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Enregistrements, domaine public - LX - Beethoven, Deuxième Symphonie - Mengelberg / Concertgebouw

Voilà fort longtemps que les lutins, faute de temps, ont préféré se concentrer sur des notices un peu plus proches des oeuvres que sur des présentations d'enregistrements du domaine public. En principe, nous n'étions pas censés les commenter abondamment, mais enfin, quelle serait la plus-value de CSS s'il s'agissait simplement de charger des documents déjà disponibles en médiathèque ou à petit prix dans le commerce ?

Revoici donc une petite contribution à notre fonds du domaine public, avec la Deuxième Symphonie de Beethoven - notre favorite, du moins si l'on considère que la Cinquième n'est plus audible à force de l'avoir trop entendue, mais il s'agit d'un authentique chef-d'oeuvre de premier ordre.

Vous l'entendrez ici dans une version d'une sauvagerie ravissante, avec les détachés omniprésents, si caractéristiques du style de Mengelberg, qui conviennent à merveille à l'écriture par motifs brefs de Beethoven. CSS ne peut qu'être très sensible à la présence très forte des bois dans cette lecture, ou bien à l'urgence avec laquelle les petites figures y sont traitées.

La prise de son, d'une grande présence, rend assez bien les sensations d'impact en concert, très loin des fresques léchées et un peu abstraites que nous proposent les prises de son Decca.

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Il n'y a guère, dans nos connaissances et nos goûts, que Dohnányi qui puisse prétendre rivaliser pour la très belle entrée en matière (seuls les trilles sont sujets à caution) ; le mouvement lent larghetto, bijou absolu de la production de Beethoven, est très réussi, mais on ne manquera pas de recommander à nos lecteurs l'écoute de la version Szell pour bénéficier de la plus grande profondeur qui soit.

Est-il besoin de s'étendre sur les qualités intrinsèques de l'orchestre ? Nous ne le croyons pas, elles parlent assez nettement par elles-mêmes.

http://musicontempo.free.fr/beethoven_2_mengelberg/

Bonne écoute à vous !


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Commentaires

1. Le mercredi 25 juin 2008 à , par sk†ns

En parfait vulgum pecus, j'ai toujours délaissé les 1,2 et 4. Quelle bonne idée, alors, que cette cette note qui vient rompre une longue séquence d'un désintérêt plus général pour les symphonies du betteravier. On reprendra donc la direction des sommets en commençant par ce "Gasherbrum II".

2. Le mercredi 25 juin 2008 à , par DavidLeMarrec :: site

Les Première et Quatrième sont sans doute les moins intéressantes de l'ensemble du corpus en effet. La Première parce que la moins personnelle, encore très classique, la Quatrième parce qu'un peu maladroite avec ses ruptures incessantes, une sorte d'expérimentation un peu systématique, mais qui contient de précieuses beautés (le deuxième mouvement en particulier).

A titre personnel, je suis étrangement porté sur les symphonies les plus intermédiaires, 2,5,7 et 8 plutôt que les très novatrices 3, 6 et 9. Mais c'est là question de goût.

3. Le mardi 21 juillet 2009 à , par beethoven :: site

Le Septuor de Beethoven, autrefois célèbre, n'est plus souvent programmé pour lui-même. Il réapparaît de temps en temps au concert quand des ensembles alliant cordes et vents veulent jouer du classique. Oubli injustifié?
En 1799, Beethoven approche de la trentaine. Il entend toujours bien et cultive de grandes ambitions artistiques. Il vit une profonde amitié avec Karl Amenda, d'une année son cadet, bon violoniste, protestant et futur pasteur. Il se remet d'une déception amoureuse: son amie d'enfance, la contralto Maria-Magdalena Willmann, l'a éconduit, le trouvant trop laid et à moitié fou, lui préférant le chanteur Galvani. Il fait, au printemps, la connaissance de la famille Brunsvick et donne des leçons à Thérèse, Franz et Joséphine, alors respectivement âgés de 24, 22 et 20 ans, qui compteront beaucoup dans sa vie. Pianiste reconnu, il semble pourtant ne donner aucun concert public et se consacre à la gestation de grandes oeuvres: les six premiers Quatuors en op. 18, la 1ere Symphonie op. 21 et... le Septuor op. 20 en Mib Majeur pour clarinette, basson, cor, violon, alto, violoncelle et contrebasse.

4. Le mardi 21 juillet 2009 à , par DavidLeMarrec

Et ledit septuor sera séduit dans le très beau (et atypique, forcément) trio Op.38, qui figure en revanche, lui, dans les intégrales, même s'il n'est pas aussi célèbre que d'autres.

5. Le mardi 11 septembre 2012 à , par lolodach

Peut-on connaître la date du concert ?

6. Le mercredi 12 septembre 2012 à , par DavidLeMarrec

Bien sûr : 21 avril 1940.

Bonne journée.

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