Carnets sur sol

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Robert SCHUMANN, Liederkreis Op.24 (Heine) ; Johannes BRAHMS, Vier ernste Gesänge - (et autres lieder) - Matthias GOERNE, Christoph ESCHENBACH - à Pleyel, 16 mars 2007


Présentation de Matthias Goerne et discussion ici.

Nouveau compte-rendu de Sylvie Eusèbe (en terrain miné) :

« Paris, Salle Pleyel, vendredi 16 mars 2007, 20h00.
Matthias Goerne : baryton ; Christoph Eschenbach : piano
Robert SCHUMANN :
Abends am Stand (Le soir au bord de la mer) op. 45 n°3
Es leuchtet meine Liebe (Mon amour brille) op. 127 n°3
Mein Wagen rollet langsam (Mon coche roule avec lenteur) op. 142 n°4
Liederkreis op. 24
Johannes BRAHMS :
Lieder und Gesänge op. 32
Vier ernste Gesänge op. 121


« C’est avec un grand plaisir que je prends ce soir le chemin de la Salle Pleyel. Cela fait plusieurs années que je n’y suis pas retournée, et je suis heureuse de retrouver cette salle de concert dans laquelle j’ai de grands souvenirs. J’y revois Benedetti Michelangeli, Arrau ou Brendel, Giulini ou Celibidache, ou bien encore Fischer-Dieskau lors de ses adieux parisiens.

La Salle Pleyel vient de rouvrir en cette saison 2006-2007 après plusieurs années de travaux qui n’ont pourtant rien modifié de visible tant que l’on ne rentre pas dans la salle elle-même. Elle sent encore le neuf, un mélange de colle et de peinture. Le changement le plus important est que l’on est passé de l’ancienne couleur bleu pour les sièges et les murs à un rouge sombre pour les premiers et à un blanc sans âme pour les seconds. On remarque également des rangées de sièges nouvellement placées derrière la scène, ce qui me semble une première dans une salle de concert en France. Mais où sont donc cette ambiance apaisante et cette atmosphère feutrée qui donnaient son caractère particulier à cette salle, qui la distinguaient des autres ? Heureusement que le parquet en bois sombre et le bois blond des sièges et de la scène donnent un peu de chaleur ; sans eux, ces murs blancs, l’enchevêtrement de rails et de spots noirs au plafond, la sècheresse des formes des nouveaux balcons, tout cela serait bien brutal.

Il est 20h06, et sous les applaudissements d’un orchestre rempli de spectateurs, voici trois hommes qui investissent la scène par la gauche. Je mets quelques secondes à reconnaître Matthias Goerne : je ne l’ai jamais vu, ni donc entendu en vrai, et je m’aperçois que les photos des livrets de ses CD datent de quelques années ! D’autant plus grand et carré que son pianiste de ce soir est plutôt petit, le baryton salue le public avec un léger sourire, l’air étonné et le front dégagé. Tout de noir vêtu, Christoph Eschenbach chausse ses lunettes, le jeune homme assis à sa gauche se tient prêt pour tourner les pages de ses partitions. Matthias Goerne, en simple costume noir sur une chemise blanche sans cravate, se balance d’un pied sur l’autre, regarde en l’air, puise sa force dans une concentration qu’il semble atteindre sans effort visible.

Dès les premières notes du chanteur, je suis agréablement étonnée par la puissance et la chaleur de son timbre. Je l’ai très peu écouté et ne suis guère capable de reconnaître sa voix. Je ne suis d’ailleurs pas certaine que cela puisse se faire un jour.

Son chant est direct, franc, naturel. J’aime sa façon de s’adresser au public en nous regardant tranquillement : il nous rend ainsi concerné par ce qu’il nous raconte, il nous fait participer à son histoire. Cependant, lors des passages lents, son regard s’élève, et les yeux ronds, le visage lunaire, il semble chanter en rêvant, loin du lieu où il se trouve. Mais lorsque la musique s’anime, il bouge davantage, danse de droite à gauche dans le creux du piano, s’accroche à celui-ci, frôle de sa tête le couvercle de l’instrument, et on voit très nettement grâce à la poussée de ses jambes l’énergie qu’il tire du sol, puis qui monte dans son corps pour s’extérioriser dans les notes les plus aigues de sa tessiture.

C’est à mon avis dans les Lieder lents et piano que la voix pleine et chaleureuse de Matthias Goerne est la plus à l’aise. Ses beaux graves peuvent alors s’étirer tendrement et nous envelopper avec une grande douceur. Les exemples les plus frappant me semblent être de Brahms le magnifique « Du sprichst, dass ich mich täuschte » (Tu dis que je me trompe), chanté comme une longue et touchante plainte, ou encore « Wie bist du, meine Königin » (Quels délices tu répands, ô ma reine), très inspiré avec ce « wonnevoll » (délicieusement) doucement obstiné, dit merveilleusement lentement ! Je tiens encore à citer ce vers du second chant sérieux : « Und der noch nicht ist, ist besser ais alle beide », extrêmement pianissimo, très ralenti, Matthias Goerne atteint ici une rare puissance évocatrice, et le silence magistral qui règne dans la salle indique qu’il vient de nous toucher profondément. Son chant frappe par son élégance simple, par sa légèreté et l’air qui y circule avec fluidité.

Je trouve que les Lieder plus animés, dans lesquels la voix est soumise à de rapides variations de hauteur ou de puissance, conviennent moins bien au baryton (comme par exemple dans le premier des quatre chants sérieux de Brahms). Forte et piano alternent sans donner beaucoup de contraste ou d’animation à ces Lieder, je suppose que le timbre égale de Matthias Goerne sur toute son étendue est pour beaucoup dans cette impression. Cette uniformité est très perceptible dans « Lie’Liebchen, leg’s Händschen » (Ma mie, mets ta main) de Schumann : cela est chanté un peu légèrement à mon goût, pas assez appuyé, et l’ensemble séduit plus par sa beauté qu’il ne marque par son dramatisme.

Pour moi qui suis « habituée » à un chant plus « contrasté », je n’entends pas ici d’intonations « spéciales » pour souligner telle ou telle voyelle, renforcer tel ou tel trait musical saisissant ou particulièrement important pour la compréhension du texte. Aucun « i » ne me tire par l’oreille, pas même celui de « bitter » dans « O Tod, wie bitter bist du », et le baryton réaliste juste un léger vibrato sur le « ie » du dernier vers du second chant sérieux « Das under der Sonne geschieht », sans y mettre le moindre relief. Sa prononciation très peu articulée m’étonne énormément, les consonnes en fin de vers ne sont absolument pas audibles. Cette « diction » qui est pourtant tout à fait « normale » me gêne au point que je suis souvent perdue pour suivre les textes des Lieder et leurs traductions proposées par le programme.

Mon impression, on l’aura senti, est un peu mitigée. Je reconnais la beauté du chant de Matthias Goerne, j’apprécie la sincérité de son investissement et sa touchante expressivité. Cependant, je regrette son « classicisme », ce côté trop peu créatif, j’éprouve de la difficulté à me rendre nettement compte de son apport dans ces Lieder.

L’impression donnée par le public en revanche n’est pas du tout mitigée : c’est un succès ! Une belle ovation salue donc le chanteur qui donne une accolade émue à son pianiste très effacé. Il l’entraîne par la main pour sortir de la scène, et juste avant qu’il n’entre en coulisse, une fan lui tend une écharpe blanche… Devant les manifestations du public qui ne faiblissent pas, les musiciens nous donnent généreusement deux bis. Ils ne sont hélas pas annoncés, et dans ma grande ignorance je ne saurais dire s’il s’agissait de Schumann ou de Brahms… Je pencherais pour Brahms, un Lied un peu vif, puis un second, plus lent, plus aéré, rempli de silences émouvants… C’est décidément ce que Matthias Goerne réussit le mieux !

S. Eusèbe, 25 mars 2007 »

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Commentaires

1. Le lundi 26 mars 2007 à , par DavidLeMarrec

Je rebondis donc sur votre texte !


  1. La salle

« On remarque également des rangées de sièges nouvellement placées derrière la scène, ce qui me semble une première dans une salle de concert en France. »
Croyez-le ou non, il paraîtrait qu’on y entend pas extraordinairement bien pour les récitals vocaux. :-)

« Mais où sont donc cette ambiance apaisante et cette atmosphère feutrée qui donnaient son caractère particulier à cette salle, qui la distinguaient des autres ? Heureusement que le parquet en bois sombre et le bois blond des sièges et de la scène donnent un peu de chaleur ; sans eux, ces murs blancs, l’enchevêtrement de rails et de spots noirs au plafond, la sècheresse des formes des nouveaux balcons, tout cela serait bien brutal. »
Intéressant. C’est la première fois que je lis cette analyse sur la nouvelle salle, globalement saluée, et qui semblait ne déplaire à personne.

« Tout de noir vêtu, Christoph Eschenbach chausse ses lunettes, le jeune homme assis à sa gauche se tient prêt pour tourner les pages de ses partitions. Matthias Goerne, en simple costume noir sur une chemise blanche sans cravate, se balance d’un pied sur l’autre, regarde en l’air, puise sa force dans une concentration qu’il semble atteindre sans effort visible. »
Tiens, il arrive donc à Matthias Goerne de mettre un peu de blanc. Tout arrive. :)


2. Le chant

« Dès les premières notes du chanteur, je suis agréablement étonnée par la puissance et la chaleur de son timbre. Je l’ai très peu écouté et ne suis guère capable de reconnaître sa voix. Je ne suis d’ailleurs pas certaine que cela puisse se faire un jour. »
Ca commence mal, ce n’est pas bon signe chez vous. Pourtant, la voix est très caractéristique, ne serait-ce que par ses défauts : ce velours très engorgé, ces gris…
Côté puissance, je suis étonné, je sentais plutôt l’enveloppement, peut-être la projection, que la puissance à proprement parler.

Difficile d’en juger, il est vrai, dans un théâtre de poche. J’ai notamment entendu Nina Stemme à Bordeaux, et je ne l’ai pas trouvée particulièrement puissante alors qu’elle semble se tirer sans peine des volumes de Tristan. Inversement, placé au fond du parterre, la puissance d’Angelika Kirchschlager paraissait impressionnante dans un récital Schubert-Wolf-Duparc (!).
Cependant, je suis étonné que la puissance soit telle. Certes, les Brahms se prêtent sans doute mieux à une production vocale plus massive.


« Son chant est direct, franc, naturel. »
Amusant, j’ai exactement l’impression inverse : son atténué, nuancé, trafiqué. :)  Mais je vois ce que vous voulez dire : l’évidence de son chant, et je ne puis qu’abonder.


« J’aime sa façon de s’adresser au public en nous regardant tranquillement : il nous rend ainsi concerné par ce qu’il nous raconte, il nous fait participer à son histoire. Cependant, lors des passages lents, son regard s’élève, et les yeux ronds, le visage lunaire, il semble chanter en rêvant, loin du lieu où il se trouve. Mais lorsque la musique s’anime, il bouge davantage, danse de droite à gauche dans le creux du piano, s’accroche à celui-ci, frôle de sa tête le couvercle de l’instrument, et on voit très nettement grâce à la poussée de ses jambes l’énergie qu’il tire du sol, puis qui monte dans son corps pour s’extérioriser dans les notes les plus aigues de sa tessiture. »
Jolie exégèse de l’attitude de scène. Vous êtes sans décidément rival sérieux pour ces descriptions.


« C’est à mon avis dans les Lieder lents et piano que la voix pleine et chaleureuse de Matthias Goerne est la plus à l’aise. »
Grmblbl. La plus extraordinaire, vous vouliez dire, c’est cela ? [Non, vous ne pouvez pas dire non.]


« Ses beaux graves peuvent alors s’étirer tendrement et nous envelopper avec une grande douceur. Les exemples les plus frappant me semblent être de Brahms le magnifique « Du sprichst, dass ich mich täuschte » (Tu dis que je me trompe), chanté comme une longue et touchante plainte, ou encore « Wie bist du, meine Königin » (Quels délices tu répands, ô ma reine), très inspiré avec ce « wonnevoll » (délicieusement) doucement obstiné, dit merveilleusement lentement ! Je tiens encore à citer ce vers du second chant sérieux : « Und der noch nicht ist, ist besser ais alle beide », extrêmement pianissimo, très ralenti, Matthias Goerne atteint ici une rare puissance évocatrice, et le silence magistral qui règne dans la salle indique qu’il vient de nous toucher profondément. Son chant frappe par son élégance simple, par sa légèreté et l’air qui y circule avec fluidité. »
N’est-ce pas ?  Merci de l’avoir dit.


« Je trouve que les Lieder plus animés, dans lesquels la voix est soumise à de rapides variations de hauteur ou de puissance, conviennent moins bien au baryton (comme par exemple dans le premier des quatre chants sérieux de Brahms). Forte et piano alternent sans donner beaucoup de contraste ou d’animation à ces Lieder, je suppose que le timbre égale de Matthias Goerne sur toute son étendue est pour beaucoup dans cette impression. »
Je pense aussi que c’est ce qui produit cette impression, que vous désignez prudemment comme telle. Non, il n’y a pas eu de clic, vous avez évité la mine.


« Cette uniformité est très perceptible dans « Lie’Liebchen, leg’s Händschen » (Ma mie, mets ta main) de Schumann : cela est chanté un peu légèrement à mon goût, pas assez appuyé, et l’ensemble séduit plus par sa beauté qu’il ne marque par son dramatisme. »
Je suis un peu étonné. La force dramatique est pourtant l’une de ses qualités premières. Sur la longueur, sans doute que ces infinies nuances, mais seulement dans le gris, peuvent ne pas combler tout le monde.


3. Le mot

« Pour moi qui suis « habituée » à un chant plus « contrasté », je n’entends pas ici d’intonations « spéciales » pour souligner telle ou telle voyelle, renforcer tel ou tel trait musical saisissant ou particulièrement important pour la compréhension du texte. Aucun « i » ne me tire par l’oreille, pas même celui de « bitter » dans « O Tod, wie bitter bist du », et le baryton réaliste juste un léger vibrato sur le « ie » du dernier vers du second chant sérieux « Das under der Sonne geschieht », sans y mettre le moindre relief. »
Comme nous en avions devisé sous la note monographique consacrée au cher Matthias, l’unité de pensée de Goerne est plutôt le vers. Chez Fischer-Dieskau, il s’agit du mot, et même de la syllabe, où les changements s’opèrent, où les couleurs lumineuses s’entrechoquent. Ici, le phrasé est plus large, plus global si l’on veut.

Avec pour résultat ce talent de conteur très singulier et cette grande originalité de conception pour chaque lied abordé. Jamais de redites de choses déjà entendues, jamais de fausses évidences en adoptant la tradition ou le premier degré.

Mais oui, peu de relief individuel sur les mots, c’est un choix délibéré.


« Sa prononciation très peu articulée m’étonne énormément, les consonnes en fin de vers ne sont absolument pas audibles. »
Le couperet est tombé sur le pauvre Matthias – pas de consonnes pour Sylvie, il est perdu.

Verloren, ach, verloren !  Ewig verlor’nes Heil !


« Cette « diction » qui est pourtant tout à fait « normale » me gêne au point que je suis souvent perdue pour suivre les textes des Lieder et leurs traductions proposées par le programme. »
C’est exact, la clarté de la diction n’est pas un point fort. Il serait à peu près impossible, dans un lied qu’on ne connaîtrait pas, de comprendre l’ensemble du texte si peu que la prise de son soit médiocre.

Ce grand fondu affecte l’identification des voyelles, surtout. Mais également, dans une moindre mesure, certaines consonnes peu sonores.

Par ailleurs, il existe quelques bizarreries dans sa prononciation. Par exemple les « t » qui, en soufflant, se changent naturellement en « ts », mais qu’il semble ne rien faire pour contrôler – la chose s’est étonnamment accentuée en peu d’années.


« Mon impression, on l’aura senti, est un peu mitigée. Je reconnais la beauté du chant de Matthias Goerne, j’apprécie la sincérité de son investissement et sa touchante expressivité. »
Bien.


« Cependant, je regrette son « classicisme », ce côté trop peu créatif, j’éprouve de la difficulté à me rendre nettement compte de son apport dans ces Lieder. »

Les blasphèmes ne sont pas tolérés sur Carnets sur sol. Veuillez vous reprendre.
Dans Brahms, je ne puis juger sérieusement, mon seul enregistrement (2004) a été détruit avant que je ne puisse l’entendre, à part quelques bribes non significatives. Dans Schumann, je me permets de grommeler.

Cette intensité dans la mise en chair de ces lieder, d’abord.

Ces immenses qualités dans la nuanciation, ensuite.

Enfin, je ne puis trop vous engager à comparer sa conception à toutes celles que vous trouverez. Le parti pris est toujours très personnel, et jamais de facilité à « laisser parler » le lied lui-même – procédé du « laisser parler » qui au demeurant peut produire des résultats enthousiasmants, comme dans l’intégrale Johnson, par exemple (je pense en particulier au fabuleux disque Rolfe-Johnson).

Voilà quelques-uns des éléments qu’il apporte.


4. Réception

« L’impression donnée par le public en revanche n’est pas du tout mitigée : c’est un succès ! »
Si j’en crois les autres échos sur la Toile, c’est même un délire.

Malheureusement, je ne suis pas en mesure de riposter contre votre iniquité : je suis pétrifié par certain ut dièse dans mes pantoufles. [Oui, c’est codé.]

« Une belle ovation salue donc le chanteur qui donne une accolade émue à son pianiste très effacé. »
Vous n’avez même pas parlé du pauvret. Pourtant, la dimension quasiment symphonique (conception très large des phrasés) et hautement poétique d’Eschenbach dans le lied, tout de même…

« Il l’entraîne par la main pour sortir de la scène, et juste avant qu’il n’entre en coulisse, une fan lui tend une écharpe blanche… »
Pour ne pas qu’il attrape froid en sortant ?  Pour qu’il la signe ?  Pour qu’il lui mette un peu de sueur de liedersänger dessus ?

« Devant les manifestations du public qui ne faiblissent pas, les musiciens nous donnent généreusement deux bis. Ils ne sont hélas pas annoncés, et dans ma grande ignorance je ne saurais dire s’il s’agissait de Schumann ou de Brahms… Je pencherais pour Brahms, un Lied un peu vif, puis un second, plus lent, plus aéré, rempli de silences émouvants… C’est décidément ce que Matthias Goerne réussit le mieux ! »
Vous avez gagné. Il s’agissait (merci Bajazet) successivement de
- Ach, wende diesen Blick !
et
- Lerchengesang.


Je vous remercie pour ces amples impressions. Originales et précises comme toujours.

2. Le mardi 27 mars 2007 à , par Sylvie Eusèbe

Hello David, et merci pour vos sprituels commentaires ;-) ! Je vous retrouve dès que j'ai plus de temps pour ajouter quelques remarques et précisions, je vous les dois bien après avoir un peu malmené votre cher baryton ;-))) !

3. Le mercredi 28 mars 2007 à , par Sylvie Eusèbe

Humm, je n’avais pas précisé que les rangs derrière la scène étaient vides… Je suppose en effet que pour un récital ce n’est pas la place idéale, par contre j’aimerais bien y être lors d’un concert symphonique, on doit presque avoir l’impression d’être dans l’orchestre !

Oui, je préférais la salle Pleyel quand elle était tout de bleu et de bois vêtue… Ce n’est peut-être pas qu’une question de goût, mais aussi de jeunesse passée et de souvenirs…

Je remplace bien volontiers « puissance » par « projection », je mélange encore un peu les deux termes !

Désolée, mais je ne peux pas dire que sa voix est « extraordinaire », même dans les Lieder lents… Quant à « ces infinies nuances », sans doute sont-elles trop finement nuancées pour mes grossières oreilles !

Et je ne vous suis plus du tout quand vous dites « ce talent de conteur très singulier et cette grande originalité de conception pour chaque lied abordé ». Je sens très nettement ici que nous n’avons pas la même « conception » de l’originalité ;-) !

Le « ut dièse code » est trop fort pour moi, de quoi s’agit-il donc ?

En général, je ne suis guère capable de faire un quelconque commentaire sur le pianiste lors d’un récital parce que j’écoute bien plus le chanteur ! Il arrive cependant que le pianiste attire mon attention par un touché particulier, une résonnance ou un trait qu’il fait ressortir. Un des rares moments où j’ai vraiment remarqué Ch. Eschenbach, c’est lors de son introduction de « Mein Wagen rollet langsam », c’était d’une grande poésie, un piano très chantant préfigurant Debussy, puis dans son final, toujours dans ce Lied, il a contrasté d’une très belle façon en assombrissant son chant et en finissant de manière abrupte… Là, j’ai senti « sa volonté », mais sinon, je ne sais pas.

L’écharpe blanche était manifestement un cadeau d’une fan à son idole. J’ai trouvé cela à la fois assez touchant et un peu bizarre : même moi je ne m’imagine pas témoigner ainsi mon admiration à… vous savez qui ;-) !

Je vous retrouve bientôt, avec je l’espère, un nouveau compte-rendu Bach :-) !

4. Le mercredi 28 mars 2007 à , par DavidLeMarrec

Humm, je n’avais pas précisé que les rangs derrière la scène étaient vides…

Pourtant, ils sont bel et bien en vente !

Je suppose en effet que pour un récital ce n’est pas la place idéale, par contre j’aimerais bien y être lors d’un concert symphonique, on doit presque avoir l’impression d’être dans l’orchestre !

Très proche des percussions et cuivres, paraît-il. En revanche, on doit voir les mimiques du chef.


Je remplace bien volontiers « puissance » par « projection », je mélange encore un peu les deux termes !

La chose est simple : la projection est ce qui sert à une voix peu sonore de bien se faire entendre partout. [Ce qui n'empêche pas les autres de la soigner quand même.]


Désolée, mais je ne peux pas dire que sa voix est « extraordinaire », même dans les Lieder lents… Quant à « ces infinies nuances », sans doute sont-elles trop finement nuancées pour mes grossières oreilles !

A ces égarements coupables, nous n'opposerons qu'un silence méprisant.


Et je ne vous suis plus du tout quand vous dites « ce talent de conteur très singulier et cette grande originalité de conception pour chaque lied abordé ». Je sens très nettement ici que nous n’avons pas la même « conception » de l’originalité ;-) !

Eh bien, prenez un lied d'un de ces disques, et essayez de trouver chez les autres une conception qui y ressemble... Il a tendance à ne jamais rester dans la tradition d'exécution des pièces qu'il interprète.

Ensuite, oui, ça a l'air homogène, comme ça. Sans doute vu de loin, dans une salle parisienne. <:-p


Le « ut dièse code » est trop fort pour moi, de quoi s’agit-il donc ?

En réalité, ce n'est pas tout à fait un ut dièse, l'ut dièse en est le résultat. Quant à la seconde partie, elle est tellement transparente...


En général, je ne suis guère capable de faire un quelconque commentaire sur le pianiste lors d’un récital parce que j’écoute bien plus le chanteur ! Il arrive cependant que le pianiste attire mon attention par un touché particulier, une résonnance ou un trait qu’il fait ressortir. Un des rares moments où j’ai vraiment remarqué Ch. Eschenbach, c’est lors de son introduction de « Mein Wagen rollet langsam », c’était d’une grande poésie, un piano très chantant préfigurant Debussy, puis dans son final, toujours dans ce Lied, il a contrasté d’une très belle façon en assombrissant son chant et en finissant de manière abrupte… Là, j’ai senti « sa volonté », mais sinon, je ne sais pas.

Merci. :-) Oui pour la poésie, mais chantant, je crois que nous ne disons pas la même chose par ce terme, c'est quelque chose que je n'associe guère à Debussy. Sinon, oui, ce caractère minéral a quelque chose de debussyste, c'est vrai.


L’écharpe blanche était manifestement un cadeau d’une fan à son idole. J’ai trouvé cela à la fois assez touchant et un peu bizarre : même moi je ne m’imagine pas témoigner ainsi mon admiration à… vous savez qui ;-) !

Rassurez-moi, le spectateur n'était pas l'ami de Nessus ?

Surtout inutile : je l'ai découvert, sur scène et enrhumé... et il était formidable ! Un petit mouchoir entre deux lieder du Winterreise, et hop, on repartait !


Je vous retrouve bientôt, avec je l’espère, un nouveau compte-rendu Bach :-) !

C'est Byzance ! Vous allez parvenir à la vingtaine en moins de deux ! Au centième, CSS offre une compilation d'inédits de Stutzmann (en Geneviève par exemple, qu'elle n'a pas enregistrée). Offre sans obligation d'achat, non cumulable et valable jusqu'au 12/04/07.

5. Le mercredi 28 mars 2007 à , par Philippe[s]

Direct, franc et naturel ne me semble pas du tout adapté à l'art de Goerne, qui est au contraire extrêmement travaillé et raffiné, certes pas dans le sens Fischer-diskien de l'attention au détail du mot. Mais je trouve justement que dans Schumann, une attention trop soutenue aux mots fait facilement perdre la cohérence et la ligne de l'oeuvre, ce qui est fort dommageable.
David, apparemment, nous avons vu les mêmes concerts Kirchschlager et Goerne enrhumé à Bordeaux !

6. Le mercredi 28 mars 2007 à , par DavidLeMarrec

Bonsoir Philippe !

Oui, il y a chez Schumann cette continuité du discours musical. Aussi une certaine abstraction, un traitement plus global du texte poétique, peu de ruptures internes aux pièces. Schumann me paraît en somme plus sensible au sens qu'au mot poétique lui-même, et en ce sens, un traitement très détaillé n'est pas indispensable.
Pourtant, justement pour nuancer cette caractéristique, je préfère mon Schumann détaillé.

Oui, nous avons vu les mêmes récitals, manifestement ! Il y avait eu aussi, dans ces mêmes années, un autre récital Goerne, un récital Bonney et un récital Prégardien, sans parler de Kirchschlager dans les Kindertoten et de von Otter avec Goebel.

Les Goerne et Kirchschlager sont en effet ceux qui m'ont le plus stigmatisé marqué.

7. Le jeudi 29 mars 2007 à , par Philippe[s]

J'ai aussi vu Bonney (aucun souvenir), Pregardien (magnifique, mais jai un faible pour les ténors), Von Otter / Goebel (quel ennui !, et les instrumentistes du Concerto Köln étaient constamment faux) (et Gundula Janowitz avec l'ONBA ?).
Dommage que l'on ne se soit jamais rencontré quand j'étais bordelais...
(A propos de Bordeaux, je t'ai adressé une requête sur mon blogue !)

8. Le jeudi 29 mars 2007 à , par Sylvie Eusèbe

Disons que je commets 8 comptes-rendus par an, et que si je continue à ce rythme (ce qui n’est pas certain) pour atteindre les 100 il me faudra 12 ans. Comme je vous en ai déjà communiqué un certain nombre (je ne sais pas exactement combien), on peut descendre à 10 ans… Je suppose donc que pour être honnête l’offre de CSS doit être valable jusqu’au 12/04/17 ? Et rassurez-vous, je n’oublie pas Geneviève, mais j’ai beaucoup de distractions qui flattent mes oreilles en ce moment ;-) !

Je ne sais pas qui est Nessus, mais "son ami" était plutôt "une amie"...

Une petite précision pour Philippe(s) : quand je dis que je trouve le chant de M. Goerne « direct, franc et naturel », c’est un compliment important que je lui fais ! Travaillé et raffiné, son chant l’est aussi, sans aucun doute, mais ce que j’admire énormément chez un artiste, musicien ou non d’ailleurs, c’est de ne pas m’apercevoir du travail réalisé, c’est-à-dire que son art paraisse naturel, évident.

A+Atous

9. Le jeudi 29 mars 2007 à , par DavidLeMarrec

J'ai aussi vu Bonney (aucun souvenir),

Récital Schumann/opérette viennoise, avec notamment les incontournables Dichterliebe. C'était plus parlé que chanté, accent américain très fort. Une conception spéciale, pas désagréable, mais pas renversante non plus. En 2003, on était déjà sur la pente descendante...

Prégardien, beau liedersänger, mais pas extraordinairement expressif, on reste très musical. Bien sûr, Der Zwerg fonctionne toujours. J'avais quand même mal retenu un sourire amusé lorsqu'on avait voulu m'expliquer doctement que Tézier (mort de trac et chantant prudemment du coup Schumann et Fauré comme Verdi) chantait enfin le lied comme il fallait le chanter, pas comme ce tocard de Prégardien.

Pour von Otter, souvenir mitigé en effet, beaucoup de tiédeur ; c'est surtout l'orchestre qui m'a convaincu, de belles couleurs, mais les pièces retenues n'étaient pas toutes bouleversantes.
Souvenir de tenues un peu droites de façon systématique en guise d'expression (non, je n'ai pas parlé de Nathalie Stutzmann :-).

Pour les adieux de Gundula, en 97 au Palais des Sports, j'étais hélas absent pour des raisons techniques. Comment était-ce ?


Dommage que l'on ne se soit jamais rencontré quand j'étais bordelais...

Nous avons ouvert boutique trop tard...
Le domaine 'operacritiques' est ouvert depuis 2002, mais à l'époque, pas de carnet chronologique de ce type, ça ne facilitait pas les choses pour se trouver...


(A propos de Bordeaux, je t'ai adressé une requête sur mon blogue !)

Tu aurais la date de l'entrée ? Je suis un peu débordé en ce moment, j'ai du mal à passer faire le tour des chaumières. Je voulais déjà rebondir sur l'article autour de Viollet-Le-Duc (une passion de jeunesse) - je partage amplement ton analyse. Je vais passer faire le point. :)

10. Le jeudi 29 mars 2007 à , par DavidLeMarrec

Disons que je commets 8 comptes-rendus par an, et que si je continue à ce rythme (ce qui n’est pas certain) pour atteindre les 100 il me faudra 12 ans. Comme je vous en ai déjà communiqué un certain nombre (je ne sais pas exactement combien), on peut descendre à 10 ans… Je suppose donc que pour être honnête l’offre de CSS doit être valable jusqu’au 12/04/17 ?

Bien, il va falloir négocier ça.

Faites entrer Beccavivi !


Et rassurez-vous, je n’oublie pas Geneviève, mais j’ai beaucoup de distractions qui flattent mes oreilles en ce moment ;-) !

Ce n'était pas une réclamation, vous en avez déjà dit long sur le sujet !


Je ne sais pas qui est Nessus, mais "son ami" était plutôt "une amie"...

Justement, ça ne collera que mieux à l'histoire, si c'est une Déjanire !
Si, si, vous savez forcément qui est Nessus, c'est l'heureux donateur de la dernière tunique du type des douze travaux.

Pour la précédente allusion, il s'agissait de deux compositeurs bien connus de vos services, Gabriel (pas Pierné) et Ernest (pas Bloch).


Une petite précision pour Philippe(s) : quand je dis que je trouve le chant de M. Goerne « direct, franc et naturel », c’est un compliment important que je lui fais ! Travaillé et raffiné, son chant l’est aussi, sans aucun doute, mais ce que j’admire énormément chez un artiste, musicien ou non d’ailleurs, c’est de ne pas m’apercevoir du travail réalisé, c’est-à-dire que son art paraisse naturel, évident.

<mode déclaration de guerre on>A votre décharge, lorsqu'on n'entend pas l'affectation et l'esprit de système chez Nat', qu'on ne trouve pas trop de sophistication chez Matt' peut s'entendre. :-) <mode vilaine taquinerie off>

Je ne m'avance pas plus, j'ai des responsabilités à tenir, je ne peux pas me permettre un arrêt pour incapacité totale de travail. :)

11. Le jeudi 29 mars 2007 à , par Philippe[s]

La requête est à l'entrée du 10 mars dernier !

Je me souviens encore de l'article de Sud-Ouest qui annonçait le concert de Pregardien, et qui faisait la fine bouche, ce qui m'avait scandalisé.

Gundula Janowitz a fait ses adieux en octobre 2000, avec l'ONBA dirigé par Hans Graf dans les Wesendonk-lieder. C'était absolument magnifique : une voix d'une fraîcheur étonnante (Ah, ce timbre), des aigus et des graves toujours là, et la diction, le phrasé, les pianissimi ! Grand moment (en plus Graf avait su entourer Gundula d'un écrin sonore de cordes propre à faire oublié la laideur et l'acoustique difficile du palais des sports).

A priori, Goerne dans Tannhaüser pour moi la saison prochain à l'opéra de Paris

12. Le vendredi 30 mars 2007 à , par DavidLeMarrec

Bien vu, je prends la suite par courriel.


Je me souviens encore de l'article de Sud-Ouest qui annonçait le concert de Pregardien, et qui faisait la fine bouche, ce qui m'avait scandalisé.

Une des particularités de Sud-Ouest (pour ceux qui ne sont pas abonnés à Sud-Ouest Dimanche) est que les concerts sont toujours annoncés, mais jamais critiqués après exécution. C'est amusant.


Gundula Janowitz a fait ses adieux en octobre 2000, avec l'ONBA dirigé par Hans Graf dans les Wesendonk-lieder. C'était absolument magnifique : une voix d'une fraîcheur étonnante (Ah, ce timbre), des aigus et des graves toujours là, et la diction, le phrasé, les pianissimi ! Grand moment (en plus Graf avait su entourer Gundula d'un écrin sonore de cordes propre à faire oublié la laideur et l'acoustique difficile du palais des sports).

La diction, vraiment ? Je craignais une voix affaiblie, à cette date (et faisant ces adieux en ce lieu). Mais il est vrai qu'elle avait des ressources insoupçonnées, ayant tout de même chanté Ariadne de façon étonnante... Ce n'était pas un petit brin de voix, malgré son timbre délicat.

Graf et l'ONBA, lorsqu'ils répétaient bien, pouvaient faire de très belles choses dans certains répertoires précis, notamment le répertoire russe (une très belle Cinquième de Tchaïkovsky, un an avant son départ ; la Fiancée du Tsar de Rimsky était même montée à Paris, gloire suprême).
Disons, déjà, que lorsque les coups d'archets et le vibrato sont à peu près 'harmonisés', ça fait tout de suite meilleur effet.


A priori, Goerne dans Tannhaüser pour moi la saison prochain à l'opéra de Paris

Aucune idée de ce que ça peut donner (outre son récital d'airs d'opéra un peu ancien) ; jusqu'à présent, sa voix très homogène et douce m'a peu convaincue à l'opéra, mais je n'étais pas dans la salle, j'en conviens.

13. Le vendredi 30 mars 2007 à , par Philippe[s]

La diction, c'est un souvenir. En plus, je suis fan de Gundula depuis longtemps, et c'était la première fois que je la voyais. Mon oreille a peut-être été abusée. De toute façon, c'était vraiment très beau et on sentait Graf très attentif à la chanteuse, notamment dans l'équilibre voix/orchestre. L'équilibre à l'intérieur de l'orchestre (vents/cordes) était bien moins réussi dans la symphonie de Mahler qui suivait (mais là l'acoustique du palais des sports y était pour beaucoup)

14. Le samedi 31 mars 2007 à , par DavidLeMarrec

La diction, c'est un souvenir. En plus, je suis fan de Gundula depuis longtemps, et c'était la première fois que je la voyais. Mon oreille a peut-être été abusée.

Non, non, ce n'est pas cela. Simplement, avec l'accoustique qui est celle du Palais des Sports, et sachant que Janowitz a toujours eu une diction un peu floue (en revanche un vrai sens de ce qu'elle disait, ce n'est pas incompatible), qu'elle compensait par de splendides phrasés, j'étais étonné. Mais c'est possible, d'autant plus qu'en vieillissant, la voix peu devenir plus rèche et mieux faire claquer les consonnes. C'est ce que j'avais noté à propos de Nadine Secunde, par exemple.

J'avais entendu la Deuxième par Graf, et il y avait des tunnels (tout de même...), notamment dans le dernier mouvement - ce n'était pas que l'accoustique. Dieu merci, Nathalie Stutzmann a illuminé la soirée avec un Urlicht comme je n'en avais jamais entendu. Mahler est décidément ce qui lui sied le mieux, si j'en crois les Kindertoten auxquels j'étais absent et diffusés à la radio (Sylvie confirmera[/ur] la haute volée de la chose). J'étais au même moment au Grand-Théâtre pour écouter un bouquet de [url=http://operacritiques.free.fr/css/index.php?2006/04/13/189-la-musique-en-lettonie]compositeurs lettons dans des pièces a capella formidables, un de mes plus beaux souvenirs de concert. A tel point que je ne parviens pas à regretter d'avoir manqué ces Kindertoten. [/url]

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David Le Marrec

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