Carnets sur sol

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mercredi 23 janvier 2008

Alexander von Zemlinsky, un décadent ?

Ou la problématique insoluble des « écoles » décadentes.

Le cas Zemlinsky. Essais de classifications. Définitions (décadence et décadentisme, dodécaphonisme sériel).

Suite de la notule.

Franz SCHUBERT - Lieder (vol.34a)

Evocation de quelques oeuvres autour du schéma commode fourni par l'intégrale Hyperion. (Partitions prochainement fournies.)

Cette approche peut servir en particulier aux chanteurs amateurs ou professionnels qui souhaiteraient préparer des programmes thématiques un peu originaux : il suffit d'aller entendre ensuite tel air de tel caractère, ou même de lire directement la partition. Où trouver des ballades, des lieder strophiques, de grands récitatifs, des mélodies impérissables, des textes merveilleux ? Carnets sur sol s'en occupe.
D'où notre projet de fournir les partitions conjointement, dès que nous aurons pu les mettre en ligne (une petite difficulté technique risque nous en empêcher pendant quelques semaines).

Détenant une grande partie des deux intégrales sur le marché, ainsi que l'intégrale des partitions, on peut aussi répondre aux questions sur tel ou tel lied pas encore traité.

On en profite aussi pour toucher un mot sur l'interprétation de l'Intégrale Hyperion, mais ce sera sans grand intérêt, puisqu'elle est extraordinaire à peu près en permanence, tout en haut de la discographie.

Intégrale Hyperion des lieder de Schubert par Graham Johnson (au piano), 34e volume.

Schubert entre 1817 et 1821.

En gras, les pièces qui nous paraissent particulièrement intéressantes.

Suite de la notule.

Musique, domaine public - XXXI - Franz SCHUBERT, Die Winterreise - Dietrich FISCHER-DIESKAU, Hertha KLUST (1953)

Nous avions annoncé que nous évitions les doublons dans cette rubrique, afin de brasser le plus de répertoire possible. Cependant, pour prévenir une demande, voici qui fait pendant à une autre conception de jeune chanteur, totalement opposée (très homogène, jouant essentiellement sur le timbre ample et l'émotion lassée), celle de Hans Hotter et Michael Raucheisen en 1943.

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Fischer-Dieskau tout jeune, capté de très près. Moins abattu que chez Moore I (1955), moins lyrique qu'à Prades (1955), moins pensé que chez Moore II (1962), moins chantant que chez Demus (1965), moins recueilli que chez Perahia (1990), ce n'est sans doute pas le meilleur témoignage, mais il se place sans peine devant les collaborations avec Moore III (1971), Barenboim (1979) et Brendel (1985).

Comme chez Klaus Billing (1948 !), où la voix est étonnamment claire (quasiment à se demander s'il n'adopte pas les tonalités originales...), la conception n'a pas encore la cohérence extrême et la profondeur abyssale auxquelles elle parviendra dès 1955. Voisinent ici, étrangement, un lyrisme naïf des débuts (legato extrême un peu répandu) et l'expressionnisme forcené des années soixante-dix (quelques phrases détachées). Cependant le timbre et l'expression sont déjà pleinement bouleversants : si nous ne connaissions pas ses autres enregistrements, nous considèrerions ceci comme un jalon majeur.
L'impact vocal, permanent, est sidérant.

Le son du piano de Hertha Klust (qui aurait, semble-t-il, à moins que ce ne soit quelque homonyme, chanté Inès dans le Trouvère de Verdi en 1929...) paraît très gourd, étouffé, comme un piano droit sous une couverture. Sans être profondément inspirée, elle se montre extrêmement attentive aux intentions du chanteur, et sensible au ton. Le toucher est donc peut-être mécanique [1], mais jamais indifférent au texte.

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Les autres versions DFD libres de droits sont Billing (avec un meilleur piano, mais nous ne l'avons pas sous la main) et Moore I (toujours distribuée par EMI à petit prix, et largement connue). Celle de Prades en 1955 ne l'est vraisemblablement pas, puisqu'il semble que le concert n'a pas été radiodiffusé, et que l'INA n'offre cette archive qu'aujourd'hui.

Pour charger (via Mediafire, pas de limitation en nombre de réception) :

Notes

[1] Que celui qui n'a pas songé aux pianos à rouleaux lève la main !

Suite de la notule.

David Le Marrec

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