins, peut-être parce que les Cavaillé-Coll, c'est tout moisi.

(nouveauté) / (coup de cœur)

FAUCHARD, A.: Organ Works (Complete) (orgue de Detmold, Flamme) (CPO 2022) !!!/++ ♥♥♥

→ Des aspects Vierne, mais aussi un grand nombre de citations de thèmes liturgiques, en particulier dans la Symphonie Mariale que je trouve particulièrement réussie, évocant les Pièces de Fantaisie de Vierne, mais dans une perspective structurée comme un Symphonie de Widor.

→ La Symphonie Eucharistique est encore plus impressionnante en développant davantage et ressassant moins. Quelques contrastes incroyables (dans le II « Sacrifice » !).

→ De la grande musique pour orgue – si vous aimez les grandes machines évidemment. (J’ai songé aux aplats enrichis du Job d’Eben en plus d’une occurrence dans la Quatrième Symphonie, et c’est un beau compliment.)

(nouveauté)

BEETHOVEN, L. van: Symphonies Nos. 2 (arr. F. Ries) and 5 (arr. Collin Matthews) (Beethoven for Three) (Kavakos, Yo-Yo Ma, Ax) (Sony 2022) ./+ .

→ La Deuxième de Ries est agréable, et la Cinquième de Matthews ne fonctionne pas vraiment : trop en deçà du potentiel de l’original. Plaisante session entre amis à très haut niveau, mais bien qu’amateur de transcriptions, je ne suis pas très touché. (La faute aussi, je suppose, à la prise de son vraiment léchée et lisse.)

(nouveauté)

VAUGHAN WILLIAMS, R.: Te Deum / Communion Service in G Minor – « Earth's Wide Bounds » – Chapel Choir of the Royal Hospital Chelsea, J. Ryan, W. Vann (Albion 2022) !!/++ ♥♥

→ C’est l’anniversaire des 150 ans de la naissance de Ralph Vaughan Williams cette année, et on voit assez peu de concerts et de disques paraître. Documentation bienvenue de sa musique sacrée, tout à fait sobre et « liturgique », où la singularité du compositeur d’expérience n’apparaît pas réellement – vraiment de la musique d’assemblée. Mais ça s’écoute très bien.

→ Se détache en revanche le Communion Service (en réalité une messe complète) traité en polyphonie façon XVIe (mais à la romantique anglaise), avec beauvoup de sensibilité et de subtilité.

(disque doudou)

Stenhammar – Quatuors 3 & 4 – Stenhammar SQ (BIS) !!!/++ ♥♥♥

→ Les meilleurs quatuors de Stenhammar (avec le 2) dans leur meilleure version. Du romantisme très généreux et animé, agréablement sophistiqué, très loin du symphonisme plus printanier du compositeur.

(nouveauté)

Hummel (sonate violoncelle-piano), B. Romberg (Trio piano), Rossini (duo violoncele-contrebasse) & Schubert (Arpeggione avec violoncelle et guitare) – « 1824 » – Christoph Dangel (Prospero Classical 2022) !/+ ♥

→ De bonnes œuvres du temps, plutôt dans la veine aimable. Pas de chefs-d’œuvre, mais le concept (en plus joué sur instruments d’époque) est très plaisant pour avoir une vue de l’esthétique dominante dans ces années « intermédiaires », assez peu représentées au disque en fin de compte.

SCHMIDT, F.: Organ Music (Complete), Vol. 1 - 4 Kleine Choralvorspiele / Chaconne en ut#m / Variationen und Fuge uber ein eigenes Thema (Schmeding) (Ars Produktion) ♥

→ Belles œuvres riches et complexes.

(🇺🇦 cycle Ukraine #29 🇺🇦) (disque doudou)

MOSOLOV, A.: Piano Works (Complete) – Olga Andryushchenko (Grand Piano) !!!/++ ♥♥♥

→ Les Nocturnes, les Sonates, les Nuits turkmènes… Un piano qui assume sa nature percussive tout en cultivant la poésie. Parmi les corpus qui me sont le plus cher.

(🇺🇦 cycle Ukraine #28 🇺🇦)

Mosolov – Symphony in E Major (1941-1945: Wartime Music, Vol. 9) (St. Petersburg State Academic Capella Symphony Orchestra, Titov) (Northern Flowers)

→ Versant très consonant, raisonnable et presque aimable de la production de Mosolov. Pas le plus intéressant (par rapport à son piano, ses mélodies ou ses quatuors !).

(🇺🇦 cycle Ukraine #27 🇺🇦)

° GLIÈRE, R.: Cello Concerto / MOSOLOV, A.: Cello Concerto / Elegicheskaya poema (Sudzilovsky, Russian State Symphony Cinema, Skripka) (Olympia)

(🇺🇦 cycle Ukraine #26 🇺🇦) / (vieux coup de cœur)

Mosolov – Symphony No. 5 & Harp Concerto – Taylor Ann Fleshman, Moscou SO, Arthur Arnold (Naxos 2020) !!/++ ♥♥

→ On le présente toujours comme compositeur russe, néanmoins Mossolov est né à Kiev !  Même histoire pour Feinberg, né à Odessa.  Voilà qui augure de belles écoutes pour contrecarrer cette appropriation culturelle.

→ Un délice tout particulier que ce concerto pour harpe très étrange, qui échappe totalement à l'esprit habituel de dialogue et de virtuosité apparente des concertos. J'y reviens souvent.

(disque doudou)

Kienzl – Quatuors – Thomas Christian Ensemble (CPO) ♥♥♥

(🇺🇦 cycle Ukraine #25 🇺🇦)

Liatochynsky – Préludes – Lilia Datsyna (Op.38) / Dmitri Tchesnokov (Op.38bis, Op.44) ♥

(🇺🇦 cycle Ukraine #24 🇺🇦)

Liatochynsky – Sonate pour piano n°1 (1924) – Dimitri Tchesnokov ♥

→ Harmoniquement travaillée, cette sonate étonne par sa recherche formelle libre. Je ne suis pas totalement passionné, mais le matériau est fort beau.

(🇺🇦 cycle Ukraine #23 🇺🇦)

Liatochynsky – Concerto pour piano « slave » – Evgeny Rzhanov /  Ukrainian State SO / Vladimir Gnedash

→ Dans un goût très rachmaninovien, clairement pas ici qu’il faudra chercher la singularité de Liatoche.

(🇺🇦 cycle Ukraine #22 🇺🇦)

Liatochynsky – Trio piano-cordes n°1 – Tatyana Chekina (piano)/Oleg Krysa (violin)/Natalya Khoma (cello) (YT) ♥♥

→ Très belle œuvre, d’un lyrisme généreux, qui évoque assez une version modernisée du Trio de Tchaïkovski.

https://www.youtube.com/watch?v=Y3KeN-H6QBo 

(🇺🇦 cycle Ukraine #21 🇺🇦)

Liatochynsky - String Quartet No. 4, Op. 43 (1943), ici un arrangement pour petit ensemble à cordes – Orchestra Perpetuum Mobile, Igor Blazhkov ♥♥

→ Marqué par le folklore mais aux articulations harmoniques sophistiquées, une œuvre marquante.

https://www.youtube.com/watch?v=CpdVvNQUKKE 

(🇺🇦 cycle Ukraine #20 🇺🇦)

Liatochynsky – « Lyatoshynsky: Romances for Low Voice & Piano » – Philip Ramey, Stephen Gosling (Toccata Classics)

(nouveauté)

Saint-Saëns: Original Works and Transcriptions for Solo Piano – Cyprien Katsaris (Piano 21, 2022) ./+ .

→ Pas vraiment passionné par ces transcriptions qui font grandement perdre de la saveur aux œuvres d’origine (notamment au très couru Carnaval des Animaux). La Symphonie n°3 en réduction est amusante.

(🇺🇦 cycle Ukraine #19 🇺🇦)

BORTKIEWICZ, S.: Violin Music / RACHMANINOV, S.: 2 Pieces, Op. 6 (Persinaru)

→ J’avais trouvé les concertos pour piano de l’Ukrainien Bortkiewicz (encore assez post-chopiniens) très plaisants, mais sans originalité particulière. Ici, pièces véritablement décoratives, pour ainsi dire anecdotiques, conçues pour le salon. Pas ébloui. (Les deux pièces de Rachmaninov sont d’un lyrisme très intense, en revanche.)

→ L’essentiel de son catalogue disponible est du piano seul, que je n’ai pas encore exploré, et qui doit vraisemblablement lui aussi conserver davantage l’empreinte de son ascendance polonaise que du folklore ukrainien.

(🇺🇦 cycle Ukraine #18 🇺🇦)

Glère – Ouvertures & autres œuvres symphoniques – BBCPO, Sinaisky (Chandos) ♥

(🇺🇦 cycle Ukraine #17 🇺🇦)

° SHOSTAKOVICH, D. / AFANASYEV, N.Y. / GLIÈRE, R. – « Slavic Soul », disque d’octuors à cordes – Oberton String Octet (Ars Produktion 2020) !/. ♥

→ Beau quatuor lumineux d’Afanasyev. Glière, l’Ukrainien de l’étape, est davantage ambigu dans ses richesses plus instables, tout en conservant son armature romantique.

→ Pas très enthousiasmé par le son de l’ensemble (surtout à cause de la compression mp3 qui fait, sur ce disque, beaucoup de mal aux cordes). Ce doit être mieux avec l’autre version disponible (Tetzlaff & Friends).

(🇺🇦 cycle Ukraine #16 🇺🇦)

° Victoria Poleva, White Internment ~ Chamber Symphony for oboe and strings (2002) Petro Tovstukha (Conductor)

→ Grands aplats planants, ni très intéressant, ni très agréable. Son chef-d’œuvre, parmi ce que je connais d’elle (on trouve hélas peu de chose à disposition), reste très clairement son Quintette piano-cordes, qui trouve une voie personnelle et beaucoup plus nourrissante.

https://www.youtube.com/watch?v=Hk-NESVgQvE 

(disque doudou) (🇺🇦 cycle Ukraine #15 🇺🇦)

🇺🇦 G. POPOV (1904 - 1972) CHAMBER SYMPHONY in C major, Op. 2

🇺🇦 MOSOLOV (1900 - 1973) FOUR NEWSPAPER ADS, Op. 21 (words from the Izvestia)

🇺🇦 MOSOLOV, THREE CHILREN"S SCENES, Op. 18 (words by A. Mosolov) -

Aleksey ZHIVOTOV (1904 - 1964) SKETCHES FOR NONET, Op. 2

🇺🇦 ROSLAVETS (1880 - 1944) 21 Nocturne Quintet for Harp, Oboe, Two Violas and Cello (1913)

Nelli Lee, soprano, The USSR Bolshoi Theatre Chamber Ensemble, Alexander Lazarev (Melodiya)

→ Roslavets est d’origine ukrainienne, mais Mossolov est bel et bien né à Kiev ; j’écoute surtout le disque parce que je me régale du nonette de Zhivotov, autre compositeur aux origines excentrées, né dans la République (interne à la Russie) du Tatarstan.

(🇺🇦 cycle Ukraine #14 🇺🇦)

Roslavets, Les Heures de la Nouvelle Lune – Philharmonique des Pays-Bas, James Judd (concert inédit de 2011)

→ Roslavets fait partie de ces compositeurs russes célèbres qui sont en réalité nés en Ukraine. Figure majeure du futurisme russe, on a ici sa principale œuvre symphonique documentée par le disque. De grandes parentés avec la pensée de Scriabine.

(disque doudou)

Kienzl – Quatuors – Thomas Christian Ensemble (CPO) ♥♥♥

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FÉVRIER 2022

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(nouveauté)

BRUHNS, N. / BUXTEHUDE, D. / CAVALLI, F. / GRAUPNER, C. / TUNDER, F. (Celebration of Life in Death) – Ana Prohaska; La Folia Barockorchester,Robin Peter Müller (Alpha 2022) !/++ ♥

→ Très plaisant, encore un attelage inattendu, au thème certes plus convenu que son disque consacré à la guerre de 14 !  Se conclut par une version très charismatique de l’Hallelujah de Leonard Cohen.

(nouveauté)

CAVALLI, F. / COPLAND, A. / GLUCK, C.W. / HANDEL, G.F. / IVES, C. / MAHLER, G. – Récital « Eden » – Joyce DiDonato, Il Pomo d’oro, Emelyanychev

Unanswered Question avec voix au lieu de la trompette, très étonnant !

FESCA, F.E.: String Quartets (Complete), Vol. 1 - Nos. 1, 2, 3, 7, 8, 9, 13, 15 (Diogenes Quartet) ♥

→ Très beaux quatuors classiques tardifs, par l’un des meilleurs quatuors constitués du moment. Se réécoute avec plaisir !

(🇺🇦 cycle Ukraine #13 🇺🇦)

MAIBORODA, P. / BILASH, A. / MIKHAILIUK, V. / GAIDAMAKA, P. / KOS-ANATOLSKY, A. (Favorite Ukrainian Songs) (Gerello, avec orchestre)

(🇺🇦 cycle Ukraine #12 🇺🇦)

MINSKY, Michael: Ukrainian Songs (deux albums différents, l’un avec piano, l’autre avec ensemble et accordéon).

→ Ces disques documentent en réalité des compositions semi-populaires, de compositeurs établis, dans le goût folklorique, et non les véritables thèmes ukrainiens qui innervent toute la musique russe (ce que je cherchais).

(nouveauté)

ENESCU, G.: Piano Quartet No. 1 / Piano Trio in A minor (Tarara, M. Carr, Eun-Sun Hong, Solaun) (Naxos 2022) ./+ .

→ Pas spécialement passionné par les œuvres, mais Enescu demande souvent de s’intéresser de plus près à la forme, comme les remarquables Sonates violon-piano, voire l’Octuor à cordes. À retenter.

(nouveauté / coup de cœur)

(Eleanor) ALBERGA.: Violin Concertos Nos. 1 and 2, "Narcissus" / The Soul's Expression (Pearse, Bowes, BBC National Orchestra of Wales, Swensen) (Lyrita 2022) !!!/++ ♥♥♥

→ Compositrice. Noire. Toutes les raisons de ne pas être jouée… et à présent toutes les raisons d’être réessayée. Vraiment dubitatif lors du concerto pour violon n°2 qui ouvre le disque, assez plat. En revanche le cycle de mélodies est marquant, et surtout l’incroyable premier mouvement du Premier Concerto, dans un goût quelque part entre Mantovani et Berg, de grandes masses orchestrales contrapuntiques menaçantes, mais tonales et très polarisées. Assez fantastiquement orchestré !

→ Bissé les mélodies, quadrissé le concerto n°1.

(🇺🇦 cycle Ukraine #11 🇺🇦)

KALINNIKOV: Tsar Boris / Epic Poem / The Nymphs ♥

→ Très beaux poèmes symphoniques, dans la veine généreusement mélodique des symphonies. (Kalinnikov est russe, mais est mort à Yalta, en Crimée, ce qui nous mène à toutes sortes de considérations possibles sur sa véritable identité. Je suis sûr que des gens seraient capables de se battre pour ça.)

(nouveauté)

VAŇHAL, J.B.: Symphonies, Vol. 5 - Bryan f1, Eb4, C7b / Oboe Concertino (Czech Chamber Philharmonic Orchestra, Pardubice, M. Halász)

(🇺🇦 cycle Ukraine #10 🇺🇦)

BEREZOVSKY, M.S.: Ukraninian Sacred Music, Vol. 1 - Eucharistic Verses / Liturgy (Chamber Choir of the Ukrainian Music Vidrogennia, Yurchenko) (Claudio 2019) ♥♥

BEREZOVSKY, M.S.: Eucharistic Verses / Liturgy (Chamber Choir of the Ukrainian Music Vidrogennia, Yurchenko) (CDK 2000)

→ Grand représentant choral du XVIIIe finissant. Je ne m'étais pas aperçu que c'était le même disque, la seule monographie que j'aie pu trouver en dématérialisé aujourd'hui ! Le plus étrange est que j'ai trouvé le disque CDK un peu terne, mais trissé le disque Claudio que j'ai adoré !  Preuve qu'il ne faut pas s'en tenir à la première impression et bien s'immerger dans l'atmosphère générale.

(nouveauté réédition) (🇺🇦 cycle Ukraine #9 🇺🇦)

° Glière: Symphony No. 3 in B Minor, Op. 42, "Il'ya Muromets" – Slovak Radio Symphony Orchestra, Donald Johanos (réédition Amadis 2021) ♥♥

→ Bien meilleur son que les précédents… L’œuvre aussi, sa symphonie la plus célèbre (et la plus enregistrée) est d’une luxuriance supérieuse, d’une grande générosité, pleine de couleurs inattendues, scintillant sans perdre en lyrisme. (Je pense quelquefois à la Quatrième d’Alfvén, pour le mouvement « Solovey le brigand ».)

(🇺🇦 cycle Ukraine #8 🇺🇦)

° GLIERE: Symphonie 2 en utm / The Zaporozhy Cossacks – Slovak Radio Symphony, Keith Clark (Naxos 1995) ♥

(🇺🇦 cycle Ukraine #7 🇺🇦)

° GLIÈRE, R.: Symphony No. 1 / The Sirens (Slovak Philharmonic, Gunzenhauser) (Naxos 1995) ♥♥

→ Première symphonie très lyrique, pas du tout soviétisante, pas exceptionnellement marquante, mais les Sirènes, quelle merveille iridescente, l’équivalent local de la Seejungfrau de Korngold, d’une certaine façon !

(🇺🇦 cycle Ukraine #6 🇺🇦)

Piano Quintets (Ukrainian) - LYATOSHINSKY, B.M. / SILVESTROV, V. / POLEVA, V.V. (Pivnenko, Yaropud, Suprun, Pogoretskyi, Starodub)  (Naxos 2021) ♥♥♥

→ L’un des meilleurs disques de 2021 !  ( http://operacritiques.free.fr/css/index.php?2022/01/01/3253-2021-les-10-disques-qu-il-faut-avoir-ecoutes )

« → Trois petites merveilles – en particulier Poleva, à la fois d'une fièvre postromantique et tout à fait tendu harmoniquement comme il se doit se son temps. Liatochinsky se révèle contre toute attente le plus sage des trois. »

(🇺🇦 cycle Ukraine #5 🇺🇦)

° LYATOSHYNSKY, B.: Symphonies, Vol. 3 - Nos. 4 and 5 (Ukrainian State Symphony, Kuchar) (Marco Polo, réédition Naxos 2014) ♥♥

→ Avec la Quatrième, Liatochynsky (oui, les « y » ne sont pas du tout au même endroit entre l'anglais Lyatoshinsky et le français…) fait au contraire entendre toute l'influence futuriste (et, vu la date, soviétique : 1963).

(🇺🇦 cycle Ukraine #4 🇺🇦)

° LYATOSHYNSKY, B.: Symphonies, Vol. 2 - Nos. 2 and 3 (Ukrainian State Symphony, Kuchar) (Marco Polo, réédition Naxos 2014) ♥♥

→ Plus pudiques, en particulier la 2 (la 3 a tout de même ses moments de grandiose), moins ouvertement mélodiques. La version Karabits de la 3, chez Chandos, offre une vision beaucoup plus ample et spectaculaire qui contraste.

(🇺🇦 cycle Ukraine #3 🇺🇦)

° LYATOSHYNSKY, B.: Symphonies, Vol. 1 - No. 1 / Grazhyna (Ukrainian State Symphony, Kuchar) (Marco Polo 1994, réédition Naxos … 2014 !!) ♥

  • Grazhyna, Op. 58

→ Sorte de postromantisme très luxuriant, qui n’a pas encore versé dans le futurisme.

(🇺🇦 cycle Ukraine #2 🇺🇦)

BORTNIANSKY (Bortnyansky) : Sacred Concertos Nos. 1, 6, 9, 15, 18, 21, 27, 32 (I cried out to the Lord) (Ensemble Cherubim, Kuzma) (Naxos)

→ Le grand représentant de la musique sacrée russe au tournant XVIIIe-XIXe, qui fonde toute une part de l'esthétique de l'Obikhod (le Psautier orthodoxe russe, disons), a certes étudié en Italie et exercé en Russie… mais il est né en Ukraine.

→ Je trouve l'ensemble vocal qui interprète ici typé très occidental, avec des voix un peu « plates » pour cette musique. Mais c'est l'un des rares disques aisément disponible où l'on ne trouve que du Bortniansky – qui n'est de toute façon pas nécessairement le compositeur le plus intéressant de cette génération, à mon sens, même s'il est le plus célèbre.

(🇺🇦 cycle Ukraine #1 🇺🇦 )

LYSENKO, M.: Violin and Piano Music (Complete) (Soroka, Greene) (Toccata Classics 2014)

→ Je débute un cycle ukrainien en vue d’une ou plusieurs notules.

→ Son legs pour violon est essentiellement constitué d’arrangements de thèmes populaires (une large part de la musique ukrainienne, et russe d’ailleurs, se fonde sur des thèmes populaires d’Ukraine).

(( 🇺🇦 début du cycle Ukraine 🇺🇦 ))

(nouveauté)

MAHLER, G.: Symphonies Nos. 3, 5, 6 (arr. B. Berrut for piano) (Jugendstil) (Berrut)

  • Schönberg, Verklärte Nacht (La Dolce Volta 2022)

→ Arrangements pour piano très plaisants et bien interprétés. Dommage que ce soient les mouvements les moins marquants et ambitieux de ces symphonies de Mahler (mais ce sont assurément les plus transposables pour piano solo).

GERNSHEIM, F.: String Quartets, Vol. 1 - Nos. 1 and 3 (Diogenes Quartet) !!/+++ ♥♥

° Verdi – La Forza del Destino – Caniglia, Masini, Tagliabue, Stignani, RAI Torino, Gino Marinuzzi (Fonit Cetra, réédition Naxos)

→ Pas extraordinairement chanté ni accompagné.

Messiaen – Poemes pour Mi – Ingrid Kapelle, Håkon Austbø (Brilliant Classics)

→ Voix très enveloppante, expression très globale. Ne rend pas tout à fait justice malgré la beauté de l’accompagnement – c’est Austbø qui rayonne !  (Un peu trop d’une certaine façon, on dirait un solo plutôt qu’un accompagnement du texte, indépendamment même de l’effacement des poèmes par la chanteuse.)

Messiaen – Poemes pour Mi (Premier Livre) – Bruun, Hyldig (Naxos)

Messiaen – Poemes pour Mi (Premier Livre) – Jacqueline Delman ; Lucia Negro (BIS)

→ Voix pas très belles et français problématique.

° Marinuzzi – Jacquerie – Galgani, Solman, Salvadori ; Opéra de Catane, Licata (Bongiovanni) !!/+ ♥

→ Encore un bel opéra. Exécution valeureuse (même si côté femmes, ça vibre beaucoup), à défaut d’être bien captée.

°MARINUZZI, G.: Symphony in A Major / Suite siciliana (Coro e Orchestra Sinfonico di Milano Giuseppe Verdi, Grazioli) (Decca 2017) !!/++ ♥♥

→ Symphonie : beaucoup d’effets et de contrastes, musique motorique dont l’intérêt structurel, discursif ou même mélodique ne m’a pas frappé.

→ Au contraire, la Suite sicilienne, c’est le triomphe du pittoresque le plus bigarré, dont je suis d’ordinaire très peu friand à l’orchestre, mais doté ici d’un charme invincible !

(nouveauté / révélation)

°° MARINUZZI, G.: Palla de' Mozzi [Opera] (Fabbian, Caimi, Tiburzi, Cagliari Teatro Lirico Chorus and Orchestra, Grazioli) (Dynamic 2022) !!!/+ ♥♥♥

→ Étonnants accents richardstraussiens… Superbe acte III, plein de rebondissements.

→ Déjà présenté au moment des représentations il y a deux ans ! https://twitter.com/carnetsol/status/1496088790624002048?t=QpkjyuDMZW5xlIFTZGvjYg&s=19 

Je présentais ceci il y a deux ans… le disque a paru le 1er février chez Dynamic !

Et c'est absolument remarquable : des bouts de richardstraussismes très réussis dans cet opéra postromantique italien.

L'acte III est d'une tension et d'une richesse remarquables (et plein de rebondissements).

L'orchestre est comme toujours à Cagliari de très bon niveau, et la distribution tout à fait valable (le ténor n'est pas toujours beau, mais vraiment solide).

🔵 Aujourd'hui, 4 février, on joue à Cagliari *Palla de' Mozzi* de Gino Marinuzzi.  Chef d'orchestre palermitain (où il dirige les premières locales de Tristan en 1909 et Parsifal en 1914), très présent à la Scala, il compose, comme Chailly l'aîné, des opéras postromantiques !

Marinuzzi (1882-1945) dirige quantité d'opéras peu courus en Italie : premières de Wagner, créations de Puccini (La Rondine à Monaco) ou Pizzetti (Il Straniero), belcanto alors rare (Borgia, Straniera, Tenda), répertoire ancien (L'Incoronazione). Il laisse même une intégrale discographique de la Forza del Destino avec Caniglia, Stignani et Tagliabue dans la collection de Fonit Cetra pour le cinquantenaire de la mort de Verdi.

Comme Chailly père, donc, il écrit des œuvres, notamment lyriques, dans la lignée d'une grande tradition parfaitement romantique qui a entendu les épanchements de R. Strauss !  Opéras : Barberina à Palerme (1903), Jacquerie à Buenos Aires (1918), et Palla de'Mozzi à la Scala (1932).

Aucun enregistrement n'existe à ma connaissance de ces titres, c'est donc un véritable événement (d'une œuvre appétissante !) proposé par l'Opéra de Cagliari jusqu'au 9.

• Quant au lieu : le Teatro Civico ayant été fortement endommagé par la guerre, un nouveau bâtiment (1628 places) est rebâti… de 1971 à 1993 (appel à projet dès 1964).

Grèves, terrain aquifère… rien n'allait. Aujourd'hui, le théâtre de Cagliari est cependant plutôt à la pointe en matière de répertoire, assez original – et l'orchestre est très compétent dans des styles très variés (dont la musique slave, étonnamment !).

KIENZL, W.: Kuhreigen (Der) [Opera] (Berry, Wiener, Felbermayer, Grosses Orchester der Ravag, Loibner) (1951) !!!/+++ ♥♥♥

→ Un opéra tragique décadent qui s'appelle « Le Ranz des Vaches » (en effet au centre de l'intrigue) !  La mélodie dudit Ranz est vraiment très prenante, chantée sur le fameux poème collecté par Arnim & Brentano « Zu Strassburg auf der Schantz », histoire touchante de déserteur pris aux innocentes nostalgies du pays, déjà mise en musique par Mahler. https://www.oxfordlieder.co.uk/song/1986 

→ Encore une très belle réussite, cette fois dans le Paris révolutionnaire (dans l'esprit de Das Schloß Dürande de Schoeck), de Kienzl !

(nouveauté)

°° Chambonnières, LULLY, Lebègue, d'Anglebert, Le Roux, J. Rousseau, anonymes… – « Le Manuscrit de Madame Théobon », pièces et transcriptions pour clavecin – Rousset (Aparté 2022) ♥

→ Je trouve toujours les clavecins des disques solos de Rousset assez acides, et celui-ci ne fait pas exception. Une petite raideur dans l'exécution aussi. Tout cela fait que j'ai eu du mal à écouter ce disque.

→ Les transcriptions sont vraiment là comme substitut à une écoute de l'œuvre orchestrale, mais lorsqu'on a des disques des opéras en question, leur intérêt m'a d'abord paru limité, c'est vraiment la même chose en moins varié / coloré. Par ailleurs, comme d'habitude, ce sont plutôt des danses galantes que des moments forts.

→ Mais en fin de compte, j’entends quand même pas mal de pièces plaisantes : Les Échos d'Atys, le Deuxième Air des Songes Funestes, « Goûtons bien les plaisirs » de la Grotte, la Chaconne de Galatée, les Muses d'Isis, les Maures des Muses, la Chaconne d'Arlequin du Bourgeois, passent très bien l'épreuve. Je me suis adouci au fil de l'écoute.

(nouveauté / coup de cœur)

°° Schubert – Die Winterreise – Benjamin Appl, James Baillieu (Alpha) !!!/+++ ♥♥♥

→ J'ai adoré.

→ C'est une interprétation qui met au premier plan le texte, ne cherche pas le gros son d'opéra (certains [a] sont assez ouverts, même dans l'aigu), ni même le contraste dramatique. Tout cela coule non pas tranquillement, mais avec un tourment qui s'exprime sans théâtralité ni emphase, et une très belle voix bien assise mais assez claire (que je ne trouve pas particulièrement moelleuse pour ma part).

→ Je trouve la proposition extrêmement stimulante en tout cas – j'ai pensé à Gerhaher, mais sans les poses et les sophistications.

→ Le piano est un peu rond et en retrait expressivement, ce n'est pas ce qui m'a passionné à la première écoute en tout cas.

° MESSIAEN, O.: Poèmes pour Mi (Bryn-Julson Markham) (Music & Arts) !!!/+ **

° MESSIAEN, O.: Poèmes pour Mi (Nordskog, Bakke) (LAWO) !!!/+ . **

° MESSIAEN, O.: Poèmes pour Mi (Yumi Nara, Gottlieb) (ALM) !!!/. .

KIENZL, W.: String Quartets Nos. 1-3 (Thomas Christian Ensemble) – (CPO 2003)

(chef-d’œuvre)

Brixi – Magnificat, Messe en ré –  Hana Blažiková, Jaromír Nosek Jan Hádek, Hipocondria Ensemble (Supraphon 2021)

→ Bissé.

(nouveauté)

Duparc, Chausson, Widor, Debussy, Roussel – « 1900 », mélodies et duos – Béreau, Terrail, Montag (Arties 2021) ♥

→ Belle proposition des rarissimes duos de Widor, couplées avec d’autres mélodies, rares (Chausson, Widor, Roussel) ou déjà bien servies (Duparc, Ariettes oubliées de Debussy). Deux chanteurs formidables (très grande soprane, timbre magnifique, belle puissance et diction affûtée ; et un des rares contre-ténors bien projetés et capable de beaux mots), que je trouve ici amoindris, par rapport à la salle, par la captation, qui flatte moins leurs singularités.

°ADAMS, J.: Violin Concerto / CORIGLIANO: Chaconne from The Red Violin / Waxman fantaisie Tristan – Hanslip, Royal Philharmonic O, Slatkin (Naxos 2006)

→ Vraiment déçu à la réécoute du Corigliano et plus encore d'Adams.

→ Bissé.

RÖNTGEN, J.: Cello Concertos (Complete) (Horsch, Netherlands Symphony, Porcelijn) (CPO) !!/+ **

→ Si vous aimez les concertos de Dvořák !

°RÖNTGEN, J.: Violin Concertos – Porcelijn (CPO)

°KIENZL, W.: Der Kuhreigen, fin acte I : Wunderlinch

°KIENZL, W.: Der Kuhreigen, fin acte I : Schock

°KIENZL, W.: Der Kuhreigen, fin acte I : Tauber

°Kienzl, Der Evangelimann (extraits)

Rothenberger, Anneliese - soprano

Höffgen, Marga - alto

Gedda, Nicolai - tenor

Forster, Jurgen - tenor

Lenz, Friedrich - tenor

Kusche, Benno - bass

Crass, Franz - bass

Kinder-Singkreis St. Wolfgang - Choir

Bavarian State Opera Chorus - Choir

Bavarian State Orchestra - Orchestra

Heger, Robert - Conductor

→ Beaucoup plus vivant, étonnamment, que la version Stein avec Kónya !

°Kienzl, Der Evangelimann (extraits) – Kónya, H. Stein

° BRIXI, F.X.: Organ Concertos Nos. 1, 2, 5, 7 (Heřmanová, Capella Regia, Hugo)

Pejačević – Quintette & quatuor piano-cordes, Quatuor à cordes – Sine Nomine SQ, Triendl (CPO 2013)

→ Huit fois.

(nouveauté)

VAŇHAL, J.B.: Symphonies, Vol. 5 - Bryan f1, Eb4, C7b / Oboe Concertino (Czech Chamber Philharmonic Orchestra, Pardubice, M. Halász)

LULLY – Bourgeois gentilhomme – Reyne

→ Vraiment lisse, a déjà beaucoup vieilli. Mais l'avantage de tout avoir, contrairement aux bouts de suites que l'on trouve (seule version CD véritablement intégrale ?).

° LULLY, Campra – Bourgeois gentilhomme, Europe Galante – La Petite Bande, Leonhardt (DHM)

Rimski – La Fiancée du Tsar – Vishnevskaya, Arkhipova, Atlantov, Nesterenko ; Bolshoï, Mansurov (1973, Opera d'Oro 2009)

→ Bissé.

KOECHLIN, C.: Piano Music, Vol. 3, L'Ancienne maison de campagne (Korstick) (Hänssler) !!!/++ ***

°Brixi: Missa di Gloria in D Major – Munich Concerto Vocale; Munich Monteverdi Orchestra; Kelber, Wolfgang (Hänssler)

ALBERT, E. d': String Quartets Nos. 1 and 2 (Reinhold String Quartet) !!!/++ ***

° Röntgen, J.: Violin Concerto in A Minor / Hubay, J.: Violin Concerto No. 3 / Poeme – par Ragin Wenk-Wolf !!!/++ ***

→ Formidable concerto de Röntgen, à la fois très prégnant dans ses gestes mélodiques et dramatiques… et d'une complexité nourrissante. Un sommet du genre, peut-être encore plus marquant que son concerto en fa dièse mineur !

→ Le Troisième de Hubay mérite aussi largement le détour

° Þorvaldsdóttir, Leifs, Sveinsson, Sævarsson, Sigur Rós – chœurs : « Ice Land: The Eternal Music » – Carolyn Sampson, Choir of Clare College Cambridge, Dmitri Ensemble, Graham Ross (HM 2019) !/+ *

→ Très planant, un peu de la musique moderne pour chœur amateur. Pas bouleversé, mais c'est très beau. Dans une belle église chauffée avec des copains qui chantent ou pour chanter soi-même, ce doit être très chouette. (Diction infâme, tout de même : impossible d'attraper un mot.)

(nouveauté)

°° Badindgs, Koetsier, Bosmans, Arne Werkman – « Dutch Hidden Gems », concertos & sonates pour alto du XXe néerlandais – Dana Zemtsov, Phion O, Kuwahara (Challenge Classics 2022)

° Moeran: The 2 String Quartets; Fantasy-Quartet; Piano Trio

par Vanbrugh Quartet, Nicholas Daniel, Joachim Piano Trio (ASV)

Elgar: Pomp and Circumstance Marches - Symphonies 1&2

Yehudi Menuhin/Royal Philharmonic Orchestra

° Förster, Graun, Quantz – Concertos pour cor – Fréderick Franssen (Challenge Classics)

→ Cor moderne et accompagnement très tradi, un peu épais et lent pour des musiques du milieu du XVIIIe s.

→ Bissé.

°HUBAY, J.: Violin Concertos Nos. 1 and 2 / Scenes de la Csarda Nos. 3 and 4 (Hanslip, Bournemouth Symphony, Mogrelia)

°Heggie – Statuesque – Joyce Castle & ensemble (Swarthout Recital Hall, University of Kansas, YT 2017)

Heggie – Moby-Dick – (DVD Euroarts)

(chef-d’œuvre)

°Schillings – Mona Lisa – Borkh, Beirer, Ahlersmeyer ; Berliner StO O, Heger (Libre de droits)

(révélation)

°KIENZL, W.: Kuhreigen (Der) [Opera] (Berry, Wiener, Felbermayer, Grosses Orchester der Ravag, Loibner) (1951)

Zu Strassburg auf der Schanz (Primus, Chorus, Favart)        

Act I: O Himmelskonigin (Primus, Chorus)

(nouveauté)

°° Sebastián Durón – Coronis – Le Poème Harmonique, Vincent Dumestre (Alpha 2022)

(nouveauté / révélation)

°° Saint-Saëns – Phryné – Valiquette, Dubois, Dolié ; Rouen, Niquet (Bru Zane 2022)

→ Intrigue déjà utilisée par Don Pasquale, Das Liebesverbot, Die schweigsame Frau…

° Röntgen – « Orchestral, Choral and Chamber Music » : Sérénade 1, Thème & Variations Op.17 pour 2 pianistes (sur piano d'époque !), 3 Motets, Symphonie n°8, Trio n°6, Sonate violon-piano n°2, Sonate violoncelle-piano n°5 – Viotta Ensemble ; Jordans & Doselaar, Netherlands Chamber Choir & Gronostay ; Netherlands Radio Symphony Orchestra & van Steen ; A. Kerr, Horsch, Grotenhuis (Brilliant 2020) !!!/++ ***

°Röntgen – Symphonies – Noord de Grottingen, Hans Leenders !/++ **

(coup de cœur)

°Hubay – Concertos 1 & 2, des Csardas – Chloë Hanslip

(disque doudou)

Piano Trios - LAZZARI, S. / KIENZL, W. / JERAL, W. (Thomas Christian Ensemble)

(coup de cœur)

°Hubay – Violin Concerto No. 4 in A Minor, Op. 101, "Concerto all'antica"        Show work information        00:22:30

Szabadi, Vilmos - violin

North Hungarian Symphony Orchestra - Orchestra

Kovács, László - Conductor 2001

(disques doudous)

Schillings – Quatuor & Quintette à cordes – (CPO)

Kienzl – Quatuors – Thomas Christian Ensemble (CPO)

°Julius Röntgen: Orchestral Music

Noord Nederlands Orkest

Hans Leenders

cobra records 2015

°Ahab Symphony - Jake Heggie (Texts By Herman Melville and W.H. Auden)

University of North Texas Symphony Orchestra

David Itkin

Richard Croft

University of North Texas Grand Chorus

01/05/2014

(nouveauté)

°° Korngold: Complete Incidental Music

par Holst Sinfonietta, Klaus Simon

much ado, Der Vampyr Naxos 2022

→ Der Vampyr est un mélodrame pour ensemble de chambre, vraiment prenant et chatoyant, tandis que Much Ado est bien plus passe-partout, un fond sonore pour théâtre.

°Röntgen – Quintette en sol, Sérénade pour quintette à vent, Trio pour bois, Charon & Vision pour baryton piano & vents – Euterpe Wind Quintet, Párkányi SQ (Cobra 2015)

→ Le premier mouvement du Trio a ses notes répétées et même des intervalles assez typiquement… Chostakovitch !  Pour le reste, tout cela est du superbe romantisme, sérieux mais plutôt lumineux, assez différent du quintette en la mineur par exemple.

→ Trissé.

°Messiaen – Vingt regards sur l'enfant Jésus (1,15-20) – Pierre-Laurent Aimard (Teldec 2000) !!!/++ **

→ Belle version, nettement plus aboutie que ses Ligeti un peu ternes. Pas énormément de couleurs, mais une structure extrêmement lisible et de la très belle poésie.

→ Bissé.

°° Chopin, Wieck, Field, Britten… – « Nightscapes », arrangements pour harpe – Magdalena Hoffmann (DGG 2022)

Hamal, Motets

Grieg, Quatuors, Oslo SQ Naxos

Grieg, Quatuors, Olympia Raphael SQ

° Haydn – Quatuor Op.1 n°1 – Tatrai SQ (Hungaroton)

° Haydn – Quatuor Op.1 n°1 – Petersen SQ (Capriccio)

- RÖNTGEN, J.: Piano Quintet / Trio in E-Flat Major / Viola Sonata in C Minor / Sextet in G Major (Right Through the Bone) (ARC Ensemble)

(chefs-d’œuvre)

° Röntgen – Concertos pour violon en lam et fa#m, Ballade – Liza Ferschtman, Rheinland-Pfalz StPO, Porcelijn (CPO 2011) !!!/+ **

→ Thèmes très prégnants, forme soignée, grand lyrisme, pas de racolage tricotant, pour moi on est sensiblement dans le même esprit (et le même niveau) que le concerto de Brahms.

→ Bissé.

°Vaňhal – Missa Solemnis en si bémol –  Ludmila Vernerová… (Czesh Radio Classic)

→ Quadrissé.

°Vaňhal – Missa Pastoralis en sol, Missa Solemnis en ut – Ainsworth, Aradia Ensemble, Uwe Grodd (Naxos)

°Vaňhal – Stabat Mater –  (Czesh Radio Classic)

→ Quadrissé.

°Vaňhal – 3 Late String Quartets – Camesina Quartet

°Taneïev – Quatuors 2,3 – Talan SQ

° Taneïev – Quatuor avec piano, Quintette avec piano – Alessandro Deljavan, Daniela Cammarano, Andrea Agostinelli… (Brilliant Classics 2019) !!!/. .

→ Pas très bien capté, et timbres instrumentaux peu avenants. Disjonction du spectre également, aucun fondu entre les phrasés et épisodes. Clairement pas la version prioritaire de ces chefs-d'œuvre, qui perdent un peu en souffle ainsi joués et enregistrés.

→ Trissé.

°Beethoven, Missa Solemnis Masur

°C. Monteverdi: L' Orfeo, favola in musica. "Dal mio permesso amato"

Lucía Martín-Cartón: soprano

Eva Jornet: flauta de pico

Emiliano Pérez Riveroll: flauta de pico

Lixsania Fernández: viola de gamba

Robert Cases Marco: tiorba

Carles Budó: clavicémbalo

Recital fin de Máster

Aula de Orquesta de la ESMUC de Barcelona

09/09/2014

LULLY, Isis, acte IV – Rousset

air du ver brenton rayan

brixi magnificat, messe en ré

°Kunzen: Symphony in G Minor, Lars Ulrik Mortensen (CPO 2004)

moussorgski Khovanchtchina final gergiev (chosta coupé)

moussorgski Khovanchtchina final tchakarov (chosta)

moussorgski Khovanchtchina final abbado (stra) + prélude I

moussorgski Khovanchtchina final Margaritov sofia capriccio (rimski) + prélude I

moussorgski Khovanchtchina final nebolsin + prélude I

moussorgski Khovanchtchina acte I baranovich

moussorgski Khovanchtchina acte I (trissé), acte II abbado

moussorgski Khovanchtchina dervaux en frainçais (bissé) (melodiya 1988)

moussorgski Khovanchtchina ermler intégral (bissé)

moussorgski Khovanchtchina acte I gergiev

moussorgski Khovanchtchina abaddo intégral

moussorgski Khovanchtchina margaritov intégral

Lully, Charpentier & Desmarets: Passion

Veronique Gens

Ensemble les Surprises

Louis-Noël Bestion de Camboulas

final amadis rousset

°kunzen, musique pour piano, thomas trondhjem (Dacapo)

(Nouveauté / coup de cœur)

°° Schubert – Intégrale des  quatuors à cordes – Quatuor Modigliani (Mirare 2022)

→ Beaux sons boisés, élancés au point qu'on croirait presque entendre des vents ; très allant, quatuors de jeunesse traités avec beaucoup de sérieux et d'investissement.

→ Les 14 et 15 sont d'une insolence insensée. Seul le 13 m'a paru sensiblement en deçà des meilleures propositions de la discographie. Le reste saisit. Intensément.

→ Voilà une intégrale qui rejoint, dans un goût plus chaleureux et tendu, la pointe-de-diamant des Diogenes, la lumière exaltée des Leipziger, la netteté des Verdi, parmi les grandes intégrales qui prennent ce corpus au sérieux…

→ Prise de son fantastique, on entend merveilleusement le fondu mais aussi chaque voix très distinctement, ce qui est très rare, même assis au premier rang. Mirare a en outre fait le choix d'une réverbération ample et agréable, avec un petit côté cathédrale qu'on n'a jamais dans une salle de spectacle !

→ Bissé.

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JANVIER 2022

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2022 : LIVRAISON n°1

vol.1 : Hamal, B. Romberg, Béranger, Loewe, Gade, Kienzl, Karg-Elert, Amado…

Kunzen, Kuhlau, Dupuy, Gade, Heise, Hamerik, Langgaard…

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OPÉRAS FRANÇAIS

Grétry – Céphale & Procris – van Waas (Ricercar) !!!/+++ ***

Grétry – L'Amant jaloux – Celeste Lazarenko, Alexandra Oomens, Jessica Aszodi, Ed Lyon, Andrew Goodwin, David Greco ; Pinchgut Opera, Melissa Farrow (Pinchgut Opera) !!/+ **

→ Compagnie sise à Sydney, qui fait du très beau travail, dont témoigne cette seule version CD de L'Amant jaloux depuis l'antique version Doneux avec Mesplé (disque qui ne rend pas du tout justice à l'écriture orchestrale et au rythme de la comédie, et discutable y compris sur le plan du chant).

→ Ici, les accents ne sont pas parfait, les voix féminines assez opaques et moches, mais l'orchestre dispose du style approprié (ainsi qu'Ed Lyon, bien sûr !), et le rythme tournoyant du drame est pleinement là, ainsi que toutes les beautés instrumentales disposées par Grétry.

Grétry – Raoul Barbe-Bleue – Wåhlberg (Aparté 2019) !!!/+++ ***

Grétry – Guillaume Tell – Opéra Royal de Wallonie, Scimone (Musiques en Wallonie) !!/++ **

Méhul – Uthal – Deshayes, Beuron, Bou ; Les Talens Lyriques, Rousset (Singulares) !!/+++ **

Spontini – Olimpie – Rhorer !/++ **

Hérold – Le Pré aux clercs – Gulbenkian SO, McCreesh !!/+ *

Halévy – La Reine de Chypre – Gens, Dubois, Dupuy ; OCP, Niquet (Singulares) !!/+++ **

F. David – Herculanum – Gens, Deshayes, Montvidas, Courjal (Singulares) !!/+++ **

F. David – Christophe Colomb – Santon, Behr ; Les Siècles, Roth (Singulares) !!/+++ **

Gounod – Le Tribut de Zamora – Holloway, Montvidas, Christoyannis (Singulares) !!/+++ **

°° Offenbach – La Vie parisienne (version restituée de 1866) – Christian Lacroix ; Devos, Buendia, Briand, Huchet, Mauillon, Leguérinel ; Musiciens du Louvre, Romain Dumas (Arte Concert 2022) !/++ *

→ La (première) mise en scène de Lacroix est peu élégante et peu lisible. Distribution remarquable, mais qui n'est pas dans son meilleur jour : Buendia, Briand, Huchet étrangement en retrait de leurs fulgurances habituelles ; mais Devos et Leguérinel brûlent les planches et chantent remarquablement, tout de même !  Et l'œuvre, malgré le rehaussement supposé par ces numéros perdus et restitués pour la spremière fois, reste tout de même enserrée dans ses trépidations un peu primaires et son livret à la fois peu lisible et peu profond.

→ Mais dans le cadre de ce qu'est La Vie parisienne, une version qui vaut la peine, en particulier pour la qualité des textures et de l'engagement des Musiciens du Louvre !

Massenet – Le Mage (acte I) – Hunold, Aldrich, Lombardo ./+ .

°Saint-Saëns – Le Timbre d'argent – Les Siècles, Roth (Bru Zane) !!/+++ **

Debussy – Pelléas & Mélisande – Santoni, Behr, Duhamel, Teitgen ; Les Siècles, Roth (HM 2022) !!!/+++ ***

→ Très convaincu par la lecture orchestrale totalement renouvelée grâce aux instruments anciens, et à la science de gérer individuellement chaque pupitre par Roth. Très belle distribution également, Santoni très « vocale » mais au cordeau, Behr qui n'a jamais été aussi éloquent qu'ici (sans l'impression d'effort articulatoire énorme qui prévaut d'ordinaire chez lui). Un peu moins enthousiasmé par Duhamel, incarnation très homogène, uniment sombre, émission assez en arrière qui le limite dans ses éclats aigus ; mais le timbre reste très beau et l'artiste généreux.

→ Sur les représentations avec Santoni, Teitgen, Les Siècles, j'avais dit quelques mots ici :  https://twitter.com/carnetsol/status/1448542505704755200 .

Hahn – Ô mon bel inconnu – Gens, Dubruque, Dolié ; O Avignon-Provence, (Bru Zane)

Lattès – Le Diable à Paris – Tassou, Dubroca, Frivolités Parisiennes (B Records 2021) !!!/+++ ***

→ Quelle merveille, farcie de tubes (essayez le compactage incroyable de moments de caractère dans le final de l'acte I), et interprétée absolument idéalement par des interprètes qui écoutent de couvrir leur voix comme des chanteurs d'opéra (tout en en ayant toute la robustesse !), et font vivre tous les frémissements de ce livret absolument loufoque. (Le Diable, convoqué par deux cheminots en mal de beauté ou d'argent, accepte de rendre les âmes contre un séjour à Paris pour échapper à sa femme.)

→ Nouveauté de l'année dernière dont j'avais déjà fait un autre petit commentaire, déjà très enthousiaste.

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OPÉRAS ITALIENS

°° (Pierantonio) TASCA –  A Santa Lucia – Derilova, Kapfhammer, Marschall, Paulsen, Wade ; Dessau Anhalt Theater Chorus, Dessau Anhalt Philharmonic, Markus L. Frank (CPO 2022) !!/+ **

→ Dans le goût sonore de Cavalleria Rusticana, une autre histoire terrible de jalousie féminine et d'hommes inconséquents, mais avec davantage de richesse dans la musique, même si la couleur en est très proche. Chanté avec des techniques qui ne sont pas au niveau de ce que nous ont laissé les générations précédentes, avec un italien très international et des voix parfois hululantes (le ténor est quand même très bon), ce reste une expérience réellement intéressante.

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OPÉRAS ALLEMANDS

° Loewe – Die drei Wünsche – Klepper, (Jonas) Kaufmann, Hawlata, SWR Stuttgart, Peter Falk (Capriccio 1998) !!/++ **

Abert – Ekkehardt – Kaufmann, Gerhaher (Capriccio) !!/++ **

Kienzl – Der Evangelimann – Donath, Wenkel, Jerusalem, R. Herrmann, Moll ; Radio de Munich, Zagrosek (Warner) !!!/+++ ***

→ Écouté en boucle ce mois-ci, quelle bien belle œuvre aux élans irrésistibles !  (et servie ici superlativement)

Kienzl – Don Quixote – Mohr (CPO) !!/++ **

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OPÉRAS ANGLAIS

°° Haendel – Semele – Labin, Skerath, Blondeel, Savinoya, Zazzo, Newlin, (Andreas) Wolf ; Chœur de Chambre de Namur, Millenium Orchestra, García Alarcón (Ricercar 2022) ./+ .

→ Une distribution qui promettait (en particulier Blondeel, Zazzo et A. Wolf), mais malgré l'animation sans reproche de García Alarcón, je trouve l'œuvre toujours assez pâle, et les émissions plutôt blanches et flasques des chanteuses n'aident pas à soutenir l'intérêt. En concert, avec la différenciation visuelle des attitudes physiques, ce devait bien fonctionner, mais disque, tout paraît un peu étale et égal, manquant de l'invention et des couleurs ordinairement dispensées par Alarcón… (Il se met à enregistrer des choses célèbres, rien ne va plus !)

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OPÉRAS SCANDINAVES

Kunzen – Holger Danske – Bonde-Hansen, Rørholm, Elming ; Schønwandt (Dacapo) !!!/++ ***

→ Bissé.

Dupuy – Ungdom Og Galskab (Youth and Folly) – Elming, Cold ; Collegium Musicum Copenhagen, Schønwandt (Dacapo 1997) !!!/+++ ***

→ x5.

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OPÉRAS RUSSES

° Moussorgski – Sorochinskaya yarmarka (Sorochintsi Fair) (completed by V. Shebalin) – Ljubljana Opera, Hubad  (Naxos Historical, 1955, réédition ) !!/++ **

° Moussorgski – Sorochinskaya yarmarka (Sorochintsi Fair) (completed by V. Shebalin) – Guennadi Troitzki, Antonina Kleschova, Ludmila Belobraguina , Alexei Ousamanov, Iouri Elnikov, Alexander Poliakov, Sergei Troukatchev  ; Choeurs De La Radio De L'U.R.S.S., Orchestre De La Radio De L'U.R.S.S., Yuri Aranovich (vinyle de 1969)

Version vraiment empesée...

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AUTRES OPÉRAS SLAVES

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RÉCITALS D'OPÉRA

LULLY, Desmarest, Charpentier… – « Passion » – Gens, Les Surprises, Bestion de Camboulas (Alpha 2021) !!!/+++ ***

→ Déjà présenté précédemment. L'air-chaconne d'Astérie dans Circé de Desmarest, petite merveille.

°° A. Scarlatti, Haendel, Vivaldi, Sorro, Caldara – « A Baroque Tenor : Arias for Annibale Fabbri » – Marco Angioloni, Ensemble Il Groviglio, Stéphane Fuget (Pan classics 2022) !!/+ *

→ Concept habituel de l'album autour d'un interprète historique, ici « Balino ». Beau choix d'airs, vraiment prenants, et inhabituel pour célébrer un ténor dans le seria pré-1750, où ce sont rarement des tessitures mises en valeur.

→ L'accompagnement est remarquablement, plein d'esprit et de vivacité, mais une certaine interrogation concernant le soliste : la voix est belle, mais incomplètement formée (elle sonne encore en partie « parlée »), ainsi que nombre d'excellents étudiants qui doivent encore mûrir. Je m'interroge donc un peu sur la pertinence de graver ceci avec lui ou à ce moment de sa carrière : le disque, lui, ne va pas mûrir, et on est mis un peu mal à l'aise, par moment, par le timbre partiellement formé.

°° Mozart – airs de Lucio Silla, Mitridate et des Da Ponte « Mozart x 3 » – Elsa Dreisig, Basel KO, Langrée (Erato 2022) !!!/+++ **

→ Programme absolument pas original, mais réalisé avec une qualité de moelleux vocal, de coloration et d'expression tout à fait remarquables. (Voyez en particulier la façon expressive dont Dreisig mixe voix et de tête et de poitrine en descendant dans les médiums !)

° Carafa – « Ah! Fermate … Raoul! … Perche non chiusi », acte II de Gabriella di Vergy – Yvonne Kenny, Doghan ; Geoffrey Mitchell Choir, Philharmonia Orchestra, David Parry (Opera Rara)

→ Voici ici : http://operacritiques.free.fr/css/index.php?2022/01/27/3257-anniversaires-2022-iv-1872-a-moniuszko-carafa-graener-alfven-pologne-campanie-reich-suede .

° Carafa – « Quell'aspetto … quegl'accenti ! », acte III de Gabriella di Vergy – Matteuzzi, B. Ford ; Academy of St. Martin in the Fields, David Parry (Opera rara)

→ Voir ici : http://operacritiques.free.fr/css/index.php?2022/01/27/3257-anniversaires-2022-iv-1872-a-moniuszko-carafa-graener-alfven-pologne-campanie-reich-suede

Carafa – « L'amica encor non torna » dans Le Nozze di Lammermoor – DiDonato Opéra de Lyon, Minasi (Virgin 2014)

→ Voir ici : http://operacritiques.free.fr/css/index.php?2022/01/27/3257-anniversaires-2022-iv-1872-a-moniuszko-carafa-graener-alfven-pologne-campanie-reich-suede

 

°Gade – extrait Elverskud (Elf-King's Daughter), Op. 30 – Lauritz Melchior, Studio orchestra (Danacord, publication 1987)

→ Bissé (parce qu'il ne m'en restait rien !).

Youmans, Beydts, Lattès, Hahn, Messager, Yvain, Caryll, Berger, Fourdrain, LeBoy, Hope Temple, Haydn Wood – « Tea for Two » – Decouture, Brocard, Frivol'Ensemble (Naxos 2018) !/. .

→ Deux chanteurs que j'aime beaucoup en concert, mais pour un récital au disque, cela s'avère manquer un peu de brillant. Les arrangements de Michard pour ensemble de chambre sont délicieux.

Corigliano – Air du Ver (des Ghosts of Versailles) – Graham Clark, Met (vidéodiffusion de la production) !!!/++ ***

° Corigliano – Air du Ver (des Ghosts of Versailles) – Robert Brubaker, LA Opera, Conlon (DVD Bridge ?) !!!/++ **

Corigliano – Air du Ver (des Ghosts of Versailles) – Brenton Ryan, Jalisco PO, Plácido Domingo (vidéodiffusion d'Operalia, Guadalajara 2016) !!!/+++ ***

° Corigliano – Air du Ver (des Ghosts of Versailles) – Tenor Adrian Dwyer, Kelvin Lim au piano (YT, Londres 2017) !!!/+ **

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MUSIQUES DE SCÈNE

° Biber – Karneval in Kremsier – Ars Antiqua Austria, Gunar Letzbor (Pan Classics)

Édouard Dupuy – Overture to «Youth and Folly» – Swiss Orchestra, Lena-Lisa Wüstendörfer (YT, capté en 2019 à la Tonhalle de Zürich) !!/+

→ https://www.youtube.com/watch?v=UkIfYOeQy4M

°° ADAM, A.: Jolie Fille de Gand (La) [Ballet] (Queensland Symphony, Mogrelia) (Naxos 2022)

°Kuhlau & Gade (Elverhøj), Mikel (Les Lanciers), Lange-Müller – « DER ER ET YNDIGT LAND » – Inger Dam-Jensen, Poul Elming, Johannes Soe Hansen, Michael Kristensen ; Radiosymfonikerna du Danemark,  Schønwandt (Dacapo 2007) ./+ .

→ Beaucoup de danses légères dans cette anthologie, qui comporte l'intérêt d'inclure des extraits d'opéras qui ne sont pas disponibles au disque, comme la Petite Christine de Gade (chantée par Elming !) ou Il était une fois de Lange-Müller.

Thrane, Udbye, Haarklou, Ole Olsen, Apestrand, Elling, Borgstrøm, Eggen – « Ouvertures d'opéras norvégiens » – Opéra National de Norvège, Ingar Bergby (LAWO 2021) !!/+ **

→ Écume d'un patrimoine enfoui où se révèlent de véritables personnalités mélodiques et dramatiques (toutes sont de style romantique) – et enfin une seconde version de l'ouverture de Thora på Rimol, le chef-d'œuvre tétanisant de Borgstrøm !

→ Que ne rejoue-t-on cela sur les scènes de Norvège, puis partout ailleurs, fût-ce en traduction ! !!/++

°TCHAIKOVSKY, P.I.: Snow Maiden (The) (Snegurochka) (Erasova, Archipov, Vassiliev, Russian State Chorus and Orchestra, Chistiakov) (Brilliant Classics, réédition sous licence 2018) !/++ *

→ Belle version incarnée et plutôt typée, d'une œuvre dans l'ensemble joliment décorative – mais les tourbillons de l'entracte du II restent franchement impressionnant !

°Mussorgski – Extraits de La foire de Sorotchinski & La Khovanchtchina – Philharmonia Orchestra, Walter Susskind (réédition BNF)

°ALFVEN, H.: Midsummer Vigil / Den forlorade sonen / Bergakungen / Festspel (Alfven, Westerberg) (1954-1957) (Swedish Society)

→ Direction pleine d'humour des danses du Fils prodigue par Alfvén lui-même !

° Lopez, Pitrès – Il était un petit navire, ballet pantomime – Orchestre Robert Lopez (BNF)

→ Musique de scène où la chanson est reprise à l'orchestre en mineur tourmenté !

→ En dématérialisé seulement : https://www.deezer.com/fr/album/13057310 .

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CANTATES PROFANES

°° Haendel – Apollo e Dafne, Armida Abbandonata – Kathryn Lewek, John Chest, Il Pomo d'Oro, Francesco Corti (PentaTone 2022) !/+ *

→ Armide fonctionne vraiment très bien, et l'accompagnement d'Il Pomo toujours aussi électrisant !  Vocalement, les voix (même John Chest que je trouve pourtant remarquable en salle !) sonnent un peu larges et amollies par rapport à la finesse des lignes écrites, mais tout le mondde tient très bien son rang.

° Beethoven – Cantate sur la mort de l'empereur Joseph II, WoO 87 – Mullerova, Adlerová, Voraček, Chadima ; Prague Mixed Choir, South Bohemia Chamber PO, Jiří Petrdlík (Arcodiva) !!/. .

→ Des bouts de Fidelio (notamment la fin du II – hautbois amoureux et réjouissance). Chœur amateur à la technique vraiment sommaire (et pas toujours juste). Vu qu'il y a un peu de choix, autant éviter celle-ci.

° Beethoven – Cantate sur la mort de l'empereur Joseph II, WoO 87 – Matthews, Mumford, Banks, Foster-Williams ; SFSO & Ch, Michael Tilson Thomas (SFSO) !!/+ *

→ Très bien.

° Beethoven – Cantate sur la mort de l'empereur Joseph II, WoO 87 – Margiono, Verebely, (Ulrike) Helzel, (Clemens) Bieber, Shimell ; Deutsche Oper, Thielemann (DGG) !!/++ **

→ Contre toute attente, la version la plus vivante, d'assez loin. Shimell est particulièrement charismatique dans son grand récit.

°Beethoven – Cantata on the accession of Emperor Leopold II – Ch. Schäfer, C. Bieber, von Halem ; Deutsche Oper, Thielemann (DGG) !/+ *

Gade – Erlkönigs Tochter – Junker, Weisser, Danish National Vocal Ensemble, Concerto Copenhagen, Mortensen (Dacapo 2018) !!!/+++ ***

Gade – Elverskud – Elmark, Dolberg, Paevatalu, Tivoli Concert Choir, Tivoli SO, Schønwandt (Dacapo) !!!/+ **

Gade – Elverskud, Échos d'Ossian, 5 mélodies – E. Johansson, Gjevang, Elming ; Danish NRSO, Kitayenko (Chandos) !!!/++ **

Gade – Korsfarerne (Les Croisés) – Rørholm, Westi, Cold ; Canzone Choir, The Camera Choir, Choir 72, Aarhus Music Students Chamber Choir, Aarhus SO, Frans Rasmussen (BIS 1990) !/+ *

Gade – Baldurs drøm, Fruhlings-Botschaft – Rørholm, Elming, Høyer ; Canzone Choir, Helsingborg SO, Rasmussen (Dacapo) !!/++ **

Bliss – Mary of Magdala + Meditations on a Theme by John Blow – Dame Sarah Connolly, James Platt ; BBC Symphony Chorus BBC Symphony Orchestra, Sir Andrew Davis (Chandos) ./+ .

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A CAPPELLA PROFANE

° Alfvén – « Choral and Vocal Music » – Orphei Drängar, Robert Sund (BIS 1993) !/+ *

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SACRÉ

°Machaut – Messe de Notre-Dame – Organum, Pérès ./++ *

→ À la corse…

°° (Manuel) Cardoso – Complete Masses, Vol. 1 – Choir Of The Carmelite Priory London, Simon Lloyd (Toccata Classics 2022) !!!/++ ***

Pfleger – Sacred Cantatas (cantates latines) – Manfred Cordes (CPO) !!/++ **

°Jeremiah Clarke : Ode on the Death of Henry Purcell / Purcell : Music for the Funeral of Queen Mary, Welcome to All the Pleasures… – album « Son of England » – Watson, Tamagna, Thompson, Buffière ; Les Cris de Paris, Le Poème Harmonique, Dumestre (Alpha 2017) !!/+++ **

→ La cantate de Clarke est une merveille de contrepoint souple et éloquent, très touchante !

°° Lalande – Dies iræ, Miserere Veni Creator – Ensemble Correspondances, Daucé (HM 2022)

→ Dommage, alors qu'il reste autant de motets

→ Bissé.

° Ramhaufski, Hochreither – « Festive Masses for Lambach Abbey » – St. Florianer Sängerknaben, Ars Antiqua Austria, Gunar Letzbor (Accent) !!/. *

→ Beaux contrepoints lents doublés aux sacqueboutes, même s'il faut supporter les petits braillards à l'autrichienne, pas les plus confortables à écouter !

→ Interprétation un peu discontinue (des 'blancs' entre les blocs orchestraux) et pas très dynamique, un peu déçu d'AAA ici !

° Aumann – Requiem – Ars Antiqua Austria, Gunar Letzbor (Pan Classics 2011) !/++

Jean-Noël HAMAL – Motets – Scherzi Musicali, Achten (Musiques en Wallonie 2021) !!!/+++ ***

→ (En particulier « Ah! si langet cor » et surtout l'architube coloraturé et tuilé « Miles fortis ».)

→ x10.

° Beethoven – Messe en ut – M. Marshall, Wulkopf, Dallapozza ; Radio Bavaroise, Wand (1982, édité par Hänssler Profil en 2007) !!/++

→ Seconde version disponible par Wand (il en existe aussi une autre, plus ancienne, de la Radio de Cologne).

→ Concert qui n'est pas le plus gracieux ou le plus précis, mais porté par une force souterraine impressionnante.

 

° Beethoven – Messe en ut – Audrey Michael, Bizineche, M. Schäfer, Michel Brodard ; Gulbenkian de Lisbonne, Corboz (Erato, réédition 2006) !!/++

→ Toujours cette belle ferveur propre à Corboz, qui emporte l'auditeur.

° Beethoven – Messe en ut – Palmer, Watts, Tear, Keyte ; St. John's College Choir Cambridge, Academy of St. Martin in the Fields Orchestra, George Guest (Decca) !!/+

→ Petits braillards inclus, effet très étrange.

° Beethoven – Messe en ut – Margiono, C. Robbin, Kendall, Miles ; ORR, Gardiner (Archiv, réédition 2015) !!/++

→ Hélas prise de son un peu lointaine et bouchée, qui limite le plaisir des instruments anciens.

° Beethoven – Messe en ut – van Kampen, Danz, K. Lewis, Michel Brodard – Stuttgart Gächinger Kantorei, Stuttgart Bach Collegium, Rilling (Hänssler) !!/++

Toujours très bien mené, beau discours, un peu lisse peut-être par rapport à la réussite absolue de son Christ au Mont des Oliviers (ou de ses oratorios de Mendelssohn).

° Loewe – Die Auferweckung des Lazarus – Eva Kirchner, Kammerloher, WDR, Froschauer (Capriccio 1997) !/. *

→ Plus opératique (dans le goût de Genoveva de Schumann), mais difficile de juger de ses qualités dans cette exécution assez molle – très bien chantée en revanche.

→ Couplé avec des chœurs a cappella intéressants, mais là un peu trop mollement exécutés pour pouvoir disposer d'un avis éclairé.

° Loewe – Das Sühnopfer des neuen Bundes (Oratorio de la Passion) – Mauch, Malotta, Poplutz, A. Burkhart ;  Arcis-Vocalisten Munich, L'Arpa Festante, Thomas Gropper (Oehms 2019) !!/+++ ***

→ En réalité une Passion, où l'on retrouve toutes les caractéristiques du genre :  Évangéliste en récitatifs, chorals, chœurs d'action, airs solos (très brefs ici), on entend très bien la parenté avec Bach (et les oratorios de Mendelssohn).

→ Très bien écrit dans l'ensemble, beau romantisme apaisé, avec une veine mélodique régulièrement inspirée. On peut aussi relever quelques fulgurances, comme le chœur de libération « Nicht dieser, sonder Barabban ! » ou l'air d'alto « Ach seht, der allen wohlgethan », où l'empreinte du meilleur Bach (chœurs d'action de la Saint-Jean, Es ist vollbracht…) se fait vraiment sentir, mais transcrit dans l'univers sonore de Mendelssohn.

→ Exécution formidable : sur instruments anciens, une couleur de cordes incroyable (l'impression d'une grande lyre à archet…), particulièrement vivant et habité dans son texte (très intelligible), ses situations, ses formules musicales.

→ Bissé.

F. David – Le Jugement Dernier / 6 Motets religieux – Ch Radio Flamande, Brussels PO, Niquet (Singulares) !/+++ *

°Moniuszko – « Sacred Choral Music » : Messe en la, motets – Musica Sacra Warsaw-Praga Cathedral Choir, Łukaszewski (DUX)

°Perosi – La risurrezione di Lazzaro (+ Il gran sasso d'Italia)        – Gavarini, Popescu, Puddu, Camastra, Guidotti ; I Polifonici, Nuova Cameristica di Milano, Sacchetti (Bongiovanni) !/. *

°Perosi – La Strage degli Innocenti – Fons Amoris Coro, Carlo Coccia Symphony, Sacchetti (Bongiovanni) !/+ *

°Alfvén – Herrans bön (The Lord's Prayer), Op. 15 – Iwa Sörenson, Brigitta Svendén, Christer Solen, Rolf Leanderson ; Stockholm Motet Choir, Storkyrkans Kor, Norrköping SO, Gustaf Sjokvist (Bluebell 1989)

→ Sorte de vaste motet de 45 minutes.

Paray – Messe pour les 500 ans de la mort de Jeanne d'Arc (Mercury) !/++ *

→ Bissé.

° Þorvaldsdóttir, Leifs, Sveinsson, Sævarsson, Sigur Rós – chœurs : « Ice Land: The Eternal Music » – Carolyn Sampson, Choir of Clare College Cambridge, Dmitri Ensemble, Graham Ross (HM 2019)

→ Très planant, un peu de la musique moderne pour chœur amateur. Pas bouleversé, mais c'est très beau. Dans une belle église chauffée avec des copains qui chantent ou pour chanter soi-même, ce doit être très chouette. (Diction infâme, tout de même : impossible d'attraper un mot.)

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SYMPHONIES FRANÇAISES

F. David – Symphonie n°3, poèmes symphoniques – Brussels PO, Niquet !/++ *

° MESSAGER, A.: Symphony in A major / FAURÉ, G.: Allegro symphonique / FRANCK, C.: Symphonic Variations (Ferey, Orchestre Symphonique du Mans, Gendille) (Skarbo 2001)

Saint-Saëns – Symphonie n°3 – Dupré, Detroit SO, Paray (Mercury) !!!/++ ***

→ Mainte fois.

Saint-Saëns – Symphonie n°3 – Latry, ONF Măcelaru (Erato 2021) !!/+++

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AUTRES SYMPHONIES ROMANES

°Perosi – Orchestral Music (Suite Venezia) – Bellasi, F. Pavone, Nuova Cameristica di Milano, Orchestra Sinfonica Stabile di Alba, A. Sacchetti (Bongiovanni) !!/. **

→ Très belles œuvres instrumentales, calmes et raffinées, plus subtiles que ses oratorios davantage tournés vers une expression épurée de la foi.

→ Bissé.

Martinucci – Symphonie n°2 en fa – Philharmonia, d'Avalos

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SYMPHONIES GERMANIQUES

° Aufschnaiter – Dulcis Fidium Harmonia: symphoniis ecclesiasticis concinnata - opus 4 M. DCC. III – Ars Antiqua Austria, Gunar Letzbor (Arcana 2019) !!!/+++ ***

→ Musique instrumentale jubilatoire, et jouée avec un allant irrésistible !

°° Haydn – « Haydn 2032, Vol.11 : Au goût parisien » Symphonies 2,24,82,87 – Kammerorchester Basel, Giovanni Antonini (Alpha 2022) !!/+++ ***

→ Oh les doublures de flûtes très grétrystes !  Très vivant et coloré, et la 24 est un délice méconnu !  Vivement recommandé.

°° Beethoven – Symphonies 6,7,8,9 – Le Concert des Nations, Jordi Savall (Alia Vox 2022) !!!/+++ ***

→ Du même niveau que le premier volume. Peut-être rien de très singulier ou surprenant, mais tout est porté à un tel niveau que c'est possiblement l'interprétation discographique la plus constante en termes de qualité superlative…

→ À distinguer en particulier : la précision et le timbre insolent des cordes (qui résonnent comme si tout était joué sur des cordes à vide, en particulier impressionnant dans les accords !), et le timbalier en furie (mais très musical, comme s'il jouait des thèmes).

→ J'apprécie aussi que malgré son caractère « musicologique » très affirmé, Savall ne cherche pas à remporter les records de vitesse façon Currentzis (ou, en concert, Rousset) : le final de la 7 est pris à un tempo qui permet d'entendre les volutes de cordes, la tension des progressions harmoniques du développement, les allègements poétiques du spectre… et ne se contente pas de faire sonner les accents de trompettes à chaque mesure (si l'on va trop près du tempo indiqué par Beethoven, c'est fatalement ce qui se produit).

→ Un vrai talent aussi, dans le détail, pour faire vraiment sonner les spécificités de texture et de couleur de chaque moment, Beethoven fait beaucoup alterner les masses, et Savall rend ces contrastes avec beaucoup de précision et de poésie.

°° Schubert – Fierrabras & Symphonie restituée – Venzago (2022) !/++ *

→ Pas une révélation, en particulier la symphonie restituée. Je n'ai pas encore lu les notes d'intention de Venzago pour voir si elles sont aussi fantaisistes de que sa narration fantasmagorique de la véritable Inachevée qui aurait été complète (il y a une notule sur le sujet…). Bonne exécution sinon, mais Venzago a fait mieux – dans l'Inachevée notamment !

° Loewe – Symphonie n°1 en ré mineur – Philharmonie de Lorraine, Jacques Houtmann (UMG / DGG)

Gade – Symphonie n°3, Échos d'Ossian – Danish National, Hogwood (Chandos) (!!/++) **

Gade – Symphonies n°2 & 8, In the Highlands – Danish National, Hogwood (Chandos) (!/++) *

°° Mendelssohn, Meeresstille und glückliche Fahrt / Bruckner, Symphonie n°6 – MDR Leipzig, Rögner (Genuin, publication 2022) !!/+++ ***

→ Couplé avec l'Inachevée, la Pastorale et les Variations Mozart de Reger (tout cela me tente moins). Prise de son incroyable, on retrouve les qualités de fluidité, de clarté et de tension de Rögner, mais magnifiée par les timbres à la fois précis et typés de la Radio de Leipzig, et servie par une prise de son d'une vérité incroyable.

°° Brahms – Concerto pour violon, Symphonie n°1 – Degand, Cercle de l'Harmonie, Rhorer (NoMadMusic 2021) !!!/+++ ***

→ Formidables couleurs renouvelées, et dans le concerto, ce que tire Degand de cordes en boyaux est tout simplement hallucinant d'aisance et de musicalité. Versions majeures, et très différentes.

° Mahler – Symphonie n°9 – Oslo PO, Jansons (Simax) !!!/++ **

° Alfvén – Orchestral Music (Alfven Conducts Alfven 1932-1952) : Cantate pour les 500 ans du Parlement Suédois, Symphonies 3 & 4 – Royal Stockholm Philharmonic, Alfvén (Phono Suecia 1997) !!!/+++ ***

→ Versions par Alfvén lui-même, splendidement restaurées et publiées par Phono Suecia (on entend très bien le détail !), je crois qu'elles surpassent tout par leur caractère direct, net et emporté à la fois.

→ Sa longue vie nous permet de l'entendre diriger ses propres œuvres, et de profiter de l'humour avec lequel il dirige les danses du Fils prodigue, ou de la flamme qui habite son interprétation de sa cantate pour les 500 ans du Parlement Suédois, ce que vous trouverez chez lui de plus proche d'un opéra !  Il a aussi été capté dans ses symphonies (3 & 4) avec le Philharmonique Royal de Stockholm. Et je suis frappé de la vivacité de jeu, de la clarté du spectre, de l'exaltation du rebond et des références folkloriques dans la Troisième, avec une sorte d'emphase souriante et volontairement exagérée, comme un personnage d'opéra un peu grotesque qui chante sa chanson avec une pointe d'excès. Absolument délicieux, très différent, et réellement convaincant – probablement le compositeur à m'avoir le plus convaincu dans ses propres œuvres !  Quant à la Quatrième, très cursive (on croirait qu'il dirige Don Juan de R. Strauss, tant l'orchestre fulgure !), elle inclut la participation de la jeune… Birgit Nilsson !

→ Trissé.

°Graener – Comedietta – Staatskapelle Berlin, Abendroth (Jube Classics) !!/++ **

Graener – Œuvres orchestrales, vol.2 : Symphonie en ré mineur, Échos du royaume de Pan, Variations Prinz Eugen – Radiophilharmonie de Hanovre, W.A. Albert (CPO) !!!/+++ ***

→ Bissé.

→ Prinz Eugen 7 fois.

Graener – Œuvres orchestrales, vol.3 : Comedietta, Variations sur un chant russe – Alun Francis (CPO) !!/++ **

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SYMPHONIES DES ÎLES BRITANNIQUES

°° (William) Wordsworth – Symphonie n°7 (Orchestral Music, Vol. 4) – Liepaja SO (Toccata Classics 2022) ./+ .

→ Rien relevé de particulièrement remarquable lors de cette (première) écoute. Il faudrait réeessayer naturellement.

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SYMPHONIES SLAVES

°° (Moritz) Moszkowski – Orchestral Works, Vol. 3 – Sinfonia Varsovia, Ian Hobson (Toccata Classics 2022) !/++ *

→ Moins exaltant que les deux précédents volumes (que je recommande vivement aux amateurs de romantisme paisible).

Mosolov – Symphony No. 5 & Harp Concerto – Taylor Ann Fleshman, Moscou SO, Arthur Arnold (Naxos 2020) !!/++ **

→ Un délice tout particulier que ce concerto pour harpe très étrange, qui échappe totalement à l'esprit habituel de dialogue et de virtuosité apparente des concertos. J'y reviens souvent.

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SYMPHONIES NORD-AMÉRICAINES

Bernstein – Symphonie n°1 – Arctic PO, Ch. Lindberg (BIS)

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SYMPHONIES SUD-AMÉRICAINES

°° (Aurelio) Barrios y Morales – « Anthology of His Symphonies » – Orquesta Sinfónica de Coyoacán Nueva Era A.C., Rodrigo Elorduy (Sterling 2022) !!/++ **

→ Petite merveille d'un romantisme doux (et mexicain, mais absolument aucune couleur locale ici).

→ Bissé.

VILLA-LOBOS, H.: Symphonies Nos. 1 'O Imprevisto' and 2 'Ascenção' (São Paulo Symphony, Karabtchevsky) (Naxos 2017) !!/+ *

→ Quadrissé.

°VILLA-LOBOS, H.: Symphonie No. 2 – SWR Stuttgart, St. Clair (CPO 2000) !!/+ *

VILLA-LOBOS, H.: Symphonies Nos. 3 'War' and 4 'Victory' (São Paulo Symphony, Karabtchevsky) (Naxos) !/+ *

VILLA-LOBOS, H.: Symphonies Nos. 6 & 7 (São Paulo Symphony, Karabtchevsky) (Naxos) ./+ .

VILLA-LOBOS, H.: Symphonies Nos. 8,9,11 (São Paulo Symphony, Karabtchevsky) (Naxos 2017) ./+ .

VILLA-LOBOS, H.: Symphonie No. 10 (São Paulo Symphony, Karabtchevsky) (Naxos) !!/+ .

°VILLA-LOBOS, H.: Symphonie No. 10 – SWR Stuttgart, St. Clair (CPO 2000) !!/+ *

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AUTRES SYMPHONIES

Saygun – Symphonies 1 & 2 – Rheinland-Pfalz State Philharmonic Orchestra, Rasilainen (CPO) ./.  .

→ Toujours aussi peu discursif, vaste, errant, plat.

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POÈMES SYMPHONIQUES

°Gade – « King Frederik IX Conducts the Danish National Radio Symphony » : Échos d'Ossian (Dacapo publication 2000)

→ Manque absolu d'entrain, ressemble à une marche militaire empesée, en fait de mystères battus par le vent des Hébrides…

°Gade – Échos d'Ossian – Rheinland-Pfalz State Philharmonic Orchestra, Ole Schmidt (CPO 1995)

→ Sonneries très lentes, et équilibres de l'orchestre pas très beaux (ni timbres), mais beaucoup de vie dans les épisodes intermédiaires.

Gade – Échos d'Ossian – National de la Radio Danoise, Hogwood (Chandos) !!!/+++ ***

°Arensky – Variations on a Theme of Tchaikovsky, Op. 35a (pour orchestre à cordes) – Moscow Symphony Orchestra, Kerry Stratton (Dorian Sono Luminus)

°Dukas, L'apprenti Sorcier / Tchaïkovski, Casse-Noisette / Bach-Stokowski, Toccata & Fugue en rém – Bernard Herrmann (Decca) !/+ *

Novák – Toman et la Nymphe des bois – Hrůša (Supraphon) **

Novák – Nikotina – Brno PO, Jílek (Supraphon) !!!/++ ***

°° Ravel – La Valse, Le Tombeau de Couperin, Alborada del Gracioso, Une Barque sur l'Océan… – Stockholm RPO, Oramo (BIS 2022) !/+ *

→ Prise et jeu très clairs, mais je n'y trouve pas la plus-value spectaculaire des couleurs d'Oramo dans Elgar, Nielsen ou Sibelius, sans doute parce que Ravel est suffisamment précisément orchestré pour ne changer qu'à la marge d'une interprétation à l'autre.

° Kienzl - Symphonic Variations on the Strassburglied (Zu Strassburg auf der Schanz) from the opera Der Kuhreigen op.109a (1925? pub. 1934) - Stuttgart Radio-sinfonieorchester,  Fritz Mareczek (archive YT)

→ Trissé.

Mantovani – Time Stretch – TM+, Cuniot (æon)

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CONCERTOS

° Radolt – Concertos pour luth viennois – Hubert Hoffman, Ars Antiqua Austria, Gunar Letzbor (Challenge Classics 2008) !!/++ **

°° Telemann, Platti, Vivaldi & Geminiani – « Concerti all'arrabbiata » – Freiburger Barockorchester, Gottfried von der Goltz (Aparté 2011) ./. .

→ Écouté devant l'enthousiasme d'un compère ici présent, je n'ai à la vérité, comme je le redouté, pas perçu de différence notable avec les autres disques de ce genre : il y a même plus coloré, plus typé, plus virtuose… (Mais il faut dire que les Freiburger d'aujourd'hui, en particulier avec Goltz, me paraissent toujours assez lisses et léchés, pas vraiment ce que j'ai envie d'entendre dans des œuvres qui ne débordent déjà pas de surprises.)

° Graupner – Ouvertures et Concertos pour chalumeaux – Ars Antiqua Austria, Gunar Letzbor (Challenge Classics) !/++ *

° Dittersdorf – Harp Concerto in A Major – Andrea Vigh, Budapest Strings, Béla Bánfalvi !!/. .

° Haendel, Boïeldieu – Concertos pour harpe – Marisa Robles, ASMF, Iona Brown (Decca) !!/. *

° Haendel, Dittersdorf, Boïeldieu – Concertos pour harpe – Claudia Antonelli, Innsbrucker KO, Hans Ludwig Hirsch (Arts 2012) !!/+ **

Davaux – Symphonie concertante mêlée d'airs patriotiques – Concerto Köln (Capriccio 1989) !!/+++ **

Davaux – Symphonie concertante mêlée d'airs patriotiques – Le Concert de la Loge Olympique, Chauvin (Aparté) !!/++ **

Dupuy – Concerto pour flûte n°1 – Collegium Musicum Copenhagen, Schønwandt (Dacapo 1997) !!/+++ **

→ Bissé.

Dupuy – Concerto pour basson en la mineur – Christian Davidsson ; Sundsvall ChbO, Niklas Willén !/++ *

°Dupuy – Concerto pour basson en ut mineur – Sambeek ; Orchestre du Sud des Pays-Bas, Spering (YT) !!!/++ **

Dupuy – Concerto pour basson en ut mineur – Sambeek ; Suède ChbO, Ogrintchouk (BIS 2019) !!!/+++ ***

Bernhard Romberg – Concerto pour flûte en si mineur, Quintette pour flûte et cordes  – John Wion */. .

→ Interprétation à l'ancienne.

°° Bernhard Romberg – Concertos pour violoncelle 2 & 6, Rondo capriccioso – Raphael Wallfisch, London Mozart Pleyers, (CPO 2022) !/+ *

→ Le meilleur de Romberg est à chercher dans ses duos et surtout dans ses symphonies. Ses concertos, vaillamment gravés les un après les autres par CPO, restent de jolies pièces de virtuosité un peu galante.

Bernhard & Andreas Romberg – Ouverture Mendoza (A.), Ouverture de concert (B.), Violin Concerto No. 3, Cello Concerto No. 2 – Yury Revich, Lionel Cottet, Hofer Symphoniker, Luca Bizzozero

→ Comme toujours, Bernhard deux crans au-dessus.

°° Brahms – Concerto pour violon, Symphonie n°1 – Degand, Cercle de l'Harmonie, Rhorer (NoMadMusic 2021) !!!/+++ ***

→ Formidables couleurs renouvelées, et dans le concerto, ce que tire Degand de cordes en boyaux est tout simplement hallucinant d'aisance et de musicalité. Versions majeures, et très différentes.

°Brahms – Concerto pour piano n°2 – Magaloff, Den Haag, Otterloo (VOX)

→ Déçu, très figé, assez lent, véritables césures entre les phrases, comme si tout le monde se découvrait le jour même de l'enregistrement. J'attendais mieux de cet équipage qui n'a produit que des merveilles !

°Brahms – Piano Concertos 1 & 2 – Garrick Ohlsson, Melbourne Symphony Orchestra, Tadaaki Otaka (ABC Classics / MSO Live 2013)

Röntgen, Amanda Maier, Brahms – Concertos pour violon – Cecilia Zilliacus ; Malmö Symphony Orchestra, Västerås Sinfonietta, Kristiina Poska (dB Productions 2022) !!/++ **

→ Maier est nettement plus marquante dans le beau romantisme simple de ses œuvres de chambre qu'ici. Le concerto en fa dièse mineur de (son mari) Röntgen, dont c'est la seule gravure que je connaisse (il existe un autre très beau concerto, en la mineur, chez Centaur).

Röntgen, Hubay, Chausson – Concertos pour violon : en lam, n°3, poème – Ragin Wenk-Wolf (Centaur 2006) !!!/++ ***

→ Le concerto de Röntgen est en particulier une merveille de caractère, qui vaut bien les grands standards connus. Comme pour ses sonates avec violon, Röntgen se distingue particulièrement avec cet instrument (alors que les concertos pour violoncelle ressemblent à Dvořák en moins exaltant, que les concertos pour piano et surtout les symphonies sont assez plats…).

°° Tchaikovski – Andante & Finale Op. 79 (arr. S. Taneyev for piano and orchestra) – Hoteev, Tchaikovsky Symphony, Fedoseyev (Hänssler réédition 2021) !/+ *

→ Final vraiment lent, qui ne lui fait pas gagner en légèreté. Sinon, bien sûr très articulé avec du grain, mais vraiment moins grisant que Glemser-Wit.

Tchaikovski – Troisième Concerto, Andante & Finale Op. 79 (arr. S. Taneyev for piano and orchestra) – Glemser, Polish National O Katowice, Wit (Naxos 1996) !!/++ ***

→ Bissé le concerto, trissé l'Op.79.

° Boïeldieu, Saint-Saëns, Pierné, Renié – « French Concertos for Harp » – Xavier de Maistre !!/++ *

° Sibelius, Stenhammar, Nielsen, Svendsen, (Daniel) Nelson – Romances & danses pour violon & orchestre – Zilliacus, Västerås Sinfonietta, Koivula (Intim Music 2004)

→ Pas des chefs-d'œuvre, mais plaisir d'entendre le suraigu qui tinte chez Zilliacus, dans ce répertoire peu couru.

°° Bruch, Bloch, Ravel, Korngold – Kol Nidrei, From Jewish Life, 2 Mélodies hébraïques, Concerto en ut – Edar Moreau (Erato 2022) !!/+++ **

→ Grande version de Kol Nidrei !  Et réussites partout ailleurs, dont le rare concerto de Korngold. Décidément Moreau, après Offenbach-Gulda, nous offre du neuf de grand intérêt !

→ Bissé.

Mosolov – Symphony No. 5 & Harp Concerto – Taylor Ann Fleshman, Moscou SO, Arthur Arnold (Naxos 2020) !!/++ **

→ Un délice tout particulier que ce concerto pour harpe très étrange, qui échappe totalement à l'esprit habituel de dialogue et de virtuosité apparente des concertos. J'y reviens souvent.

°° Badindgs, Koetsier, Bosmans, Arne Werkman – « Dutch Hidden Gems », concertos & sonates pour alto du XXe néerlandais – Dana Zemtsov, Phion O, Kuwahara (Challenge Classics 2022)

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CHAMBRE : VENTS ET CORDES

° Schubert – Octuor + Quartettsatz – Edding SQ, Northernlight (Phi) !/++

→ Sur instruments anciens (issus de l'Orchestre des Champs-Élysées, vu le label ?), très vivant et fluide.

° Spohr, Beethoven – Nonette, Septuor – Linos Ensemble (Capriccio 1993) !/++ *

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SEXTUORS À CORDES

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QUINTETTES À CORDES

°Gade – Chambre vol.4 : Quatuor en fam, Quintette à cordes en fam, Novelettes clar pia – MidtVest Ensemble (CPO 2019) (!/+++) *

°Brahms – Quintette à cordes 1 – Budapest SQ (Sony)

°Taneïev – Intégrale des Quintettes – Martinů SQ, Olga Vinokur (Supraphon)

Schillings – Quatuor & Quintette à cordes – (CPO) (!!!/+++) ***

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QUINTETTES PIANO-CORDES

Arensky – Quatuors 1 & 2, Quintette piano – Ying SQ (Dorian Sono Luminus) !!!/++ ***

→ Le final du 2 est fondé sur le même thème russe qui sert au couronnement de Boris Godounov et au final du Septième Quatuor de Beethoven. L'intégration de la thématique populaire dans les formes sonates, variations et fugatos est vraiment réjouissante chez Arenski !

°TANEYEV, S.I.: Piano Quintet, Op. 30 / Piano Quartet, Op. 20 (Yudina, Beethoven Quartet) (1953-1957) (RCD) !!!/+++ ***

→ Versions très engagée comme on pouvait s'y attendre. En particulier dans les mouvements lents (l'adagio du quatuor, avec ses contrastes volubiles, tétanisants…).

°Taneïev – Intégrale des Quintettes – Martinů SQ (Supraphon) !!!/+++ ***

→ Très belle version intense, et quelles œuvres !  La marche obstinée et poétique du quintette avec piano, le premier mouvement foisonnant du quintette à deux violoncelles, l'adagio expansif très intense du quintette à deux altos… !

°TANEYEV, S.I.: Chamber Music - Piano Quintet / Piano Quartet / Piano Trio (Zassimova, Breuninger, Krznaric, Heichelbech, Lörcher) (CPO) !!!/++ **

→ Version très allemande, un peu sage mais avec de beaux timbres équilibrées, et non dénuée d'intensité. Œuvres très marquantes (les mouvements lents sont absolument extraordinaires), très au-dessus des quatuors ou des symphonies, à mon sens.

° Taneïev – Quatuor avec piano, Quintette avec piano – Alessandro Deljavan, Daniela Cammarano, Andrea Agostinelli… (Brilliant Classics 2019) !!!/. .

→ Pas très bien capté, et timbres instrumentaux peu avenants. Disjonction du spectre également, aucun fondu entre les phrasés et épisodes. Clairement pas la version prioritaire de ces chefs-d'œuvre, qui perdent un peu en souffle ainsi joués et enregistrés.

→ Trissé.

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AUTRES QUINTETTES

°Andreas Romberg – 3 Quintettes à flûte, violon, 2 altos, violoncelle – Ardinghello Ensemble (MDG) !/+ *

Dupuy – Quintette pour basson et cordes et la mineur « A Bassoon in Stockholm... » – Agrell (BIS 2016) !/+ *

→ Couplé avec du Berwald.

°Baermann, Rejcha – Quintettes avec clarinette – Karl Schlechta, Maggini SQ (SWR Classics Archive, publication 2017) !!/+ **

°Brahms – Quintette clarinette & cordes – Budapest SQ (Sony) !!!/++ *

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QUATUORS À CORDES

° Haydn – Quatuor Op.1 n°1 – Tatrai SQ (Hungaroton)

° Haydn – Quatuor Op.1 n°1 – Petersen SQ (Capriccio)

°Haydn – Quatuors Op.1 n°1,2,3,4 – Kodály SQ (Naxos) !!/++ **

°Haydn – Quatuors Op.1 n°5,6 + Op.2 n°1,2 – Kodály SQ (Naxos) !!/++ **

°Haydn (ou Hoffstetter) – Quatuors Op.2 n°2,5 + Op.3 n°1,2 – Kodály SQ (Naxos) !!!/++ **

°Haydn (ou Hoffstetter) – Quatuors Op.3 n°3,4,5,6 – Kodály SQ (Naxos) !!!/++ **

Haydn – Quatuors Op.20 n°5, Op.33 n°5, Op.54 n°2, Op.76 n°6, etc. – Hanson SQ (Aparté 2019) !!/++ **

Haydn – Quatuors Op. 76 n°1,2,3,4,5,6 – Takács SQ (Decca 2004) !!!/+++ ***

→ Bissé.

°WOLFL, J.: String Quartets Op.4 1-3 (Authentic SQ) !/+ *

°WOLFL, J.: String Quartets, Op. 4, No. 3, Op. 10, Nos. 1 and 4 (Quatuor Mosaiques) (Paladino Music) !/++ *

Beethoven – Quatuor n°8 – Takács SQ (Decca) !!!/++ **

°° Schubert – Intégrale des  quatuors à cordes – Quatuor Modigliani (Mirare 2022)

→ Beaux sons boisés, élancés au point qu'on croirait presque entendre des vents ; très allant, quatuors de jeunesse traités avec beaucoup de sérieux et d'investissement.

→ Les 14 et 15 sont d'une insolence insensée. Seul le 13 m'a paru sensiblement en deçà des meilleures propositions de la discographie. Le reste saisit. Intensément.

→ Voilà une intégrale qui rejoint, dans un goût plus chaleureux et tendu, la pointe-de-diamant des Diogenes, la lumière exaltée des Leipziger, la netteté des Verdi, parmi les grandes intégrales qui prennent ce corpus au sérieux…

→ Prise de son fantastique, on entend merveilleusement le fondu mais aussi chaque voix très distinctement, ce qui est très rare, même assis au premier rang. Mirare a en outre fait le choix d'une réverbération ample et agréable, avec un petit côté cathédrale qu'on n'a jamais dans une salle de spectacle !

→ Bissé.

° Schumann – Quatuors – Modigliani SQ !!/++ **

°Gade – Chambre vol.4 : Quatuor en fam, Quintette à cordes en fam, Novelettes clar pia – MidtVest Ensemble (CPO 2019) (!/+++) *

°Franck – Quatuor en ré – Danel SQ (CPO)

°Franck – Quatuor en ré – Petersen SQ (Phoenix)

°Franck – Quatuor en ré – Zaïde SQ (NoMadMusic)

°Franck – Quatuor en ré – Ysaÿe SQ (Ysaÿe)

°Brahms – Quatuors à cordes 1,2,3 – Budapest SQ (Sony)

°Dvořák – Quatuor 8 – Panocha SQ (Supraphon) !!/. .

→ Un peu déçu par la petite placidité et le son pas très typé.

°Dvořák – Quatuors 8 & 10 – Albion Quartet (Signum) !!/*

→ Beaucoup de douceur et de musicalité, très réussi.

°Dvořák – Quatuors 8 & 11 – Vlach SQ Prague (Naxos) !!/++ **

→ Dans ce qui sont (avec le 9 et le 10) les meilleurs quatuors Dvořák (à mon gré), en tout cas ceux dont les développements soutiennent le mieux l'intérêt et surprennent suffisamment pour ne pas paraître laborieux, très belle surprise que d'entendre, sur un Naxos de cette période, la meilleure maîtrise instrumentale et le son le plus typé de ce rapide parcours discographique !

Arensky – Quatuors 1 & 2, Quintette piano – Ying SQ (Dorian Sono Luminus) !!!/++ ***

→ Le final du 2 est fondé sur le même thème russe qui sert au couronnement de Boris Godounov et au final du Septième Quatuor de Beethoven. L'intégration de la thématique populaire dans les formes sonates, variations et fugatos est vraiment réjouissante chez Arenski !

°Perosi – Quatuors à cordes 1 à 3 – Ensemble L. Perosi (Bongiovanni) !!/. **

→ Ça ne joue pas tout à fait juste, et on sent que les musiciens manquent un peu de liberté technique, mais interprétations tout à fait honorables de ce très beau corpus postromantique, riche et bien écrit !

Schillings – Quatuor & Quintette à cordes – (CPO) (!!!/+++) ***

°Ginastera n°1, Halffter Ocho Tientos, Bartók n°2 – « Terra » – Cuarteto Quiroga (Cobra Records 2017) !!!/+++ ***

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CHAMBRE : QUATUORS PIANO-CORDES

°TANEYEV, S.I.: Piano Quintet, Op. 30 / Piano Quartet, Op. 20 (Yudina, Beethoven Quartet) (1953-1957) (RCD) !!!/+++ ***

→ Versions très engagée comme on pouvait s'y attendre. En particulier dans les mouvements lents (l'adagio du quatuor, avec ses contrastes volubiles, tétanisants…).

°TANEYEV, S.I.: Chamber Music - Piano Quintet / Piano Quartet / Piano Trio (Zassimova, Breuninger, Krznaric, Heichelbech, Lörcher) (CPO) !!!/+ *

→ Version très allemande, un peu sage mais avec de beaux timbres équilibrées, et non dénuée d'intensité. Œuvres très marquantes (les mouvements lents sont absolument extraordinaires), très au-dessus des quatuors ou des symphonies, à mon sens.

° Taneïev – Quatuor avec piano, Quintette avec piano – Alessandro Deljavan, Daniela Cammarano, Andrea Agostinelli… (Brilliant Classics 2019) !!!/. .

→ Pas très bien capté, et timbres instrumentaux peu avenants. Disjonction du spectre également, aucun fondu entre les phrasés et épisodes. Clairement pas la version prioritaire de ces chefs-d'œuvre, qui perdent un peu en souffle ainsi joués et enregistrés.

→ Trissé.

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TRIOS AVEC PIANO

°° Beethoven, Ries, Punto, Danzi – « Horn and Piano: A Cor Basse Recital » – Teunis Van Der Zwart, Alexander Melnikov (2022) !!/+++ **

→ Délicieux, entraînant, en particulier Ries et Danzi, avec le pianoforte particulièrement savoureux de Melnikov… Les timbres naturels se fondent remarquablement.

°° Reinecke – Trios piano-cordes – Trio Hyperion (CPO 2022) !/+ *

→ Assez brahmsiens, en moins aventureux dans la forme et les rythmes (m'a-t-il semblé en première écoute et à l'oreille seule). Le Premier est très beau.

→ Inclut un arrangement pour trio du Triple concerto de Beethoven… on ne perd pas beaucoup en supprimant l'orchestre de toute façon, mais l'œuvre ne se révèle pas plus dense pour autant.

° Reinecke – Trios pour clarinette, alto & piano, 3 Phantasiestücke pour alto & piano – Carol Robinson, Pierre Lénert, Jeff Cohen !/+ *

°° Ernest Moeran – Chamber Music – Fidelio Trio (Resonus Classics 2022) !!/++ **

→ Très belles pièces, très marquées par Fauré et le jeune Debussy pour le Trio, par le Debussy de maturité pour la sonate violon-piano.

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CHAMBRE : PETITS ENSEMBLES BAROQUES

°Bertali – Prothimia Suavissima (Sonates à 3 ou 4) – Ars Antiqua Austria, Gunar Letzbor (Arcana) !!/++ **

°° Aumann – Chamber Music in the Abbey of St. Florian – Ars Antiqua Austria, Gunar Letzbor (Challenge Classics 2022) !!/+++ ***

°Biber – Sonatae Tam Aris Quam Aulis Servientes (Sonates à 5 ou 8) – Ars Antiqua Austria, Gunar Letzbor (Arcana) !/++ *

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CHAMBRE : TRIOS À CORDES

° Bernhard Romberg – Trio à cordes n°1 en mi mineur (1824) – par Christoph Dangel, Katya Polin, Stefan Preyer ./. .

→ Sur instruments d'époque.

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DUOS : FLÛTE-PIANO

° Elfrida Andrée, Amanda Maier, Laura Netzel – « Breaking Waves - Flute Music by Swedish Women Composers » – Paula Gudmundson, Tracy Lipke-Perry (MSR Classics 2019)

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DUOS À CORDES

°Polevá – Gulf Stream dans sa version alto-violoncelle – Катерина Супрун, Золтан Алмаши (YT 2012)

→ Mélange le Prélude de la Première Suite pour violoncelle de Bach avec l'Ave Maria de Gounod (prévu pour se fixer sur le Premier Prélude du Clavier bien tempéré), puis inverse les instruments (violoncelle en harmoniques pour faire l'aigu). Amusant et plaisant, mais la compositrice va autrement loin dans son quatuor piano-cordes paru l'an passé chez Naxos, et vanté ici même !

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DUOS : VIOLON-PIANO (ou continuo)

°Pandolfi Mealli – Pandolfi Mealli: Sonate à violino solo (Opera terza) – Ars Antiqua Austria, Gunar Letzbor !/++ *

°Koessler – Sonate violon-piano en mim, Airs hongrois… – Wallin, Smirnof (VMS Musical Treasures 2021) !!/++ **

°° Ernest Moeran – Chamber Music – Fidelio Trio (Resonus Classics 2022) !!/++ **

→ Très belles pièces, très marquées par Fauré et le jeune Debussy pour le Trio, par le Debussy de maturité pour la sonate violon-piano.

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DUOS : VIOLONCELLE-PIANO

°Bernhard Romberg – The Complete Cello Sonatas – Hannah Holman, Réne Lecuona (Blue Griffin 2013) !!/++ **

→ Très proche de celles de Beethoven, avec une vituosité plus affichée et un sens mélodique plus séduisant (un peu plus souple, il faut dire qu'on est dans la génération d'après !).

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DUOS : 2 PIANOS

°MAHLER, G.: Symphony No. 2 (arr. B. Walter for 2 pianos) (Maasa Nakazawa, Athavale) (Naxos 2016)

→ Pas grisé par la transcription (on entend le squelette, mais il manque beaucoup de détails et d'effets) ni par l'interprétation (attaques assez épaisses, un peu molles), ni par le résultat global – vraiment pas du tout le même frisson (et je ne suis pas suspect de ne pas donner crédit aux réductions !) que la symphonie d'origine.

→ Pour autant, très intéressant de l'entendre différemment, on y prend beaucoup de plaisir. Curieux d'entendre une transcription mieux faite et surtout une interprétation plus survoltée, plus engagée dans l'évocation symphonique.

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SOLOS : CLARINETTE

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SOLOS : VIOLON

Bach – « Sei solo », 3 sonates & partitas pour violon – Kavakos (Sony 2022)

Bach – Sonates & partitas pour violon, volume 1 – F.-P. Zimmermann (BIS 2022)

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SOLOS : VIOLONCELLE & VIOLE DE GAMBE

°° Bach, Abel – Suites pour violoncelle sur viole – Lucile Boulanger (2022) !/++ *

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SOLOS : LUTH, THÉORBE, GUITARE…

R. Ballard – Premier livre de luth – Richard Kolb (Centaur 2019) !!!/+++ ***

°J.S. Bach – Sonatas & Partitas For Lute – Hopkinson Smith

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SOLOS : ORGUE

°ROSSI, M.: Toccate e correnti (Music for Organ and Harpsichord) (Castagnetti) (Brilliant 2015)

→ Folies chromatiques (et sur tempérament inégal, ça frotte !) des toccate 3 et surtout 7 !

°Titelouze, Racquet, L. Couperin, Jullien, Grigny, Corrette – Œuvres pour orgue – Cathédrale de Rodez, Frédéric Muñoz !!!/+++ ***

°Pachelbel – Vol.1 : Musicalische Sterbens-Gedancken, Ciaccona in F Major (POP 15) – Christian Schmitt (CPO)

Pachelbel – Vol.2 : Chaconne en sol – Essl (CPO) !!!/+++ ***

°Pachelbel – Vol.3 : 3 Ciaccone – Belotti, J.D. Christie (CPO) !!/+ *

°Daquin, Dandrieu, Corrette… – Noëls français pour orgue (Aux grandes orgues de la cathédrale d'Auch) (Stereo Version) – Marie-Claire Alain (BNF) !!/++ **

°Franck – 3 Chorals – M.-C. Alain (Erato 1976, réédition Apex) !!/++ **

→ Registration peu éclatante, mais très belle poussée constante, qui tient en haleine !

°Franck – 3 Chorals – Saint-Ouen de Rouen, Lecaudey (Pavane Records) !!/+ *

°Franck – 3 Chorals – Guillou (Dorian Sono Luminus) !!/++ **

→ Qualité de la registration qui permet une réelle progression marquante !

°Franck – 3 Chorals – Latry (DGG) !!/++ **

→ Version aux timbres assez brillants, conduite avec ampleur mais véritable sens de la progression, de grandes respirations amples qui font impression.

°Franck – 3 Chorals – Saint-Ouen de Rouen, Joris Verdin (Ricercar) !!/+ *

→ Vif, mais vraiment des fonds bouchés de Cavaillé-Coll, qui gâchent un peu tout…

° Töpfer  Sonate en ré mineur – Die Ladegast-Orgel der St. Johannis-Kirche zu Wernigerode, Reinhardt Menger (FSM 1992) ./¤ ¤

→ Me fut chaudement recommandé, mais pas beaucoup aimé. J'ai même plutôt détesté le premier mouvement. L'impression que les harmoniques sont beaucoup trop hautes dans les mutations du plein-jeu, pour commencer ?

→ Quant à l'écriture, ce ressemble vraiment à de l'orgue pour organiste, avec les grandes figures inspirées de JS ou CPE, mais lissées par un langage Mendelssohn-Merkel et une forme simple plutôt Dubois. Ça m'évoque assez ce que j'aime pas chez Bach (tous ces intervalles moches de seconde mineure), et vraiment ce que n'aime pas chez les imitateurs de Bach. Un côté pièce de démonstration pour facteur-accordeur.

→ Le mouvement lent est beau, joliment mélodique, entre Widor et Dubois, ni indigne ni très singulier.

→ Dans le dernier mouvement, mêmes problèmes que le premier (en plus je trouve l'ensemble joué très mollement, c'est pas toujours synchronisé entre les mains et les sections, ça bave un peu de partout) : l'instrument, les pseudo-bachismes, les unissons brucknériens mais moches, les résolutions téléphonées… Je retenterai, vraiment pas concluant cette fois !

°ANDRIESSEN, H.: Chorals Nos. 1-4 / Sonata da chiesa / A Quiet Introduction / Offertorio / Thema met variaties (Saunders) (Brilliant 2015)

→ Une seule pièce marquante, pas le meilleur Andriessen, comme souvent à l'orgue chez les compositeurs non spécialistes.

°Karg-Elert – Intégrale de l'œuvre pour orgue vol.1 : Chorale Improvisations Op.65, Livre 6 – Stefan Engels (Proprius) !! **

→ Vraiment du choral retravaillé, très convaincant ! (Et chez certains, comme le n°39, du sacré contrepoint agité !)

°Karg-Elert – Intégrale de l'œuvre pour orgue vol.11 : Chorale Improvisations Op.65, Livres 5 & 6 – Stefan Engels (Proprius) !! **

→ De petites merveilles organistiques, belles harmonies dans un style libre qui évoque en effet l'improvisation. Énormément de charme.

Karg-Elert – Intégrale de l'œuvre pour orgue vol.12 : 3 Impressions, Hommage à Haendel, Partita n°1 – Stefan Engels (Proprius 2021) !! **

→ Inclut les monumentales variations d'Hommage à Händel, qui se déploient lentement de façon assez spectaculaire.

Messiaen – Messe de la Pentecôte, Livre d'orgue (Intégrale pour orgue, vol.5) – Rudolf Innig (MDG) !!/+++ ***

Petr EBEN – Job – Howard Lee (récitant), David Titterington (orgue, David Titterington & Howard Lee (Multisonic 1992) !!!/+++ ***

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SOLOS : CLAVECIN

°ROSSI, M.: Toccate e correnti – Vartolo (Naxos)

°ROSSI, M.: Toccate e correnti (Music for Organ and Harpsichord) (Castagnetti) (Brilliant 2015)

→ Folies chromatiques (et sur tempérament inégal, ça frotte !) des toccate 3 et surtout 7 !

Haendel – Intégrale des Suites – Cuckston (Naxos) !/++ **

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SOLOS : PIANO

° Beethoven – Sonate 14 (final) – Valentina Lisitsa (YT)

°° Moussorgski – Tableaux d'une exposition – Valentina Lisitsa (enregistrement 2019, publication YT 2021)

°Messiaen, Takemitsu, Léon Milo – « … à Olivier Messiaen », pièces pour piano et interludes acousmatiques (« soundscapes ») – Suzanne Kessler (Oehms 2013)

→ Je n'ai pas adoré les interludes acousmatiques, mais la classe bidouillée de Messiaen autour de Pelléas était assez amusante (collages de sections qu'il joue, détournant le texte ; ou encore accord qui résonne à l'infini pendant le cours reprend…), et les trois Regards remarquablement joués !

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MÉLODIES

°° Mélodies populaires anonymes XVIIe-XIXe – Lefilliâtre, Goubioud, Buffière ; Poème Harmonique, Dumestre (concert Besançon, France Musique 2021) !!!/+++ ***

→ Même programme qu'Aux marches du palais, mais avec Buffière au lieu d'Horvat comme basse, ce qui change les équilibres de façon intéressante (j'aime beaucoup les deux !).

°° Bonis, Polignac, Holmès, Viardot, Chaminade, Folville, Béclard d'Harcourt, Faye-Jozin, Ferrari – « Ombres », Women Composers of La Belle Époque – Laetitia Grimaldi (BIS 2022)

°° Hahn, Debussy – Mélodies & Chœurs (Études Latines, Damoiselle Élue) – Karg, Brower, Behle, Nazmi ; G. Huber, Chœur de la Radio Bavaroise, Howard Arman (BR Klassik 2022)

°° Fauré (Mirages), Caplet (5 ballades françaises), Debussy (Beau soir), Ravel (Don Quichotte), Honegger (Petit cours de morale, Saluste du Bartas), Poulenc (2 Apollinaire, Parisiana), Roderick Williams (Les ténèbres de l'amour) – Roderick Williams, Roger Vignoles (Champ Hill Records, 2022) !!/++ ***

→ Quel bouquet incroyable de cycles très rares !  Et de qualité. Et interprétés avec une précision d'intentions remarquable, pas simplement chantés à la volée. (L'œuvre de R. Williams est très convaincante et se fond très bien dans l'esthétique des autres cycles.)

→ Le répétiteur n'a pas bien bossé, il y a quelques mots faux (« qui g(i)eint, qui pleure »). Sinon le français est vraiment bon, et l'artiste toujours aussi marquant. (Le timbre est moins beau en français, je crois.)

°° Paul Delmet – Chansons – Enguerrand Dubroca, ténor ; Yuko Osawa, piano (émission France Musique 2022)

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LIEDER

°Kienzl - Lieder - Dagmar Schellenberger, Peter Stamm (CPO 2000)

°° Mélodies viennoises – Groissböck (Gramola 2022)

° Graener – 5 Lieder zu Gedichten von Borries von Munchhausen: No. 3. Der alte Herr – Heinrich Schlusnus, Sebastian Peschko (chez Documents, label japonais)

° Graener – Der Rock (d'un cycle de Morgenstern) – Prey (DGG)

° Graener – Neue Galgenlieder von Christian Morgenstern, Op. 43b – Herman Wallén, Kristjan Randalu (chez Antes)

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MÉLODIES D'AUTRES NATIONS

°Carafa – Calipso (dans il salotto vol.2) – Enkelejda Shkosa, David Harper (Opera Rara)

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CHANSON

« Nénufar, t'as du r'tard » – (Marche officielle de l'Expo coloniale de 1931) !!/++ **

→ Le racisme le plus franc, mais dans sa version souriante, peut-être même pas conscient de lui-même. Au demeurant, j'aime beaucoup cette chanson musicalement, très entraînante (le chœur !)… fascinante aussi : chaque vers mènerait aujourd'hui à de la prison ferme (et non sans fondement !).

album « Germaine Montero chante, vol.1 : Béranger, Bruant, Ducreux » !!/++ **

« Te souviens-tu » – Éric Amado (BNF) ***

album Éric Amado, succès & raretés **

« Ulysses » de Cristina Branco !!/+++ ***

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FOLK

°Simon & Garfunkel – « Live From New York City, 1967 » *

→ Beaux effets du chant à deux en homorythmie, sur accompagnement très sobre.

°Bert Jansch – album Bert Jansch !/++ *

→ Sobre et plutôt mouvant et personnel.

°Bruce Springsteen – Nebraska !/+ .

→ Un peu rauque et américain mainstream.

Anne Briggs – album Topic ./+

→ Belle voix typée et pincée, mais un peu homogène dans les accompagnements et répétitif. Parties a cappella un peu longues.

°Comus – album First Utterance ./.

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ACOUSMATIQUE

°Léon Milo, Messiaen, Takemitsu – « … à Olivier Messiaen », pièces pour piano et interludes acousmatiques (« soundscapes ») – Suzanne Kessler (Oehms 2013)

→ Je n'ai pas adoré les interludes acousmatiques, mais la classe bidouillée de Messiaen autour de Pelléas était assez amusante (collages de sections qu'il joue, détournant le texte ; ou encore accord qui résonne à l'infini pendant le cours reprend…), et les trois Regards remarquablement joués !

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DIVERS

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NOUVEAUTÉS

ave maria giorgi

. Leifs: Requiem Choir of Clare College, Cambridge - Compositeur : Jón Leifs

. Purcell: Royal Odes Damien Guillon

. ambroisine bré, julien dran, quat hanson

. dance with me hannigan

Shostakovich – String Quartets No. 3 & No. 8 – Novus Quartet (Aparté 2022)

philippe pierlot hume meditation

ancerl live

R. Strauss & Reger: Lieder mit und ohne Worte, Georg Michael Grau

Handel: Semele, Choeur de Chambre de Namur, alarcon

Gloria Dresdensis, Dresdner Barockorchester

D'Agincour: Pièces de clavecin, 1733 - Vol. 1, Stéphane Béchy

Araja: Capricci; Pellegrini: Sonatas ; Enrico Bissolo

Pohádka - Tales from Prague to Budapest ; Laura van der Heijden

Beethoven: Rondino & Wind Octet - Mozart: Serenade ; MIB Wind Ensemble

A London Symphony, Lynn Arnold (pour pianos 4M et orgue)

Chapí: String Quartets Nos. 3 & 4 ; Cuarteto Latinoamericano

Arcadelt: Sacred Works ; Josquin Capella

Baroque Christmas Cantatas from Central Germany II ; Anne Stadler

kenins symphonies

joni mitchell albums remasterisés

À ÉCOUTER :

. tout CPO, tout DUX

. popov; dorati, miaskovski

. kabelac

. McEWEN

. OSTRČIL

. vieux temps cctos vcl, schnittke, rorem, lieberson, casella, muhly, kabalevski 2

. Walton Passacaille pour violoncelle seul. Les "deux pièces" - Canzonetta et Scherzetto - pour violon et piano, mais aussi sous forme orchestral

. lézard sibelius

      

. herbillon

. Pärt, symphonie n°3

. TAKEMITSU, Toru: Quatrain II / Waterways / Waves (Tashi)

. Peter Cornelius Lieder vol.2 Christina Landshamer: soprano Markus Schäfer: ténor Hans Christoph Begemann – Mathias Hausmann: baryton Matthias Veit: piano

Ginastera mélodies Milena, Toccata terza de Michelangelo Rossi par francesco cera (tempéraments), Quiroga disco, karg elert piano, Sonate Op. 25 n° 2 (« Vent de nuit »)  de Medtner, Koechlin basson 3 pièces opus 34, dialogos dalmatica & josaphat, töpfer & merkel, rhorer brahms 1, hillborg beast sampler,

Martinů, Foerster & Novák: Cello Concertos par Jiri Barta, Jakub Hrusa, Prague Philharmonia

KODALY: String Quartets Nos. 1 and 2 Label        Hungaroton

chausson concert faust melnikov

- GADE: Echoes of Ossian / Hamlet Overture / A Summer's Day in the Country / Holbergiana Suite

- gade chœurs sacrés chandos  

- gade schiotz https://www.nml3.naxosmusiclibrary.com/catalogue/item.asp?cid=DACOCD456&workId=37665

- gade vilhelm herold https://www.nml3.naxosmusiclibrary.com/catalogue/item.asp?cid=NI7880&workId=37665

- Messe en ut : Beecham, Wand, Corboz, Marriner, Rilling, Tilson-Thomas, Hickox,  Gardiner, Chailly, Gielen…

- octuor schubert nvelles vsns : hoeprich, linos, nordic, Academy of Ancient Music Chamber Ensemble…

- wand

- elming, rorholm, cold, schonwandt, dausgaard…

- haendel cuckston

- kirchschlager heggie

- Ernst Bacon, Trio avec piano n°2 - Lincoln Trio

- intégrale lalande

- intégrale grétry (messe)

- disco zilliacus

- disco Ragin Wenk-Wolf

- madetoja juntunen

- heggie

- röntgen

- LANGE, D. de: Requiem (Netherlands Chamber Choir, Gronostay)

- ole schmidt quatuors

- dove, weir, martin : choral works

- lyapunov symphs

- quats einem, ole schmidt,

- Heggie: Ahab Symphony University of North Texas Symphony Orchestra

. diogenes SQ

. chosta 2

.

. PROKOFIEV, S.: Ange de feu (L') (The Fiery Angel) (Bruck) (1957)

. pikovaya

. onegin danon belgrade

À RÉÉCOUTER :

. trovatore, mosolov, VLL

. martinu quatuors

. stile antico

. GORECKI, H.: Miserere / Amen / Euntes Ibant et Flebant / Szeroka woda (Ding, Nelson)

- kuhlau, réécoutes Bru Zane, nielsen commotio flamme, toch, brahms quats, messiaen livre,

- SINIGAGLIA, L.: String Quartet Works (Complete), Vol. 1 - String Quartet, Op. 27 / Brahms Variations / Hora Mystica (Archos Quartet), Messiaen: Complete Organ Works Vol. 5

- GADE, N.: Baldur's Dream / Fruhlings-Botschaft (Rasmussen)

- gade symphs

https://www.nml3.naxosmusiclibrary.com/catalogue/item.asp?cid=CHAN9767&workId=148371 

- gade comala

- ROMANTIC HARP CONCERTOS

- Harp Music - REINECKE, C. / SAINT-SAËNS, C. / GERVAISE, C. / PIERNÉ, G. (Middle Ages to the 20th Century) (Michel, Mildonian, Jamet, Storck, Polonska)

- lambert leçons mauillon

- schillings quatuors, opéras

- kienzl chb

- danemark, pays-bas

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---------------------------


L'AUTRE LÉGENDE :  

En bas du fichier, vous noterez la présence d'une autre légende. Voici comment je l'avais exprimée.


Pour plus de commodité, les nouveautés apparaîtront en haut de la page.

Pour gagner du temps, j'ai changé ma légende (au profit de symboles présents par défaut sur un clavier).

Je ne saurais insister assez, à nouveau, sur le fait qu'il ne s'agit en rien d'une note, ni même d'une évaluation de qualité des enregistrements. Ce sont simplement des repères, pour moi d'abord et pour mes lecteurs qui le souhaitent ensuite, pour guider vers ce qui doit être écouté ou réécouté en priorité. Ce sont des indications sur mon ressenti, mes émotions : il y a certains enregistrements techniquement hasardeux que je vais apprécier, et d'autres impeccables qui vont me laisser totalement froid, tout cela étant évidemment pondéré par mon tropisme personnel pour les œuvres jouées, la rareté de la proposition, l'humeur du moment, voire (pour ceux qui y croient) le matériel de reproduction sonore…

Comme mes repères globaux à trois niveaux n'étaient pas toujours parlants pour moi-même (œuvre fabuleuse mais interprétation terne, œuvre terne mais interprétation qui l'exalte…), j'ai conservé les repères à trois niveaux mais les ai répartis entre œuvre et interprétation.

Ce qui donne des symboles, en fin de titre, de ce type : !/+++ **.

! : Très bonnes œuvres.

!! : Œuvres fabuleuses.

!!! : Va changer votre vie.

+ : Très bonne interprétation.

++ : Interprétation particulièrement remarquable.

+++ : Va bouleverser vos perceptions.

♥ : Très bon disque, à écouter !

♥♥ : Disque formidable, à écouter d'urgence !

♥♥♥ : Vous n'entendrez plus la musique de la même façon.

Il peut exister une décorrélation entre mon ressenti sur l'œuvre / l'interprétation et celui sur le disque en général, ce n'est pas forcément une erreur. Ce peut notamment être tempéré par l'offre discographique : une symphonie de Beethoven (à !!! sur l'œuvre, donc) avec une interprétation à ++, vu l'offre pléthorique, peut très bien avoir une opinion de * sur le disque.

Comme d'habitude, le fait même d'avoir une « récompense » signifie que je recommande le disque. Si je ne suis pas très touché, je mets un « . », ce qui ne veut pas dire que ce soit mauvais, mais que je ne vois pas de plus-value majeure à écouter l'œuvre, l'interprétation ou le disque en question. (Encore une fois, avis purement personnel, je peux tout à fait me tromper, ou simplement ne pas avoir les mêmes attentes que d'autres mélomanes tout aussi valeureux.)  Il existe quantité de disques parfaits, mais je réserve les « ♥♥♥ » pour ceux qui me paraissent changer notre perception, régler la question d'une discographie, faire découvrir un pan du répertoire génial et inexploré, etc. Sinon la plupart seraient à !!!/+++ *** et on ne serait pas très aidé pour choisir ses écoutes.

Si vraiment j'ai trouvé quelque chose de raté (le son sature tout le temps, les interprètes jouent faux, le disque inclut du Philip Glass), je mets ¤ (¤¤, ça n'arrive jamais, il faudrait vraiment que ce soit honteux comme une symphonie de Philip Glass).


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À très vite pour de nouvelles notules.

En prévision : Richard Strauss & les nazis, la suite des séries consacrées à la Bible, à l'Ukraine, au concept « une décennie, un disque », la mise à jour des listes de musique de chambre, de petits formats autour de Maddalena Laura Lombardini Sirmen, Pierre Rode et Dora Pejačević… et sans doute d'autres inspirations du moment.

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Commentaires

1. Le samedi 13 août 2022 à , par Diablotin :: site

Bonjour David,
En vrac et très rapidement :
• Glière, symphonie n°3 : la version de JoAnn Falleta avec l’OP Buffalo est très bien, et très bien enregistrée, ce qui est important pour cette oeuvre luxuriante. Néanmoins, je préfère pour ma part les versions coupées de Fricsay et Stokowski.
• Beethoven, intégrale des symphonies, Nézet-Séguin : c’est bien, certes, mais en effet pas édifiant au sein d’une discographie pléthorique. Les symphonies 3, 5 8 et 9 m’ont particulièrement déçu, mais la 6 et la 7 sont très bien !
• Strauss, Nelsons : comme au-dessus, c’est bien (vraiment bien) mais pas édifiant au sein d’une discographie désormais très riche.
• Strauss, Alpensinfonie, Shipway : je plussoie ardemment, c’est une très grande version remarquablement enregistrée -ce qu’il y a de mieux pour cette oeuvre au niveau technique- ; nous en avions d’ailleurs déjà parlé.
• Cycle Fedoseyev : voilà bien un chef intéressant, je garde en mémoire l’un des tout meilleurs « Sacre du printemps » au tout début de l’ère numérique avec, me semble-t-il, l’orchestre de la radio de l’URSS… Toute une époque !
Bonnes vacances !

2. Le dimanche 14 août 2022 à , par DavidLeMarrec

Bonjour Diablotin !

¶ Glière 3 est en effet la symphonie la plus abondamment servie, je n'ai pas tout essayé… je ne suis pas sûr d'avoir envie d'entendre des conceptions très occidentalisées là-dedans (surtout que Friscay en symphonique, ça a rarement été concluant pour moi), mais pourquoi pas essayer pour varier les plaisirs. Je note surtout Falleta, qui est en général très probe et qui pourrait apporter un peu de son frais dans une discographie déjà ancienne.

¶ Nézet-Séguin : c'est vraiment superbement équilibré de bout en bout, assez parfait pour une version de découverte… mais il est vrai qu'après quelques années (décennies ?) de mélomanie, on en a entendu plein, surtout au terme de ces deux années d'anniversaire qui semblent ne jamais devoir finir… qu'on ne peut que ressentir un manque de singularité, et donc de nécessité de réécouter ça. Pour autant, je trouve qu'elle est très réussie, pleine de simplicité et d'énergie. La Pastorale, pleine de tendresse et d'esprit, est l'une des meilleures que j'aie entendues, clairement.

¶ Nelsons : oui, très bonne version de répertoire, ça fait plaisir à entendre mais il ne se passe pas grand'chose quand on connaît déjà les œuvres. Publier ça, à l'heure où les disques ne se vendent plus, me laisse tout à fait perplexe – enfin, pas tout à fait, puisque nous savons comment se décide la publication ou non d'un album. « Tiens, on sort quoi de notre poulain ce semestre ? »

¶ Shipway : je crois bien que c'est toi qui l'avais mentionné le premier, et grâce à toi que je l'avais écouté. Incroyablement enregistré, oui, et c'est sans doute d'abord ce qui fait la différence, même si les timbres sont très beaux et la direction pleine d'engagement. On y entend même mieux qu'en concert depuis les meilleures places, à vrai dire…

¶ Fedoseyev est vraiment une grande valeur sûre (ses Suites et Symphonies de Tchaïkovski, il n'y a pas vraiment mieux) : son typé et esprit ardent, vraiment parfait pour son répertoire. Hélas il a officié à la jointure vinyle / CD, et beaucoup de ses disques n'ont jamais été réédités. On commence seulement à les retrouver avec des offres numériques seulement un peu pirates (à cause de l'absence de droits d'auteur en URSS ?) ou tout simplement sur YouTube.

Merci beaucoup pour ces réactions, et à très vite ici ou ailleurs !
D.

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David Le Marrec

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