Carnets sur sol

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vendredi 20 mars 2009

Don José Lantier

J'ai toujours beaucoup aimé Del Monaco pour sa capacité de marquer des accents sur une ligne vocale, de façon à exalter le rythme (et sans abîmer la ligne musicale). Une présence toujours très dramatique.

Mais à le voir, on prend conscience d'une inspiration scénique hors du commun. Ce n'est pas subtil comme les mille intentions du Scarpia de Gobbi, c'est quasiment une possession qui le fait jouer, avec la force d'un acteur de muet, une situation qui l'habite complètement, comme si toute pudeur était perdue.

Lorsqu'on aperçoit son Don José, on sait qu'il va forcément tuer Carmen.

Pourtant, ce n'est pas toujours le cas, il existe quantité de témoignages où on le voit chanter face à la scène, certes plus convaincu que d'autres collègues, mais pas précisément en train de jouer...

Cette scène finale de Carmen est donc un témoignage hors du commun, un grand muet parlant.

http://www.youtube.com/watch?v=sfuVpvwsTQI
(vidéo à but promotionnel de l'éditeur)


Par ailleurs, le fait de jouer Carmen en russe avec un ténor en italien, quoique peu passionnant pour l'oeuvre en question, ne peut que donner du prix aux yeux humides des lutins.

Carnet d'écoutes - Rolando Villazón et la tradition Haendel

On aurait aussi pu oser : Par-delà bien et mal.


Concept bizarre d'un récital de ténor lyrique, largement adressé au public de catégorie 1 qui y retrouve certaines caractéristiques de timbre et d'énergie propres à Domingo (bientôt retraité vocal), mais dans du Haendel, qui est langage que les glottophiles d'obédience di forza goûtent d'ordinaire moins que Donizetti ou Puccini.


Jolie couverture devant un papier peint alla Konwitschny (Rinaldo), au moins ça ne se prend pas au sérieux.


Le produit en lui-même est bizarre. Et c'est bien pour cela qu'il plaît aux lutins.

--

L'accompagnement de McCreesh, excellent spécialiste de Haendel, est fidèle à ses caractéristiques habituelles : basses marquées, avec beaucoup de respiration, belles couleurs d'un ocre un peu brillant, véritable urgence théâtre sans histrionisme, jamais d'excès. Du très bon baroquisme d'aujourd'hui, mais avec quelque chose d'une retenue un peu élégante, jamais d'effet gratuit ni de recherche ostentatoire, du travail de fosse à son meilleur.

Rappelez-vous, c'était déjà lui qui secondait si admirablement baaAAAAAARRbaaaaAAAARHAaaaa.

--

Quant à Villazón, on ne sait s'il faut trouver cela bon ou mauvais, et c'est bien ce qui est chouette.

Suite de la notule.

CSS au secours des faibles - 0 pointé

(Il commence à être de plus en plus compliqué de trouver des angles d'attaque pour sauver Benedictus et les siens de la banqueroute.
On est un peu sec, ce soir.
Enfin, si, on peut toujours reprendre la rengaine qu'il n'engage que ceux qui veulent bien l'écouter, mais tout de même, il y a comme un parfum d'abus de position dominante...)

David Le Marrec

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