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Pas une lumière

Thanks heaven you opened my eyes on that flying-saucer I married !

« Dieu merci, vous m'avez ouvert les yeux sur cette soucoupe volante que j'ai épousée ! »

(dit une dame de son mari)

Texte de Robert Russell pour The Lady Says No de Frank Ross (1951), un navet américain qui tâche laborieusement de tourner en dérision la frustration supposée des féministes (qu'il faudrait violer un peu, histoire qu'elles ne ratent pas leur vie).


Une image de torture féministe pleine de distinction, où l'on peut aussi admirer l'éclat virtuose de la photographie.


Malgré la guerre des sexes, on est loin de la fantaisie screwball ; et la moralité de l'histoire elle-même, incitant les jeunes filles à se lancer à la tête de n'importe quel looser endimanché si elles en ont la fantaisie, a quelque chose de vaguement criminel, surtout en un temps où la définition de la vertu était attachée à ces choses-là. Et où la dépendance à un mari était sans commune mesure avec ce qu'elle est devenue.

Je suppose que la présence de David Niven, faisant supposer que quelques dizaines de fans pourraient le regarder dans le siècle à venir, a dû dispenser la production de brûler les bandes.

Au passage, code Hays ou pas, on a droit non seulement à de l'impunité triomphante en matière de délits routiers (on peut causer éhontément la collision de voitures de police et être protégé par l'armée, pour rentrer tranquillement chez soi), mais, mieux encore, à des allusions d'une finesse que même le teen-movie d'aujourd'hui jugerait trop épaisse :

La fille au bar, à la copine féministe mais amoureuse :
« What you need, honey, is... a banana split. »

Délicatement savoureux, n'est-ce pas.

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Mais cette première réplique (qui n'a aucun rapport thématique avec le scénario) est vraiment chouette, la première fois que j'entends ce nom d'oiseau-là. On devrait s'en inspirer pour les films de pan-pan, ça renouvellerait un peu le vocabulaire des jurons dont le nombre moyen (en variété, pas en quantité) tend désormais résolument vers 1.


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